Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, c’est au quotidien..., la “Lettre” est bimensuelle...
Accueil du site > PROPOS DE PRESSE

PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21.

Juillet 2018


    Macron et les territoires ennemis

    Les représentants des élus locaux ont boycotté la Conférence des territoires, jeudi, alors que le chef de l’Etat a besoin d’eux sur des dossiers politiques majeurs : lutte contre la pauvreté, relance des zones rurales, réforme de la fiscalité locale, etc.

    Une Conférence des territoires sans les représentants des trois plus grandes associations d’élus (Région de France, Assemblée des départements de France et Association des maires de France), cela fait tache. C’est ce qui s’est produit ce jeudi. Cette politique de la chaise vide n’est certes pas dénuée d’arrière-pensées politiques. Les élus locaux s’en prennent à l’Etat dont ils dépendent financièrement, quoi de plus banal.

    Ils oublient au passage qu’à la différence de François Hollande, qui avait imposé une forte réduction de leurs dotations chaque année, celles-là sont désormais stabilisées (et même en légère hausse en 2019). Par ailleurs, si la tension est réelle avec les associations d’élus, les deux tiers des collectivités ont tout de même signé un contrat avec l’Etat, s’engageant à limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement. Il faut donc relativiser l’ampleur de la grogne.

    Le relais des élus locaux

    Cette dernière constitue néanmoins un écueil politique très sérieux pour le chef de l’Etat. Emmanuel Macron est décrit par ses opposants, de façon souvent caricaturale, comme le président des riches, des métropoles dynamiques et de la France qui gagne. Il se désintéresserait des moins aisés et des territoires à la peine, zones rurales et banlieues.

    Le gouvernement ne manque pourtant pas de projets de réformes en la matière. Mais il a un besoin impératif des représentants des territoires pour les mener à bien, en coopération avec les services de l’Etat. L’exemple du plan pauvreté est éclairant. Il doit viser en priorité à accompagner et à aider les bénéficiaires de minima sociaux à retrouver un emploi, par des actions d’insertion. Or en la matière, le premier échelon compétent reste et restera le département. Une brouille financière avec l’ADF n’est pas tenable si l’exécutif veut vraiment changer la donne sur le terrain. Le report du plan à l’automne doit permettre de faire baisser la tension.

    Même hiatus sur le plan de revitalisation des « centres villes » ou encore la suppression de la taxe d’habitation. Emmanuel Macron a beaucoup misé sur cette mesure fiscale pour se réconcilier avec les classes moyennes. Mais il peine à capitaliser dessus en raison de la polémique sur la compensation de cette ressource pour les collectivités, et la crainte de la hausse d’autres impôts.

    Pour renouer le dialogue, et sortir du piège, le président de la République s’est engagé à ce que la réforme de l’Etat ne se fasse pas au détriment des territoires. Et même que l’Etat réinvestisse des communes délaissées, via l’administration fiscale notamment. Mais cela reste insuffisant pour dissiper le climat de défiance. Il faudra d’autres actes, au-delà des discours.

    à suivre dans les Echos

    Constitution, déficit, retraites... Philippe assure le service après-vente au lendemain du Congrès

    Après le discours d’Emmanuel Macron à Versailles, Édouard Philippe s’est notamment montré rassurant sur l’issue de la révision constitutionnelle, avec « bon espoir » que les parlementaires s’entendent.

    Donner au chef de l’État la possibilité constitutionnelle d’écouter le Parlement réuni en Congrès et lui répondre est-il un affaiblissement du rôle de premier ministre ? Un changement des fondamentaux de la Ve République ? Pour Édouard Philippe, la réponse est non. Au lendemain de l’intervention d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, le chef du gouvernement est venu préciser quelques points mardi matin sur le plateau de France 2, en particulier sur la réforme constitutionnelle qui débute ce jour à l’Assemblée. « Ce que je trouve amusant, c’est que lorsque le président respecte scrupuleusement la Constitution, on le critique, a-t-il ainsi noté. Il propose de la modifier, non pas pour changer la nature des institutions, mais pour pouvoir écouter les parlementaires et leur répondre en une forme de conclusion. Et alors là, tout le monde se met à crier... »

    « Le texte va forcément évoluer... »

    Édouard Philippe a jugé « parfaitement naturel » et « parfaitement légitime » que « des députés d’opposition s’opposent », alors que 80 parlementaires LR ont publié une tribune sur les menaces contre le Parlement qui seraient contenues dans la réforme constitutionnelle, évoquant, une « attaque au bazooka ». Son seul regret : « Qu’ils le fassent avec un sens de la caricature et de l’outrance » lui semblant « assez largement excessif ». « Le président de la République tient les engagements de sa campagne, a-t-il assuré. Il veut un Parlement qui soit plus efficace, qui consacre plus de temps aux éléments qui sont les plus importants » avec « un meilleur contrôle par les parlementaires de l’action du gouvernement » et « moins de parlementaires » pour « des débats de meilleure qualité ». « Je comprends que les députés de l’opposition soient sensibles à cette baisse et en soient agacés », a-t-il ironisé, soulignant avoir « bon espoir qu’à la fin, les parlementaires s’entendent sur le texte de la révision constitutionnelle ». « Le texte va forcément évoluer », a en outre concédé Édouard Philippe.

