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ARTICLES DE PRESSE


L’actualité, accessible à tous, envahit la toile et les médias dans leur ensemble, Radio, TV et Net confondus. Hebdomadaires et magazines offrent de leur côté des synthèses orientées, destinées à interpeller.

Club Espace 21 pour sa part n’intervient qu’occasionnellement en proposant une revue de presse "choisie et parfois commentée", en lien avec les sujets et les thèmes abordés par Club Espace 21, présentée dans cette rubrique.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut alors nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21 dans la rubrique « les avis des lecteurs ».

Novembre 2020


    Vers une année record pour l’épargne en France

    Les Français ont épargné 90 milliards d’euros supplémentaires sur les neuf premiers mois de l’année.

    Les Français n’ont jamais été autant des fourmis. Du fait de la crise sanitaire et économique, selon les derniers chiffres de la Banque de France, le niveau d’épargne a atteint un niveau record.

    Sur les trois premiers trimestres de l’année, la crise du Covid-19 a engendré une épargne supplémentaire de l’ordre de 90 milliards d’euros, soit 4 % du PIB.

    Une attitude de prudence et la volonté de se constituer une épargne de précaution qui s’explique par la crise du coronavirus, les inquiétudes pour l’avenir et la remontée du chômage.

    Ainsi, le taux d’épargne des Français qui était de l’ordre de 15 % au quatrième trimestre 2019 est passé à près de 26 % au deuxième trimestre de cette année.

    Voulant avoir une disponibilité rapide de cette épargne, les Français ont privilégié les placements les plus liquides comme le Livret A. Entre janvier et octobre, la collecte nette du Livret A s’est élevée à presque 25 milliards d’euros. En revanche, l’assurance-vie, premier placement en France avec un encours de 1 753 milliards d’euros a été délaissée. Entre janvier et octobre, l’assurance-vie a connu une décollecte de 7,3 milliards d’euros. Une baisse qualifiée d’« historique » par Franck Le Vallois, nouveau directeur général de la Fédération française de l’assurance.

    Toutefois, certains ont préféré miser sur des placements plus risqués en se souvenant du bon adage boursier : « il faut acheter au son du canon ». Selon un rapport trimestriel du groupe BPCE, les titres ont fait l’objet entre mars et septembre « d’achats opportunistes » pour 15,6 milliards d’euros, contre 1,4 milliard en moyenne en 2018 et 2019 sur la même période. Avec l’effondrement des marchés en mars qui ont depuis rebondi, un certain nombre d’épargnants ont vu une opportunité d’investir à bon compte. Une forte disparité chez les épargnants

    Cependant, tout le monde n’a pas la possibilité d’épargner et les disparités sont grandes. Selon un sondage Kantar mené pour la Banque de France, « seul un Français sur quatre déclare avoir pu mettre plus d’argent de côté que d’habitude » durant le confinement.

    Et « certains ménages défavorisés n’ont malheureusement pas pu du tout épargner », reconnaît le patron de la Banque de France.

    La part des 18-24 ans qui a déclaré avoir pu davantage épargner était légèrement au-dessus de la moyenne des Français (40 %) tout comme celle des foyers gagnant plus de 3 700 euros par mois (39 %). Par ailleurs, les hommes semblent avoir plus épargné que les femmes qui ont souvent des emplois plus précaires. En d’autres termes, la crise a encore creusé certaines inégalités.

    Cette épargne va aussi représenter un casse-tête pour le gouvernement. En effet pour relancer la machine économique, il faut que la consommation qui est l’un des piliers de la croissance reparte au moment de la sortie de crise. Mais pour cela, il faudrait que les Français retrouvent une bonne dose de moral, ce qui n’est pas le cas actuellement.

    à suivre dans LE PARISIEN

    Didier Roustan : « Maradona, c’était un révolté »

    Didier Roustan a bien connu el Pibe de Oro, qu’il a rencontré pour la première fois en 1982. Ils ont été tous les deux à l’initiative de la création d’un syndicat international des joueurs. Le consultant de la chaîne L’Équipe raconte son Maradona à lui.

