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ARTICLES DE PRESSE


L’actualité, accessible à tous, envahit la toile et les médias dans leur ensemble, Radio, TV et Net confondus. Hebdomadaires et magazines offrent de leur côté des synthèses orientées, destinées à interpeller.

Club Espace 21 pour sa part n’intervient qu’occasionnellement en proposant une revue de presse "choisie et parfois commentée", en lien avec les sujets et les thèmes abordés par Club Espace 21, présentée dans cette rubrique.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut alors nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21 dans la rubrique « les avis des lecteurs ».

Février 2021


    La SNCF a perdu 3 milliards d’euros en 2020 à cause de la pandémie

    Le chiffre d’affaires du groupe public a reculé 14,6% en 2020. Si l’activité TGV a plongé, le plan d’économies décidé l’année dernière a porté ses fruits.

    a SNCF a annoncé, ce mercredi, avoir subi une perte nette de 3 milliards d’euros en 2020, même si un drastique plan d’économies (2,5 milliards d’euros) a permis de compenser en partie l’hémorragie de voyageurs provoquée par la pandémie de Covid-19.

    Le groupe avait déjà perdu 801 millions d’euros en 2019, plombé par la grève contre la réforme des retraites en décembre et des effets comptables défavorables. La perte de chiffre d’affaires due à la crise sanitaire est estimée au global à 6,8 milliards d’euros, dont 4,4 milliards rien que sur l’activité TGV qui a dévissé de 50% sur un an. Quant au chiffre d’affaires du groupe public, il a reculé au final de 14,6% à 29,975 milliards d’euros.

    Reprise espérée "à l’automne 2021"

    "On a été touché, mais on prépare le rebond. Notre hypothèse de travail c’est que la crise sanitaire sera maîtrisée à l’automne. Et si cela se passe comme ça, nous n’aurons pas besoin d’aller demander de l’argent en plus à l’Etat", a réagi, optimiste, Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF.

    "La vraie stratégie de la SNCF c’est une stratégie de volume et c’est la seule possible avec tous nos investissements. Le plus important pour nous c’est d’aller grignoter des parts de marché sur la route. En prenant 2 à 3 points, ce serait 20% de volume en plus pour nous. C’est considérable", a-t-il ajouté.

    Si Geodis (logistique) a résisté avec un chiffre d’affaires en hausse de 4,5%, les autres composantes du groupe public ont vu fondre leurs revenus : -28% pour SNCF Voyageurs (TGV, TER et banlieue parisienne), -8% pour Keolis (transports publics), -12% pour le fret, -9% pour SNCF Réseau et -4% pour les gares.

    La grande vitesse ferroviaire, dont la SNCF tire habituellement ses bénéfices, a été particulièrement malmenée par la crise sanitaire. Et la direction entend porter le fer sur deux chantiers pour tenter de reconquérir sa clientèle : les prix et le discours écolo. "La prise de conscience écologique, c’est un argument qui touche déjà les jeunes et bientôt leurs parents. J’y crois", a lancé Jean-Pierre Farandou.

    Baisse spectaculaire du nombre de voyageurs

    Du reste, la crise sanitaire a fait perdre 42% de ses voyageurs à la SNCF en 2020, mais l’entreprise espère pouvoir voir la tendance s’inverser dès l’été prochain. La compagnie publique, qui fait normalement circuler quelque 15 000 trains par jour, a dû réduire son trafic à 3500 liaisons quotidiennes au plus fort du confinement du printemps, "avec sur certaines lignes 1% des voyageurs" par rapport à la normale, avait rappelé il y a un mois le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet. Mais l’été dernier, l’activité affichait un taux à plus de 80% du trafic 2019, ce qui laisse les dirigeants du groupe optimistes sur la capacité de rebond. En revanche, ces derniers se montrent plus prudents sur le retour de la clientèle d’affaires, gros pourvoyeur de cash pour la SNCF.

    En janvier dernier, la SNCF a donné le "top départ" de son plan stratégique à dix ans, destiné à lui donner un cap au-delà de la crise sanitaire, avec pour ambition de faire du groupe "un champion mondial de la mobilité durable".

    à suivre dans L’EXPRESS

    Perseverance sur Mars : La Nasa dévoile une photo époustouflante de la descente du rover

    ESPACE Le robot américain, qui va rechercher de possibles traces de vie passée, s’est posé avec succès sur la planète rouge, jeudi

    La Nasa n’a pas traîné. Moins de 24 heures après l’atterrissage réussi de Perseverance sur Mars, l’agence spatiale américaine a dévoilé une photo de son rover pendant sa descente, juste avant le touchdown.

