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PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21.

Février 2018


    Pouvoir d’achat : 3 Français sur 4 sont pessimistes pour le quinquennat Macron

    Le pouvoir d’achat, qui dans la novlangue de La République En Marche est devenu la « qualité de vie », inquiète les Français : ils sont de plus en plus à penser qu’Emmanuel Macron va le faire baisser durant son quinquennat. Et même chez les sympathisants d’En Marche la confiance est limitée.

    La confiance des Français en Macron chute

    Le dernier sondage sur le sujet, mené par l’Institut BVA pour le journal La Tribune et publié le 14 février 2018, montre une chute nette de la confiance des Français envers le Président Macron. Désormais, seulement 37 % des Français estiment sa politique économique bonne, contre 49 % en décembre 2017. Une baisse généralisée mais surtout ressentie par les ouvriers, les employés et les salariés du public (-11%). Ce sont d’ailleurs ces derniers qui font le moins confiance au président de la République : seulement 26%.

    Pour le futur, la confiance n’est pas plus au rendez-vous : 24 % des Français estiment qu’Emmanuel Macron ne va pas prendre des mesures efficaces pour faire remonter leur pouvoir d’achat et ce malgré toutes les annonces allant en ce sens de la part du gouvernement.

    Le pouvoir d’achat a baissé… et continuera de le faire

    Si le pouvoir d’achat inquiète les Français c’est pour une simple raison : près de 7 interrogés par l’institut BVA sur 10 (68%) estiment que leur pouvoir d’achat a baissé entre février 2017 et février 2018. Un sentiment largement partagé par les employés et les ouvriers (75 % des interrogés) et les retraités (82%). La hausse de la CSG ne devrait donc pas améliorer ce sentiment.

    Les retraités, d’ailleurs, ont bien ressenti cette hausse puisque 83 % d’entre eux ont le sentiment que leurs revenus ont baissé entre décembre 2017 et janvier 2018. Chez les salariés du privé la tendance est inverse avec seulement 28 % des interrogés qui partagent ce sentiment mais, globalement, ce sont plus d’un Français sur deux qui estiment ressentir une baisse de revenus (54%).

    Et si Emmanuel Macron n’a pas encore fêté sa première année à l’Elysée, le chef de l’État a du souci à se faire : pour 74 % des Français le pouvoir d’achat va encore baisser avant la prochaine élection présidentielle. Même chez les personnes ayant voté Emmanuel Macron au premier tour, selon le sondage commandé par la Tribune, près de une sur deux (48%) est pessimiste pour l’avenir.

    à suivre dans Economie Matin

    Allemagne : les « compromis douloureux » d’Angela Merkel

    La chancelière a dû faire de lourdes concessions à sa droite comme à sa gauche pour arracher un accord de gouvernement. Explications.

    « Même le soleil a le sourire aujourd’hui », lançait ce matin un négociateur à l’humeur lyrique en émergeant épuisé de la centrale de la CDU à Berlin où la CDU/CSU et le SPD venaient de plancher toute la nuit. Après des semaines de grisaille et plus de quatre mois d’incertitude, les négociateurs des deux camps ont enfin accouché d’un contrat de coalition. Pendant qu’en coulisses les experts peaufinent encore sa rédaction, les informations ont fusé au compte-gouttes tout au long de la journée.

    D’abord, la répartition des ministères. Le Travail et les Affaires sociales, les Finances et les Affaires étrangères reviennent au SPD, trois gros ministères qui témoignent des concessions faites par Angela Merkel aux sociaux-démocrates. Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, hérite du portefeuille des affaires étrangères. Il aura les mains libres pour défendre le projet qui lui tient le plus à cœur : l’Europe. Dans la foulée, il a annoncé qu’il comptait laisser les rênes du parti à Andrea Nahles, déjà chef de file du groupe parlementaire SPD au Bundestag. Cette femme énergique de 47 ans avait su, lors du récent congrès du SPD à Bonn, trouver les mots passionnés pour convaincre les délégués du parti de voter pour la tenue de négociations de coalition.