    « Diego Maradona est un type exceptionnel ». Didier Roustan ne manque pas de qualificatifs élogieux pour se remémorer Diego Armando Maradona. Leur première rencontre date de 1982, mais c’est à partir de la Coupe du monde 1986 au Mexique qu’ils se sont rapprochés. Émerge alors l’idée de créer un syndicat international des joueurs : « Maradona s’est dit, raconte le consultant, "Il faut que les footballeurs s’organisent et qu’on s’impose pour qu’il puisse y avoir un échange et pas qu’on nous impose les choses". »

    Le syndicat verra le jour en 1995 avec le concours d’Éric Cantona et Didier Roustan à la manoeuvre : « Le mouvement s’est essoufflé quatre et demi plus tard parce que les footballeurs sont à des âges jeunes et ils n’ont pas forcément de conscience politique. »

    Une expérience qui a permis à Didier Roustan de côtoyer de près Maradona : « J’étais deux fois par mois à Buenos Aires. C’est quelqu’un d’assez timide et d’une simplicité incroyable. Un jour, il m’invite chez lui sans me dire où il habitait. J’ai mis une cravate, une veste. Je sonne chez lui après avoir cherché sa maison et qui m’ouvre en claquettes, en short et débardeur ? Diego. Et on a passé une soirée d’une simplicité avec sa famille. C’est tout Maradona. Exceptionnel. »

    à suivre dans l’Equipe

    Économie : pas de retour à la normale avant deux ans selon la BCE

    La crise de la Covid-19 aura bien un impact sur l’économie européenne qui va durer quelques années : une thèse soutenue par les gouvernements et les spécialistes, et désormais confirmée par le chef économiste de la Banque Centrale Européenne, Philip Lane, dans un entretien accordé au journal Les Echos et également disponible sur le site officiel de l’institution.

    L’hypothèse d’une vaccination massive en 2021

    Si les premiers vaccins pourraient arriver en Europe dès la fin de l’année 2020, impossible pour les gouvernements d’organiser une campagne de vaccination massive en un temps record. La BCE table donc sur une distribution du vaccin « dans le courant de l’an prochain », a déclaré Philip Lane. Et, pour lui, c’est la condition sinequanone pour que l’économie reprenne des couleurs après l’annus horribilis qu’aura été 2020. « Tant que le vaccin n’est pas massivement distribué, nous resterons dans une période d’incertitude ».

    Le début de l’année 2021 sera donc aussi incertain que l’aura été l’ensemble de l’année 2020, probablement avec des mesures de lutte drastique qui seront prises sporadiquement, en fonction de la circulation du virus. Certains gouvernements craignent déjà une « troisième vague » qui suivrait l’allègement des mesures de sécurité sanitaire de la fin de l’année, notamment pour permettre la réouverture des commerces ou encore les fêtes de fin d’année.

    Un retour à la normale à l’automne 2022
    _ Ces perspectives, souligne Philip Lane aux Echos, ne permettront pas au PIB de l’Union européenne d’aller mieux très rapidement. « Le vaccin apporte surtout une perspective pour la fin de l’année prochaine et pour 2022, pas pour les six prochains mois », raison pour laquelle il ne s’attend pas à un crise résolue avant la fin de l’année 2022.

    « Le PIB ne retrouvera pas le niveau de 2019 avant l’automne 2022. Il y aura des effets de long terme, par exemple sur la confiance et l’épargne, sur le retour au travail. Malgré le vaccin, il y aura des dommages durables. L’économie européenne sortira de cette crise durablement affaiblie ».

    à suivre dans Economie Matin

    Covid : deux vagues épidémiques, deux visages très différents en France

    La France fait face à une deuxième vague épidémique forte, sept mois après la première de mars-avril. Ces deux événements, s’ils ont la même cause - le virus du SARS-CoV-2 - n’ont pas les mêmes caractéristiques. Plus lente, la seconde vague est également plus étendue.

