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PROPOS DE PRESSE


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Mai 2020


    Danemark, Autriche, Allemagne : un déconfinement sans deuxième vague pour le moment

    Dans les pays européens qui ont entamé le déconfinement avant la France, la deuxième vague n’a pas eu lieu. Le nombre de nouveaux cas est même en baisse.

    Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que l’hypothèse d’une deuxième vague de l’épidémie n’est pas à exclure. Les données venues du reste de l’Europe sont néanmoins plutôt rassurantes dans les pays qui ont entamé leur déconfinement avant nous. Voici ce que l’on sait.

    En Allemagne, le déconfinement est une réussite

    Jusque ici, tout va bien. L’Allemagne, qui a été moins touchée que la France par la pandémie, a entamé son déconfinement le 20 avril en autorisant la réouverture des magasins d’une surface inférieure à 800 mètres carrés. Les lycées ont rouvert le 4 mai. Les coiffeurs également. Et le taux de contagiosité (R0) reste pour le moment maitrisé. Mieux, il atteint aujourd’hui 0,65 contre 0,8 à l’orée du déconfinement. Autrement dit, 100 malades n’infectent plus que 65 personnes, contre 80 le 19 avril. Pour rappel, l’épidémie est considérée comme contenue quand le R0 est inférieur à 1.

    Le nombre de nouveaux cas quotidiens est également passé sous les 1.000 alors qu’on en comptait plus de 2.000 le 19 avril. Face à ces bons résultats, l’Allemagne a décidé d’accélérer le déconfinement et de permettre la reprise du championnat allemand de football à la mi-mai, ainsi que la réouverture des restaurants et des hôtels. En Allemagne, plus de 7.000 personnes sont morts du Covid-19 pour une population de 83 millions d’habitants.

    En Autriche, l’assouplissement des restrictions se poursuit

    En Autriche, le déconfinement a été entamé le 14 avril. Les petits commerces ont rouvert. Puis ce fut au tour des autres magasins samedi 2 mai. De nombreux salariés sont de retour dans leurs entreprises, même si le télétravail reste encouragé, et la fréquentation des transports communs a nettement augmenté. Le nombre de nouveaux cas journaliers est toutefois en forte baisse. L’Autriche est passée de 185 nouveaux cas le 14 avril à 41 aujourd’hui.

    Le gouvernement a donc décidé le 5 mai de poursuivre l’assouplissement des restrictions. Les cafés et restaurants rouvriront le 15 mai. Après la rentrée lundi 4 mai des élèves de terminale, la plupart des autres classes reprendront le 18 mai. 609 personnes sont décédées du Covid-19 dans ce pays de 8,8 millions d’habitants.

    Au Danemark, le nombre de nouveaux cas journaliers baisse

    Le Danemark a été l’un des premiers pays européens à se déconfiner avec l’Autriche. Dès le 15 avril, le gouvernement a autorisé la réouverture des crèches, des écoles maternelles et primaires, suivi de la réouverture de certains petits commerces tels que les coiffeurs. Mais ce début de déconfinement n’a pas fait repartir l’épidémie. Le nombre de nouveaux cas journaliers est, en effet, passé de 170 à 117 entre le 15 avril et le 6 mai. Selon un rapport de l’Autorité de contrôle des maladies infectieuses (SSI) rendu public mercredi, le taux de reproduction, ou taux d’infection, de la maladie, a augmenté, passant de 0,6 à 0,9. Mais il reste en dessous de la barre fatidique de 1. "Un taux de reproduction inférieur à 1 signifie que la récurrence de la maladie est en baisse", précise le SSI.

    Le gouvernement envisage donc de rouvrir les collèges et les lycées. Les lieux de culte, les centres commerciaux, les bibliothèques, les zoos, les bars et les cafés pourraient également obtenir l’autorisation de fonctionner à nouveau. L’épidémie a fait 506 morts dans un pays de 5,8 millions d’habitants.

    à suivre dans le JDD

    Macron et Merkel proposent un plan de relance européen de 500 milliards d’euros

    "C’est un jour important", a souligné le chef de l’État français, tandis que la chancelière allemande a affirmé que "l’objectif est de faire en sorte que l’Europe ressorte avec une cohésion renforcée et solidaire de cette crise".

