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ARTICLES DE PRESSE


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Club Espace 21 pour sa part n’intervient qu’occasionnellement en proposant une revue de presse "choisie et parfois commentée", en lien avec les sujets et les thèmes abordés par Club Espace 21, présentée dans cette rubrique.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut alors nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21 dans la rubrique « les avis des lecteurs ».

Mai 2021


    Zemmour, Hanouna, Onfray… : qui sera le trouble-fête à la présidentielle 2022 ?

    Dans « La tentation du clown », la journaliste Laëtitia Krupa explore l’hypothèse d’un candidat hors système à la présidentielle 2022. Mirage ou cas de figure plausible ? Hanouna, Zemmour, Onfray, Raoult… « Marianne » examine plusieurs scénarios.

    Un trouble-fête qui s’inviterait à l’élection présidentielle ? Voilà l’hypothèse qu’explore Laëtitia Krupa dans La tentation du clown*. Pour la journaliste, toutes les conditions sont réunies pour qu’émerge en 2022 un trublion hors système. Quarante ans après l’épopée électorale avortée de Coluche, le rejet massif de la classe politique, la montée des inégalités et la puissance des réseaux sociaux pourraient bien ouvrir la voie à un candidat iconoclaste. L’Élysée craindrait cette option. À moins que ce ne soit pur fantasme pour plateaux télés en manque de sensations fortes. Mais puisqu’aucune piste ne peut être écartée tant le monde politique est atomisé, Marianne a choisi de passer en revue plusieurs profils qui pourraient briguer la présidence, des plus farfelus aux plus scrutés.

    « J’ai choisi le terme clown car c’est celui qui a été employé dans le milieu médiatico-politique pour définir le candidat outsider, sorti du chapeau, comme Donald Trump ou Boris Johnson, explique à Marianne Laëtitia Krupa, ce n’est pas péjoratif, le socle commun de ces personnalités est qu’elles ne baignent pas dans le sérail politique. » Disons un candidat « hors système » ou un « trouble-fête ». Si certaines hypothèses paraissent farfelues, d’autres présentent une armature idéologique et politique plus solide. Mais toutes marquent le symptôme du sentiment d’abandon d’une part croissante de l’électorat.

    Cyril Hanouna

    Imagine-t-on un président mettre des nouilles dans le slip de ses ministres ? À première vue, l’hypothèse Cyril Hanouna a de quoi faire sourire. Mais voilà, le trublion du PAF ne se contente pas de pitreries. Depuis quelque temps, l’animateur joue les entremetteurs entre les politiques et son public. Et ne doute de rien. Le 3 mai dernier, visiblement agacé que le ministre de l’Éducation ait refusé son invitation, il sort son portable en direct et appelle Jean-Michel Blanquer pour lui soumettre les inquiétudes d’un groupe de lycéens et d’étudiants venus en plateau. En 2017, c’est au président de la République que la star de la télé téléphonait pour lui souhaiter son anniversaire. Si certains ministres ne voient pas d’un très bon œil le mélange des genres, d’autres ne rechignent pas à rendre visite au protégé de Bolloré. C’est le cas de Marlène Schiappa qui le verrait bien animer le débat d’entre deux tours en 2022.

    À moins qu’il ne passe de l’autre côté de la scène ? En invitant très tôt des gilets jaunes, dans son émission il a pu se construire une caution populaire. Comme le rappelle Laëtitia Krupa, une bande dessinée a beaucoup fait jaser ces derniers mois : dans Le Président Philippe Moreau Chevrolet et Morgan Navarro racontent l’ascension d’un Hanouna à l’Élysée. « Ça n’arrivera jamais » répond l’intéressé sur son plateau. Qui a tout de même pris soin de déposer la marque Hanouna 2022. Officiellement pour éviter que « quelqu’un ne s’en empare et fasse n’importe quoi ».

    Éric Zemmour

    Zemmour président ? L’hypothèse a de quoi faire fantasmer une frange très droitière qui regarde d’un bon œil la notoriété galopante du chroniqueur. L’audience de l’émission « Face à l’info » affole les compteurs - plus de 500 000 téléspectateurs en moyenne - et les livres du polémiste se vendent comme des petits pains – son Destin français s’est hissé en tête des ventes en septembre 2018. Sans hocher la tête, l’intéressé ne dit jamais tout à fait non. « Ce n’est pas ici et aujourd’hui que je vais le dire. » lâche-t-il en janvier dernier sur le plateau de « Zemmour & Naulleau », grand sourire aux lèvres.