    C’est un cap symbolique, qui témoigne de la violence de cette seconde vague épidémique. Depuis jeudi soir, la France compte plus de patients hospitalisés que le 14 avril, pic de la première vague dans les hôpitaux français. Au soir du 12 novembre, 32.654 malades du Covid-19 étaient pris en charge, contre 32.131 sept mois plus tôt. Mais ces deux vagues n’ont pas le même visage. Nous les avons comparées pour voir en quoi elles diffèrent.

    Comparer ce qui est comparable

    Il est avant tout indispensable de souligner qu’il est impossible de comparer exactement la diffusion de l’épidémie telle qu’elle a eu lieu en mars-avril puis en octobre-novembre. Au cours de la première vague, le manque de tests avait conduit à une stratégie de dépistage extrêmement ciblée et ne concernait que les cas symptomatiques.

    La France est depuis passée à une stratégie de dépistage massive. Jeudi, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a souligné qu’environ 2 millions de tests étaient désormais réalisés chaque semaine, avec des laboratoires ouverts à tous, avec ou sans symptômes.

    Deux vagues d’intensités diverses

    Pour mesurer la différence entre les deux vagues épidémiques, une méthode pertinente consiste donc à comparer la situation dans les hôpitaux du territoire. Premier constat, la deuxième vague s’est installée plus lentement que la première.

    A compter du passage du cap des 5.000 malades hospitalisés, il n’a fallu que 26 jours, entre le 20 mars et le 14 avril, pour atteindre le pic de 32.131 patients pris en charge. Au cours de cette seconde vague, ce même cap des 5.000 hospitalisés a été franchi le 10 septembre et il a fallu 64 jours, plus de deux mois, pour dépasser le précédent pic.

    Hospitalisations : progression des deux vagues épidémiques

    A partir du passage du cap des 5.000 patients hospitalisés. Le cap des 5.000 patients Covid admis à l’hôpital a été franchi le 20 mars au cours de la première vague, puis le 10 septembre au cours de la seconde.

    Cette progression ralentie se retrouve encore plus nettement au sein des services de réanimation. Nous avons cette fois retenu le cap des 1.000 patients admis pour harmoniser la mesure. Au cours de la première vague, il a fallu 21 jours, du 19 mars au 8 avril, pour atteindre le pic de 7.019.

    Retombé à 351 au cours de l’été, le nombre de malades gravement atteints a repassé le cap des 1.000 le 24 septembre. Au soir du 12 novembre, 50 jours plus tard, il était de 4.884, moins important d’un tiers qu’au 8 avril. Une différence qui s’explique essentiellement par des protocoles de soin plus efficaces, permettant de limiter le nombre de malades nécessitant un passage en réanimation.

    Réanimations : progression des deux vagues épidémiques

    A partir du passage du cap des 1.000 patients admis en réanimation Le cap des 1.000 patients Covid admis en réanimation a été franchi le 19 mars au cours de la première vague, puis le 24 septembre au cours de la seconde.

    Cette seconde vague n’a cependant pas atteint son plus haut et ces chiffres - hospitalisations et admissions en réanimation - vont encore augmenter au cours des prochains jours. Les autorités sanitaires espèrent que le pic aura lieu au cours des prochains jours, alors que les indicateurs de propagation de l’épidémie commencent à reculer.

    Une répartition géographique plus importante

    Plus lente à s’installer, cette seconde vague est aussi plus répartie sur le territoire. En mars-avril, les hospitalisations avaient été maximales dans le quart nord-est de la France, et plus particulièrement dans les régions Grand Est et Île-de-France, avec quelques exceptions centrées sur les grandes métropoles (Lyon, Marseille, Nantes et Bordeaux).

    Depuis septembre, l’épicentre de l’épidémie s’est déplacé. Si l’Île-de-France et le département du Nord restent très concernés, ce sont les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’azur qui connaissent la situation la plus critique.

    Ce constat se retrouve logiquement dans les services de réanimation. Pour disposer d’un indicateur unique, non perturbé par l’ajout en urgence de nouveaux lits de réanimation, nous avons établi nos calculs à partir des capacités existantes en 2018. La France comptabilisait alors un peu plus de 5.400 lits de réanimation. Une proportion équivalente à celle du début de l’épidémie.