    Emmanuel Macron et Angela Merkel ont proposé ce lundi un plan de relance en Europe de 500 milliards d’euros face à l’impact économique du nouveau coronavirus, qui ouvrirait la voie à une mutualisation des dettes sur le continent.

    "Pour soutenir une reprise durable qui rétablisse et renforce la croissance dans l’UE, l’Allemagne et la France soutiennent la création d’un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l’UE doté "de 500 milliards d’euros", souligne une déclaration commune.

    Élément important : Paris comme Berlin proposent que la Commission européenne finance ce soutien à la relance en empruntant sur les marchés "au nom de l’UE".

    Cet argent sera ensuite reversé en "dépenses budgétaires" aux pays européens et "aux secteurs et régions les plus touchés", souligne la déclaration.

    Emmanuel Macron et Angela Merkel ont proposé ce lundi un plan de relance en Europe de 500 milliards d’euros face à l’impact économique du nouveau coronavirus, qui ouvrirait la voie à une mutualisation des dettes sur le continent.

    En outre, "les pays bénéficiaires du plan de relance n’auront pas à rembourser les aides", a affirmé M. Macron, ce qui inclut un élément de solidarité inédit.

    Renforcer la solidarité européenne

    "C’est un jour important", a souligné le chef de l’État français, alors que la question d’emprunts en commun est restée un sujet de divergence majeur ces dernières années entre pays du Nord et du Sud de l’Europe, notamment entre la France, qui y est favorable, et l’Allemagne, réticente.

    La chancelière allemande a affirmé que "l’objectif est de faire en sorte que l’Europe ressorte avec une cohésion renforcée et solidaire de cette crise", a dit Mme Merkel.

    "La France et l’Allemagne se positionnent en faveur de la solidarité" européenne, a souligné Mme Merkel, en reconnaissant que la proposition était "courageuse" et susceptible de s’attirer des critiques notamment en Allemagne.

    Elle avait ouvert la voie la semaine dernière à cette initiative franco-allemande en appelant à "une plus grande intégration" de la zone euro, suite à un jugement de la Cour suprême allemande critiquant les plans d’aide de la Banque centrale européenne.

    Les financements "seront ciblés sur les difficultés liées à la pandémie et sur ses répercussions", souligne le communiqué. L’argent sera progressivement remboursé sur plusieurs années.

    Vers une mutualisation des dettes ?

    Il ne s’agit pas encore avec cet outil des fameux "eurobonds", de la dette mutualisée directement entre les États européens, tels que l’Italie en particulier les a réclamés mais qui sont rejetés par l’Europe du Nord et Berlin.

    Mais ce plan, s’il est retenu par les 27 pays de l’Union européenne, se rapprocherait de ce modèle. Le chef de l’État français a souligné qu’il s’agissait "d’une étape majeure" dans l’histoire européenne de ces emprunts européens.

    "Ce ne seront pas des prêts mais des dotations" directes aux pays les plus touchés, a dit M. Macron.

    L’Italie, soutenue par la France, refusait que le plan de relance se borne à verser des lignes de crédits à rembourser.

    La Commission européenne a indiqué se "réjouir" de la proposition franco-allemande.

    Ce plan de relance viendrait s’ajouter au programme d’urgence de 500 milliards d’euros environ déjà décidé face à la pandémie par les ministres des Finances de la zone euro et constitués de capacités de prêts notamment. Au total l’Europe débloquerait ainsi environ 1.000 milliards d’euros.

    à suivre dans LA TRIBUNE

    La crise actuelle est différente de la Grande Dépression, selon Jerome Powell

    La crise actuelle est différente de la Grande Dépression, selon Jerome Powell Le patron de la Banque centrale américaine estime que l’activité économique devrait reprendre plus vite. Le PIB pourrait chuter de 20 à 30 %.

