Un espace de communication... Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, l’avis des lecteurs, c’est au quotidien..., la “Lettre” mensuelle...

PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21.

Septembre 2019


    L’OCDE attend la plus faible croissance mondiale depuis dix ans

    Les incertitudes créées par la guerre commerciale, le Brexit et l’endettement privé font craindre à l’organisation un ralentissement de la croissance en 2019 et 2020.

    L’OCDE a abaissé fortement ce jeudi ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale pour 2019 et 2020 en les ramenant à leur plus bas niveau depuis la crise financière de 2008/2009. En cause, des incertitudes créées par la guerre commerciale, le Brexit et l’endettement privé.

    La croissance mondiale devrait passer cette année sous la barre des 3% pour chuter à 2,9%, soit 0,3 point de moins que lors des dernières prévisions de mai, et devrait rester pratiquement stable à 3% en 2020 (-0,4 point par rapport à la projection de mai), a estimé l’institution dans ses prévisions actualisées. L’Organisation pour la Coopération et le développement économiques (OCDE), qui revoit ses chiffres quatre fois par an, s’attend désormais à la croissance mondiale "la plus faible depuis la crise financière avec des risques qui continuent de monter".

    Aux yeux de l’OCDE, les nuages continuent de s’accumuler pour l’ensemble des principales économies mondiales, notamment pour la zone euro et surtout pour les grands pays émergents qui subissent le ralentissement de la Chine avec une chute de leurs exportations de matières premières.

    L’Europe s’affaiblit

    Sur le vieux continent, l’Allemagne, première économie européenne, a subi les révisions à la baisse les plus fortes, avec une croissance attendue à 0,5% cette année (-0,2 point) et à peine mieux l’an prochain à 0,6%, moitié moins que prévu lors des dernières prévisions en mai.

    Si l’Italie ne devrait pas croître en 2019 et rebondir légèrement l’an prochain à 0,4% (-0,2 point), la France devrait faire mieux que ses deux principaux partenaires de la zone euro avec une croissance de 1,3% en 2019 (sans changement) et 1,2% en 2020 (-0,1 point). L’économie britannique, en pleine incertitude sur le Brexit, ne devrait croître qu’au rythme de 1% (-0,2 point par rapport à la dernière prévision) cette année et se replier à 0,9% l’an prochain (-0,1).

    Ralentissement aux États-Unis et en Chine

    Les États-Unis, qui connaissent l’un des cycles de croissance les plus longs de leur histoire, devraient ralentir à 2,4% cette année (-0,4 point par rapport à la dernière prévision) pour ensuite se replier à 2% en 2020 (-0,3). Quant à la Chine, attendue par l’OCDE à 6,1% cette année (-0,1 point par rapport à la prévision de mai), elle devrait encore reculer et passer sous la barre symbolique des 6% l’an prochain à 5,7%.

    Dans ce contexte morose, l’institution a surtout taillé dans ses prévisions pour les émergents, en abaissant notamment celle de l’Inde de 1,3 point à 5,9% cette année et de 1,1 point celle pour 2020 à 6,3%.

    La situation la plus critique est celle de l’Argentine, en plein tumulte économique et financier, qui devrait connaître cette année une situation aggravée, avec une récession de 2,7% de son PIB, puis un recul de 1,8% l’an prochain.

    à suivre dans L’Express

    Que font les startups du Next40, les fleurons de la French Tech ?

    L’indice Next40, liste de prestige de 40 startups sélectionnées par l’écosystème, a été dévoilé. Ces pépites profiteront des avantages du French Tech 120 et seront mis en avant par la French Tech, y compris à l’international.