    Au cours de la première vague, les services les plus débordés - avec des taux d’occupation dépassant les 100 %, voire les 150 % des capacités initiales - se trouvaient là aussi quasi exclusivement dans le quart nord-est du pays, à l’exception du Morbihan et d’un arc allant de l’Ain à l’Ardèche.

    La seconde vague est quant à elle plus étendue. Au soir du 12 novembre, dix-huit départements dépassaient ce cap des 150 % des capacités initiales occupées dans les services de réanimation. Parmi eux, treize étaient situés dans le quart sud-est du pays.

    Taux d’occupation en réanimation : détail par départements

    L’épidémie de Covid-19 s’est bel et bien déplacée en France. Et c’est aussi en cela qu’elle pourrait être « plus dure et plus meurtrière » que la première, comme l’a déclaré Emmanuel Macron, en touchant des zones moins bien dotées pour prendre en charge les malades les plus gravement touchée.

    à suivre dans LES ECHOS

    Présidentielle américaine : une « Kamala-mania » s’empare des États-Unis

    Dès les premières heures qui ont suivi l’annonce de la victoire de Joe Biden, l’enthousiasme s’est très vite reporté sur sa colistière, première femme noire à accéder à la vice-présidence des États-Unis.

    Première femme vice-présidente, symbole de la diversité, Kamala Harris électrise la gauche américaine, qui y voit l’avenir bien plus qu’en Joe Biden. Dès les premières heures qui ont suivi l’annonce de la victoire du démocrate à la présidentielle par les principaux médias américains samedi, l’enthousiasme s’est très vite reporté sur sa colistière, première femme noire à accéder à la vice-présidence des États-Unis. « La victoire de Kamala est féministe (...) elle vient de porter un sérieux coup à l’un des monuments les plus durables du patriarcat, l’establishment jusqu’ici exclusivement blanc qui a occupé la vice-présidence des États-Unis », se félicite la militante et autrice noire Brittney Cooper dans le Time Magazine . Sur Fox News, Donna Brazile, ex-responsable démocrate, n’a pas pu retenir sur larmes : « Je suis tellement heureuse que ce moment soit arrivé. »

    « Madame la vice-présidente n’est plus un personnage de fiction », s’est amusée la comédienne Julia Louis-Dreyfus, qui a occupé cette fonction dans la série « Veep », de HBO. Dans les rues, les pancartes « Harris 2024 » ou « Harris-Biden 2024 » fleurissent depuis plusieurs semaines déjà. Kamala Harris fait déjà figure favorite pour le prochain scrutin présidentiel chez les bookmakers britanniques.

    « Je suis peut-être la première femme à accéder à ce poste, mais je ne serai pas la dernière », a lancé Kamala Harris samedi soir, à l’occasion de sa première allocution suivant l’annonce des résultats de l’élection présidentielle. Pour mieux souligner le symbole, Kamala Harris s’était parée d’une tenue toute symbolique : un tailleur-pantalon blanc, hommage aux militantes qui se sont battues, il y a cent ans, pour que les femmes obtiennent le droit de vote aux États-Unis. L’avocate de formation a au passage salué la mémoire de sa mère, décédée d’un cancer en 2009, et de « générations de femmes, noires, asiatiques, blanches, hispaniques, amérindiennes, qui ont tracé le chemin ». Née en Californie d’un père jamaïcain et d’une mère indienne, Kamala Devi Harris, de son nom complet, est, plus encore que Barack Obama, le symbole du multiculturalisme américain. Pour beaucoup de femmes, le succès de Kamala Harris est d’autant plus réjouissant que la défaite d’Hillary Clinton, passée près de devenir la première femme présidente des États-Unis, avait été brutale il y a quatre ans.