    Jerome Powell a choisi d’afficher un certain optimisme face à la crise économique provoquée par la pandémie. Selon lui, la situation provoquée par la pandémie présente "des différences fondamentales" avec la Grande Dépression. Selon le patron de la Banque centrale américaine, la croissance devrait reprendre plus vite malgré un chômage très élevé et une profonde récession. "Je ne crois pas du tout que ce soit un résultat probable", a dit Jerome Powell, lors d’une interview sur CBS à propos d’une Grande dépression du type de celle des années 1930, citant une économie florissante avant la pandémie, des banques solides et une réaction adéquate des autorités. Pour autant, il estime qu’un pic du taux de chômage à 20 ou 25 % est probable, et que la chute du PIB des Etats-Unis au deuxième trimestre aux Etats-Unis sera "facilement dans les 20, les 30 %".

    L’économie américaine a été très sévèrement ralentie par les mesures de confinement imposées à la majorité de la population du pays pour tenter d’enrayer l’épidémie qui a déjà fait près de 90 000 morts dans le pays et en a infecté près d’un million et demi, selon les données disponibles compilées par l’université Johns Hopkins. Les Etats-Unis comptent ainsi le plus grand nombre de décès dans le monde.

    "Cette économie va se remettre"

    Le patron de la banque centrale a estimé qu’il était impossible "de trouver les mots pour exprimer la souffrance" infligée par la maladie, mais s’est voulu optimiste pour l’économie à plus long terme. "Sur le long terme et même le moyen terme, je déconseillerais vraiment de parier contre l’économie américaine. Cette économie va se remettre", a lancé Jerome Powell. Toutefois "il faudra sans doute un peu de temps, ou même un temps certain, cela pourrait aller jusqu’à la fin de l’année prochaine, de fait on n’en sait rien".

    Au total, près de 36,5 millions de personnes ont pointé au chômage depuis l’arrêt brutal de l’activité économique mi-mars, et le taux de chômage a grimpé a bondit de 3,5 % en février à 14,7 % en avril. Tous les indicateurs se sont effondrés, de la croissance (-4,8 % en rythme annuel au 1er trimestre) à la consommation, moteur traditionnel de l’économie américaine, en passant par la production manufacturière. Mercredi, Jerome Powell avait déjà affirmé ne pas croire à une reprise "en V", une chute brutale suivi d’un retour très rapide de la croissance. Et il avait appelé les élus à tout faire, même si cela s’avère coûteux, pour éviter une longue récession dont les effets délétères frapperaient une fois encore les populations les plus fragiles. Dimanche, il a réitéré sa prédiction d’un rétablissement plus lent qu’il ne l’envisageait auparavant, mais a néanmoins jugé que l’économie pourrait redémarrer "dès le troisième trimestre".

    Maîtriser l’épidémie

    Mais au-delà des indicateurs économiques que la Banque centrale compile et essaye d’anticiper, Jerome Powell a souligné que l’heure était surtout à la maîtrise de la pandémie, en l’absence de vaccin ou de traitement ayant fait ses preuves thérapeutiques. Le débat fait rage aux Etats-Unis entre les partisans d’une réouverture rapide de l’économie et ceux d’une ouverture lente et raisonnée pour tenter d’éviter une seconde vague d’infections. "Vous savez, la chose qui compte plus que toute autre pour le moment ce sont les indicateurs de santé. C’est la diffusion du virus. Ce sont toutes ces choses qui y sont associées" comme par exemple les mesures de distanciation sociale, a expliqué Jerome Powell. Pour lui c’est une condition sine qua non pour que l’économie puisse redémarrer.

    Jerome. Powell a aussi estimé dimanche que la première économie du monde ne pourrait se remettre totalement du choc provoqué par la pandémie qu’avec un vaccin. "Si on part du principe qu’il n’y aura pas de seconde vague [d’infections par le coronavirus], je pense qu’on verra l’économie guérir progressivement pendant tout le second semestre", a déclaré Jerome Powell. "Toutefois, pour que l’économie se rétablisse complètement, il faut que les gens retrouvent pleinement confiance. Il faudra peut-être attendre l’arrivée d’un vaccin", a souligné Jerome Powell. L’administration Trump a retenu 14 candidats à un vaccin et promet de pouvoir fournir des centaines de millions de doses à la population américaine d’ici à janvier. Une promesse trop optimiste selon certains experts.