    En coulisses, l’entourage de Jacques Bompard, maire d’Orange, s’active, lançant la pétition jesignepourzemmour.fr et créant un Comité Zemmour. Mais comme le dévoilait Marianne, la petite entreprise patine. Les sondages ne sont pas bons : testé par le « Club de la presse » comme candidat à la place de Marine Le Pen, il n’attendrait pas le second tour. Sur le terrain, au-delà du noyau dur, les troupes manqueraient à l’appel. Et puis ses nombreux dérapages pourraient lui coûter cher au cours d’une campagne. « Il ne faut pas confondre succès médiatique et candidature politique, confiait à Marianne Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles. Mais est-ce que les gens sont prêts à acheter un journal ou à regarder une émission qui parlent de ça ? La réponse est oui. Donc, Zemmour candidat, ce n’est pas un non-sujet. »

    Pierre de Villiers

    En décembre 2018 sur Europe 1, c’est une figure du mouvement des gilets jaunes, Christophe Chalençon - qui se rêverait bien lui aussi candidat à la présidentielle - qui appelait Pierre de Villiers à la rescousse, réclamant sa nomination comme Premier ministre. Depuis, sur fond de crise de l’autorité de l’État, l’idée d’un militaire aux manettes a fait son chemin. Intitulé L’équilibre est un courage et sous-titré « Réparer la France », le dernier livre de l’ancien chef d’état-major des armées qui avait démissionné au début du quinquennat affichait des airs de programme. À moins que ce scénario n’ait été monté en épingle ? Comme le rapportait Marianne, pas sûr que le chef veuille vraiment y aller. Il se fait discret depuis sa tournée de promo. « En bon militaire, il reste en embuscade et met en place sa stratégie » tempère Laëtitia Krupa dans son ouvrage. À l’affût.

    Michel Onfray

    Le fondateur de Front Populaire nourrit l’hypothèse d’une personnalité capable de rallier les souverainistes des deux bords. Sur le papier, un candidat capable de capter simultanément les électorats de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon pourrait bien toucher le gros lot. Le principal intéressé réfute toute ambition personnelle : « J’ai gagné une caisse de champagne ! J’ai parié que vous me poseriez la question alors que j’ai 500 fois répondu que je n’irai pas » lance-t-il à Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV le 16 septembre dernier. De quoi se faire mousser. D’autant que pour faire décoller sa candidature, Michel Onfray pourrait s’appuyer sur la structure de Front Populaire qui se décline désormais en une plateforme numérique, une revue trimestrielle et une association qui organise des ateliers sur le terrain. Reste à combler un déficit de notoriété. Comme le rappelle l’ouvrage de Laëtitia Krupa, un sondage de l’IFOP pour Valeurs Actuelles révélait en juin dernier qu’un tiers des Français ne connaissaient pas le philosophe.

    Didier Raoult

    « C’est une insulte de le penser » prévenait la blouse blanche. Il y a bientôt un an, Didier Raoult balayait sur LCI l’hypothèse d’une ambition politique. Son battage médiatique sur la chloroquine avait fait monter les rumeurs. La visite d’Emmanuel Macron le 9 avril 2020 à l’IHU de Marseille avait fini de forger sa stature. Dans la foulée, le médecin avait annoncé sa participation à la revue Front Populaire. Mais les temps ont changé. « Si Didier Raoult fut une figure incontournable du premier chapitre de l’épidémie du coronavirus, avec sa communauté de fans effrénés prêts à se battre pour défendre le druide de Marseille, l’échec de son traitement miracle a terni son aura » écrit Laëtitia Krupa. Pour autant sur les réseaux sociaux ses soutiens restent prêts à dégainer. Car le Marseillais est devenu une icône : « Dans l’imaginaire collectif, Didier Raoult s’est incrusté comme le symbole d’une résistance aux élites parisiennes hors-sol » juge Laëtitia Krupa.

    Jean-Marie Bigard

    « Je vais faire court, c’est la première fois que je viens à un meeting, je suis un peu ému ». Devant Jean-Marie Bigard, ce jour-là, Bercy est rempli. Le comique glisse une blague suggestive puis reprend : « C’est la première fois qu’on a un candidat démocrate, courageux qui fait ce qu’il dit et qui dit ce qu’il fait, putain. » Voilà le genre de moments qui pourraient figurer dans une politique-fiction où Jean-Marie Bigard tenterait la course à l’Élysée.