    « Une dose d’enthousiasme »

    Aux yeux de Kelly Dittmar, directrice de recherche au Centre sur les femmes et la politique à l’université Rutgers, la sénatrice va apporter à la Maison-Blanche « le point de vue et l’histoire d’une femme noire et originaire d’Asie du Sud-Est qui a passé sa vie aux États-Unis ». C’est là, explique-t-elle à l’AFP, que réside le pouvoir de la « représentation », qui « amène à de meilleures décisions, plus inclusives. » Bien avant l’élection, le choix de Joe Biden d’en faire sa colistière a « amené une certaine dose d’enthousiasme qui a aidé » le candidat démocrate lors de sa campagne à mobiliser l’électorat démocrate, féminin en particulier, selon Kelly Dittmar. Sa désignation les a aussi rassurées, analyse l’universitaire, car se faisaient jour « des craintes d’un retour en arrière, à la domination des hommes blancs » avec un duel annoncé entre les deux septuagénaires Joe Biden et Donald Trump.

    Si l’heure était samedi à la célébration, plusieurs voix progressistes se sont par le passé montrées très critiques à son égard lors de sa désignation par Joe Biden comme colistière, début août. Certains, comme l’ancienne porte-parole de Bernie Sanders, Briahna Joy Gray, voyaient en elles avant tout un « flic », coupable, selon eux, d’avoir fait le choix d’une politique répressive lorsqu’elle était procureure de San Francisco (2004-2011), qui a particulièrement touché les minorités.

    Lors de la primaire démocrate, Kamala Harris n’était pas non plus parvenue à convertir les espoirs placés en elle. Après avoir un temps rivalisé avec les favoris, au gré d’une prestation remarquée lors du premier débat fin juin 2019, elle avait été contrainte à l’abandon quelques mois plus tard avant même le début des primaires en Iowa. Reste à savoir si cette fois la future vice-présidente convertira l’essai.

    à suivre dans le FIGARO

    Covid-19 : l’Europe baisse le rideau pour juguler la deuxième vague

    Après l’Irlande, la France et l’Angleterre, au tour de la Grèce et de certaines régions d’Italie : le confinement s’étend en Europe pour enrayer l’épidémie de Covid-19 qui explose également aux Etats-Unis, où un nouveau record de plus de 127.000 contaminations en 24 heures a été enregistré.

    Selon un comptage effectué par l’AFP à partir de sources officielles, la pandémie a fait plus de 300.000 morts sur le continent européen, pour plus de douze millions d’infections. C’est la deuxième zone du monde la plus endeuillée, derrière l’Amérique latine et les Caraïbes (près de 410.000 décès).

    A partir de samedi, les Grecs devront montrer patte blanche pour quitter leur domicile : pour chaque sortie, il faudra indiquer par SMS le motif et l’horaire, et attendre le feu vert des autorités, également par SMS.

    Recherche du "confort psychologique"

    Vendredi, la circulation était dense à Athènes, où les habitants s’empressaient de procéder à leurs derniers achats ou de se faire couper les cheveux chez des coiffeurs pris d’assaut.

    Couettes et oreillers, notamment, se vendaient comme des petits pains. "Les gens recherchent un confort psychologique et veulent acheter quelque chose pour rendre leur logis plus confortable, maintenant qu’ils vont y passer tant de temps", avance Olympia Kapelaki, qui travaille dans un magasin de literie.

    Le confinement, qui devrait durer trois semaines - peut-être davantage -, épargnera supermarchés, épiceries, stations-service, pressings et animaleries. Mais, comme en France, les librairies devront baisser le rideau.

    En Pologne, une nouvelle batterie de restrictions entre en vigueur samedi : fermeture des cinémas, théâtres et autres institutions culturelles et de la plupart des magasins dans les galeries marchandes, ainsi que passage total à l’enseignement à distance. Les magasins plus petits ne pourront accueillir qu’un client pour 10m2 de surface, et les magasins de plus de 150 m2 un client pour 15 m2.

    Le Covid-19 a fait au moins 1.235.148 morts dans le monde et officiellement infecté plus de 48,7 millions de personnes depuis le début de la pandémie, selon un comptage réalisé vendredi par l’AFP à partir de sources officielles.

    Zones rouges

    Face à cette deuxième vague, un couvre-feu national de 22H00 à 05H00 est entré en vigueur vendredi en Italie jusqu’au 3 décembre. Comme en Grèce, les lycées passent à l’enseignement à distance, et les musées sont fermés, de même que les centres commerciaux durant le weekend.

