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ARTICLES DE PRESSE


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Club Espace 21 pour sa part n’intervient qu’occasionnellement en proposant une revue de presse "choisie et parfois commentée", en lien avec les sujets et les thèmes abordés par Club Espace 21, présentée dans cette rubrique.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut alors nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21 dans la rubrique « les avis des lecteurs ».

Mars 2021


    8 mars : où en est le gouvernement dans sa "grande cause du quinquennat"

    Alors que l’exécutif se félicite des mesures prises depuis 2017 pour l’égalité femmes-hommes, les associations estiment que le compte n’y est pas (du tout).

    POLITIQUE - Palais de l’Élysée, samedi 25 novembre 2017. En compagnie de Marlène Schiappa, Emmanuel Macron lance en grandes pompes “la Grande cause du quinquennat pour l’égalité femmes-hommes” et promet un changement de cap sur une question où la France est à la traîne en comparaison à d’autres pays européens. Le chef de l’État assure ainsi avoir conscience des enjeux, et souligne notamment que “le premier pilier de cette cause, c’est bien la lutte pour l’élimination complète des violences faites aux femmes”.

    Alors que le quinquennat va bientôt entrer dans sa dernière année, et qu’il connaîtra ce lundi 8 mars sa quatrième “journée internationale du droit des femmes”, un état des lieux s’impose, tant les décisions prises par l’exécutif ont dérouté certaines associations féministes avec, comme point d’orgue, la nomination estivale de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur, malgré la plainte pour viol dont il fait l’objet. En dépit de ces critiques, le gouvernement vante des efforts inégalés en la matière, en mettant en avant le Grenelle des violences conjugales et les progrès qui ont été faits, notamment l’entrée en vigueur du bracelet anti-rapprochement en septembre 2020.

    Pour autant, on reconnait volontiers que le compte n’y est pas. “Il faut agir sur toutes les facettes de l’égalité, et on a encore des gros progrès à réaliser en matière d’égalité professionnelle et d’égalité salariale”, admet-on à Matignon, tout en applaudissant la mise en place de l’Index Egapro. “Un changement de philosophie” puisqu’il induit “une obligation de résultat sur la transparence et l’amélioration de l’égalité salariale”.

    Pour montrer que la question est toujours prise au sérieux par l’exécutif, le gouvernement a prévu de décerner des “médailles de l’égalité” ce lundi 8 mars, ”à 18 associations qui agissent au quotidien pour l’égalité entre les femmes et les hommes”. De quoi satisfaire les structures qui militent pour une meilleure représentation des femmes dans la société ? Pas vraiment.

    “Effets d’annonce”

    Du côté des associations féministes, c’est peu dire que les actions du gouvernement sont perçues comme étant largement en deçà de la promesse faite il y a quatre ans. “La grande cause du quinquennat, ce ne sont que des effets d’annonce qui n’ont produit que très peu de résultats dans la réalité”, pointe Ursula Le Menn, porte-parole d’Osez le féminisme, qui déplore un cruel manque d’ambition de la part du gouvernement.

    “Les moyens ne sont toujours pas là, les réformes structurelles ne sont toujours pas là, et ce qui a été annoncé relève soit de la mesurette, soit de la redite de choses qui existaient déjà”, déplore-t-elle encore, en prenant l’exemple de l’Espagne, qui a mis un milliard d’euros sur la table et entamé des réformes en profondeur, à l’image de l’instauration de tribunaux spéciaux, capables d’infliger des peines plus lourdes que la justice pénale ou civile ordinaire dans les violences conjugales. “Le gouvernement et Emmanuel Macron sont des spécialistes du féminisme light ou zéro pourcent, c’est comme pour le yaourt light ou zéro pourcent, on croit que c’est du yaourt, mais non”, renchérit Rebecca Amsellem, fondatrice de la newsletter féministe Les Glorieuses.