    La French Tech veut se rapprocher de la Bourse. A l’occasion des annonces d’Emmanuel Macron sur les nouvelles capacités de financement dont se dote la French Tech, le gouvernement a dévoilé les 40 startups de l’indice Next40. Ces pépites, sélectionnées sur la base de critères très variés et non cumulatifs par un jury indépendant, ont en point commun l’hyper-croissance. On retrouve les sept licornes françaises (valorisées chacune à plus de 1 milliard de dollars), et les startups ayant levé le plus de fonds sur ces trois dernières années. Le gouvernement espère que 20 licornes supplémentaires émergeront de cette liste -ou du moins de l’écosystème- d’ici à 2025. Pour les autres, cet indice à connotation boursière a aussi vocation à rappeler une des potentielles prochaines étapes pour ces startups géantes : l’introduction en Bourse.

    Critère flous mais têtes d’affiches présentes

    Le Next 40 est avant tout un enrobage pour la visibilité des plus belles pépites de la French Tech. Il donne aussi accès aux avantages d’accompagnement très intéressants de la French Tech 120, composé de 80 autres pépites, qui reprend notamment les bases du Pass French Tech pour appuyer la croissance des scale-up.

    Au lancement du jury de sélection en février, les critères indiqués par le gouvernement pour participer étaient variés : nombre d’utilisateurs plancher, appartenance au Pass French Tech, levée de fonds minimum de 10 millions. Cette fois-ci, les critères communiqués évoquent la valorisation supérieure au milliard d’euros (les licornes sont d’office qualifiées), la taille de la levée de fonds, ou encore la preuve d’un chiffre d’affaires supérieur à 5 millions. Surtout, ces critères sont amenés à évoluer. Avec des levées de fonds records au premier semestre, et une rentrée sur les chapeaux de roues, les prétendants à cet indice sont amenés à être plus nombreux.

    Les sept licornes en tête de proue

    Erigées en exemple à suivre pour le reste de la French Tech, les licornes françaises font bien évidemment partie du Next40. On retrouve les quatre plus anciennes, vente-privee.com (plateforme d’e-commerce), OVH (services de cloud), Blablacar (plateforme de covoiturage) et Deezer (plateforme de streaming musical). Elles ont été rejointes plus tôt dans l’année par Meero (plateforme de photos retouchées automatiquement), Doctolib (plateforme de rendez-vous médicaux) et Ivalua (suite logiciel d’aide au management des dépenses), portées par des levées de fonds de respectivement 205 millions, 150 millions et 60 millions d’euros.

    Le modèle de la marketplace derrière 5 pépites

    Les marketplaces sont des plateformes sur lesquelles des vendeurs extérieurs peuvent vendre leurs produits, en échange d’une commission. Le client a ainsi un accès unique, tandis que les vendeurs ont de la visibilité auprès d’un nombre de client bien plus importante que s’il était seul. Ce modèle a fait une partie du succès d’Amazon, et les startups françaises ont su s’en saisir pour créer des places de marché sectorielles. Dans le Next40, on retrouve ainsi BackMarket (produits électroniques reconditionnés), Evaneos (voyage sur-mesure), ManoMano (bricolage et jardinage) et Vestiaire Collective (accessoires et vêtements de luxe d’occasion). Mirakl quant à elle, construit les marketplaces de ses clients, et leur propose des outils de gestion.

    Les 5 locomotives de la fintech françaises présentes

    Au premier semestre 2019, signe de sa belle dynamique, la fintech française a levé 354 millions d’euros, et ses locomotives intègrent le Next40. Elles s’étalent sur plusieurs niches de ce marché grandissant. On compte ainsi Alan (assurance santé et prévoyance 100% en ligne à destination des entreprises), Shift Technology (automatisation et optimisation de la détection à la fraude), October (prêt participatif), Younited Credit (crédit en ligne) et Wynd (plateforme de paiement, orchestration et préparation des commandes). Le constructeur de portefeuille matériel pour les cryptomonnaies Ledger vient compléter le tableau.

    Les startups françaises très présentes dans les ressources humaines

    Ces pépites de la French Tech sont moins connues du grand public, mais elles équipent les ordinateurs de nombreuses entreprises. Le Next40 compte plusieurs acteurs du secteur des ressources humaines : JobTeaser (plateforme de recrutement de jeunes diplômés), Payfit (automatisation du traitement des dépenses), ou encore HR Path et Talentsoft (plateformes de gestion des ressources humaines). Dans un registre proche, l’application de Klaxoon vise à optimiser le travail collaboratif.

