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ARTICLES DE PRESSE


L’actualité, accessible à tous, envahit la toile et les médias dans leur ensemble, Radio, TV et Net confondus. Hebdomadaires et magazines offrent de leur côté des synthèses orientées, destinées à interpeller.

Club Espace 21 pour sa part n’intervient qu’occasionnellement en proposant une revue de presse "choisie et parfois commentée", en lien avec les sujets et les thèmes abordés par Club Espace 21, présentée dans cette rubrique.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut alors nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21 dans la rubrique « les avis des lecteurs ».

Mai 2022


    "Quel mépris !", "le pire" : l’opposition étrille les nominations du gouvernement

    Le premier gouvernement Borne a été annoncé ce vendredi 20 mai. L’opposition n’a pas tardé à réagir aux différentes nominations.

    A peine le nouveau gouvernement annoncé, les réactions de l’opposition ont déferlé.

    A commencer par celle de Marine Le Pen, qui a fustigé la teneur de ce remaniement : "Économie, sécurité, justice : tous ceux qui ont lourdement échoué sont reconduits. Quel mépris envers les Français ! Ce remaniement symbolise l’incompétence et l’arrogance d’Emmanuel Macron. Plus que jamais, il faut une opposition frontale et déterminée à l’Assemblée nationale", a-t-elle réagi dans un tweet.

    Eric Zemmour a de son côté notamment attaqué deux membres du gouvernement. Olivier Véran, d’abord, nommé responsable des Relations avec le Parlement et de la Vie Démocratique, qualifié de "machine à mentir d’Emmanuel Macron" par l’ex-candidat à la présidentielle. Il a ensuite tancé la reconduction d’Eric Dupond-Moretti à la Justice : "Jour de liesse chez les voyous. Dupond-Moretti, le ministre de la Justice qui met les policiers en garde à vue et laisse les racailles dans la rue est maintenu à son poste".

    "Tous ces gens ne font que passer"

    Jean-Luc Mélenchon a lui aussi jugé ce remaniement avec virulence lors d’une brève conférence de presse. Le chef de file de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), a estimé que ce gouvernement incarnait "le pire, c’est-à-dire la continuité". Avant de mettre en avant son camp, à trois semaines des élections législatives. "Les élections renouvelleront la majorité à l’Assemblée nationale. On peut imaginer que tous ces gens ne font que passer, si les électeurs votent pour une majorité alternative, en l’occurrence la nôtre, celle de la Nupes." Jean-Luc Mélenchon s’est toutefois réjoui d’une nomination, celle de Pap Ndiaye, nouveau ministre de l’Éducation nationale, « un grand intellectuel de notre pays ».

    "Un gouvernement de recyclage"

    De manière plus laconique, et surtout ironique, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialise membre de la Nupes, s’est exprimé dans un tweet : « Emmanuel Macron a eu raison de nous faire attendre si longtemps, ça valait vraiment la peine… On attend maintenant le projet… Si possible avant le 12 juin. » Une ironie retrouvée dans un tweet de Manuel Bompard, candidat de la Nupes aux élections législatives, et bras droit de Jean-Luc Mélenchon : "Macron avait promis un quinquennat pour l’écologie. C’est pour ça qu’il présente aujourd’hui un gouvernement de recyclage ?"

    Au centre des critiques, la continuité du nouveau gouvernement a aussi été blâmée par Les Républicains qui, sur Twitter, évoquent un "gouvernement qui laisse présager un quinquennat de l’immobilisme", mais aussi par Sandrine Rousseau, secrétaire nationale adjointe d’Europe Écologie-Les Verts. "Donc rien ne change, à part Pap Ndiaye. Et surtout pas l’Intérieur et la Justice", s’est-elle étonnée. Le secrétaire national de son parti, Julien Bayou, a lui émis des réserves sur la nouvelle ministre de la Transition Écologique et Sociale, Amélie de Montchalin, qui selon lui "n’a jamais manifesté le moindre intérêt pour l’écologie". Auprès de RTL, l’homme politique a dénoncé encore un peu plus la composition du nouvel exécutif : "Il y a zéro ambition climatique".

    à suivrre sur actu.orange.fr

    La Turquie ne bloquera pas l’adhésion de la Finlande à l’Otan

    Ankara avait affiché ses réticences sur l’entrée de la Suède et de la Finlande dans l’Otan. Pour Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Alliance, un compromis est possible.