    Des critiques qui font écho aux débats sur la façon dont le chiffre d’un milliard brandi à l’époque du Grenelle par Marlène Schiappa a été bricolé budgétairement. Autre grief, la façon dont le gouvernement avance des résultats qui apparaissent à rebours de ce que constatent les associations sur le terrain. Dernier exemple en date, le chiffre dévoilé par Marlène Schiappa, à la suite d’un audit mené par les services de police sur la satisfaction des femmes portant plaintes pour viol. “90% des femmes interrogées se sont dites globalement satisfaites de l’accueil. C’est un chiffre élevé, qui traduit une évolution des mentalités”, assure la ministre déléguée à la Citoyenneté dans un entretien à Libération, estimant “sincèrement” que ces données “semblent représentatives”.

    Ce qui fait bondir les associations, qui soulignent que la Fédération nationale solidarité femme (qui gère la ligne d’écoute 3919) a produit des résultats diamétralement opposés : 76% des femmes qui appellent leur standard affirment que leurs plaintes ont été refusées. Par ailleurs, une étude menée en 2015 par l’association Mémoire traumatique et victimologie indiquait que 82% des victimes avaient été mal reçues lors du dépôt de plainte.

    “Signaux inquiétants”

    Au-delà de ce décalage, les associations pointent les “signaux inquiétants” envoyés par le gouvernement. “Il y a eu un message très fort avec les nominations de Darmanin et Dupond-Moretti, le premier à la tête de la police en étant accusé de viol et le second à la Justice alors qu’il se posait en adversaire de #MeToo. Ça a fait l’effet d’un électrochoc, car c’est grâce à #MeToo que les victimes ont été plus nombreuses à saisir la justice”, dénonce Ursula Le Menn.

    Outre l’aspect symbolique, Rebecca Amsellem liste tous les manqués du gouvernement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, notamment dans le cadre de la crise sanitaire : “Les femmes n’ont pas été intégrées dans le plan de relance économique, aucune valorisation des métiers précaires où les femmes sont dominantes n’a été décidée, les aides sont distribuées sans exiger d’éga-conditionnalité, la PMA pour toutes est sans cesse repoussée... Le discours est bien, mais il n’y a rien qui suit. C’est totalement contradictoire”.

    Et puisque l’on parle de contradictions, il est intéressant de constater que l’exécutif n’est pas forcément le meilleur élève en termes d’égalité. Au sein du gouvernement, on compte dans les cabinets ministériel 44.32 % de femmes, selon un décompte réalisé par Le HuffPost. Un score supérieur à ce qui avait été observé en 2018, mais qui cache une réalité moins reluisante. Pour la présidence de la République, le ratio s’effondre à 28.21% (22 femmes sur une équipe de 78 personnes). Et pour ce qui est du cabinet du chef de l’État, là où concrètement le pouvoir s’exerce, on dénombre une seule conseillère. C’est peu, mais supérieur à celui de Jean Castex qui n’en compte aucune. Une certaine idée de la “Grande cause du quinquennat”.

    à suivre dans lHUFFPOST

    Accord sur le nucléaire : les Etats-Unis réaffirment être prêts à rencontrer l’Iran, qui refuse le dialogue

    L’accord sur le nucléaire iranien, que Joe Biden a promis de sauver, reste mis à mal par le refus des Iraniens de dialoguer dans l’immédiat.

    Ils se jaugent. Soucieux l’un et l’autre de ne pas apparaître trop faible face à l’ennemi juré, les Etats-Unis et l’Iran font monter les enchères, au risque de repousser le sauvetage de l’accord sur le nucléaire iranien pourtant promis par Joe Biden.

    Après avoir laissé Washington patienter dix jours, Téhéran a finalement rejeté dimanche son offre de dialogue direct. Les autorités iraniennes ont déclaré qu’elles ne considéraient « pas le moment approprié ».

    En cause, plus ou moins directement, les frappes américaines de la semaine dernière en Syrie contre des groupes pro Iran accusés de multiplier les tirs de roquette visant des intérêts américains en Irak. Et la fermeté affichée par les Européens, avec les Américains, contre les infractions iraniennes à l’accord conclu en 2015 avec Téhéran pour l’empêcher de se doter de la bombe atomique.