    « Revenir à l’équilibre » d’ici 2022

    Sur les dépenses publiques, le premier ministre affirme qu’en « aucune façon » l’objectif d’afficher un excédent en 2022 serait revu à la baisse. Mais il a fortement souligné l‘objectif « de revenir à l’équilibre » d’ici 2022. « J’ai 47 ans et cela fait 43 ans que la France vote des budgets en déficit. C’est dingue », a-t-il insisté, avant d’admettre : « Si on est à 0, plutôt qu’à 0,2 en termes d’excédent, on aura quand même fait quelque chose qu’aucun gouvernement n’a réussi à faire depuis 50 ans ».

    Sur le dossier des territoires, alors que trois associations - l’Association des Maires de France (AMF), Régions de France et l’Assemblée des Départements de France (ADF) - ont annoncé boycotter la conférence nationale des territoires (CNT) du 12 juillet, Édouard Philippe a regretté que ces associations « ressemblent parfois à des syndicats d’élus ». Pour lui, « la politique de la chaise vide cela n’a jamais constitué la base d’un dialogue ». Il a précisé que « beaucoup d’autres associations viennent ». Et de conclure : « Cela compte car on travaille très bien avec elles ».

    Sur la réforme des retraites, enfin, alors que le chef de l’État a indiqué lundi que « rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui », Edouard Philippe a assuré que « beaucoup de gens souhaitent se faire peur ou faire peur aux autres sur ce sujet ». « Quand un système est plus juste, a-t-il assuré, il y a rarement des perdants ».

    à suivre dans Le Figaro

    Le Parlement européen plie devant les Gafa

    Le Parlement européen vient de rejeter une réforme du droit d’auteur qui aurait obligé les géants de l’internet à mieux rémunérer les auteurs. La bataille fut rude tant l’enjeu était crucial pour la culture et la liberté de l’information. Les tensions étaient vives à l’intérieur même des formations politiques. Le texte sera de nouveau examiné à la rentrée prochaine.

    D’un côté, les créateurs, les artistes et les éditeurs de presse, unis pour demander une meilleure rémunération des créateurs de contenus. En face, le mur des Gafa soutenu, une fois n’est pas coutume, par les défenseurs de la liberté d’expression, Wikipédia, un groupe d’universitaires partisan de la libre circulation de l’information (…) Le texte a été rejeté par 318 voix contre, 278 pour et 31 abstentions. En clair, le Parlement ne peut pas commencer des négociations sur une réforme du droit d’auteur. L’enjeu est crucial et très clivant. Il divise au sein même des groupes politiques (…)

    Le projet prévoyait un droit voisin pour les éditeurs de presse, journaux, magazines, agences de presse, de se faire rémunérer pour une utilisation, même partielle de leur production (…)

    Si les Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon) ont été de fervents opposants à ce projet, ils n’étaient pas les seuls. Mozilla et Wikipédia sont également montés au créneau pour s’opposer à la réforme.

    Un Munich intellectuel

    L’EDiMA, un groupe de pression qui rassemble les Gafa et d’autres acteurs de l’internet comme Mozilla, ont salué le rejet du texte : « C’est une victoire pour la démocratie » indique un communiqué. « C’est une excellente nouvelle pour les citoyens européens, les PME et les startups, en particulier dans le secteur de la création, se félicite Raegan MacDonald, responsable de la politique européenne chez Mozilla. Car les règles censées les protéger et les soutenir auraient eu l’effet inverse. »

    Au contraire, la Scam, Société civiles des auteurs multimédia, déplore « cette occasion manquée de soutenir une avancée historique ». L’enjeu est crucial et très clivant. Il divise au sein même des groupes politiques. « Les Gafa, qui volent les artistes, ne payent pas d’impôt, ont gagné une bataille. Ils fustige un « Munich intellectuel (…)

    Le texte sera de nouveau examiné lors d’une session parlementaire à la rentrée prochaine. La Scam espère que le nouveau projet sera « le moins affecté possible par les amendements proposés entre temps par les adversaires de la création ».

    à suivre dans Challenges

    Préparez-vous pour la prochaine crise !

