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PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21.

Septembre 2017


    Réforme du code du travail : ce que prévoient les ordonnances

    Désormais signées par Emmanuel Macron, les ordonnances de la réforme du code du travail vont progressivement entrer en vigueur dans les semaines à venir. Mais que vont-elles changer ?

    L’épilogue du feuilleton de la réforme du code du travail approche à grands pas. Vendredi, Emmanuel Macron a signé, sous l’œil des caméras, les cinq ordonnances qui vont permettre de réformer le marché du travail. Elles seront publiées au Journal officiel ce week-end ou la semaine prochaine, ce qui leur permettra d’entrer progressivement en vigueur dans les semaines à venir. Malgré l’opposition des syndicats, la CGT en tête, les Français pourraient donc ressentir les premiers effets concrets de la réforme dans les semaines à venir. Pour s’y préparer, tour d’horizon des principales mesures des ordonnances.

    Barème des indemnités prud’homales

    Les ordonnances instaurent un plafond en cas de licenciement abusif, fixé à un mois de salaire en-dessous d’un an d’ancienneté, et qui augmentera jusqu’à 20 mois de salaire au-delà de 28 ans. Un plancher verra également le jour. Dans les TPE (moins de 11 salariés), il sera fixé à 15 jours à partir d’un an d’ancienneté, puis augmentera progressivement jusqu’à trois mois à partir de 11 ans. Dans les autres entreprises, il sera d’un mois à partir d’un an d’ancienneté, puis de trois mois à partir de deux ans.

    Si le licenciement s’est accompagné de la "violation d’une liberté fondamentale" (ex : liberté d’expression), de harcèlement ou de discrimination, il n’y aura pas de plafond et le plancher sera fixé à six mois. En contrepartie, le texte crée une augmentation des indemnités légales de licenciement par décret à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté, contre 1/5 aujourd’hui, jusqu’à 10 ans. Au-delà, elles restent à 1/3 de mois.

    Clémence pour les vices de forme

    En cas de licenciement, un vice de forme n’empêchera plus un examen sur le fond. L’erreur formelle sera sanctionnée au maximum d’un mois de dommages et intérêts. Pour éviter les erreurs de procédure, employeurs et salariés auront accès à un formulaire-type.

    Ruptures conventionnelles collectives

    Les entreprises pourront, par accord homologué par l’administration, lancer des plans de départ volontaires autonomes, en dehors de plans sociaux. L’accord prévoira le niveau d’indemnités de tous les salariés volontaires. Actuellement, les séparations à l’amiable ne sont conclues qu’individuellement. Elles donnent droit à l’assurance chômage. La mesure inquiète beaucoup la CGT. "Est ce que c’est une façon d’éviter un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) ?", s’est interrogé Philippe Martinez.

    Licenciements économiques

    Les difficultés économiques des groupes licenciant en France seront appréciées au niveau du territoire national, au lieu du monde.

    Délai de recours après un licenciement

    Les salariés licenciés n’auront qu’un an pour saisir les prud’hommes. Jusqu’à présent, ils avaient un an en cas de licenciement économique, deux ans pour les autres cas.

    Dialogue social des TPE-PME

    Dans les entreprises jusqu’à 20 salariés sans élus du personnel, l’employeur pourra soumettre à référendum un projet d’accord sur les thèmes ouverts à la négociation d’entreprise. Une majorité des deux tiers sera nécessaire pour le valider. Jusqu’à 49 salariés, l’employeur pourra, en l’absence de délégués syndicaux, négocier avec un élu non mandaté par un syndicat.

    Référendum d’entreprise

    Un employeur pourra organiser un référendum pour valider un accord signé par des syndicats représentant plus de 30% des salariés de l’entreprise, sauf si l’ensemble des organisations signataires s’opposent à la consultation. Jusque-là, de tels référendums ne pouvaient être organisés qu’à l’initiative des représentants des salariés.