    à suivre dans LE POINT

    Fraudes au chômage partiel : le gouvernement va renforcer les contrôles

    Le télétravail malgré une mise en activité partielle ou la majoration intentionnelle d’une demande de remboursement font partie des fraudes.

    Le gouvernement va renforcer le contrôle sur les demandes de chômage partiel pour détecter les fraudes ou les erreurs « compte tenu de l’importance du soutien financier apporté par les pouvoirs publics » aux entreprises, a-t-il annoncé mercredi.

    « La mise en activité partielle de salariés auxquels il est demandé parallèlement de (télé)travailler, ou des demandes de remboursement intentionnellement majorées par rapport au montant des salaires effectivement payés, figurent parmi les principales fraudes identifiées par l’administration », souligne le ministère du Travail dans un communiqué.

    Distinguer les entreprises de bonne foi de celles qui fraudent

    Le ministère a adressé une instruction aux Direccte (directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) « afin de leur présenter les objectifs du plan de contrôle qu’elles auront à mettre en œuvre dans leurs territoires et leur rappeler les outils juridiques dont elles disposent ». Les Direccte devront « distinguer entre les entreprises qui, de bonne foi, ont fait des erreurs lorsqu’elles ont renseigné leurs demandes d’indemnisation, et celles qui ont fraudé ».

    Dans le premier cas, il est demandé « d’engager un dialogue avec l’entreprise en vue d’une régularisation à l’amiable » et « la situation financière de l’entreprise sera prise en compte dans les modalités de remboursement ». « Dans les cas de fraudes, pour lesquelles l’élément intentionnel constitutif de l’infraction devra être constaté, des sanctions pénales (jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amendes) et administratives (remboursement des aides et exclusion du bénéfice des aides jusqu’à 5 ans) pourront être prononcées à l’encontre de l’entreprise et/ou du responsable », rappelle le ministère.

    Plus d’un million d’entreprises ont sollicité une autorisation

    Depuis mars, plus d’un million d’entreprises ont sollicité une autorisation d’activité partielle concernant 12,4 millions de salariés. Et des demandes d’indemnisation ont été faites pour le mois de mars pour 48% des salariés pour lesquels les entreprises avaient sollicité une autorisation. Ce chiffre est encore provisoire puisque les entreprises ont un an pour déposer leur demande d’indemnisation des heures effectivement chômées.

    Les salariés du privé mis au chômage partiel par leur entreprise bénéficient actuellement d’une garantie de 84% du salaire net (100% au niveau du Smic), que l’État et l’assurance chômage remboursent intégralement aux employeurs dans la limite de 4,5 Smic. Ce dispositif, présenté comme le plus protecteur d’Europe par le gouvernement, a un coût estimé d’environ 25 milliards d’euros sur trois mois.

    à suivre dans le Figaro

    Déconfinement : pour le 11 mai, Philippe s’en remet aux élus locaux et à la discipline des Français

    Dans son discours, Édouard Philippe a demandé de la prudence aux Français et laissé une grande marge de manoeuvre aux maires dans la mise en branle de son plan de déconfinement.

    POLITIQUE - “On ne peut pas faire les malins avec le virus”. Cet avertissement, Édouard Philippe, l’a décliné en plusieurs nuances tout au long de sa conférence de presse ce jeudi 7 mai. Si le chef du gouvernement, accompagné de six de ses ministres, a d’emblée confirmé que le déconfinement commencerait bien le 11 mai, à la date annoncée par Emmanuel Macron, il n’a cessé d’alerter les Français sur les risques que ferait courir un retour à “la vie d’avant” trop hâtif.

    C’est pourquoi le Premier ministre a décliné, comme il l’a fait depuis plusieurs jours, une sortie du confinement “très progressive”, en fonction des territoires et de leur situation sanitaire. Et pour cela, il a décidé de s’appuyer sur les élus locaux.

    La réouverture des écoles ? Ce sera aux maires de trancher. L’accès aux plages et aux lacs ? Aux édiles, également d’en faire la demande aux préfets de département. Autant de sujets pour lesquels le gouvernement a donné raison aux élus mobilisés. Comme une preuve que ce déconfinement s’appuierait sur deux jambes : les autorités locales... et la responsabilité de la population.