    INTERNATIONAL - La Turquie a “clairement indiqué son intention de ne pas bloquer” l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Otan. C’est ce qu’a assuré le Secrétaire général du traité de l’Atlantique Nord Jens Stoltenberg lors d’une conférence de presse ce dimanche 15 mai. Il a aussi dit être “confiant” sur le fait de trouver un compromis avec la Turquie.

    Jens Stoltenberg a assuré que l’Otan allait “répondre aux préoccupations de la Turquie”, qui accuse les deux pays nordiques d’être des bases arrières du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Ce dernier est considéré comme une organisation terroriste par Ankara, mais aussi par l’Union européenne et les États-Unis.

    “Lorsqu’un allié fait part de ses préoccupations, nous avons montré ces dernières décennies que nous sommes capables de trouver des manières de s’entendre, et c’est ce que nous souhaitons faire”, a souligné le secrétaire générale de l’organisation.

    La Turquie a affiché ces derniers jours sa réticence quant à la possible entrée de la Suède et de la Finlande, qui se jugent en danger après l’invasion russe en Ukraine, dans l’alliance militaire occidentale. Vendredi, Ankara avait même menacé de bloquer le processus d’élargissement de l’Otan à ces deux pays nordiques, qui requiert l’unanimité des membres de l’Alliance.

    Les frictions persistent avec la Suède

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu s’est montré plus conciliant ce dimanche envers la Finlande, lors des discussions à Berlin sur l’adhésion des deux pays à l’Otan. Il a qualifié Helsinki de “très respectueuse” face aux “inquiétudes” d’Ankara. En revanche, a-t-il estimé, “les déclarations de la ministre des Affaires étrangères de Suède ne sont malheureusement pas constructives. Elle continue de tenir des propos provocants”.

    “Nous soutenons depuis toujours la politique de portes ouvertes de l’Otan. (...) Mais le fait que ces deux pays soient en contact avec les membres d’une organisation terroriste, que la Suède leur envoie des armes et qu’ils imposent des restrictions aux exportations de matériel de défense vers la Turquie vont à l’encontre de l’esprit d’alliance”, a affirmé Mevlut Cavusoglu.

    “Il faut absolument mettre fin au soutien aux organisations terroristes et lever les restrictions aux exportations vers la Turquie. Je ne dis pas cela comme un élément de marchandage, mais parce que c’est ce que signifie être des Alliés”, a-t-il insisté.

    Une intégration de la Suède et de la Finlande “en bonne voie”

    Plusieurs pays membres de l’Otan ont néanmoins jugé ce dimanche être “sur la bonne voie” pour trouver un consensus sur l’intégration de la Finlande et de la Suède, Berlin assurant même que leur adhésion pourrait intervenir “très rapidement”.

    Un avis partagé par Jens Stoltenberg. “Nous voulons faire en sorte que ce processus soit rapide et efficace. Ensuite, nous voulons parler à la Finlande et la Suède pour convenir d’un protocole d’accession et travailler à une candidature rapide. Cela prendra un certain temps, c’est inévitable mais c’est ce que nous voulons faire pour l’instant”, a-t-il déclaré.

    La candidature annoncée de la Finlande et de la Suède constitue la preuve qu’“une agression ne paie pas”, a-t-il ajouté. “Ce serait un moment historique” si les deux pays nordiques demandaient officiellement à adhérer à l’Alliance. “Leur adhésion renforcerait notre sécurité commune, démontrerait que la porte de l’Otan est ouverte et qu’une agression ne paie pas.”

    à suivre sur HUFFPOST

    Astronomie  : pourquoi est-il si compliqué de produire une image d’un trou noir ?

    En 2019, l’Event Horizon Telescope (EHT), un réseau de télescopes, publiait la première image d’un trou noir. Ce 12 mai, l’organisme fera « annonce révolutionnaire » à propos de notre galaxie, la voie Lactée. Il pourrait s’agir de l’image du trou noir situé en son centre, dont la visualisation est particulièrement complexe.

    L’Event Horizon Telescope (EHT) récidive. En 2019, les chercheurs de ce réseau de télescopes avaient présenté en grande pompe la toute première image d’un trou noir, M87*, située au centre de la galaxie du même nom. Une annonce déjà révolutionnaire… Mais aussi une toute, toute petite déception : la communauté scientifique s’attendait à découvrir l’image d’un autre trou noir, Sagittaire A*. Ce dernier est situé au centre de notre galaxie, la Voie Lactée.