    Quatre startups pour optimiser le marketing

    Le secteur du marketing est également bien représenté dans cette première promotion de l’indice, avec Sendinblue (outils de gestion du marketing digital), Content Square (amélioration de l’expérience client) et iAdvize (chatbots de vente). Believe, de son côté, s’est imposé comme un des leader mondiaux de la distribution musicale numérique et des services de promotion pour les artistes et labels indépendants.

    Quelques percées des deep techs

    Les deep techs (ou technologies de rupture) ont besoin de plus de financement et grandissent plus lentement. Elles sont logiquement moins représentées que les plateformes, mais quelques unes se sont glissées dans le Next40. On retrouve ainsi les technologies brevetées d’Ÿnsect (nourriture et fertilisants à base d’insectes), de BioSerenity (dispositifs médicaux connectés pour le suivi de patients), l’ordinateur dans le cloud Shadow, proposé sur abonnement par Blade, ou la connectique embarquée de Sigfox (par ailleurs un des leaders européens de l’internet des objets).

    En plus de ces secteurs porteurs, les autres startups du Next40 font preuve de la diversité de l’écosystème français : Voodoo (développeur et éditeur de jeux vidéo), Vade Secure (protection des emails), Recommerce (reconditionnement de smartphone), Devialet (enceintes très haut de gamme), Finalcad (transformation numérique dans le BTP), Frichty (livraison de nourriture), Home Exchange (échange temporaire de maisons), OpenClassrooms (plateforme de formation aux métiers en tension), et CityScoot (application de location de scooters électriques).

    Le gouvernement espère faire émerger plusieurs leader mondiaux, créateurs d’emplois sur le territoire, parmi les startups de l’indice, pour venir couronner l’écosystème développé depuis plusieurs années et incarné par le coq de la French Tech.

    Pétrole : les attaques en Arabie saoudite font s’envoler les cours

    Les prix de l’or noir ont augmenté de plus de 10 % lundi matin, illustrant la crainte d’un conflit plus important au Proche-Orient.

    Les cours du pétrole se sont envolés, lundi 16 septembre, à la suite des attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, samedi ; celles-ci ont réduit de moitié la production de pétrole du royaume. Le prix du Brent coté à Londres a enregistré la plus forte progression de son histoire lundi, en clôturant en hausse de 14,6 %, à 69 dollars.

    Cette envolée spectaculaire des prix était attendue, et toute la question est aujourd’hui de savoir à quel point elle sera durable. Dès samedi, tradeurs et acteurs du marché pétrolier ont identifié les risques. « Cette attaque est le “Big One” [séisme] », lançait ainsi le Wall Street Journal, en référence au surnom donné à un tremblement de terre dévastateur. Plusieurs observateurs partagent l’idée que ces attaques contre les installations du géant public Aramco sont celles de trop dans le conflit larvé entre l’Arabie saoudite et l’Iran, et leurs alliés respectifs. Dimanche, les Etats-Unis se sont déclarés « prêts à riposter ».

    Ces attaques ont réduit de plus de moitié la production saoudienne, qui perd ainsi 5,7 millions de barils par jour – ce qui correspond à environ 5 % de l’offre mondiale. C’est la plus soudaine baisse de production de l’histoire de l’or noir, plus encore que lors de la première guerre du Golfe.

    Cette flambée des cours pourrait se traduire rapidement par une hausse des prix à la pompe, selon des professionnels du secteur. « On peut s’attendre assez rapidement à une augmentation de l’ordre de 4 ou 5 centimes », parce que « les grandes sociétés répercutent au jour le jour l’évolution des prix sur le marché de Rotterdam [Pays-Bas] sur l’essence et le gazole », a déclaré Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), à l’Agence France-Presse.