    Le Rover Perseverance près du "touchdown" - mars.nasa.gov 18/02/21




    On voit l’approche finale du cratère de de Jezero, et le rover avec ses six roues, encore attaché par des câbles à son jet pack. Au moment où la photo a été prise, Perseverance était déjà séparé de son parachute et du bouclier thermique. Avec ses huit rétrofusées, le jet pack a permis au rover de se poser en douceur. Puis les câbles ont été relâchés, puis le jet pack est parti s’écraser un peu plus loin.

    Lundi, la Nasa devrait dévoiler une vidéo complète de l’atterrissage. Perseverance embarque au total 23 caméras, et sept étaient actives pendant la descente. Ça sera la première fois que l’on voit une vidéo de l’approche de la planète rouge en haute définition et avec le son. Pour Curiosity, la Nasa n’avait proposé qu’une animation faite de photos.

    Quête de la vie passée

    Après la première image en noir et blanc de jeudi, la Nasa a également partagé une autre image de surface de Mars en haute définition et un gros plan de roches.

    Selon les chercheurs, le cratère de Jezero abritait sans doute un lac de 50 km de large il y a 3,5 milliards d’années. Après avoir vérifié que tous ses instruments fonctionnent, Perseverance va se mettre au travail dans les prochaines semaines et analyser des roches avec sa Supercam, un instrument franco-américain qui peut déterminer leur composition chimique et minéralogique à distance avec son laser et plusieurs spectromètres.

    Le sol de Mars près du Rover - mars.nasa.gov. 19/02/2121




    Ce n’est que dans plusieurs mois que Perseverance commencera ses prélèvements dans ce qui était sans doute le delta d’une ancienne rivière. Les scientifiques cherchent des biosignatures, comme des traces de vie microbienne fossilisées. Malheureusement, l’analyse ne pourra pas se faire sur place. Les prélèvements seront stockés dans des tubes hermétiques et ramenés sur Terre par une future mission. Si tout va bien en... 2031. Il faudra donc patienter un peu pour savoir si la vie a existé ailleurs que sur Terre.

    à suivre dans 20 MINUTES

    Mario Draghi veut remettre l’Italie sur pied

    Face au Sénat, le nouveau premier ministre a prononcé un discours chargé d’émotion, prônant l’unité et la responsabilité nationale face à la crise sanitaire et économique.

    « Je voudrais vous dire qu’il n’y a jamais eu, dans ma longue vie professionnelle, un moment d’émotion aussi intense et de responsabilité aussi grande. » D’un homme si pudique et avare de paroles en public, cette confession de Mario Draghi, venu solliciter la confiance du Sénat à son gouvernement mercredi, dit bien toute la solennité de l’épreuve. On aurait aussi pu s’attendre à l’explication professorale d’un austère programme de sortie de crise de la part de cet homme qui a naguère surtout brillé par son habileté à manipuler les traders. Il n’en est rien.

    Son tout premier discours en tant que premier ministre a été un grand moment politique. Son premier mot, ou presque, a été un appel à la « responsabilité nationale ». Sa première pensée « à ceux qui sont partis » et « à ceux qui souffrent ». Et ses toutes dernières paroles, un rappel à « l’esprit de sacrifice » avec lequel les Italiens ont affronté ces crises, et à « leur désir vibrant de renaître ». Aussi, conclut-il, « l’unité n’est pas une option, mais un devoir. Un devoir guidé par ce qui, j’en suis sûr, nous unit tous : l’amour de l’Italie ».

    Un contexte tendu

    Mario Draghi était d’autant plus attendu que, depuis la formation de son gouvernement le 12 février, sa majorité arc-en-ciel tiraille ferme. D’un côté, Matteo Salvini, qui n’a pas été choisi dans l’équipe, ne cesse de prendre à partie les ministres, et de multiplier les provocations jusqu’à lancer la veille du discours au Sénat : « L’euro irréversible ? Il n’y a que la mort qui le soit. » Rien n’a encore commencé que le double jeu d’opposition et de participation du leader de la Ligue est déjà un problème. De l’autre côté, le Mouvement 5-étoiles (M5S), qui se jugeant mal servi dans le nouveau gouvernement, menace d’imploser, une poignée de ses élus ayant choisi de voter non à Draghi. Incitant le Parti démocrate à verrouiller à la hâte un groupe parlementaire au Sénat, avec le M5S et la gauche de Liberi e Uguali, pour assurer un socle de majorité à Draghi. Ainsi, par son ampleur même, cette majorité bulgare s’annonce d’ores et déjà moins solide que ne le suggère une confiance qui devait être votée mercredi soir par huit groupes parlementaires avec une des plus larges majorités de la République.