    Trois ans plus tard, les scientifiques seraient-ils parvenus à réaliser ce cliché ? Le 28 avril, l’Observatoire austral européen (ESO) et l’Event Horizon Telescope (EHT) ont annoncé qu’ils présenteront ce 12 mai, au cours d’une conférence de presse, des « résultats exceptionnels ». Le communiqué de presse de l’ESO mentionne que leur annonce portera justement sur la Voie Lactée – or l’EHT sert précisément à capturer les trous noirs. Cette image de Sagittaire A*, comme celle de M87*, relèverait de la prouesse scientifique et technologique. Car les obstacles à la capture d’un trou noir sont de taille.

    Des objets invisibles

    Premier bémol : ils sont par définition… noirs, puisqu’aucune lumière ne s’en échappe. En effet, la gravité suppose que tous les objets s’attirent entre eux en fonction de leur masse et de la distance qui les sépare. C’est le célèbre mythe de la pomme de Newton : si on lâche le fruit, il tombe, attiré par la Terre, du fait de la gravité. Plus un objet est massif, plus il attire les autres : la gravité est plus faible sur la Lune que sur Terre. En revanche, en prenant de la vitesse, les corps parviennent à s’échapper de la gravité, et à s’éloigner de la Terre (ou de la Lune) : c’est le principe des fusées. Plus l’objet céleste (une planète, une étoile…) est massif, plus il faut aller vite pour s’en éloigner et contrer la gravité.

    Justement, les trous noirs sont tellement massifs – ils concentrent en une très petite taille la masse d’objets bien plus grands – qu’il faudrait aller plus vite que la lumière pour s’en échapper. Or la relativité d’Einstein affirme que rien ne peut dépasser la vitesse de la lumière. Ce qui suppose que rien ne peut sortir d’un trou noir, pas même un rayon lumineux.

    Rien ne servirait donc de s’acharner à tenter de les voir directement. Pour réussir à les rendre visibles, les scientifiques se concentrent sur les alentours du trou noir. On y voit en effet un cercle lumineux, appelé disque d’accrétion. « C’est du gaz provenant d‘étoiles en train d’être avalé par le trou noir », explique Éric Lagadec, astronome et président de la Société française d’astronomie et d’astrophysique. La présence de ce disque de lumière avait permis à Jean-Pierre Luminet, un astrophysicien français, de produire en 1979 la première modélisation théorique d’un trou noir grâce à un ordinateur. Une dizaine d’années après, son homologue Jean-Alain Marck produisait une simulation vidéo encore plus précise. Premier défi relevé !

    Mais pour passer de la représentation à la photographie, il faut franchir une seconde barrière : vu la distance de la Terre à laquelle ils sont situés, les trous noirs sont petits, tout petits. Il faut donc un très bon zoom pour réussir à capturer le disque d’accrétion qui les entoure. C’est pour cela que l’EHT a vu le jour. « Ce n’est pas un télescope, mais un réseau de télescopes, qui forme une sorte de super télescope », continue l’astronome. Il rassemble huit instruments situés à différents endroits de la planète : à Hawaï, au Mexique, en Arizona, dans le désert d’Atacama au Chili ou encore en Antarctique. S’ils existaient avant l’EHT, ce dernier permet de synchroniser leurs observations.

    Quel intérêt ? « Plus un télescope est grand, plus il reçoit de lumière et voit des détails, explique Eric Lagadec. Or en combinant la lumière de deux instruments, sa taille devient équivalente celle qui sépare les deux télescopes ». Si 100 mètres les séparent, l’instrument virtuel qui résulte de la combinaison des observations de deux télescopes mesure alors 100 mètres. Et vu que ceux qui forment l’EHT sont situés un peu partout sur le globe, celui-ci mesure presque… la taille de la Terre. Ce qui lui permet de zoomer plus que n’importe quel autre. « Assez pour lire un journal à New York depuis un café à Paris », mentionne par exemple l’ESO. Ou une orange sur la Lune depuis la Terre. Voire une pièce d’un euro à un million de kilomètres. Largement de quoi offrir à l’humanité l’instrument adéquat pour commencer à chasser les trous noirs.

    Il ne restait alors aux photographes du ciel qu’à se tourner vers le bon candidat : un trou noir qui soit suffisamment grand et proche pour que ce zoom superpuissant puisse s’intéresser à lui. C’est le cas de M87*. Si ce dernier est situé au centre d’une galaxie distante de la Terre de 50 millions d’années-lumière, il a une masse de 6,5 milliards de fois celle du Soleil. Ce qui en fait le trou noir gigantesque le plus proche de notre planète, et donc le plus accessible à capturer. L’image obtenue en 2019 par l’EHT montre ainsi la silhouette de M87 entourée de son disque d’accrétion. Plus que valider la simulation de Jean-Pierre Luminet et les prévisions d’Albert Einstein, elle permet de déterminer la masse et la taille du trou noir. Et constitue une preuve supplémentaire de l’existence des trous noirs.

