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PROPOS DE PRESSE


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Juin 2019


    Le différend franco-allemand bloque le processus de nomination des "top jobs" européens.

    Angela Merkel et Emmanuel Macron sont en conflit pour désigner le futur président de la Commission européenne, l’un des cinq "top jobs" à pourvoir dans les prochaines semaines.

    POLITIQUE - Signe de l’urgence de la situation, Emmanuel Macron a décalé son hommage à Georges Pompidou. Alors qu’il devait ouvrir un colloque pour le 50e anniversaire de l’élection de son prédécesseur ce jeudi 20 juin, le président de la République a organisé cette réception dès mercredi.

    Il a préféré se donner une matinée de plus pour préparer le conseil européen qui s’ouvrira en début d’après-midi à Bruxelles. Le chef de l’État mettra ce temps à profit pour multiplier les contacts avec ses homologues et tenter de dénouer une situation qui est bloquée : les nominations aux cinq “top jobs”, les postes clés de l’Union européenne.

    Les dirigeants européens doivent s’accorder dans les prochains jours sur le nom du futur président de la Commission européenne (le gouvernement de l’UE piloté actuellement par Jean-Claude Juncker) et son haut-représentant pour les Affaires étrangères (aujourd’hui Federica Mogherini) ainsi que les présidents du Conseil européen (réunion des chefs d’Etats et de gouvernement qui est présidée par Donald Tusk), du Parlement européen (Antonio Tajani) et de la Banque centrale européenne (Mario Draghi).

    Macron refuse le principe du spitzenkandidat

    “On ne souhaite pas que le sommet se résume à de gentilles discussions sans avancer sur une décision définitive”, prévient l’Élysée, même si l’on sait qu’aboutir à un accord serait une grande surprise. Le blocage numéro un concerne le successeur de Jean-Claude Juncker et il est essentiellement la conséquence d’une divergence franco-allemande. “Nous avons une différence d’approche systémique”, résume Annegret Kramp-Karrenbauer, dauphine désignée d’Angela Merkel à Berlin.

    Pour faire simple, Emmanuel Macron ne veut pas du candidat de la Chancelière allemande et celle-ci ne veut pas du recours envisagé par le Président français.

    En théorie, et au regard du résultat des élections européennes, le favori est l’Allemand Manfred Weber et pas seulement parce qu’il est soutenu par Angela Merkel. Désigné il y a plusieurs mois par le PPE, le parti de la droite européenne, l’eurodéputé est le “spitzenkandidat” de ce camp arrivé en tête (bien qu’affaibli) au soir du 26 mai. C’est de cette manière que Jean-Claude Juncker avait été choisi en 2014.

    Or Emmanuel Macron considère que ce système “est bancal”. “On n’en fait pas un combat personnel en fonction d’un nom ou d’un drapeau seulement on rejette l’idée d’un lien automatique entre spitzenkandidat et président de la Commission”, explique un proche d’Emmanuel Macron. Le président de la République juge ce dispositif antidémocratique car il “favorise la cuisine interne des partis”.

    Manfred Weber dans le collimateur de Paris

    Pour ne rien arranger à ce problème de principe, s’est ajouté un problème lié à l’identité du candidat. C’est peu dire que Paris ne porte pas Manfred Weber dans son coeur. Lors d’un déjeuner avec des journalistes censé rester confidentiel mais qui a fuité dans la presse, Nathalie Loiseau l’a par exemple qualifié “d’ectoplasme”. En langage plus diplomatique, les sources françaises affirment qu’il n’a ni la carrure, ni la compétence, ni l’expérience indispensable pour ce poste aussi exposé. Elles mettent notamment en avant le fait que l’eurodéputé de 46 ans n’a jamais exercé de fonction ministérielle dans son pays.

    Signe qu’Emmanuel Macron n’en veut pas, il a opportunément oublié de le citer dans la liste des candidats potentiels lorsqu’il est arrivé au dernier sommet européen juste après les européennes.

    “On n’a jamais eu une politique d’oukase et de focalisation sur un nom et de veto”, se défend l’Élysée, rappelant qu’Emmanuel Macron a ouvert la porte à une nomination.... d’Angela Merkel. Mais on prend soin d’ajouter de même source que “si des noms ne font pas consensus, il faudra envisager des alternatives pour arriver à un candidat qui ne provoque d’hostilité chez personne.”