    En réalité, cette scène a déjà eu lieu. Nous sommes en 2007, et l’humoriste participe à un meeting de Nicolas Sarkozy à qui il apporte son soutien. S’il a exprimé des regrets depuis, Bigard s’est pris au jeu de la politique. Aux municipales parisiennes, l’homme a soutenu un autre trublion : Marcel Campion. Mais candidat dans le 6e arrondissement, il n’a obtenu que 58 voix.

    Pourtant, Emmanuel Macron a remis lui-même une pièce dans la machine. Le 27 mai 2020, Bigard triomphe : le président lui a téléphoné après l’une de ses vidéos qui s’en prenait à sa politique. Sur BFM, à propos de la présidentielle l’humoriste reconnaît : « ça pourrait me tenter ». La chaîne d’info s’enflamme, l’hypothèse tourne en boucle. Mais le comique se fait jeter d’une manif de gilets jaunes en septembre suivant, et préfère jeter l’éponge. Il n’empêche, ce sera « sans nul doute une des sinistres voix de la campagne de 2022 » croit Laëtitia Krupa.

    Bonus : capitaine Marleau ou Assa Traoré, un peu d’imagination !

    Mais on pourrait encore imaginer d’autres scénarios. Essayons. Si les gilets jaunes n’ont pas réussi à se transformer en force politique aux dernières élections, l’un d’eux ne pourrait-il pas percer dans l’aventure élyséenne ? Éric Drouet et Jacline Mouraud se sont déclarés mais que dire de Jérôme Rodrigues ou Maxime Nicolle ? Du côté des nouveaux antiracistes, Assa Traoré, aidée du comité Adama et de ses relais chez certains politiques à gauche, ne pourrait-elle pas être tentée d’apporter son grain de sel ? Chez les artistes, Laëtitia Krupa évoque le cas Vincent Lindon. Pourquoi ne pas imaginer Corinne Masiero, engagée à gauche ? Car capitaine Marleau sait buzzer : pour preuve sa dernière saillie à la cérémonie des César durant laquelle la comédienne s’est dévêtue.

    Attention néanmoins, à ne pas s’enflammer pour l’hypothèse d’un outsider victorieux : « Il n’y a aucun élément concret à l’appui de cette hypothèse, pointait le politologue Jérôme Sainte-Marie dans Marianne. C’est un scénario de confort pour ceux qui le défendent : il permet d’éviter aux opposants à Macron de se poser la question du prix politique à payer pour le battre – c’est-à-dire voter pour Marine Le Pen. » Mais Laëtitia Krupa persiste : « Je pose sur la table qu’un candidat va se présenter au premier tour et faire un score suffisamment élevé pour perturber l’élection. »

    *Laëtitia Krupa, La tentation du clown, Comment un candidat hors système va bouleverser l’élection présidentielle, Buchet Chastel, 2021.

    à suivre dans MARIANNE

    Restaurants, bars : le gouvernement publie le protocole sanitaire qui sera en vigueur à partir du 19 mai

    Un assouplissement des règles concernant l’ouverture des terrasses est notamment prévu.

    Le protocole concernant la réouverture des terrasses de bars et de restaurants le 19 mai, soit dans une semaine, est finalement consolidé. Le ministère de l’Économie a publié ce mercredi soir le protocole sanitaire qui s’appliquera à la réouverture dans ces établissements. Principale nouveauté : un assouplissement des règles qui s’imposent aux terrasses. En effet le gouvernement avait annoncé, lundi soir dans les colonnes du Parisien, que les terrasses rouvriraient dès la première phase de déconfinement, du 19 mai au 9 juin, mais dans le respect d’une jauge d’accueil limitée à 50% des capacités totales. Mais face à la grogne des professionnels, l’exécutif a mis ce mercredi sur la table une nouvelle option : les restaurateurs pour lesquels le respect de la jauge d’accueil serait trop contraignant peuvent exploiter 100% de leurs tables en extérieur, à condition de placer entre elles des « séparations ».

    « Le restaurateur doit, pour accueillir du public, mettre entre chaque table des séparations (à taille d’homme assis), de type plexiglas, paravent ou du feuillage », explique ainsi le cabinet du ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises (PME), Alain Griset. Cette mesure sera, selon le protocole sanitaire renforcé publié par le ministère de l’Économie, accessible aux « petites terrasses de moins de dix tables ». Au moment de la deuxième phase de déconfinement, du 19 mai au 9 juin, et de la troisième phase du 9 juin au 30 juin, ces dispositifs ne seront plus obligatoires, mais « fortement recommandés ».