    C’est dans ce contexte tendu que Mario Draghi s’adresse mercredi aux élus. Et il ne fait pas mine d’ignorer leurs inquiétudes, rejetant l’idée que « ce gouvernement serait né de l’échec de la politique ». Dans « l’esprit républicain d’un gouvernement créé dans une situation d’urgence », dit-il, personne ne doit « renoncer à son identité ». Mais seulement s’inscrire « dans un nouveau et inhabituel périmètre de collaboration, pour travailler ensemble, sans préjugés ni rivalités ».

    « Appartenance au destin de l’Europe »

    Puis il invoque l’histoire de l’Italie, celle de la reconstruction de l’après-guerre pour laquelle, dit-il, « des forces idéologiquement éloignées, voire opposées, ont collaboré ». Une union contre-nature qui a déjà permis au pays de se relever « grâce aux investissements et au travail ». Pour lui, on est bien dans un même moment de l’histoire. Avant d’entrer dans le vif du programme, Mario Draghi précise ses conditions politiques pour participer à cette majorité : d’abord, travailler pour les générations futures, sans gaspillage de ressources « qui les prive de leurs droits ». Ensuite, « partager l’irréversibilité de l’euro, et la perspective d’une Union européenne de plus en plus intégrée avec à terme un Budget commun ». Enfin, être convaincu que « c’est dans l’appartenance au destin de l’Europe que nous sommes plus italiens ». Car dit-il, « sans l’Italie, il n’y a pas d’Europe. Mais hors de l’Europe, il y aurait moins d’Italie. »

    Les bases étant posées, il s’attaque aux priorités concrètes. L’accélération du plan de vaccination, le rattrapage des heures perdues à l’école, la transition écologique, la parité, etc. Mais surtout, il explique sa stratégie du plan de relance, dont les investissements financés devront avoir un impact transversal et créer des synergies entre secteurs clés.

    Ses objectifs seront bien ceux identifiés par la majorité précédente. Mais l’État sera davantage un facilitateur qu’un investisseur, jouant sur des leviers, les dépenses de R&D, d’éducation et de formation, mais aussi la réglementation, les incitations et les moyens de financement. Mais l’investissement sera surtout privé.

    Un agenda fourni

    Qui tiendra le manche ? Pas une task force extérieure au système, mais le ministère de l’Économie, confié à son fidèle Daniele Franco, en liaison avec les autres ministères. Enfin, il explique son esprit de la réforme, celle de la fiscalité sur les revenus, qui doit être globale pour diluer l’emprise des lobbies et être confiée à des experts, mais aussi celles de l’administration et de la justice civile, conformément aux directives de Bruxelles.

    Mario Draghi entend redonner à l’Italie toute sa place d’État fondateur au sein de l’Union européenne. Et ce, « en structurant mieux nos relations avec la France », référence au traité du Quirinal qui devrait aboutir cette année, et en négociant un nouveau pacte sur la migration et l’asile.

    L’agenda est donc bien fourni, et l’horizon bien lointain, pour un premier ministre qui pourrait ne rester que deux ans, voire un seul, jusqu’à l’élection du président de la République. Mais, dit-il, « ce qui compte, ce ne sont pas les jours au gouvernement, mais la qualité des décisions et le courage des visions ».

    à suivre dans LE FIGARO

    Covid-19 : la mesure de la dette publique remise en cause par la crise

    De nombreux économistes estiment qu’il n’est pas pertinent de rapporter le ratio de dette publique au PIB pour appréhender l’endettement des États.

    Avec une dette publique à 120 % du PIB, la France a-t-elle dépassé une cote dangereuse ? Pas nécessairement, selon les économistes, pour qui cette mesure de la dette est de moins en moins pertinente pour appréhender l’endettement des États. «  Le ratio de dette publique rapporté au PIB n’a […] aucun sens. » La sentence vient d’Olivier Blanchard, ex-chef économiste du FMI, dans un récent entretien aux Échos. «  C’est un ratio absurde. On rapporte un stock total de dettes sur un flux, le PIB d’une année », abonde Éric Berr, membre du groupe des Économistes atterrés et coauteur du récent livre La Dette publique (Seuil).