    Michel Barnier a (presque) le profil

    Problème, la personnalité que Paris aimerait pousser à sa place ne convient pas à Angela Merkel. Même s’il n’est pas officiellement candidat, le Français Michel Barnier est un postulant crédible. Négociateur en chef du Brexit pour l’Union européenne, il a vu son travail salué autant par la gauche que la droite. Il a l’expérience ministérielle française et européenne comme commissaire. Et il est issu des rangs du PPE. Bref, il coche beaucoup de cases.

    Mais... il est Français, ce qui semble rédhibitoire de l’autre côté du Rhin où la Chancelière est fragilisée. “Si la France bloque la candidature de Manfred Weber, Angela Merkel ne pourra jamais accepter la désignation d’un Français pour la Commission”, ont laissé entendre des dirigeants du PPE. Ce même argument vient réduire à néant les chances de Christine Lagarde, actuellement directrice générale du FMI, dont le nom revient parfois dans les discussions.

    Alors comment sortir du blocage ? En sortant un nom des rangs de la droite européenne comme celui de la directrice bulgare de la Banque mondiale Kristalina Gueorguieva ? En optant pour le spitzenkandidat d’un autre parti, comme le socio-démocrate néerlandais Frans Timmermans (que beaucoup voient plutôt devenir haut-représentant pour les Affaires étrangères) ou la libérale-centriste danoise Margrethe Vestager ?

    “Utilisons les 48 heures qui viennent pour voir jusqu’où on peut aller”, lance l’entourage d’Emmanuel Macron. Mais côté allemand, on a déjà coché sur son agenda la date du 30 juin. Au retour du G20 et à deux jours de la session inaugurale du nouveau Parlement européen, un sommet extraordinaire est déjà envisagé pour boucler le casting des cinq prochaines années.

    à suivre dans huffingtonpost.fr

    Airbus en position de force au Salon aéronautique du Bourget

    Autant le dire tout de suite : le Salon aéronautique et de l’espace, qui ouvre ses portes ce lundi pour une semaine, ne commence pas sous les meilleurs auspices. Alors que les précédentes éditions surfaient sur la croissance ininterrompue de l’aéronautique civile, cette 53e édition s’ouvre sur fond de stagnation. Pour la première fois, Airbus et Boeing arriveront au Bourget avec un solde de commandes négatif depuis le début de l’année, les annulations ayant été beaucoup plus nombreuses que les prises de commandes au cours des six derniers mois. Le carnet de commandes de Boeing s’est réduit de 125 appareils à fin mai et celui d’Airbus, de 57 appareils.

    Incertitudes géopolitiques

    A la baisse des commandes de long-courriers, déjà sensible lors du Salon de 2017, sont venus se greffer le bras de fer commercial entre la Chine et les Etats-Unis et la remontée des prix du pétrole, qui ont déjà impacté la croissance du trafic aérien et qui incitent les compagnies aériennes à la prudence. L’Association du transport aérien a déjà revu à la baisse ses prévisions financières pour 2019 et le brusque regain de tension dans le Golfe, après l’attaque de deux pétroliers, ne devrait rien arranger pour un secteur extrêmement sensible aux variations pétrolières.

    A ces incertitudes géopolitiques s’ajoutent les conséquences tout aussi incertaines de la crise du Boeing 737 MAX , cloué au sol depuis trois mois, après deux crashs qui ont fait 346 morts. De quoi contraindre Boeing à faire profil bas durant le Salon, en reportant à des temps meilleurs le lancement commercial de son nouveau modèle de milieu de gamme, déjà baptisé « 797 » par la presse américaine. L’avionneur américain devrait essentiellement se consacrer à tenter de rassurer ses clients concernant les perspectives de remise en service et de reprise des livraisons des 737 MAX. Ce qui n’exclut pas quelques belles commandes sur le Salon.

    Nouveaux modèles

    En revanche, Airbus et son nouveau grand patron, Guillaume Faury, devraient pouvoir profiter des déboires de son rival américain pour occuper le devant de la scène. Si le Boeing 797 va devoir attendre, Airbus devrait lancer officiellement, avec de nombreuses commandes à la clef, la commercialisation de l’A321 XLR , une version à long rayon d’action du plus grand de ses mono-couloirs, qui sera capable de relier Chicago à Paris sans escale avec 220 passagers, vers 2023-2024. L’avionneur européen devrait également profiter du Salon pour regonfler le carnet de l’A330 Neo, qui n’a pas engrangé beaucoup de nouvelles commandes ces deux dernières années (hormis la conversion des commandes d’A380 d’Emirates en A330 et 350).

