Un espace de communication... Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, l’avis des lecteurs, c’est au quotidien..., la “Lettre” mensuelle...

PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21.

Avril 2020


    Coronavirus : le gouvernement embarrassé par les demandes de commissions d’enquête

    La garde des Sceaux, Nicole Belloubet a qualifié de « regrettables aujourd’hui » les commissions d’enquête voulues par les oppositions, tout en jugeant « légitime tout ce que demande le Parlement ». Parallèlement, des plaintes ont été déposées ces derniers jours contre le gouvernement.

    Le gouvernement « a pris ses responsabilités » et ne craint pas de « rendre des comptes » sur sa gestion de la crise du coronavirus , martèlent les membres de l’exécutif - à l’instar de sa porte-parole Sibeth NDiaye lundi sur CNews -, alors que le président du groupe LR à l’Assemblée, Damien Abad , a annoncé, pour l’automne, une commission d’enquête parlementaire afin de « tirer toutes les leçons de l’épidémie ». « Tout ce que demande le Parlement est par définition légitime », a renchéri ce jeudi la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, sur France Inter.

    Il n’empêche, la démarche agace l’exécutif, qui doit faire face dans l’urgence à cette pandémie et qui voit la confiance des Français sur sa capacité à limiter les effets de l’épidémie s’éroder chaque jour. Elle est tombée à 48 % dans le baromètre quotidien CoviDirect OpinionWay-Square pour « Les Echos ».

    Alors tout en assurant que ces demandes sont légitimes, le gouvernement monte d’un ton. « Au moment où nous sommes, il y a quelque chose de curieux, de décalé à vouloir déclencher de telles commissions d’enquête dès maintenant », a affirmé Nicole Belloubet, insistant : « Je trouve ça regrettable. Ce qui est important, ce ne sont pas les gesticulations, les mots, c’est l’action ».

    Contrôle du Parlement

    A l’Assemblée, la conférence des présidents a acté mardi la mise en place d’une mission d’information sur la gestion de l’épidémie. Dirigée par le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, elle devrait contrôler chaque semaine les mesures prises par le gouvernement. Dans un second temps et quand l’Assemblée aura repris son fonctionnement normal, elle pourrait - a indiqué mardi le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre - s’octroyer les pouvoirs d’une commission d’enquête. « Soit il y aura une volonté réelle de commission d’enquête et un équilibre des pouvoirs sur l’enquête, soit nous maintiendrons la nôtre », avance Damien Abad.

    C’était aussi l’une des mises en garde sous-entendues dans le début très politique de l’adresse aux Français d’Emmanuel Macron mercredi soir depuis Mulhouse quand le chef de l’Etat a appelé à se « mobiliser dans l’unité » face aux « facteurs de division », aux « doutes ». Il a également assuré que le ministre de la Santé, Olivier Véran, reviendrait « en toute transparence », « comme il le fait constamment, sur les sujets les plus sensibles », pour « apporter toutes les explications, toutes les demandes d’information légitimes ».

    Plaintes et pétition

    La semaine dernière, les propos de l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn dans « Le Monde » sur ses alertes quant à l’épidémie qui arrivait, ont semé le trouble et alimenté le procès en impréparation contre l’exécutif. Des plaintes ont été déposées ces derniers jours, par des médecins et collectifs de médecins ou au nom de détenus ce jeudi. Une pétition de soutien à une plainte déposée par un collectif de médecins mise en ligne samedi comptait jeudi après-midi près de 240.000 signatures.

    « Il y a beaucoup d’angoisses collectives, toutes les mesures prises sont complexes et non binaires - un confinement total serait mieux compris -, elles prêtent donc le flanc aux critiques et aussi aux plaintes », reconnaît un responsable de la majorité. « Toutes ces histoires de plaintes et de commissions d’enquête, elles sont légitimes. Nous sommes dans un Etat de droit », ajoute un proche du Premier ministre, pour lequel l’inquiétude serait le risque de voir les responsables et hauts fonctionnaires être plus frileux si les plaintes se multipliaient. « Quant aux très hauts fonctionnaires et responsables politiques du pays, par nature, et même sans crise du coronavirus, ils savent qu’ils doivent pouvoir répondre de leurs actes à tout moment, poursuit-il. Ils savent très bien qu’ils devront le faire ».

    à suivre dans les Echos

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012