    «  On peut dire que [ce ratio] est contestable parce que personne ne nous demande de rembourser la totalité du stock de la dette en une année », mais «  c’est une mesure de la contrainte qui pèse sur l’économie du pays et ça a l’avantage d’être un indicateur […] qui nous permet de nous comparer » dans le temps et à d’autres États, a défendu la directrice générale du Budget Amélie Verdier au Sénat. D’ailleurs c’est bien cet indicateur qui sert de boussole dans l’UE, puisque les États se sont fixé un plafond de 60 % à ne pas dépasser. Une règle, fruit d’un consensus politique plus qu’économique, qui a volé en éclats avec la crise et que l’UE a d’ailleurs mise en suspens, et que beaucoup souhaiteraient modifier à cette occasion.

    «  Avoir une dette à 60 % avec un taux d’intérêt à 10 % est une politique dangereuse, avoir la même dette avec un taux de 0 % ne pose aucun problème », défend ainsi Olivier Blanchard, auteur de nombreux travaux sur l’impact d’un environnement de taux bas, en particulier sur les dettes publiques. Car un État comme la France ne fonctionne pas comme un ménage vis-à-vis de sa dette. Il ne la rembourse jamais vraiment au sens strict du terme. Pour payer chaque année les intérêts de sa dette et les emprunts arrivés à échéance, il réemprunte de nouveau sur les marchés. On dit qu’il «  roule » sa dette, et potentiellement éternellement, tant que les investisseurs acceptent de lui prêter.

    Ce que coûte réellement la dette

    Pour beaucoup d’économistes, il serait plus pertinent de considérer la charge d’intérêts de la dette, c’est-à-dire le montant des intérêts que doit payer chaque année un État. Et de le comparer soit au PIB, soit au niveau des recettes publiques sur une année. En France, en 2019, la charge des intérêts, qui s’est élevée à environ 38 milliards d’euros, a ainsi représenté 3 % des recettes de l’État et 1,6 % du PIB de cette même année. Ce montant ne cesse de diminuer ces dernières années, avec la baisse des taux d’intérêt. Cela signifie que chaque nouvelle dette souscrite coûte un peu moins cher à l’État français, voire lui rapporte de l’argent lorsque les taux sont négatifs.

    «  Utiliser la charge de la dette plutôt que le stock de dettes, c’est regarder ce qu’elle coûte réellement, ce qu’on dépense année après année, et on s’aperçoit que c’est beaucoup moins grave », explique Éric Berr, pour qui la dette française «  n’est pas un problème aujourd’hui ». «  Quelle que soit la métrique qu’on regarde, la dette française est soutenable », et la France n’est pas «  en situation de perte de contrôle de la dynamique de la dette », a aussi assuré Anthony Requin, directeur de l’Agence France Trésor devant les sénateurs, qui ne croit pas à une perte de confiance des investisseurs.

    à suivre dans Le POINT

    Comment le gouvernement veut aider les PME exportatrices à rebondir

    Le gouvernement a débloqué 250 millions d’euros pour aider les PME à se projeter à l’étranger cette année. Cela passe notamment par la prise en charge d’une partie des dépenses de prospection et des aides à l’embauche de jeunes volontaires en entreprise. L’exportation devient une « grande cause nationale », selon le patron de Business France.

    La mission qui lui est confiée n’est pas facile : aider les entreprises françaises à se projeter de nouveau à l’extérieur après une année 2020 particulièrement difficile. L’exportation est même déclarée « grande cause nationale » par Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, l’opérateur parapublic chargé de l’internationalisation de l’économie française.

    Après un déficit commercial qui s’est creusé à 65,2 milliards et une chute de 16 % des exportations l’an passé, il y a urgence à redonner foi et moyens aux PME françaises qui lorgnent les marchés extérieurs. Le gouvernement a débloqué 250 millions d’euros pour y arriver.