    La profession mitigée

    Les représentants du secteur de la restauration craignent justement que les barrières de plexiglas ne fassent que compliquer la préparation de la reprise d’activité, déjà menée tambour battant. Premièrement, car cela signifie que les petits établissements devront se fournir en installations en moins d’une semaine. Deuxièmement, car il n’est pas assuré que ces panneaux de plexiglas ou ces barrières de feuillages constituent un investissement rentable : en effet, à compter du 9 juin, les restaurants et les bars pourront accueillir des clients à hauteur de 100% de leurs capacités en terrasse et de 50% en salle. Les séparations deviendront donc obsolètes. Enfin, car ces séparations ne sont pas forcément adaptées aux usages de la restauration. « Une terrasse, parce qu’elle est en extérieur, peut être en prise avec le vent, souligne Franck Trouet, porte-parole du GNI (Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration). En particulier dans les établissements situés sur le littoral ou sur des boulevards, dans les villes. Enfin, si des panneaux en plexiglas bouchent la vue, quel est l’intérêt d’aller en terrasse ? »

    « Pour les petites terrasses, ce sera un cafouillage organisé », craint également Hervé Dijols, président du SNRTC (Syndicat national de la restauration thématique et commerciale). Avant même que le gouvernement n’annonce la mise en place des jauges d’accueil et de ses séparations, les restaurateurs se montraient déjà frileux à l’idée de rouvrir leurs établissements dès le 19 mai, par crainte qu’ils ne se montrent pas rentables. Selon une étude conjointe de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), du GNC (Groupement national des chaînes hôtelières), du GNI et du SNRTC, seulement 65% des établissements avaient prévu d’ouvrir dès le déconfinement. Parmi les réticents, 22% expliquaient qu’ils n’avaient pas de terrasse, et 42% considéraient que l’ouverture ne serait pas rentable.

    Un protocole similaire à celui de l’automne dernier

    Outre la question des terrasses, les Français devraient retrouver dans les bars et restaurants un protocole sanitaire similaire à celui qui s’appliquait à l’automne dernier. Le protocole révélé par le ministère ce mercredi soir instaure à nouveau la limite de six convives par table, avec l’obligation du port du masque lorsque les clients se déplacent dans l’établissement - pour aller aux toilettes, par exemple. Du gel hydro-alcoolique devra être utilisé obligatoirement à l’entrée et à la sortie des sanitaires. Par ailleurs, les menus seront plastifiés ou proposés sous forme de QR code pour éviter la transmission d’une table à l’autre. Les paiements sans contacts seront encouragés et se feront à table.

    En ce qui concerne le traçage des clients en vue de prévenir la transmission du virus, le gouvernement appelle les professionnels à inciter à l’activation de l’application TousAntiCovid à leur arrivée. Cette recommandation évoluera le 9 juin : à compter de cette date et avec la réouverture des salles intérieures des bars et restaurants, les carnets de rappel papier et numérique feront leur retour. La version numérique prendra la forme d’un QR code à flasher sur l’application TousAntiCovid. « Les établissements mettront ce cahier à la disposition de l’Agence Régionale de Santé ou de l’assurance maladie en cas de déclenchement d’un ’contact-tracing’. Dans tous les cas, ces données seront détruites après un délai de 30 jours, » tient à préciser le ministère.

    à suivre dans LE FIGARO

    En Ecosse, les indépendantistes remportent les élections et défient Boris Johnson

    Les résultats des élections locales au Royaume-Uni tombent progressivement. En Ecosse, les conservateurs sont minoritaires face au SNP, le parti indépendantiste de la populaire Première ministre Nicolas Sturgeon.

    Les indépendantistes écossais du SNP disposent ce samedi de la majorité en faveur d’une séparation du Royaume-Uni au Parlement local. Selon eux, Londres est désormais contraint d’accepter le nouveau référendum d’autodétermination rejeté par Boris Johnson.

    Deux jours après le « Super jeudi » d’élections locales au Royaume-Uni, les résultats parviennent progressivement. En Angleterre, ils sont pour l’instant positifs pour les conservateurs au pouvoir, qui ont gagné du terrain dans les régions désindustrialisées et acquises au Brexit du nord. En Ecosse, en revanche, les Tories sont minoritaires, face au parti indépendantiste SNP de la populaire Première ministre écossaise Nicola Sturgeon qui a conforté son assise.