    Des concessions à droite

    Angela Merkel a aussi su rassasier les appétits à sa droite en cédant un super ministère à Horst Seehofer, chef de la très conservatrice CSU bavaroise et ministre-président de la Bavière. La CSU régnera non seulement sur l’intérieur, mais aussi sur la « Heimat », une sorte de ministère de l’Identité nationale. Une étiquette qui va faire grincer les dents à gauche, tant le mot « Heimat » est lourdement chargé en Allemagne. Tout au long de la crise des réfugiés, Horst Seehofer a mené la vie dure à la chancelière, critiquant sans répit sa décision de laisser entrer en Allemagne ces centaines de milliers de migrants. Partisan d’un plafonnement du nombre des réfugiés, Seehofer s’est fait le porte-parole de tous ceux que ces arrivées massives inquiètent. Avec la montée de l’AfD, la CSU ne cesse de réclamer à Angela Merkel de serrer les rangs sur sa droite pour éviter les dérives vers l’extrême droite. Nul doute qu’au ministère de l’Intérieur, le Bavarois va continuer à donner de la voix.

    Angela Merkel avait annoncé qu’elle était prête à faire des « compromis douloureux ». C’est chose faite : la CDU devra se contenter de quelques ministères, mais pas des plus stratégiques. Surtout, elle renonce au ministère des Finances tenu d’une main de fer ces dernières années par Wolfgang Schäuble. Nul doute que cette décision a fait très mal aux chrétiens-démocrates. L’essentiel pour Angela Merkel, c’est de continuer à diriger son pays et surtout d’éviter à tout prix de nouvelles élections ou un gouvernement minoritaire qui risqueraient d’ouvrir une période d’instabilité dans un pays qui aime la continuité et les gouvernements solides.

    Le dernier mot aux militants du SPD

    Pour le SPD, qui devait à tout prix imprimer sa marque sur ce contrat pour convaincre ses militants sceptiques de voter dans trois semaines pour une nouvelle Grande Coalition, le partage des ministères est un bon résultat. Il fera peut-être oublier que sur les deux autres points importants, les négociations se soldent par des acquis plutôt modestes.

    Jusqu’au dernier moment, les négociateurs ont âprement débattu du thème de la médecine à deux étages. Les sociaux-démocrates voulaient coûte que coûte un ajustement équitable des honoraires des consultations dans le privé et dans le public. 10 % des Allemands sont assurés dans des caisses privées qui leur donnent de gros avantages. Le prix de la consultation pour un patient privé est plus élevé que pour un patient assuré dans une des multiples caisses publiques. Le contrat de coalition prévoit la création d’une commission chargée d’étudier ce dossier extrêmement complexe. En ce qui concerne leur deuxième revendication : la limitation, voire l’abolition des contrats de travail à durée déterminé, le SPD n’a pas non plus entièrement obtenu gain de cause. Un système panaché sera mis en place au cas par cas selon la taille des entreprises.

    Après presque quatre mois et demi d’errance, de fausses routes et d’incertitude, l’Allemagne a théoriquement ce soir un gouvernement prêt à se mettre au travail. Mais rien n’est encore joué. Ce sont les militants sociaux-démocrates qui auront le dernier mot. Ils voteront dans trois semaines pour ou contre ce contrat de coalition. Le chaos que redoute Angela Merkel est encore possible.

    à suivre dans l’EXPRESS

    Fiscalité : ces taxes qui vont vous coûter cher

    Le gouvernement s’enorgueillit des baisses d’impôts, mais oublie de parler des taxes créées ou qui augmentent.

    Haro sur les impôts ! Promis, juré, ils n’augmenteront plus. C’est même le ministre en charge de la fiscalité, Bruno Le Maire, qui vous le promet. En précisant que le gouvernement n’en sortira aucun petit nouveau de son chapeau d’ici à la fin du quinquennat. Mais en omettant de parler des taxes et autres contributions.