    De nouvelles "zones rouges" - Lombardie, Piémont, Val d’Aoste et Calabre - ont été déclarées "à haut risque" et 16 millions d’Italiens renouent avec le confinement, plus léger cependant qu’au printemps dernier.

    En France, reconfinée depuis le 30 octobre, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 a franchi le cap des 60.000 au cours des dernières 24 heures et le bilan total des décès depuis le début de l’épidémie s’approche des 40.000, selon les autorités.

    L’Angleterre est elle aussi confinée depuis jeudi : les commerces non essentiels ont dû fermer, et les restaurants, pubs et cafés ne peuvent proposer que des livraisons ou ventes à emporter. Les écoles, elles, restent ouvertes.

    A Liverpool, les autorités ont lancé vendredi un programme de dépistage massif, voyant dans cet essai pilote une porte de sortie possible au confinement. "Faites-le pour vous-même, votre famille, vos collègues et votre ville", a encouragé le très populaire entraîneur du club de football, Jürgen Klopp.

    Face à la progression de la pandémie, une poignée de pays mise sur le vaccin russe Spoutnik V, dont Moscou avait annoncé le lancement début août.

    C’est le cas de l’Argentine, dont le président Alberto Fernandez a annoncé vendredi être proche d’un accord avec la Russie pour obtenir suffisamment de doses pour vacciner 10 des 44 millions d’habitants du pays à partir de fin 2020.

    La Russie a soumis fin octobre à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) une demande de préqualification du vaccin Spoutnik V, perçu avec scepticisme dans le monde, notamment parce qu’il n’avait pas atteint la phase finale des essais au moment de l’annonce de son lancement.

    à suivre dans LE POINT

    Trump ou Biden ? Trois scénarios possibles pour le sprint final Elections américaines

    Très indécise, l’élection présidentielle américaine pourrait, si elle ne se décide pas dans les derniers instants autour des Etats du Michigan et de la Pennsylvanie, déboucher sur une bataille rangée devant la Cour Suprême entre juristes des camps républicains et démocrates. Voici les différentes issues possibles pour ce scrutin.

    De raz-de-marée bleu, il n’y aura pas. Alors que les Etats-Unis s’enfoncent chaque minute un peu plus dans l’incertitude - le dépouillement des urnes resserrant toujours davantage les écarts entre les candidats - il devient de plus en plus difficile de d’estimer le moment où le gagnant officiel sera déclaré. Une chose est certaine : une très large victoire du démocrate Joe Biden, souvent envisagée avant le scrutin de ce 3 novembre, est désormais exclue.

    HYPOTHÈSE 1 : LA POSSIBILITÉ TÉNUE DE LA VICTOIRE DU SORTANT

    A l’heure nous publions cet article, cette hypothèse se joue dans 8 Etats, distribuant 90 grands électeurs. En incluant l’Etat de l’Arizona, longtemps incertain, Joe Biden compte actuellement 235 grands électeurs, contre 213 pour Donald Trump.

    Cette avance pourrait cependant fondre comme neige au soleil. En Caroline du Nord et en Géorgie, où environ 95% et 92% des voix ont été décomptées, Donald Trump mène pour l’instant d’1,4 et de 2,2 points de pourcentage. Une victoire sur le fil de Joe Biden dans ces deux Etats lui permettrait, grâce à leurs 31 grands électeurs, de prendre une sérieuse option pour la victoire finale. La couleur des Etats du Michigan et de la Pennsylvanie, où environ 86% et 75% des voix ont été dépouillées, est bien plus indécise. Des victoires démocrates dans ces deux Etats, qui regroupent 36 grands électeurs, feraient à coup sûr gagner l’élection présidentielle à Joe Biden, avec 271 grands électeurs. Dans l’immédiat, les deux candidats sont au coude à coude dans le Michigan, avec à peine moins de 10.000 voix d’écart pour 89% des bulletins dépouillés. En Pennsylvanie, l’avantage Trump est net, avec une avance est de 11,5 points.