    Tremblote

    Pourquoi, toutes ces connaissances en poche, n’avoir pas réussi à capturer Sagittaire A* ? Si ce dernier est beaucoup plus petit que M87*, avec 4,3 millions de masses solaires, il est aussi beaucoup plus proche, puisqu’il est situé dans notre galaxie. « Vus depuis la Terre, ils font tous les deux à peu près la même taille », avance Eric Lagadec. Sagittaire A*est donc accessible au zoom de l’EHT – là n’est pas le problème.

    « Mais il y a énormément d’objets célestes entre nous et le centre de notre galaxie qui empêchent de bien le visualiser », argue l’astronome, ajoutant que Sagittaire A* est « variable ». Autrement dit, lorsque l’on cherche à le capturer, il « tremblote », un peu comme si l’on prenait une photo de quelqu’un qui court. « C’est difficile d’avoir une image nette », résume Eric Lagadec. Ce qui explique que nous ayons dû nous « contenter » de M87 il y a trois ans. Les scientifiques de l’EHT ont-ils réussi à franchir ce dernier obstacle ?

    à suivre dans MARIANNE.fr

    Embargo sur le pétrole russe : l’Europe peine à franchir le pas

    L’Union européenne veut finaliser ce week-end son nouveau paquet de sanctions. Mais les Etats fortement dépendants du pétrole russe, comme la Hongrie et la Slovaquie, jouent gros. Ils demandent des dérogations et des garanties sur leurs alternatives futures pour s’approvisionner.

    L’Union européenne peine toujours à parvenir à un accord sur un embargo sur le pétrole russe. Vendredi matin, les ambassadeurs des Vingt-Sept se sont réunis à Bruxelles pour examiner le sixième paquet de sanctions contre le pays de Vladimir Poutine, proposé mercredi soir par la Commission européenne. En fin d’après-midi, les discussions, complexes, se prolongeaient en coulisses entre capitales et, beaucoup à Bruxelles, anticipaient déjà un long week-end. Contrairement aux cinq vagues précédentes de sanctions, les Etats membres éprouvent des difficultés réelles à parvenir à l’unanimité nécessaire dans les affaires diplomatiques. Pour cause, les enjeux montent encore d’un cran dès qu’on touche à l’or noir, pour la Russie , certes, mais aussi pour les propres économies des Etats membres.

    Le temps presse. Politiquement et diplomatiquement, l’Union aspire toujours à annoncer ces nouvelles sanctions d’ici à ce lundi 9 mai. Ceci pour marquer sa détermination et ses valeurs en cette journée de l’Europe, et en réponse aux célébrations militaires prévues en Russie, où cette même date est fêtée comme le « jour de la victoire » sur l’Allemagne nazie.

    Oléoducs

    Le projet soumis par la Commission propose un arrêt des importations dans l’UE du pétrole brut et des produits raffinés d’ici la fin de l’année. L’Allemagne, qui bloquait ces dernières semaines un tel embargo, y est désormais prête. Mais le projet mettrait en grande difficulté la Hongrie et la Slovaquie, deux Etats enclavés, sans accès à la mer ni à des oléoducs européens, et dès lors fortement dépendant des livraisons par l’oléoduc russe Drouiba. La Commission avait anticipé la situation en proposant de leur octroyer un délai d’un an supplémentaire, jusqu’à fin 2023, pour couper leurs robinets.

    Pour arracher leur soutien, ce délai a été rallongé d’encore un an, à fin 2024, dans une nouvelle version du projet, vendredi. Ce délai de deux ans a aussi été accordé à la République tchèque et la Bulgarie le demande. Ces calendriers et leurs modalités sont encore âprement discutés… mais la Pologne, les pays baltes et d’autres, très hostiles à la Russie, ne veulent pas trop amoindrir les sanctions à coups de dérogations locales. Les pays réticents ne représentent qu’un « faible pourcentage » des achats européens, rappelle toutefois la Commission.