    Fusion des instances représentatives du personnel

    Les ordonnances fusionneront d’ici 2020 délégués du personnel (DP), comité d’entreprise (CE) et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans un "comité social et économique". Il conservera les compétences des trois instances, pourra ester en justice. Une commission santé, sécurité et conditions de travail, de type CHSCT, subsistera dans les entreprises d’au moins 300 salariés. En-dessous de 300 salariés, de telles commissions existeront dans les entreprises nucléaire ou Seveso (sites dangereux). Pour les autres entreprises, l’inspection du travail pourra imposer la création d’une telle commission. Les entreprises pourront aussi conserver, par accord, des délégués du personnel. Par accord, il sera possible d’intégrer les délégués syndicaux, et donc la compétence de négociation, dans une instance unique nommée "conseil d’entreprise". Son aval sera nécessaire sur certains sujets.

    Articulation branche/entreprise

    Les sujets de négociation seront divisés en trois blocs : - L’accord de branche prime : minima conventionnels, classifications, mutualisation des financements paritaires (prévoyance, formation...), gestion et qualité de l’emploi (temps partiel, contrats courts...), égalité professionnelle. - La branche peut décider si ses accords priment ou non sur ceux d’entreprises : pénibilité, handicap, conditions d’exercice d’un mandat syndical, primes pour travaux dangereux. - L’accord d’entreprise prime sur tous les autres sujets, par exemple la prime d’ancienneté et le 13ème mois.

    CDD et "CDI de chantier"

    Les branches pourront modifier par accord la durée, le nombre de renouvellements et la période de carence des CDD. Elles pourront aussi autoriser le recours au CDI de chantier, un contrat surtout utilisé dans la construction qui peut se terminer une fois un chantier achevé.

    Généralisation de l’accord majoritaire

    La règle de l’accord majoritaire (signé par des syndicats représentant plus de 50% des salariés) dans les entreprises sera généralisée dès le 1er mai 2018, 18 mois avant la date prévue par la loi El Khomri. L’accord majoritaire s’applique aujourd’hui principalement aux sujets relatifs à la durée du travail. Dans les autres domaines, la signature de syndicats minoritaires représentant 30% des salariés suffit, si des syndicats majoritaires ne s’opposent pas.

    Primauté de l’accord collectif sur le contrat

    Aujourd’hui, plusieurs types d’accords d’entreprises (réduction du temps de travail, maintien de l’emploi, mobilité...) s’imposent au contrat de travail et mènent au licenciement des salariés qui refusent. Un seul type d’accord s’imposera désormais au contrat de travail, mais couvrira un champ plus large (bon fonctionnement de l’entreprise, développement ou préservation de l’emploi). En cas de refus, les salariés seront licenciés pour motif spécifique, toucheront l’assurance chômage et bénéficieront d’un droit à 100 heures de formation financées par l’employeur.

    Télétravail

    Le salarié pourra télétravailler de droit, alors qu’un avenant au contrat de travail et un accord sont aujourd’hui nécessaires. Si l’employeur s’y oppose, il devra justifier son refus.

    Fin du contrat de génération

    Suppression d’une des mesures phare du quinquennat Hollande, qui devait favoriser l’emploi des jeunes et des seniors. Le contrat de génération est considéré comme un échec par la Cour des Comptes.

    à suivre sur europe1.fr

    Retraites revalorisées, primes d’activité... Le gouvernement distille les cadeaux

    Plusieurs annonces savamment distillées par les ministres semblent s’apparenter à des cadeaux. En sont-elles vraiment ?

    Après un été calamiteux passé à polémiquer sur la baisse des APL ou à communiquer sur la loi Travail, le gouvernement disperse ça et là quelques annonces positives pouvant s’apparenter à des cadeaux. Mais des cadeaux de façade car elles sont pour certaines des redites des promesses de campagne du candidat Macron.

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    Lundi, Bercy est monté au créneau, via un entretien conjoint de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin accordé au "Monde". Objectif affiché : désamorcer la grogne grandissante contre les coupes budgétaires.

    Des cadeaux de façade ?

    Fonction publique : des effectifs "stables". Désireux d’apaiser les fonctionnaires avec qui les motifs de discorde se multiplient, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin s’est réjoui dans "le Monde" que seules "1.600 suppressions de poste" soient prévues en 2017. Mais cette "stabilité" revendiquée n’est que temporaire puisque, pour rappel, l’objectif fixé par le président de la République est de l’ordre de 120.000 sur l’ensemble du quinquennat pour l’ensemble des fonctions publiques.