    Stocks inutilisés

    Combien de temps prendra le retour à la normale ? Lundi, la compagnie nationale saoudienne, Aramco, assurait pouvoir rétablir rapidement la production d’un tiers de ce qui a été perdu. Mais il n’est pas impossible qu’il faille plusieurs mois avant un rétablissement complet de la situation.

    Le ministre saoudien de l’énergie, le prince Abdel Aziz Ben Salman, a assuré dès dimanche que le royaume utiliserait ses vastes stocks pour compenser en partie la perte de production. Le royaume dispose de réserves réparties en plusieurs points du globe pour assurer les livraisons à ses clients.

    « L’Arabie saoudite a environ 188 millions de barils de pétrole en réserve, ce qui, au rythme de 5,7 millions de barils par jour, couvre environ 33 jours », calculent dans une note les analystes de Morgan Stanley.

    Défiance des tradeurs

    Paradoxalement, cette hausse – si elle est ponctuelle – ne serait pas uniquement une mauvaise nouvelle pour l’Arabie saoudite, qui souhaite voir les prix monter depuis déjà plusieurs mois. De même, à Téhéran, on se félicitera probablement de voir les cours grimper.

    Mais cette situation risque de peser lourdement sur la confiance des tradeurs vis-à-vis de Riyad. « Abqaïq est le centre névralgique du système énergétique saoudien. Même si les exportations devaient reprendre sous vingt-quatre à quarante-huit heures, son image d’invulnérabilité est affectée », a déclaré à Reuters Helima Croft, de RBC Capital Markets.

    La vulnérabilité de ces installations a remis la question géopolitique au centre des préoccupations. Même si les Saoudiens parvenaient à tenir leurs promesses de rétablir la production rapidement, rien ne dit qu’une telle attaque ne se reproduira pas. Ou qu’une riposte serait sans conséquences sur la production pétrolière régionale.

    D’autant que Mohammed Ben Salman, le prince héritier du royaume, a particulièrement besoin de stabilité pour assurer une introduction en Bourse d’Aramco – un projet crucial pour les finances du pays. Selon plusieurs sources citées par la presse spécialisée, ce projet pourrait être reporté en attendant un rétablissement de la situation.

    à suivre dans Le Monde.fr

    Croissance, déficit : le gouvernement revoit à la baisse ses ambitions pour 2020

    Le gouvernement table désormais sur une croissance de 1,3 % l’an prochain, moins élevée que le +1,4 % qui était attendu il y a deux mois. Ce léger ralentissement et l’impasse faite sur certaines économies conduisent à alourdir le déficit prévu, désormais fixé à 2,2 % de PIB (contre 2,1 % attendus en juillet), soit quasiment le même niveau qu’en 2019 hors éléments exceptionnels. La dépense publique augmentera d’environ 25 milliards.

    Officiellement, le gouvernement continue de suivre la même feuille de route pour le rétablissement des comptes publics. Le projet de loi de finances pour 2020 qui sera présenté à la fin du mois montre toutefois les signes d’une pause, alors que les braises de la crise sociale ne semblent pas complètement éteintes. Le gouvernement vise en effet un déficit de 2,2 % de PIB en 2020, selon le document envoyé ce vendredi au Haut conseil des finances publiques, alors que la prévision était de 2,1 % il y a deux mois et même de 2 % en avril dernier.

    « Il faut remonter à 2001 pour trouver un déficit en deçà », se réjouit-on à Bercy. Les finances publiques françaises semblent pourtant embarquées sur un plateau, plutôt que sur une pente descendante à fort coefficient. En façade, ce chiffre pour l’an prochain traduirait, certes, une nette baisse par rapport au déficit de 3,1 % attendu cette année. Sauf que ce dernier intègre un élément exceptionnel, la transformation du CICE en baisse de charges pérenne. Retraité de cet effet, le déficit pour 2019 naviguerait plutôt autour de 2,2 % ou 2,3 %, soit quasiment le niveau espéré pour l’an prochain…

    Même évolution d’ailleurs pour le déficit structurel (hors éléments de conjoncture) qui sera stable d’une année sur l’autre, à rebours de la diminution réclamée par les Traités européens. Du coup, le niveau de la dette publique ne devrait guère bouger, à 98,7 % de PIB (98,8 % en 2019).