    Appel à “la bonne intelligence des Français”

    C’est en tout cas ce qu’ont expliqué, en creux, les différents responsables gouvernementaux invités à s’exprimer aux côtés du Premier ministre.

    Après deux mois de confinement globalement respecté sur l’ensemble du territoire, “la France est divisée en deux”, a immédiatement constaté Édouard Philippe, martelant, dans la foulée : “pas de relâchement de la vigilance.”

    Tour à tour, Olivier Véran, Christophe Castaner ou Elisabeth Borne se sont succédé pour expliquer la stratégie du gouvernement dans leurs domaines respectifs. Mais tous se sont accordés sur un point : la réussite du déconfinement tient en partie sur l’esprit de responsabilité des Français.

    C’est pourquoi, le gouvernement n’a par exemple prévu ni “assouplissement supplémentaire” dans les Ehpad, ni confinement obligatoire pour les “personnes âgées et vulnérables.” Pas de mesures contraintes donc, mais un appel à “la bonne intelligence des Français”, selon les mots d’Édouard Philippe. Le ministre de la Santé Olivier Véran a notamment appelé les citoyens dits ”à risque”, à “limiter au strict minimum leurs sorties et leurs contacts.” Et ce dans “l’esprit de responsabilité de chacun pour le bien de tous.”

    Même insistance sur la question des limites imposées aux Français dans leurs déplacements : le gouvernement prévoit quelques règles, comme celle des 100 kilomètres, mais compte avant tout sur la prudence de la population alors que les trajets au sein d’un même département sont autorisés. “Là encore, nous comptons sur le civisme et la responsabilité des Français mais les contrevenants seront sanctionnés”, a ainsi expliqué Christophe Castaner. Les maires ont les mains libres

    Plus largement, les ministres n’ont cessé d’agiter la carotte et le bâton : si le virus circule à nouveau massivement dans la population, le gouvernement n’hésitera pas à reconfiner les Français. Un nouveau point d’étape sera d’ailleurs effectué le 2 juin, afin de “passer à une nouvelle phase” ou, en cas de “mauvais résultats”, “en tirer les conséquences”, a averti le chef du gouvernement.

    Pour éviter un tel scénario, le gouvernement compte sur les autorités locales. En première ligne depuis la crise sanitaire, les maires, préfets et autres patrons de département sont plus que jamais mis à contribution dans le plan de déconfinement du gouvernement. Ce sont eux qui décideront de nombreuses modalités pratiques et concrètes du retour à la vie -presque- normale.

    Le gouvernement a notamment donné raison aux édiles sur deux des dernières questions cruciales qui restaient en suspens : la réouverture des plages et des salles de classe.

    Après la bronca des élus, notamment d’Île-de-France, Emmanuel Macron avait fait savoir au cours de la semaine qu’il ne “braquerait personne”, laissant de fait une grande marge de manœuvre aux maires craignant notamment pour leur responsabilité pénale. Message reçu : dans une lettre datée du mercredi 6 mai et envoyée aux préfets, que l’émission “Quotidien” s’est procuré peu avant le grand raout gouvernemental de ce jeudi, Édouard Philippe demande aux préfet de ne pas envisager la réouverture des écoles si le maire de la commune y est opposé.

    Dans le même esprit, Christophe Castaner a répondu à la colère de nombreux élus des territoires littoraux. Beaucoup d’entre eux se sont émus, au cours des derniers jours, de devoir garder leurs plages fermées alors que la circulation du virus dans leurs départements est souvent très faible. Finalement, les préfets pourront en réouvrir l’accès au cas par cas sur demande des maires.

    Interrogé sur les édiles qui prennent, ou promettent, des décrets imposant le port du masque dans l’espace publique, Édouard Philippe s’est en revanche montré prudent. Il a simplement expliqué que ce n’était “pas le choix” du gouvernement, refusant de commenter la décisions de ces élus locaux et encore moins de la condamner. Et ce même si ces maires ne peuvent légalement pas prendre ce type de disposition. “On ne peut pas faire les malins avec le virus”, a averti le Premier ministre lors de son discours. Et avec le droit ?