    Dans le cas où la tendance oscillerait en faveur du sortant dans les Etats actuellement en balance, le candidat républicain devrait récupérer 70 grands électeurs, portant son total à 283, soit 13 de plus que le seuil de 270 à atteindre pour l’emporter. Dans ce cas de figure, Joe Biden ne remporterait que 255 grands électeurs. Précision d’importance : toutes choses égales par ailleurs, la victoire dans le Michigan ET en Pennsylvanie est obligatoire pour Donald Trump, alors qu’il suffit à Joe Biden de l’emporter dans l’un de ces deux Etats en conservant ceux où il est déjà en tête.

    HYPOTHÈSE 2 : UNE ÉGALITÉ PARFAITE ENTRE LES CANDIDATS

    Que se passerait-il si Joe Biden et Donald Trump emportaient chacun la moitié des 538 grands électeurs (269 voix pour l’un comme pour l’autre) ? Notons que ce cas de figure est à l’heure actuelle hautement improbable : il faudrait par exemple que Donald Trump remporte le Michigan, la Pennsylvanie, le Nevada, le Maine et le Wisconsin et que Joe Biden gagne en Caroline du Nord, en Alsaka et en Géorgie, ce qui est aussi très improbable.

    Selon la Constitution américaine, c’est dans ce cas à la Chambre des représentants d’élire le futur chef d’Etat. Dans ce cas, les représentants sont réunis par Etat, chacun représentant une voix. Il faut réunir 26 voix pour être élu. Notons que, dans la procédure normale de l’élection présidentielle, c’est donc le vote par Etat qui prévaut sur le vote populaire : la victoire ne dépend pas de qui à le plus de représentants en tout, mais de qui contrôle le plus grand nombre d’Etats. Dans l’histoire américaine, une égalité parfaite entre deux candidats à la présidentielle n’est arrivée qu’une seule fois, en 1800. Concernant le vice-président, il est désigné par le vote individuel des 100 sénateurs en cas d’égalité.

    HYPOTHÈSE 3 : VICTOIRE SERRÉE D’UN DES CANDIDATS ET BATAILLE JURIDIQUE

    Depuis des semaines, Donald Trump affiche sa défiance à l’encontre du vote par correspondance, doutant de la fiabilité de ce mode de scrutin, plus favorable à des démocrates prenant davantage garde au Covid-19. Dans certain swing states décisifs, et notamment la Pennsylvanie et le Michigan, le décompte des voix par correspondance n’a commencé qu’à partir du jour du vote, et devrait donc se terminer plus tard que dans les autres Etats. Or Donald Trump a déjà crié à la fraude dès la nuit de mardi à mercredi aux Etats-Unis. "Un petit groupe de gens très tristes essaie de priver les électeurs américains de leurs voix. Nous ne l’accepterons pas", a lancé le président américain, indiquant son intention de saisir la Cour Suprême.

    "Nous souhaitons que les votes soient arrêtés et on ne veut pas qu’ils retrouvent des votes à 4 heures du matin",​​​​​​ a par ailleurs indiqué le président des Etats-Unis. De sorte qu’un bras de fer entre républicains et démocrates est d’ores et déjà engagé sur la question de la comptabilisation des votes par correspondance, les premiers souhaitant remettre en cause la validité de ces bulletins, quand les seconds s’en prendront au déni de démocratie que représenterait l’annulation de ces voix.

    La cheffe de campagne de Joe Biden a jugé "scandaleux" et "sans précédent" les propos de Donald Trump. Dans un communiqué, Jen O’Malley Dillon a affirmé que les démocrates étaient prêts à "combattre" en justice si le président républicain saisissait la Cour Suprême. Joe Biden et Kamala Harris, sa colistière en lice pour la vice-présidence, "défendront le droit de tous les Américains de voir leur vote pris en compte, peu importe pour qui ils ont voté", a-t-elle ajouté. "Si le président met sa menace de se tourner vers les tribunaux pour essayer d’empêcher le comptage correct des votes à exécution, nous avons des équipes de juristes prêtes à être déployées pour combattre ces efforts", a promis la démocrate.

    à suivre dans MARIANNE

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