    Croissance au-dessus de celle de la zone euro

    Ce scénario plus gris que celui espéré au printemps dernier s’expliquerait pour moitié par la dégradation de l’environnement économique , selon les experts de l’exécutif. Ainsi le gouvernement voit désormais la croissance s’établir à +1,3 % l’an prochain, alors qu’il espérait +1,4 % il y a encore deux mois. Cela marquerait un ralentissement par rapport au +1,4 % toujours attendu cette année. Néanmoins, « la France resterait au-dessus de la moyenne de la zone euro, qui devrait connaître une progression de l’activité économique de +1,2 % », assure-t-on à Bercy.

    Ce scénario est fondé sur l’hypothèse d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne via un accord, mais un « hard Brexit » ne changerait pas fondamentalement la donne, estiment les experts budgétaires du ministère. L’autre explication à ces comptes dégradés vient des suites du mouvement des « gilets jaunes ». A la sortie du Grand débat, Emmanuel Macron a décidé pour environ 6,5 milliards d’euros de mesures nouvelles ( baisse de l’impôt sur le revenu et réindexation d’une partie des pensions) qui n’ont été finalement que très partiellement financées. Le gouvernement a notamment renoncé à trouver les 3 milliards d’euros d’économies supplémentaires qu’il envisageait au début de l’été. A cela s’ajoutent quelques gestes concédés ici ou là - comme celui lié à la grève des urgences - qui ont allongé la facture.

    Au final, la dépense publique devrait donc grossir d’un peu moins de 25 milliards d’euros l’an prochain, soit une progression en volume (hors inflation) de 0,7 %. En juillet, la croissance attendue était de +0,5 %, signe que les efforts se sont légèrement relâchés. « L’objectif de réduction de 3 points de PIB du poids de la dépense publique (sur le quinquennat) est toujours en ligne », argue-t-on à Bercy. Le taux sera à 53,4 % du PIB en 2020, contre 53,8 % en 2019.

    Dans ce tableau, la poursuite de la descente en flèche des taux d’intérêt se révèle être une divine surprise pour les gestionnaires de Bercy. Ces derniers anticipent une baisse de 3 milliards de la charge de la dette en 2019 par rapport aux attentes d’il y a un an, et encore de 5 milliards supplémentaires l’an prochain. De quoi combler une partie du dérapage.

    à suivre dans Les Echos

    Chine : les exportations vers les USA à la peine en pleine guerre commerciale

    Alors que Pékin et Washington annoncent entrer dans une nouvelle phase de négociations commerciales, la Chine révèle ce dimanche ses chiffres moroses pour son commerce extérieur au mois d’août.

    Les exportations du géant asiatique, un des piliers de son économie, ont connu un repli sur un an le mois dernier (-1,0%). Elles avaient pourtant bien résisté en juillet (+3,3%) en dépit des tensions commerciales avec les Etats-Unis. Quant aux importations de la Chine, elles ont poursuivi leur repli en août (-5,6% sur un an), à un rythme inchangé par rapport à juillet, dans un contexte de demande intérieure en berne.

    Sur fond de durcissement des tensions commerciales avec Pékin, des droits de douane supplémentaires frappant des milliards de dollars de biens importés de Chine sont entrés en vigueur le 1er septembre aux Etats-Unis. Et d’ici la fin de l’année, la totalité des importations en provenance du géant asiatique (quelque 540 milliards sur la base de celles de 2018) sera surtaxée, avec une dernière salve de droits de douane punitifs prévue le 15 décembre. La Chine a répliqué en augmentant les droits de douane sur 75 milliards de dollars de biens américains.