    Les banquiers centraux sont sur la corde raide. II s’agit non pas de traverser quelques mètres au-dessus du vide, mais de dégonfler la plus énorme bulle de dette jamais créée.

    Un cercle vicieux dont il sera bien difficile de sortir en douceur

    Le monde est en crise depuis 2008. Les racines de cette crise n’ont pas été traitées, elles ont au contraire partout été systématiquement repoussées. Plutôt que de laisser faire les forces du marché, nos dirigeants ont préféré intervenir tous azimuts afin de maintenir à bout de bras une croissance économique anémique. Les banques centrales sont venues déverser des Canadairs d’argent frais sur les marchés obligataires afin de permettre aux gouvernements de s’endetter à des taux toujours plus biaisés, gonflant ainsi les bulles obligataires étatiques. Cette politique monétaire outrancièrement laxiste a considérablement ralenti le processus de destruction créatrice au sein de l’économie privée, maintenant en vie nombre d’entreprises zombies et favorisant le gonflement de bulles sur les marchés actions.

    Dans un tel contexte, toute tentative de remontée des taux d’intérêt est un exercice périlleux qui a de fortes chances de se solder par une récession et une nouvelle crise financière, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle intervention massive de la part des banques centrales. Plutôt que de prendre acte de leurs échecs et d’en tirer les leçons, nos dirigeants — qui se voient en démiurges omnipotents — ont au final enfermé nos économies dans le cercle vicieux du dirigisme budgétaire et monétaire.

    Très rares sont les journalistes français à évoquer le rôle crucial des banques centrales dans cette expérience monétaire sans équivalent dans l’Histoire.

    Finances personnelles : gare à ceux qui se retrouveront avec le Mistigri

    Comme le résume Bruno Bertez : « On a fait 706 baisses de taux d’intérêts, acheté plus de 12 000 milliards de dollars de titres à long terme, mis les taux à zéro ou négatifs, fait croire que le risque était supprimé, fait monter les Bourses, nié les questions de solvabilité et de rentabilité. Bref on a fabriqué de l’inflation, comme le dit Hartnett à Wall Street pour soigner la déflation de Main Street. Mais cela n’a pas marché. »

    Un environnement complexe et menaçant

    Entre les tensions accrues au Moyen-Orient, le choc pétrolier, les menaces de guerre commerciale, le désastre budgétaire américain, la hausse des taux longs US, les craintes de dérapage de l’inflation et la normalisation escomptée des politiques monétaires, les intervenants opèrent avec plus de retenue qu’en 2017. Voici quels étaient les risques extrêmes qui inquiétaient Wall Street au 15 mai.

    D’une crise à l’autre, William White continue de nous avertir

    William White est un économiste canadien passé de la BRI (1994-2008) à l’OCDE (président du Comité d’examen de la politique économique et de développement depuis 2009), célèbre pour avoir prévu la crise de 2008. Il juge que la situation pourrait être aussi dangereuse qu’elle l’était en 2007-2008 et que compte tenu des politiques qu’elles ont menées, les banques centrales seraient incapables de revenir en arrière. Mi-février, William White avertissait à nouveau le public dans le Financial Times et, comme d’habitude, les propos de ce haut fonctionnaire international étaient aux antipodes de la langue de bois, ce qui est assez rare pour être souligné […]

    « Commencez dès maintenant à vous préparer pour la prochaine crise financière » : difficile de faire plus clair, comme titre, vous ne trouvez pas ?

    Un extrait : « La politique monétaire globale a été ultra laxiste pendant longtemps. Cependant, il est de plus en plus clair que cette politique est désormais prise dans le piège de la dette qu’elle a elle-même créé. Continuer sur la voie monétaire actuelle est inefficace et de plus en plus dangereux. Malheureusement, tout retour en arrière implique aussi de grands risques. Il s’ensuit que les risques d’une nouvelle crise continuent d’augmenter. […]

    Les gouvernements et les instances internationales doivent revoir les procédures de faillites. Les dettes qui ne peuvent pas être honorées ne seront pas honorées. […]

    Les rendements sur les fonds d’Etat dans les pays avancés sont à des niveaux historiques faibles et ils sont mûrs pour un retournement. S’ils commencent à changer de direction, cela pourrait avoir des implications importantes sur les prix beaucoup trop élevés de nombreux autres actifs financiers. […]

    Malgré de gros efforts, nous n’avons pas suffisamment amélioré notre capacité juridique à traiter le problème des banques qui ne sont plus viables, mais qui demeure trop grosses pour faire faillite. Les procédures pour restructurer les dettes publiques sont elles aussi inadéquates. »

    Le désordre pourrait être de taille puisque l’économie, en particulier américaine, s’est passablement financiarisée depuis le début des années 1980. […]

    à suivre dans Economie Matin

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012