    Airbus devrait également mettre en avant le petit nouveau de sa gamme : l’A220, ex-C-Serie de Bombardier, dont il a pris le contrôle l’an dernier. Avec, là encore, de possibles commandes à la clef. En revanche, Boeing devra encore attendre le prochain Salon avant de pouvoir vendre les jets régionaux d’Embraer à ses couleurs, les formalités de ce rachat n’étant pas encore achevées.

    Année record

    Rien à attendre, en revanche, du côté des challengers d’Airbus et Boeing. Cette année encore, ni le C919 du chinois Comac , ni le MC-21 du russe Irkut , n’ont pu faire le déplacement au Bourget. Les deux programmes continuent de courir après leur calendrier de certification, avec de nouveaux retards annoncés en début d’année et ne sont pas près de venir faire de l’ombre à l’A320 et au Boeing 737.

    Ce Salon du Bourget devrait ainsi préfigurer le bilan final de 2019, avec le retour prévisible d’Airbus au premier rang mondial, tant en prises de commandes qu’en nombre de livraisons. L’avionneur, qui a déjà plus d’une centaine de livraisons d’avance sur Boeing avec l’arrêt des livraisons des MAX, a indiqué vouloir livrer « entre 880 et 890 avions » cette année, contre 800 en 2018. Mais en interne, Airbus a fixé un objectif de 920 livraisons en 2019. Ce qui constituerait, dans tous les cas, une nouvelle année record.

    Bruno Trévidic

    La suppression intégrale de la taxe d’habitation reportée à 2023

    La suppression intégrale de la taxe d’habitation pour les 20% de ménages les plus aisés interviendra en 2023, et non en 2022 comme annoncé jusque-là par le gouvernement

    La taxe d’habitation "sera intégralement supprimée en 2023, et ce sera inscrit dans la loi", a déclaré M. Le Maire sur France Info. "Nous faisons les choses progressivement", a-t-il justifié.

    Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Edouard Philippe a rappelé mercredi que la taxe d’habitation sur les résidences principales serait supprimée pour l’ensemble des Français, mais avec un nouveau calendrier. Pour 80% des "Français les plus modestes, leur taxe sera intégralement supprimée en 2020. Pour les 20% restants, la suppression se déploiera sur trois années", a indiqué le Premier ministre.

    Le gouvernement, après avoir un temps promis de supprimer la taxe d’habitation pour l’ensemble des Français "au plus tard d’ici 2021", évoquait depuis plusieurs mois comme date butoir la fin du quinquennat. Mais les contraintes pesant sur les finances publiques, en raison notamment des mesures annoncées face au mouvement des gilets jaunes, ont obligé l’exécutif à revoir sa copie, pour éviter une envolée de la dette publique.

    "Qu’est ce qu’on n’aurait pas dit si on s’était précipité pour faire ça vite, avec un impact sur les finances publiques qui aurait été un impact très fort", a justifié jeudi Bruno Le Maire. "L’engagement figurera dans le projet de loi de finances", a par ailleurs insisté le ministre, disant y voir une garantie pour le maintien de cette mesure en cas de changement de majorité présidentielle en 2022.

    Pour abandonner la suppression totale de la taxe d’habitation, il faudrait "défaire une loi". "Ce n’est jamais très simple, vous savez, de revenir sur une baisse d’impôts qui a été accordée aux Français", a-t-il assuré.

    à suivre dans challenges

    Parce que l’économie va de moins en moins bien, la Bourse monte

    Ce vendredi, le Cac 40 a gagné jusqu’à plus de 2%, et cela parce qu’un nouvel indicateur confirme le net coup de frein de l’économie des Etats-Unis, en pleine escalade de la guerre commerciale. Les espoirs d’une baisse des taux rapide s’en trouvent renforcés.