    Rencontre début octobre

    En dépit de nouvelles surtaxes réciproques, Pékin et Washington assurent maintenir le dialogue. Des négociateurs des deux pays doivent se retrouver début octobre aux Etats-Unis. Lors des dernières négociations en face-à-face à Shanghai fin juillet, les deux pays étaient convenus de se revoir en septembre aux Etats-Unis, sans préciser de date, pour tenter de trouver une issue à leur guerre commerciale. "Nous continuons à penser qu’aucun accord commercial ne sera conclu cette année ni même en 2020", estime l’économiste Tao Wang, de la banque UBS, citée par Bloomberg. Au contraire "nous voyons le risque d’une escalade supplémentaire de la guerre commerciale", met-elle en garde.

    Le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis, débuté l’an dernier par l’administration Trump, menace à présent la croissance des deux premières économies mondiales. Au total, l’excédent commercial chinois a fondu en août à 34,83 milliards de dollars, contre 44,58 milliards le mois précédent. Avec les seuls Etats-Unis, l’excédent, suivi de près par le président américain Donald Trump, s’est légèrement replié sur cette période à 26,95 milliards de dollars contre 27,97 milliards en juillet. Les exportations à destination de l’Union européenne sont restées stables à 38,2 milliards de dollars.

    Risque de délocalisation

    Craignant une poursuite du bras de fer commercial entre Pékin et Washington, plusieurs instituts ont déjà revu à la baisse ces derniers jours les prévisions de croissance du géant asiatique pour l’an prochain à moins de 6% (contre 6,6% en 2018), ce qui serait son rythme le plus lent en près de 30 ans. Certaines entreprises produisant en Chine sont par ailleurs nombreuses à songer à délocaliser leur production - ou à le faire - dans des pays à l’abri des surtaxes américaines, notamment au Vietnam.

    Soucieuse de maintenir la stabilité sociale, dans une année sensible marquée notamment par le 70e anniversaire de la Chine communiste le 1er octobre prochain, Pékin fait de l’emploi l’une de ses priorités.

    Pour faciliter l’accès au crédit des micro, petites et moyennes entreprises — les plus dynamiques en termes d’emploi —, la Banque centrale chinoise (PBOC) a annoncé vendredi une baisse des dépôts que les banques sont obligées de garder dans leurs coffres. La mesure doit permettre d’injecter plus de liquidité dans l’économie. En juillet déjà, le Premier ministre chinois Li Keqiang avait appelé à renforcer le soutien aux entreprises tournées vers l’export à l’international et promis des allègements fiscaux.

    à suivre dans Challenges.fr

    La croissance du secteur privé reste atone en zone euro

    La croissance de l’activité des entreprises a été un peu plus forte que prévu en août mais elle reste timide, les services ne compensant que partiellement le ralentissement de l’industrie.

    Les moteurs de la croissance tournent au ralenti sur le Vieux continent. La croissance de l’activité des entreprises a été un peu plus forte que prévu en août mais elle reste timide, les services ne compensant que partiellement le ralentissement de l’industrie. L’indice PMI composite définitif publié par le cabinet Markit ce mercredi 4 septembre, qui regroupe les secteurs secondaire et tertiaire, a progressé à 51,9 contre 51,5 en juillet.

    Il était à 51,8 en août en version "flash". "La zone euro est restée empêtrée dans une situation de croissance faible et déséquilibrée en août", a dit Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. Hormis un changement important en septembre, le PMI renvoie à une croissance de 0,2% seulement durant le trimestre en cours, égalant la prévision d’une enquête Reuters, ajoute-t-il. Le risque d’un coup de frein dans les services

    "La grande question est combien de temps la divergence peut-elle persister avant que la faiblesse du secteur manufacturier ne contamine les services et les ménages", dit encore Williamson. Les composantes de l’indice des services - qui a un peu progressé à 53,5 en août contre 53,4 en version "flash" et 52,3 en juillet - laissent penser que cela ne durera pas longtemps. Le sous-indice de l’emploi a reculé à 53,2 contre 53,5, au plus bas depuis le début de l’année, tandis que sous-indice de la production future est tombé à un creux de plus de six ans de 55,3 contre 58,8.