    Orban met la pression

    C’est avant tout avec la Hongrie que les blocages sont les plus importants. Son Premier ministre, Viktor Orban, met la pression. « Depuis le début, nous avons clairement signifié qu’il y avait une ligne rouge, à savoir l’embargo sur l’énergie. Ils ont franchi cette ligne », a-t-il affirmé vendredi lors d’un entretien à la radio. Budapest demandait ces derniers jours une dérogation d’au moins cinq ans et vend cher son soutien. De sources diplomatiques, la Hongrie fait toutefois montre en coulisses d’une volonté réelle d’aboutir.

    Au-delà du pétrole, d’autres pans de sanctions sont aussi à affiner. L’inscription du chef de l’Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill, soutien affiché à l’offensive russe, sur la liste noire de l’UE, est contestée par certains. La Grèce, inquiète pour l’activité de sa flotte marchande, tique pour sa part sur le projet d’interdire aux pavillons européens de transporter du pétrole russe, quelle que soit sa destination.

    Sécuriser l’approvisionnement

    « Les pays qui hésitent aujourd’hui ne sont pas encore prêts », a reconnu vendredi matin la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, interrogée lors d’un congrès. « Ils n’ont pas d’accès à la mer et nous discutons avec eux pour trouver des solutions […] afin qu’ils aient la garantie d’avoir une sécurité pour leurs approvisionnements avec suffisamment de pétrole livré », a-t-elle expliqué, se disant « convaincue que nous adopterons ce paquet ». « Sécuriser leur approvisionnement est au coeur des discussions en cours, avec beaucoup de questions techniques derrière que nous examinons. « Si aucun accord n’est trouvé ce week-end, je devrai convoquer une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères la semaine prochaine, après la journée de l’Europe », a déclaré le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

    Le sixième paquet de sanctions contre la Russie vise aussi le secteur financier, avec l’exclusion de la plus importante banque du pays, la Sberkank, et de deux autres établissements supplémentaires du système financier international Swift. Trois canaux télévisés russes, dont Russia 24 et Russia RTR, seraient interdits de diffusion dans l’UE, après déjà Russia Today.

    à suivre dans LES ECHOS.fr

    Les prix des carburants continuent d’augmenter et se rapprochent de leur niveau de début avril

    Le litre de gazole n’est pas redescendu sous la barre de 1,80 euro depuis fin février. L’incertitude maintient les prix à un niveau élevé.

    Un mois après l’entrée en vigueur de la remise sur les carburants, la facture continue d’augmenter. La semaine dernière, selon les données du ministère de la Transition écologique, les prix ont continué d’augmenter, pour la deuxième semaine consécutive. De quoi alourdir encore un peu le poids d’un plein pour les ménages.

    Dans le détail, un litre de diesel coûtait, en moyenne, 1,8815 euro, en hausse d’un peu moins d’un centime sur sept jours. La hausse est légèrement plus sensible pour l’essence : le SP95 s’affichait à 1,8023 euro - 1,2 centime de plus que la semaine passée -, le SP95-E10 à 1,7623 euro - 1,5 centime de plus - et le SP98 à 1,8585 euro - 1,4 centime de plus.

    La remise de 15 à 18 centimes a entraîné une chute des prix des carburants, mais les prix remontent depuis

    Pour l’heure, les prix restent bien inférieurs à leur niveau observé avant l’entrée en vigueur de la remise de quinze à dix-huit centimes au litre accordée par le gouvernement. Mais le gazole a augmenté de sept centimes en deux semaines, et le SP95 de près de deux centimes sur la même période. Les différents carburants sont ainsi presque revenus à leur niveau de début avril, effaçant les baisses constatées sur la première quinzaine du mois.

    Rumeurs croissantes d’un embargo européen sur le pétrole russe

    Imprévisible, la conjoncture internationale continue d’inquiéter les marchés, qui réagissent au gré des annonces des différents acteurs, qu’il s’agisse de la Russie, de l’Union européenne, des pays producteurs de pétrole ou de la Chine, empêtrée dans sa lutte contre le Covid-19. À près de 110 dollars ce lundi, le baril de Brent - la matière première - reste à un niveau élevé depuis plusieurs semaines. Il n’est pas redescendu durablement sous la barre des 100 dollars depuis les premiers jours de l’invasion russe en Ukraine, fin février.

    Ces derniers jours, les rumeurs grandissantes d’un embargo européen à venir sur les importations de pétrole et de produits pétroliers russes ont aussi fait remonter les cotations sur les marchés. « Les cours du brut sont repartis à la hausse à la fin de la semaine dernière, alimentés par les déclarations du vice-chancelier allemand Robert Habeck, indiquant que l’Allemagne ne s’opposera pas à un embargo de l’Union européenne sur le pétrole russe », notait l’IFPEN, ce lundi. Et ce, alors que les Vingt-Sept représentent quelque « 60% des exportations pétrolières » de la Russie.