    Augmentation des petites retraites.Toujours dans "le Monde", Gérald Darmanin réaffirme qu’à terme les petites retraites seront augmentées de 100 euros par mois. Ce sera aussi le cas de l’allocation aux adultes handicapés.

    La prime d’activité revalorisée. La prime d’activité sera de son côté augmentée de 80 euros par mois à la fin du quinquennat assure encore le tandem de Bercy dans le quotidien du soir. Mais ce cadeau n’en est pas vraiment un puisqu’il figurait lui aussi dans les promesses de campagne du candidat En Marche !. Selon "les Echos", la hausse de 50% de cette prime d’activité se fera en plusieurs étapes, dont la première devrait intervenir à l’automne 2018. Soit au moment où doit être réalisée la seconde baisse des cotisations sociales.

    Ces annonces "feel-good", qui semblent être destinées à contrebalancer d’autres moins populaires, aideront-elles à mieux faire accepter le budget 2018, qui doit être présenté en conseil des ministres le 27 septembre ? Pas certain, au regard des différentes grèves qui s’organisent dans les semaines à venir...

    à suivre dans L’OBS

    Manifestation contre la réforme du code du travail : les opposants en ordre dispersé

    FO et la CFDT n’ont pas répondu à l’appel lancé par la CGT pour ce mardi. Une mobilisation qui a une valeur de test pour le président Macron.

    La première manifestation de rentrée contre la réforme du code du travail s’ouvre, mardi 12 septembre, sur des dissensions. Une mobilisation qui a valeur de test pour la CGT, qui a appelé au rassemblement ; mais aussi pour Emmanuel Macron, qui affiche sa détermination à réformer, en ce début de quinquennat. Les syndicats, tout en se montrant très critiques face au contenu des ordonnances, sont divisés sur la riposte à adopter.

    Un an quasiment jour pour jour après la toute dernière mobilisation contre la loi travail, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNEF appellent à protester contre le nouveau texte, qu’ils qualifient de « loi travail XXL ». Des grèves sont attendues à la SNCF, RATP, Air France, France Télévisions… Fonctionnaires, étudiants et lycéens sont aussi appelés à participer.

    La réforme du code du travail, dénoncée par les syndicats comme une remise en cause des droits des salariés, sera le fil rouge de la mobilisation. Mais d’autres réformes annoncées inquiètent, comme la baisse des aides personnelles au logement (APL) ou la hausse de la CSG, mais aussi, dans la fonction publique, le gel du point d’indice (qui sert aux calculs de la rémunération des fonctionnaires), les réductions d’effectifs ou le rétablissement du jour de carence.

    Solidaires, FSU et l’UNEF se joignent à la CGT

    Seuls Solidaires, la FSU et l’UNEF ont décidé de se joindre aux cortèges de la CGT. « Il n’y aura pas que la CGT dans la rue », a promis son secrétaire général, Philippe Martinez, dimanche, dans Le Parisien. « Plus de 180 lieux de manifestations ont été recensés » et « on va dépasser les 4 000 appels à la grève sur tout le territoire », a précisé le secrétaire général de la CGT. Il y voit le signe d’« une effervescence et d’un très fort mécontentement ».

    FO et la CFDT se désolidarisent

    FO s’est désolidarisée de la CGT, alors que les deux organisations avaient présenté un front uni contre la loi El Khomri. Jean-Claude Mailly, son secrétaire général, estime qu’il ne faut pas « user » les forces maintenant, car « on en aura peut-être besoin demain ». En ligne de mire, les discussions imminentes sur la réforme de l’assurance-chômage.

    N’approuvant pas la position de Jean-Claude Mailly, plus de la moitié des unions départementales FO, soit une cinquantaine, et au moins sept de ses fédérations ont décidé de passer outre, et de défiler aux côtés de la CGT. « Beaucoup de camarades se sont laissés porter par la CGT qui a fait de la retape partout, car ils ne sont pas sûrs de leur coup », regrette un dirigeant de FO.