    Trop beau pour être vrai ? Oui, si l’on en croit certains experts, économistes ou fiscalistes. Au sein même du paquebot de Bercy, on ne se bouscule pas sur le pont pour épauler le ministre. « C’est un peu imprudent comme discours, se désolidarise un ponte de Bercy. Alors que l’on annonce une refonte de la fiscalité locale, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. » En clair : mieux vaut ne rien promettre sur l’addition tant que l’on n’a pas encore prévu le menu.

    D’autant que mine de rien, depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, huit taxes, impôts ou contributions ont déjà été créées, entre le budget 2018 et les lois de finances rectificatives 2017. C’est en tout cas ce qu’a établi le cabinet d’audits EY, qui réalise chaque année un baromètre des prélèvements fiscaux.

    Huit taxes... en huit mois

    Pas de panique néanmoins pour le contribuable lambda. Ces nouvelles créations fiscales n’impacteront dans l’ensemble que des cibles de niches. Exemples avec les deux taxes sur l’exploration d’hydrocarbures et de gîtes géothermiques, celle sur les plus-values de ventes de logements par les offices HLM, ou sur le développement des industries de fabrication de papier... EY recense aussi les deux contributions exceptionnelles sur l’impôt sur les sociétés (IS) des très grandes entreprises pour financer la censure de la taxe à 3% sur les dividendes, ainsi que la création de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI, en remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune, ISF).

    Huit taxes... en huit mois ! Macron a-t-il été trop gourmand ? « Il n’y a rien d’exceptionnel, décrypte Charles Ménard, l’économiste en charge du baromètre chez EY. On est même plutôt dans la moyenne de ces dernières années. Les deux années records restent 2012, avec la création de 15 nouvelles taxes et impôts, et 2013 avec 13 nouveaux prélèvements. »

    Une addition estimée à 8,5 milliards d’euros

    Pas question pour Emmanuel Macron de faire ressurgir le ras-le-bol fiscal de l’ère Hollande. Bien au contraire ! Le président de la République a d’ailleurs été en partie élu grâce à sa promesse de campagne de supprimer la taxe d’habitation pour 80% des ménages. Reste qu’il faudra trouver de l’argent quelque part, notamment pour financer la suppression totale de la fameuse taxe locale. L’addition est estimée à 8,5 milliards d’euros (Mds€), rien que pour cette réforme. « Il faudra faire de nouvelles économies structurantes, évoque-t-on dans l’entourage de Gérald Damanin, ministre de l’Action et des Comptes publics. La croissance nous permettra de limiter les dégâts. Mais cela ne suffira probablement pas. »

    Quelques euros grignotés de-ci, de-là

    D’ici là, on bidouille donc l’indigeste catalogue français des taxes et autres contributions pour trouver ça et là des recettes supplémentaires. Et là, ça risque de faire mal au portefeuille ! Premier étage de la fusée fiscale : la hausse de 1,7 point de CSG depuis le 1er janvier, qui fait mal aux retraités les plus riches. Et l’augmentation de la fiscalité du tabac, du gaz et de l’essence. Plus discrètement, le gouvernement a grignoté quelques euros, de-ci de-là, en alourdissant des taxes plus confidentielles comme la taxe « abri de jardin », la taxe sur les métaux précieux ou encore celle sur les véhicules les plus polluants.

    Autre nouveauté : certaines taxes ont été repensées pour saler la note. C’est le cas de la cotisation foncière des entreprises, que les agents du fisc dégainent en appliquant un taux « local industriel » bien plus lourd que le taux « local commercial » appliqué à beaucoup d’entrepôts jusqu’alors. Enfin, de nouvelles venues sont entrées en vigueur en janvier, comme la fameuse taxe « inondation » ou Gemapi.

    « Quand on ne veut pas augmenter les impôts pour éviter de devenir impopulaire, on crée des taxes sur tout et rien, dénonce Virginie Pradel, fiscaliste et fondatrice de l’Institut Vauban, un think tank sur la fiscalité. C’est bien plus discret. »

    à suivre sur le Parisien

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