    Chez Capital Economics comme ailleurs, on croyait mercredi que les chiffres « lamentables » des créations d’emplois dans le secteur privé en mai (27.000) n’étaient en rien annonciateurs d’une très mauvaise surprise pour vendredi, date de la publication des données officielles, synthèse des ouvertures de postes dans le public et le privé. Eh bien, c’est loupé. Au lieu des 175.000 espérées par le consensus Bloomberg (un peu révisées à la baisse après les chiffres de l’ADP), le département du Travail a fait savoir que les Etats-Unis avaient créé, en net, 75.000 emplois non agricoles le mois dernier. « Avec les révisions à la baisse des mois précédents, c’est un autre signe que la croissance économique ralentit, commente Andrew Hunter, économiste spécialiste des Etats-Unis.

    La faiblesse du mois de mai a été générale. Les services aux entreprises, l’éducation [et la santé], les loisirs [soit les secteurs qui embauchent le plus] ont tous enregistré des créations relativement faibles, de l’ordre de 30.000. L’emploi dans le secteur manufacturier n’a augmenté que de 3.000, ce qui souligne les difficultés auxquelles le secteur est confronté dans un contexte de faible demande mondiale. » La Fed de New York, qui anticipait avant ces chiffres une croissance économique de près de 1,5% pour les Etats-Unis au deuxième trimestre, voit maintenant son modèle mathématique de prévision pointer une croissance de 1,01% (3,1% au premier trimestre).

    En juin, ce sera pire encore ?

    S’il reconnaît que le rapport sur l’emploi est décevant, Kevin Hasset, le président du conseil économique de la Maison-Blanche, a justifié ces mauvais chiffres par les inondations qui ont perturbé l’économie du pays. A la chaîne de télévision financière CNBC, il a indiqué qu’elles avaient coûté aux Etats-Unis environ 40.000 emplois. Rien à voir avec la guerre commerciale ? Les chiffres par secteurs attestent du contraire. L’industrie, la construction, les mines sont ceux où les créations de postes ont le plus ralenti. Pour Michael Feroli, économiste chez JPMorgan Chase, le rapport sur l’emploi est « décourageant, d’autant plus qu’on peut y voir les effets de la guerre commerciale. » Depuis que le ministère a bouclé, mi-mai, sa collecte de données, les tensions entre les Etats-Unis et la Chine sont encore montées d’un cran. Sur le front mexicain, si les discussions entre Washington et Mexico se poursuivent ce vendredi, la Maison-Blanche avertit que l’entrée en vigueur des surtaxes douanières est toujours prévue pour lundi.

    Dans ce contexte, les investisseurs sont encore plus nombreux qu’hier à parier que la Fed, la banque centrale américaine, abaissera son principal taux de refinancement en juillet. D’après le prix des futures sur Fed Funds, l’agence Bloomberg en déduit, par des calculs de probabilités implicites, que désormais 76% des intervenants sur le marché monétaire tablent sur une baisse d’un quart de point du « Repo », à 2 - 2,25%. Ce serait la première fois en trois ans et demi que la Réserve fédérale relâche les conditions du crédit ; entre la fin 2015 et la fin 2018, la Fed les a resserrées par neuf fois.

    Ovations pour le nouveau patron de Sanofi

    La perspective d’un nouvel afflux de liquidités fait s’enthousiasmer les boursiers. Le Cac 40 finit en hausse de 1,62%, à 5.364,05 points, dans un marché vide (pas beaucoup de volumes d’échanges), qui reste par ailleurs très technique (rebonds sur support, ventes sur résistance). L’euro, déjà en progression hier après les décisions monétaires de la BCE, a connu un nouvel élan, avec une poussée à 1,135 environ (au plus haut depuis un peu moins de trois mois), porté par la faiblesse du dollar. A Wall Street, le Dow Jones et le S&P 500 montent de plus de 1%, portant leurs gains sur la semaine à quasiment 5%. Sur le marché secondaire de la dette, le taux souverain à dix ans des Etats-Unis est tombé sous 2,06% pour la première fois depuis septembre 2017.

    Du côté des valeurs, à Paris, on retiendra surtout la belle envolée de plus de 4% de Sanofi sur le Cac 40. Le groupe pharmaceutique a annoncé la nomination de Paul Hudson, actuellement responsable de la division pharmaceutique de Novartis, au poste de directeur général en remplacement d’Olivier Brandicourt, le 1er septembre.

    à suivre dans Les Echos.fr

    Électricité : une hausse « brutale » qui s’apparente à une « grenade dégoupillée »

    Les quotidiens de ce samedi reviennent sur la hausse de 5,9 % des tarifs réglementés de l’électricité, ce 1er juin, qui suscite la polémique.