    Alors qu’aucun signe d’accalmie n’émerge du front russo-ukrainien, plusieurs acteurs s’attendent à ce que les prix à la pompe restent à des niveaux élevés durant les mois à venir. C’est ainsi le cas du gouvernement, qui souhaite proposer une nouvelle aide « plus significative et plus ciblée », selon Bruno Le Maire, après l’extinction de la remise, en juillet. De même, le géant tricolore TotalEnergies a annoncé, en fin de semaine dernière, vouloir apporter une aide supplémentaire aux automobilistes durant les congés d’été. En attendant, sa remise de dix centimes supplémentaires au litre dans l’ensemble des stations de la métropole prendra fin d’ici mi-mai.

    à suivre dans LE FIGARO.fr

    Le « quoi qu’il en coûte » plus limité en France qu’ailleurs en Europe

    Entre 2019 et 2021, pendant la crise du Covid, les dépenses publiques ont augmenté de 10,7 % en France. C’est moins que la hausse moyenne dans la zone euro.

    ne étude inédite menée par le spécialiste des finances publiques, François Écalle, montre que la France n’a pas été la championne du « quoi qu’il en coûte » pendant la crise du Covid. Cet ancien magistrat de la Cour des comptes, qui édite un site Internet de référence sur les finances publiques, Fipeco, a exploité les comptes provisoires publiés par Eurostat pour l’année 2021.

    Le résultat, dévoilé en exclusivité par Les Échos, va à l’encontre de certaines idées reçues. Exprimées en euros (hors crédit d’impôts), « les dépenses publiques se sont accrues de 10,7 % en France de 2019 à 2021, alors que leur croissance moyenne dans la zone euro a été de 14,5 % », constate François Écalle. La Finlande est le seul pays où elles ont moins augmenté qu’en France ! En Allemagne, elles ont même progressé de 17,6 %. Le constat est le même en pourcentage du PIB : la hausse plafonne à 3,8 points en France, contre 5,5 points en moyenne dans la zone euro, et 6,5 points en Allemagne.

    Des dépenses publiques très élevées

    Évidemment, la France ne part pas du même niveau que les autres pays avec qui elle partage la monnaie unique. Si bien que ses dépenses publiques ont atteint un niveau extrêmement élevé en 2021, à 59,2 % du PIB, alors que la moyenne de la zone euro n’est que de 52,4 % et celle de l’Allemagne de 51,5 %. C’est le niveau le plus élevé de la zone euro et de l’Union européenne.

    En face, les recettes publiques ont moins progressé en France (+ 0,5 point de PIB) qu’en moyenne dans les autres pays de la zone euro (+ 1 point) ou en Allemagne (+ 1,3 point).

    Et sur le front du déficit public ? De 2019 à 2021, l’augmentation a été « quasi-identique en France et dans la zone euro » (+ 4,3 points contre 4,4), et même un peu plus forte en Allemagne (5,2 points).

    L’endettement augmente de 15,5 points

    Là encore, le niveau de départ n’était pas le même. La France partait d’un niveau plus dégradé. Si bien qu’en 2021, le déficit y a atteint 6,5 % du PIB, contre 5, 1 % en moyenne en zone euro. C’est le sixième déficit le plus élevé sur 17 pays. L’Italie et l’Espagne, notamment, ont fait pire, tandis que l’Allemagne (3,7 %) et les Pays-Bas (2,5 %) font beaucoup mieux.

    Au final, de fin 2019 à fin 2021, l’endettement français a augmenté de 15,5 points, de 97,4 % à 112,9 %, contre une hausse plus modérée de 11,8 points en moyenne. La France se classe ainsi au « quatrième rang de la zone euro pour l’augmentation de la dette en points de PIB », souligne François Écalle. L’Espagne et l’Italie ont connu un bond de respectivement 20 points et 16,7 points. Au sein de la zone euro se détachent ainsi de plus en plus deux groupes de pays : ceux dont l’endettement public est inférieur à 83 % du PIB, et ceux dont l’endettement dépasse 103 %. Un écart considérable d’au moins 20 points, qui risque, à terme, de faire éclater la zone euro. Un des défis du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron sera donc de stabiliser l’endettement public.

    LE POINT.fr

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