    « Faire vite, fort et simple »

    « Faire vite, fort et simple », ce sont les termes du numéro un de Business France. D’abord avec un « chèque relance export » qui prend en charge une partie des dépenses commerciales et de prospection des entreprises à l’étranger, disponible depuis début octobre. « Nous voulions lancer ce chèque avant la fin 2020 car nous savions que certains pays repartaient vite, explique Christophe Lecourtier. Il est possible de le combiner avec des aides régionales. Ainsi, dans certaines régions, les entreprises peuvent par exemple avoir 80 % de leurs dépenses de communication digitale et de leur frais de prospection pris en charge. » L’instruction du dossier demande 4 jours. Donc la PME devrait recevoir les fonds rapidement.

    Deuxième volet, « l’assurance prospection fournie par Bpifrance a été renforcée, de façon à être encore plus tournée vers les PME avec des projets plus petits, de 20.000 ou 30.000 euros », indique Christophe Lecourtier.

    Ensuite, l’utilisation du volontariat international en entreprise (VIE) va être facilitée. La pandémie a mis à mal ce dispositif, qui permet à une entreprise d’envoyer un jeune à l’étranger pendant deux ans à moindre coût. Depuis l’arrivée du Covid-19, le nombre de jeunes en VIE est passé de 11.000 environ à un peu moins de 9.000 aujourd’hui, beaucoup de pays étant fermés aux salariés étrangers. « Le gouvernement a mis en place des ’chèques relance VIE’ d’un montant de 5.000 euros ayant pour objectif de créer 3.000 missions VIE », précise Franck Riester, le ministre du Commerce extérieur et de l’Attractivité.

    Business France va aussi créer des plateformes Internet sectorielles pour aider les PME à présenter leurs produits à l’étranger alors que les voyages restent limités. Une autre plateforme leur fournira une information sectorielle personnalisée.

    Faible recul du nombre d’exportateurs

    « Nous devrions renouer au deuxième trimestre avec une performance exportatrice proche de celle de la fin 2019, avant la pandémie », estime Christophe Lecourtier, qui espère que « dans un an, on jugera que 2020 a été un trou d’air et non pas une détérioration structurelle de la capacité exportatrice française ».

    Un point est encourageant : le nombre d’entreprises exportatrices a peu baissé en 2020 malgré le Covid et la récession historique qui s’en est suivie. L’an passé, plus de 128.000 entreprises françaises ont vendu leurs produits à l’extérieur des frontières.

    Mais le retour des exportations à leur niveau d’avant-crise n’est pas acquis à court terme. Parce que le taux de change effectif de l’euro, qui tient compte du poids des différentes devises dans le commerce extérieur européen, a grimpé de 6 % depuis le début de la pandémie. Cette appréciation risque fort de peser sur la compétitivité des entreprises françaises sur les marchés étrangers.

    Ensuite, l’aéronautique, dont les exportations ont chuté de 30 milliards d’euros l’an passé, semble durablement affectée. Airbus n’a reçu aucune commande d’appareils en janvier. Enfin, parce que, comme les Douanes le reconnaissent, « la France a perdu des parts de marché en 2020 ». Et les entreprises, qui supporteront une dette plus importante en sortie de crise, courront peut-être moins vite avec un tel fardeau.

    à suivre dans Les ECHOS

    Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et neuf autres membres du gouvernement font partie du Siècle

    Un cercle très fermé où tous ses membres ont une règle : ne rien répéter de ce qui se dit dans leurs dîners.

    Il est un club élitiste qui a vu le jour en pleine Seconde Guerre mondiale, fondé par d’anciens résistants. Le Siècle est un endroit très fermé où ses membres, dirigeants politiques, économiques ou culturels français, se regroupent une fois par mois lors d’un dîner au Cercle de l’Union interalliée, au 33 rue du Faubourg-Saint-Honoré (Paris). Ils ont un mot d’ordre : ne rien répéter de ce qui se dit entre eux. Mais la liste de ses membres est d’ordinaire secrète. Or, nos confrères de l’Obs ont pu se procurer son annuaire, pourtant estampillé "confidentiel" en lettres capitales rouges. Et il se trouve que parmi ces membres, jugés pourtant "vieillissants", se trouvent onze membres du gouvernement ainsi que d’anciennes figures ayant servi sous Emmanuel Macron.

    La liste dévoilée par l’Obs comprend donc : Edouard Philippe (l’ancien Premier ministre), Muriel Pénicaud (ex-ministre du Travail), Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Éducation), Gérald Darmanin (ministre de l’Intérieur), Florence Parly (ministre des Armées), Élisabeth Borne (ministre du Travail), Sébastien Lecornu (ministre des Outre-mer), Emmanuelle Wargon (ministre déléguée au Logement), Amélie de Montchalin (ministre de la Fonction publique), Agnès Pannier-Runacher (ministre de l’Industrie), Jean-Baptiste Djebbari (ministre des Transports), Franck Riester (ministre du Commerce extérieur), Clément Beaune (secrétaire d’État aux Affaires européennes) et Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée.