    Selon les résultats ce samedi soir, les indépendantistes écossais ont remporté 64 sièges au Parlement d’Holyrood, à Edimbourg, juste sous la majorité absolue de 65 sièges. Les Verts, également en faveur d’une séparation du Royaume-Uni, ont eux gagné huit sièges, permettant la formation d’une majorité en faveur de l’indépendance, tandis que les conservateurs de Boris Johnson arrivent en deuxième position avec 31 députés envoyés au Parlement d’Holyrood.

    Boris Johnson fermement opposé

    « Il semble qu’il n’y ait aucun doute qu’il y aura une majorité pro-indépendance dans ce parlement écossais », s’était félicitée un peu plus tôt Nicola Sturgeon sur la chaîne de télévision Sky News. S’adressant ensuite à ses partisans, elle a assuré qu’il n’y avait « tout simplement aucune justification démocratique pour Boris Johnson, ou pour quiconque, à chercher à bloquer le droit du peuple écossais de choisir son propre avenir ».

    « C’est la volonté de ce pays », a-t-elle martelé, avertissant que toute tentative des conservateurs de bloquer l’organisation d’un nouveau vote les placerait « en opposition directe avec la volonté du peuple écossais et démontrerait que le Royaume-Uni n’est pas un partenariat entre égaux ».

    Boris Johnson a félicité la cheffe indépendantiste et l’a invité à coopérer. Lui qui a le dernier mot pour autoriser ou non ce référendum s’y oppose fermement, estimant qu’une telle consultation ne peut se produire « qu’une fois par génération ». Au référendum de 2014, 55 % des électeurs avaient rejeté l’indépendance. « Un référendum dans le contexte actuel est irresponsable et imprudent », a répété le Premier ministre britannique au quotidien the Telegraph.

    Le Labour en introspection

    Le SNP estime cependant que le Brexit a changé la donne, les Ecossais ayant voté à 62 % pour rester dans l’Union européenne. Ce parti se dirige vers un quatrième mandat consécutif et peut se féliciter d’avoir écarté la menace d’Alba, un parti indépendantiste rival créé par l’ex-Premier ministre et ex-leader du SNP Alex Salmond. Alba ne devrait obtenir aucun siège, a reconnu son fondateur.

    Nicola Sturgeon a aussi salué sur Twitter un « moment important », l’élection dans la circonscription de Glasgow Kelvin de Kaukab Stewart (SNP), qui devient « la première femme de couleur à être élue au Parlement écossais ».

    à suivre dans Le Parisien.fr

    Saint-Brieuc : Les pêcheurs menacent de s’en prendre aux navires travaillant à l’implantation d’éoliennes en mer

    Ils sont vent debout contre les projets d’éoliennes en mer. Mardi soir, les professionnels de la pêche ont annoncé qu’ils ne laisseraient « aucun navire venir faire ces campagnes en baie de Saint-Brieuc ».

    Des études techniques doivent être menées au large du littoral des Côtes d’Armor, en vue d’y implanter un parc éolien en mer. Le projet porté par la société Ailes Marines et par RTE (Réseau de transport d’électricité) prévoit l’implantation de 62 éoliennes situées à une quinzaine de kilomètres du littoral breton.

    Mais les pêcheurs refusent et demandent que « des éléments scientifiques sur les effets de ces études techniques » soient portés à leur connaissance. Le comité des pêches des Côtes d’Armor attend notamment de connaître « les effets du bruit liés à des opérations de forages et d’ensouillages » sur les poissons vivant dans la baie.

    Soixante-deux éoliennes de 200 mètres de haut

    Détenu à 70 % par le groupe espagnol Iberdrola, le consortium Ailes Marines prévoit d’implanter 62 éoliennes de 216 m de haut à 16 km des côtes les plus proches de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Avec sa puissance cumulée de 496 MW, le parc permettrait d’alimenter 835.000 foyers en électricité.

    Déjà plombés par un hiver tempétueux et par l’épidémie de coronavirus, les pêcheurs évoquent « un contexte très compliqué » et regrettent qu’« Ailes Marines et RTE pensent pouvoir passer en force ». Des échanges ont bien été menés entre les pêcheurs et les sociétés mais n’ont visiblement pas été suffisants. D’après le comité des pêches, les études doivent débuter en mai.

    à suivre dans 20 MINUTES

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