    Le « non » iranien ne signifie pas la fin de la diplomatie, mais il complique la donne. Les Etats-Unis ont assuré lundi être toujours « prêts à rencontrer l’Iran », sans être « dogmatiques » sur le « format de ces discussions ». « Les Iraniens veulent montrer qu’ils ne se précipitent pas (pour négocier avec les Américains) », analyse Barbara Slavin, du cercle de réflexion Atlantic Council. « C’est pour eux une manière de dire : vous nous mettez la pression ? Et bien, nous pouvons aussi vous mettre la pression », ajoute-t-elle.

    Un retour de l’accord compliqué

    L’ex-président américain Donald Trump a retiré en 2018 les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, qu’il jugeait insuffisant, et a rétabli toutes les sanctions américaines contre Téhéran. En guise de représailles, la République islamique a commencé à s’affranchir de ses engagements atomiques. A la Maison Blanche depuis un mois, Joe Biden dit vouloir revenir dans l’accord « si » l’Iran revient également dans les clous. Mais le démocrate semble vouloir à tout prix éviter un procès en faiblesse ou naïveté.

    Selon Trita Parsi, auteur d’un livre sur les tractations qui ont mené au pacte de 2015, le message qui en ressort « c’est que le gouvernement Biden tente de remettre sur les rails une version de l’accord nucléaire sans provoquer l’ire des républicains ni des Israéliens et des Saoudiens », adversaires régionaux des Iraniens qui n’ont cessé de s’y opposer. « Et ça, c’est impossible. »

    Or, cette volonté de montrer les muscles a déjà poussé les deux pays à faire des « erreurs de jugement » ces dernières semaines, regrette le vice-président exécutif du think tank Quincy Institute for Responsible Statecraft. Newsletter L’essentiel du matin

    Tirer des roquettes en Irak pour faire pression sur les Américains est « une erreur colossale de la part des Iraniens », dit-il, tandis que la riposte militaire américaine, bien que « compréhensible », a donné l’impression qu’elle visait avant tout à « rassurer les Saoudiens » - ce qui risque d’énerver encore plus Téhéran.

    Des critiques de Trump et du camp républicain

    Jusqu’alors, l’administration Biden n’a fait que des gestes symboliques, comme renoncer à réclamer le retour des sanctions de l’ONU que celle-ci avait de toute manière refusé de rétablir. Mais même ce petit pas a été étrillé par Donald Trump qui, dimanche, a accusé à tort son successeur d’avoir « abandonné tous les moyens de pression de l’Amérique avant même le début des négociations ».

    Et plusieurs chefs de file républicains au Sénat américain ont adressé une lettre au nouveau président pour le mettre en garde contre toute concession financière avant les pourparlers. Les Etats-Unis « ne devraient pas se plier à une urgence ou à des échéances artificielles », comme l’élection présidentielle de juin en Iran, écrivent-ils.

    Le dialogue serait-il donc dans l’impasse avant de démarrer ? On pourrait le croire, tant Téhéran réclame toujours la levée préalable des sanctions quand Washington affirme vouloir une rencontre avant d’envisager un quelconque geste.

    Mais les défenseurs de l’accord de 2015 pressent le gouvernement américain de débloquer la situation, en donnant par exemple son feu vert officiel à la Corée du Sud qui souhaite lever le gel de milliards de dollars qu’elle doit aux Iraniens pour des achats de pétroles passés. Ou en approuvant un prêt du Fonds monétaire international à l’Iran.

    « La seule option viable à ce stade semble être une médiation européenne » pour que « l’Iran et les Etats-Unis lâchent un peu de lest sans se rencontrer en personne », estime sur Twitter Ali Vaez, de l’organisation de prévention des conflits International Crisis Group, évoquant des « tickets d’entrée » pour de futures négociations.

    « L’Iran devrait accepter une réunion ! », s’impatiente néanmoins Barbara Slavin, soulignant qu’il ne s’agirait en soi ni d’une « concession » ni d’une « percée ». Avant de lâcher, fataliste : « Il s’agit des Etats-Unis et de l’Iran, ce n’est jamais facile. »

    à suivre dans LE PARISIEN

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