    Le spectre d’Olivier Duhamel

    Comme le souligne Libération, le Siècle a été présidé durant une année par Olivier Duhamel. Mais, il a été contraint de démissionner après les accusations d’inceste formulées par sa belle-fille Camille Kouchner. Dans le livre "La Familia Grande", Olivier Duhamel est accusé d’avoir abusé sexuellement de son frère jumeau. Une plainte a été déposée le 26 janvier dernier. Deux proches d’Olivier Duhamel ont dû quitter l’organisation face à la polémique : Jean Veil et Marc Guillaume, le préfet d’Ile-de-France. Fait rare, le conseil d’administration du Siècle, qui s’est réuni le 7 janvier, a pris position en dénonçant, dans un communiqué, des faits "d’une extrême gravité".

    L’Obs a enfin eu connaissance des personnes qui les ont remplacés, à savoir Pierre Sellal (ancien secrétaire général du Quai d’Orsay) et trois "piliers" de l’association : Patricia Barbizet, Nicole Notat et Véronique Morali. D’autres grands noms font partie de ce cercle très fermé, comme Augustin de Romanet (PDG d’ADP), Nicolas Baverez (essayiste), Stéphane Pallez (la PDG de la Française des jeux) ou encore Philippe Wahl (PDG du groupe La Poste).

    En 2017, les Echos évoquait un annuaire comptant plus de 600 noms. Parmi les personnalités politiques y figurant à l’époque, on trouvait aussi Nicolas Sarkozy, François Fillon, Rachida Dati, François Baroin ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

    à suivre dans CAPITAL

    Covid-19 : -6,8 % pour PIB de la zone euro en 2020, une chute moins forte que redouté

    Dans ses prévisions de novembre, Bruxelles tablait sur une chute de 7,8 % sur l’année.

    C’est toujours ça de prix. Alors que la crise sanitaire semble s’enkyster en Europe, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a évidemment subi une chute historique de 6,8 % en 2020. Mais le dévissage est moins fort qu’anticipé par la Commission européenne, selon une première estimation publiée mardi par l’office des statistiques Eurostat.

    Dans ses prévisions de novembre, Bruxelles tablait sur une chute de 7,8 % sur l’année. Au quatrième trimestre, le PIB a baissé de 0,7 %, par rapport au trimestre précédent. Pour l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, la récession a été un peu moindre : -6,4 % sur l’année, -0,5 % pour la période d’octobre à décembre.

    Malgré une résistance meilleure que prévu en fin d’année, grâce à la bonne tenue de l’industrie allemande, l’Europe fait nettement moins bien que ses rivaux. L’an dernier, le PIB a reculé de 3,5 % aux Etats-Unis, de 3,1 % en Russie, et progressé de 2,3 % en Chine.

    Le coût des confinements

    Les confinements stricts appliqués dans la plupart des pays européens au printemps ont coûté très cher, tout comme le retour de mesures restrictives à partir de l’automne, pour contrer la deuxième vague de la pandémie de Covid-19. Résultat : une année en dents de scie, marquée par la paralysie de pans entiers de l’économie, notamment ceux liés au transport et au tourisme.

    Au premier trimestre, le PIB de la zone euro avait reculé de 3,7 %, puis de 11,7 % au deuxième trimestre, au plus fort de la première vague, quand la plupart des usines du continent avaient subi des arrêts forcés. Le troisième trimestre avait connu une reprise historique (+ 12,4 %), grâce à la levée des restrictions. Mais il a été suivi d’une rechute en fin d’année.

    à suivre dans LE PARISIEN

    Destitution de Trump : l’avenir du parti républicain en jeu

    Les dirigeants républicains se préparaient dimanche à une bataille sur l’avenir du parti après la décision de Donald Trump de changer d’avocats pour son procès en destitution, signe que l’ex-président américain ne devrait pas renoncer à sa stratégie d’allégations de fraudes massives lors de l’élection de novembre.

    Les deux avocats supposés diriger l’équipe du milliardaire new-yorkais lors de son procès qui débute au Sénat le 9 février ne le défendront pas, après des désaccords sur la façon de procéder, ont affirmé plusieurs médias américains.

