Un espace de communication... Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, l’avis des lecteurs, c’est au quotidien..., la “Lettre” mensuelle...
Accueil du site > Thèmes > Mondialisation : les nouveaux enjeux !> Parler de forte récession : qui peut le prévoir ?

Mondialisation : les nouveaux enjeux !

Parler de forte récession : qui peut le prévoir ?

Vers un inexorable recul en 2023......

octobre 2022


Coût de l’énergie, augmentation de l’inflation, tensions monétaires, baisse de la croissance, dérèglement climatique, guerre en Ukraine, etc…, sans parler du Covid de retour bientôt. La liste est encore longue. Jouer à « faire peur » tout en essayant de montrer que l’on maîtrise la situation est une habitude politique des gouvernants qui ne convainc plus personne. Même les moins initiés finissent se lasser de ces promesses sans résultat !

Si l’on s’en tient à une simple interprétation des prévissions bancaires et monétaires, le futur immédiat n’est pas des plus optimistes. Deux ensembles s’affrontent dans le prévisionnel : les États-Unis (FED) et l’Europe (BCE).

Le Trésor américain tire le signal d’alarme

Outre-Atlantique, la récession fait partie du langage courant. Une baisse de croissance prévisible pour 2022, c’est un premier signe de « récession ». L’inflation fin juillet était déjà de 8,5%. Elle est désormais à 2 chiffres. Pour la FED, la hausse des taux de financement est inévitable, confirmée par le Trésor américain. L’objectif est de ramener l’inflation à 2% ! A quel prix (au sens figuré) ?

Wall Street et les bourses sensibles à l’augmentation du taux de l’argent – montage : CE21


Cette hausse rend l’argent plus cher avec un taux d’emprunt de 2,5%. Ce mécanisme permet de faire contrer l’envolée des prix mais reste dangereux pour l’économie américaine. D’autres indicateurs sont sous surveillance, la pénurie de main-d’œuvre face à un taux de chômage qui croît.

La France et l’UE vont suivre ?

Certes la France a aujourd’hui, une inflation plus faible. Bercy tente de montrer qu’elle est en mesure de résister à cet ensemble de crises, mieux que les autres pays européens. Le gouvernement a prévu une croissance d’1,4% en 2023. Toutes les hypothèses doivent être revues car la Banque de France n’est pas de cet avis elle hésite entre un « fort ralentissement de l’activité » et une amorce de « récession ». La croissance se situerait autour du 1% !

Une série prévisionnelle de croissance qui en dit long – source OCDE (AFP)


Mais côté de l’Union européenne et de la BCE qu’en est-il ? Où en sommes-nous ? À quoi va ressembler l’économie française et européenne en 2023 ? La guerre en Ukraine, la crise de l’énergie…, personne ne manquera à l’appel pour montrer qu’aucune prévision n’a aujourd’hui de sens dans un tel contexte. Mais on ne pas se contenter de le crier. On se doit de faire des scénarios, y compris celui d’une « récession ». La BCE doit également remonter ses taux et pallier au mieux aux emprunts pour compenser les déficits nationaux.

Le coût de l’électricité aligné sur le prix du gaz ! – source : Bloomberg


Et alors…

L’OCDE et le FMI semblent rapprocher leurs prévisions. Le recul sera significatif. La BCE ne pourra plus jouer seule. L’incertitude permanente sur les marchés et dans l’opinion confirme les difficultés des gouvernants et des dirigeants politiques et économiques à se prononcer. Leurs choix peuvent être discutés ou discutables, mais ce n’est pas à la présidente de la « Commission européenne » de dicter ses choix !

Jacques Martineau

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012
rodaslot slot88 slot online slot gacor slot dana