    à suivre dans HUFFPOST

    Coronavirus : l’activité économique a connu au premier trimestre sa plus forte chute depuis 1949

    Le PIB a reculé de 5,8 % sur les premiers mois de l’année en raison de la pandémie de covid-19 et du confinement des Français, a annoncé ce jeudi matin l’Insee. Consommation, investissements et exportations ont fortement chuté. Et les chiffres du deuxième trimestre seront encore plus mauvais.

    C’est la baisse la plus forte depuis que l’Insee calcule la croissance, c’est-à-dire depuis 1949. Le PIB de la France a chuté de 5,8 % au premier trimestre, a annoncé l’institut statistique ce jeudi matin. C’est le premier chiffre, avec la hausse du chômage au mois de mars , qui montre l’impact de la pandémie de coronavirus sur l’économie française. L’effet du confinement sur l’activité économique de l’Hexagone est donc plus fort que celui de la faillite de Lehman Brothers, le PIB ayant reculé de 1,6 % au premier trimestre 2009. Il est aussi plus important que celui de la grève générale qui avait duré trois semaines en mai 1968 puisqu’au deuxième trimestre 1968, l’activité avait plongé de 5,3 %.

    Toutes les composantes du PIB ont baissé. Le confinement ayant débuté le 17 mars, la consommation des ménages a reculé de 6,1 % au cours des trois premiers mois de l’année, les Français ayant été empêchés de dépenser normalement pendant deux semaines. D’ailleurs, mercredi, la Banque de France a confirmé l’épargne « forcée » importante au mois de mars. Alors que, en moyenne depuis trois ans, les ménages mettaient de côté 6 milliards d’euros en mars, cette année, ils ont thésaurisé près de 20 milliards. Seules les dépenses en produits alimentaires ont nettement augmenté au premier trimestre de 2,4 %.

    Investissements et exportations en baisse

    L’investissement a lui, chuté de 11,8 % au premier trimestre. Les entreprises ont été prudentes, certaines ayant probablement anticipé des difficultés dès le mois de janvier ou février avec l’irruption du virus en Chine.

    Autre conséquence du coronavirus, les exportations ont plombé les comptes nationaux en reculant de 6,5 %. La pandémie a aussi touché les principaux clients étrangers de l’Hexagone, Chine, Italie et Espagne en tête en ce début d’année.

    Recul encore plus prononcé au deuxième trimestre

    Mais « le pire est à venir », préviennent les économistes du Crédit Agricole. La baisse du PIB sera évidemment encore bien plus forte au deuxième trimestre. Elle pourrait dépasser 15% et même 20 % en fonction de l’activité après le déconfinement. L’Insee estime que chaque mois de confinement ampute le PIB annuel de 3 % .

    Après le confinement, si le tissu productif français fonctionne à 85% des capacités et non plus à 65 % pendant le confinement, le PIB du deuxième trimestre reculerait de 23 %, selon les calculs de Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum Asset Management. « Si l’amélioration se poursuit et que l’économie passe à 90% de ses capacités au cours du 3ème trimestre et à 100% de ses capacités au dernier trimestre, alors la croissance moyenne de 2020 par rapport à 2019 sera de -10% », poursuit-il. La chute du PIB serait donc supérieure à celle attendue par le gouvernement, de 8% cette année.

    Mercredi, à l’Assemblée nationale, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, a insisté sur le fait qu’il s’agissait « d’un chiffre provisoire, puisque l’évolution de la situation et notre estimation dépendront de l’évolution de la crise sanitaire, de l’impact qu’elle aura sur la situation économique aux Etats-Unis et également dans les pays en voie de développement ».

    Il a aussi annoncé clairement la couleur. Pour lui, « le deuxième temps, celui qui vient maintenant et qui va s’ouvrir dans les semaines qui viennent, en particulier au moment de la rentrée de septembre-octobre, est celui où les difficultés de trésorerie des entreprises peuvent être les plus importantes et où nous risquons une multiplication de faillites ».

    à suivre dans LES ECHOS

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