    M. Trump souhaitait qu’ils continuent à plaider la thèse d’une fraude massive lors de la présidentielle, qui a conduit à la victoire du démocrate Joe Biden, plutôt que de se concentrer sur la question de la légalité de poursuites contre un président n’étant plus en fonctions, de même source.

    L’ancien président a dans la foulée annoncé avoir recruté deux nouveaux avocats pour diriger son équipe de défense. Il s’agit des "très respectés avocats plaidants" David Schoen et Bruce L. Castor Jr, a-t-il indiqué dans un communiqué.

    M. Castor a fait carrière dans le droit pénal, tandis que M. Schoen est spécialisé dans "les procès pour les droits civils en Alabama et la défense pénale fédérale à New York, y compris pour les cols blancs et dans d’autres affaires complexes". Les deux hommes "sont d’avis que la destitution est inconstitutionnelle", selon le communiqué.

    Donald Trump a été mis en accusation pour "incitation à l’insurrection" après l’occupation du Capitole le 6 janvier par plusieurs centaines de ses partisans au moment où les parlementaires se réunissaient pour certifier la victoire de Joe Biden. Le Sénat est désormais chargé de juger l’ex-président.

    Les violences, qui ont fait cinq morts, ont mis au jour les divisions au sein du parti entre les fidèles à M. Trump et les modérés.

    Le procès "va obliger tous les républicains à prendre position plus clairement" au sein d’un parti où coexistent "beaucoup de voix différentes", a estimé dimanche sur ABC le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson.

    Le parti républicain, a-t-il dit, "doit avoir du respect pour les gens qui ont soutenu Donald Trump (...) mais en même temps, nous ne voulons pas faire abstraction des choses terribles qui sont arrivées au Capitole".

    "Nous avons besoin d’avoir un niveau de responsabilité, mais nous devons aussi nous assurer de ne pas nous déchirer avant les élections parlementaires l’année prochaine et au-delà", a-t-il averti.

    "Le président Trump a aidé à construire le parti ces quatre dernières années, j’espère qu’il n’aidera pas à le détruire les quatre prochaines", a commenté le gouverneur.

    - "Inacceptable" -

    "Ce qu’il a fait était mal et inexcusable", a expliqué pour sa part sur CNN le sénateur de l’Ohio Rob Portman.

    "Mais cette question de constitutionnalité doit être réglée. Nous condamnerions un citoyen, quelqu’un qui n’est plus en fonctions, cela créerait un précédent", a-t-il ajouté.

    L’ancien président devrait échapper une nouvelle fois à la destitution, qui doit être votée par au moins 67 sénateurs.

    Les démocrates détiennent une majorité fragile et semblent loin de pouvoir convaincre suffisamment de républicains, qui plaident pour une motion de censure largement symbolique.

    Pour le "Grand Old Party", la question est de ne pas s’aliéner ceux restant loyaux à M. Trump, qui conserve un fort pouvoir d’influence avec 74 millions de voix recueillies en novembre et des relais au Congrès.

    "La popularité du président Trump n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui et son soutien vaut plus que peut-être jamais auparavant", a proclamé un groupe de soutien financier au milliardaire, "Save America".

    Mais certains élus appellent à rompre avec l’ex-hôte de la Maison Blanche.

    "Nous devons arrêter d’être le parti qui défende, même d’un iota, une insurrection, la mort d’un policier et d’autres Américains au Capitole", a dit sur NBC Adam Kinzinger, l’un des dix républicains à la Chambre des représentants à avoir voté la mise en accusation du milliardaire.

    Le sort de Marjorie Taylor Greene illustre les divisions du parti. Elue en novembre, la parlementaire revendique son soutien aux thèses complotistes de la mouvance d’extrême droite QAnon et se range derrière M. Trump en affirmant que la victoire lui a été volée.

    Elle a récemment déclenché une tempête de critiques et d’appels à la démission pour des déclarations passées contre une victime de la tuerie du lycée de Parkland et des commentaires semblant appeler à l’exécution de démocrates.

    "Je ne pense pas qu’on devrait punir quelqu’un du point de vue de la discipline du parti parce qu’il a des opinions un peu différentes", a estimé Asa Hutchinson. Pour Rob Portman en revanche, "les dirigeants républicains doivent dire que c’est totalement inacceptable".

    à suivre dans Orange.actu

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