    Depuis ce 1er juin, les tarifs réglementés de l’électricité ont augmenté de 5,9 %. La décision a été publiée au Journal officiel jeudi, au grand dam des associations de défense des consommateurs. Celles-ci jugent en effet que cette augmentation des prix va frapper de plein fouet les ménages les plus précaires. Une polémique dont de nombreux titres de presse se font aujourd’hui l’écho. Cette hausse de près de 6 % des tarifs était attendue et redoutée depuis plusieurs mois : elle fait suite à une proposition, formulée en février dernier, de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

    Le gouvernement , devant alors faire face à la crise des Gilets jaunes dénonçant la baisse de leur pouvoir d’achat et des factures énergétiques toujours plus onéreuses, avait repoussée de trois mois la hausse. Les associations de consommateurs CLCV et UFC-Que choisir dénoncent une hausse au 1er juin qui est « injuste », « historique » et qui va poser problème aux personnes vivant dans des logements mal isolés. Ces deux organisations entendent donc saisir le Conseil d’État pour faire annuler cette augmentation.

    « Je comprends bien la difficulté, 5,9 %, ça reste 85 euros par an, 7 euros par mois, c’est beaucoup (...), mais ça me semble un tarif qui permet de préserver les 3 choses que je poursuis : sécurité, qualité et prix à moyen et long terme » de l’électricité, a tenté de justifier Jean-François Carenco, le président de la CRE, au micro d’Europe 1.

    Avec des dizaines de millions de foyers concernés, la polémique fait dire à Jean-Marc Chevauché, du Courrier picard, que, « depuis que le marché s’est largement ouvert à la concurrence, le tarif réglementé a du mal à suivre. Les concurrents, pour pouvoir proposer à leurs clients des tarifs compétitifs, sont parfois contraints de se fournir à l’étranger. Il y a aujourd’hui une large part de l’augmentation du prix de l’électricité, nous disent les associations de consommateurs, qui est surévaluée afin de permettre à la concurrence de rester compétitive. On voit à peu près ce que veut dire marcher sur la tête ; il faut s’habituer désormais à faire de même tout en se frappant l’occiput avec un marteau. »

    Émotion, incompréhension et polémique

    Du côté de La Charente libre, Dominique Garraud évoque la position difficile de la CRE et un gouvernement qui fait profil bas : « Comment assurer une concurrence libre et non faussée dans le secteur de l’énergie et préserver les intérêts de l’opérateur historique  ? C’est le casse-tête permanent de la Commission (indépendante) de régulation de l’énergie (CRE) à l’origine de la hausse record de 5,9 %. (...) À la veille de l’ouverture de chantiers décisifs pour l’avenir d’EDF, le gouvernement fait profil bas sur cette mesure touchant pourtant quelques dizaines de millions de Français, anticipant l’annulation d’une nouvelle hausse plus modeste planifiée pour août prochain. »

    Dans les colonnes de La Montagne, Bernard Stéphan rappelle que ces questions de hausses des prix de l’énergie sont toujours des sujets à polémique, preuve en est du mouvement de contestation débuté en novembre dernier : « La hausse des prix de certains produits incontournables est toujours une grenade dégoupillée ; ainsi des carburants et de l’électricité. Raison pour laquelle le gouvernement a différé cette hausse (pourtant obligatoire), craignant la braise des Gilets jaunes. Si on l’observe tel un verre à moitié plein, on peut se réjouir de la réaction de consommateurs imaginant des achats groupés. 25,3 millions de clients d’EDF, assujettis au tarif bleu, peuvent faire jouer la concurrence. Le verre à moitié vide a aussi ses arguments. Ainsi, les justifications de l’augmentation sont incompréhensibles pour un esprit rationnel. »

    « Sans surprise, la hausse de 5,9 % des tarifs réglementés de l’électricité, ce 1er juin, suscite émotion, incompréhension et polémique », analyse pour sa part Laurent Bodin, de L’Alsace. « Émotion car cette augmentation est tellement forte qu’elle en devient brutale. Incompréhension puisqu’à l’arrivée des beaux jours la consommation diminue, ce qui justifierait plutôt une baisse des prix. Polémique, enfin, car les associations de consommateurs contestent les raisons avancées pour justifier cette hausse pendant que le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, et le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, se renvoient la responsabilité. »

    à suivre dans Le Point.fr

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