    Les services en Allemagne font de la résistance

    Malgré un moteur industriel en grande souffrance, l’activité et les créations d’emploi dans le secteur des services ont bien résisté montrent les résultats définitifs de l’enquête IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) publiés mercredi. L’indice composite, qui combine les services et l’industrie, a progressé à 51,7 le mois dernier contre 50,9 en juillet.

    Il reste ainsi confortablement en zone de croissance et s’améliore en outre par rapport à une première estimation à 51,4. L’indice des services dépasse lui aussi les attentes, à 54,8 contre une première estimation à 54,4 et 54,5 en juillet. "Les créations d’emploi dans le secteur des services demeurent un soutien pour l’économie, du moins pour l’instant, et l’inflation basse dans l’ensemble du secteur privé, qui a le potentiel pour baisser encore, est un autre facteur de soutien de la demande intérieure pour le reste de l’année", commente Phil Smith, économiste d’IHS Markit.

    Le tertiaire au plus haut depuis neuf mois en France

    L’activité dans le secteur privé a accéléré en août, reprenant de l’élan après avoir marqué le pas en juillet, selon la version définitive des indices IHS Markit publiée mercredi. L’indice PMI d’activité des services s’est établi à 53,4 le mois dernier au plus haut depuis novembre 2018, au-dessus de son niveau de juillet (52,6) et de sa première estimation de 53,3 publiée le 22 août.

    Il évolue pour le cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. L’indice composite, qui combine des éléments de l’indice des services et de celui du secteur manufacturier - dont l’activité est repartie à la hausse en août - s’est quant à lui établi à 52,9, un peu au-dessus de son estimation "flash" de 52,7 et en hausse par rapport à sa valeur de 51,9 en juillet.

    "L’accélération de l’expansion dans le secteur des services résulte d’une solide croissance des nouvelles commandes et d’une nouvelle progression de l’emploi", a expliqué Eliot Kerr, économiste de Markit. Il a ajouté qu’elle était compatible avec progression de 0,3% du produit intérieur brut sur la période juillet-septembre comme au cours des deux trimestres précédents.

    à suivre dans LA TRIBUNE

    Brexit : Boris Johnson perd un vote crucial, des élections anticipées probables

    ROYAUME-UNI Le Parlement britannique va pouvoir déposer un texte pour empêcher une sortie sans accord au 31 octobre, ce qui devrait conduire le Premier ministre à demander des élections législatives le 14 octobre

    Rebondissement dans l’interminable feuilleton du Brexit. A l’issue d’un débat animé, les députés de l’opposition et des élus conservateurs rebelles hostiles à un « no deal » ont remporté un vote crucial mardi soir, par 328 voix contre 301. En reprenant le contrôle de l’agenda législatif, les députés vont pouvoir, ce mercredi, empêcher le Premier ministre britannique Boris Johnson de faire sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord au 31 octobre, et demander un report du Brexit au 31 janvier.

    Mais Boris Johnson avait prévenu qu’il n’accepterait « sous aucune circonstance » de demander à Bruxelles un nouveau report. Il devrait donc logiquement déposer mercredi une motion pour organiser des élections législatives anticipées le 14 octobre. Cette motion, qui sera soumise au vote des députés mercredi, devra recueillir les deux tiers des voix.

    « Nous n’aurons pas le choix »

    Les élus de l’opposition ont été rejoints par 21 Tories opposés à un "no deal" –dont Nicholas Soames, le petit-fils de Winston Churchill, ou l’ex-ministre des Finances Philip Hammond– qui ont soutenu la motion. Les rebelles seront expulsés du parti comme l’avait promis Boris Johnson.

    Le Premier ministre a pris la parole après le vote. Selon lui, si le Parlement met sa menace à exécution mercredi, « cela sera synonyme d’un nouveau report et d’une grande confusion, et c’est l’Union européenne qui décidera combien de temps on restera ». Il l’a assuré : « Je ne veux pas d’une élection [anticipée], les électeurs n’en veulent pas. Mais nous devrons faire un choix. »

    à suivre dans 20 Minutes.fr

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012