    La CFDT ne défile pas non plus, malgré la « profonde déception » et même la « colère » face aux ordonnances, de même que la CFE-CGC, qui voit pourtant des « zones de risques vers le dumping social ».

    Pour autant, le dialogue n’est pas rompu entre les cinq confédérations représentatives. Leurs leaders se sont retrouvés, le 5 septembre, au siège de la CFDT, pour faire le point. « Les analyses sont beaucoup moins divergentes que lors de la loi El Khomri, souligne Fabrice Angei, membre du bureau confédéral de la CGT. Nous pensons que la jonction pourra se faire dans le temps. »

    La France insoumise, concurrente de la CGT

    La CGT devra aussi composer avec La France insoumise (LFI), qui organisera une manifestation le 23 septembre à Paris, contre ce qu’elle qualifie de « coup d’Etat social ». Une initiative qui a crispé encore un peu plus des relations déjà compliquées entre Philippe Martinez et Jean-Luc Mélenchon. Les deux hommes se sont entretenus, le 6 septembre, à l’Assemblée nationale. Le chef de file de la CGT a fait savoir qu’il ne serait pas présent à la marche de LFI, le 23 septembre, quand le député des Bouches-du-Rhône, lui, a coché la date du 12 dans son agenda. Tous les membres du groupe parlementaire LFI seront présents, a-t-il fait savoir.

    Pour contrer la concurrence du mouvement de M. Mélenchon, la CGT a annoncé une nouvelle journée de mobilisation, le 21 septembre, à la veille du conseil des ministres au cours duquel doivent être présentées les ordonnances – et deux jours avant la manifestation de LFI…

    Différentes lignes au PS

    La mobilisation pourra compter sur le soutien de personnalités politiques, dont Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, David Cormand, secrétaire national d’EELV, mais aussi le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon. Le Parti socialiste est cependant divisé entre ceux qui souhaitent participer à la manifestation du 12 septembre et ceux qui considèrent qu’ils ne sont « ni syndicalistes ni insoumis ».

    « Le Parti socialiste respecte l’indépendance syndicale (…) et soutient toutes les démarches syndicales qui iront contre les ordonnances Macron-Pénicaud », a explicité, dans un premier temps, un des porte-parole du parti, Karim Bouamrane.

    La formation adoube ainsi ses militants souhaitant y participer. Tout en laissant place à l’interprétation de chacun quant au degré de mobilisation du parti ce mardi-là.

    Une posture qui ne fait pas l’unanimité en interne. Olivier Faure, le patron des députés socialistes, était même allé dans le sens inverse, lors d’une conférence de presse : « Nous ne serons pas présents le 12, nous ne serons pas présents le 23 », date de la manifestation organisée par La France insoumise. La sortie du chef de file des députés a suscité quelques agacements chez ceux qui avaient déjà fait savoir qu’ils rejoindraient les rangs des cortèges syndicaux.

    Par ailleurs, dans ses statuts, le parti « encourage » ses membres à appartenir à une organisation syndicale. A défaut de cortège estampillé PS, d’aucuns entendent défiler mardi avec le Mouvement des jeunes socialistes (MJS), qui a annoncé samedi sa participation à la manifestation.

    à suivre dans Le Monde

    Ouragan Irma : "Black-out", infrastructures détruites... la mission (presque) impossible qui attend les secours

    Les voies aériennes et maritimes sont quasiment inaccessibles.

    IRMA - Les Antilles se réveillent dans le chaos ce jeudi 7 septembre. Après le passage de l’ouragan Irma, qui a fait au moins huit morts, et ravagé "à 95%" Saint-Martin et la petite île de Barbuda, le travail des secours s’annonce plus que difficile. De nombreuses infrastructures ont été détruites, notamment à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, où les aéroports sont hors-service.

    Comme le rapporte RTL, l’armée française a été mobilisée dans la nuit de mercredi à jeudi, et des hélicoptères Pumas ont été envoyés pour déblayer les pistes. Ce jeudi, la ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, a annoncé qu’un avion cargo militaire se rendra à Saint-Martin, où une piste de l’aéroport a pu être dégagée, relate France Info.

    Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a également indiqué sur France Info que "deux frégates ont été détournées et vont croiser au large de Saint-Martin et Saint-Barthélemy" afin d’acheminer les secours. Les premiers transports achemineront "de la nourriture, de l’eau, et un certain nombre de tentes, car les maisons sont détruites. Il va falloir construire un certain nombre de camps de fortune", a-t-il précisé. Des barges d’eau potable et 100 000 rations de combat permettront aux habitants de bénéficier de quatre jours de nourriture sur l’île.

    Une situation de ’black-out’

    Mercredi à 23 heures, Annick Girardin a décollé pour la Guadeloupe à bord d’un avion de la sécurité civile. 60 militaires de la sécurité civile, 60 sapeurs-pompiers d’Île-de-France, 18 personnels de la Croix-Rouge et 20 médicaux l’accompagnaient. Selon France Info, ceux-ci vont permettre la mise en place d’un centre opérationnel depuis la Guadeloupe. "Tous les bâtiments de Saint-Martin ont été touchés" a précisé la ministre lors de son atterrissage ce jeudi matin.

    Stéphane Cazatti, responsable des opérations à la Croix-Rouge explique à France Info : "On est dans une situation de ’black-out. On a le matériel nécessaire pour ouvrir des centres d’hébergement d’urgence".

    Les "énormes difficultés" des pompiers sur place

    Egalement interrogé par France Info ce jeudi, Patrick Hertgen, vice-président de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France, relate les difficultés majeures rencontrées par les pompiers sur place :

    "Les pompiers de Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont une caserne complètement inopérante, détruite, inondée. Ils ne sont pas blessés mais ont énormément de difficultés pour intervenir. Ils n’ont pas de véhicules utilisables et en plus les voies ne sont pas praticables. Ils intervenaient, ils travaillent, ils ne restent pas les bras croisés mais avec d’énormes difficultés."

    Les voies maritimes et infrastructures portuaires sont également inaccessibles. Selon Le Point, l’usage du bateau est aussi interdit : la hauteur des vagues est supérieure à cinq mètres. "Seul un navire d’une bonne taille pourra traverser dans la mer démontée, mais des quais accessibles et des grues seront nécessaires pour le décharger".

    L’organisation de l’aide humanitaire

    Mercredi soir, le gestionnaire d’électricité Enedis a indiqué l’envoi d’une centaine de groupes électrogènes aux Antilles privées d’électricité.

    La Croix-Rouge demande également l’aide urgente de bénévoles, dans un communiqué publié sur son site internet.

    "Le dispositif de réponse aux urgences et situations d’exception de la Croix-Rouge française a été déclenché plusieurs jours avant le passage de l’ouragan. La Plateforme d’Intervention Régionale Amériques Caraïbes (PIRAC) de la Croix-Rouge française, basée en Guadeloupe, est en première ligne et se tient prête à agir. En France, des équipes ont été mobilisées en urgence pour rejoindre Pointe-à-Pitre. Les météorologues ne prévoient aucune accalmie dans les jours qui viennent. La situation d’urgence risque donc de se prolonger", prévient-elle.

    à suivre dans Huffington Post

    Et si on tuait l’assurance-vie ?

    Le placement préféré des Français brille beaucoup moins que par le passé. La « flat tax » annoncée par le gouvernement pourrait lui porter un nouveau coup.

    Le titre de cet éditorial est évidemment provocateur. L’assurance-vie n’est pas en danger. Elle se porte même plutôt bien, du haut de ses 1.650 milliards d’encours. Mais le couteau-suisse français de l’épargne (utilisé aussi bien pour se constituer un patrimoine, préparer sa retraite ou transmettre ses économies à ses enfants, voire les trois à la fois) ne brille plus autant que par le passé. La collecte est en berne, loin du faste des années 1990. Il faut dire que le contexte financier et réglementaire ne l’a pas ménagé ces dernières années. Et que la « flat tax » que nous annonce le gouvernement pourrait lui porter un nouveau coup.

    Il y a d’abord eu la baisse de la rémunération des fonds en euros, rendue inéluctable par le déclin des taux d’intérêt. Les fonds en euros rapportent désormais moins de 2% en moyenne. Le capital est garanti, certes, mais une fois défalqué les impôts et les frais, les contrats sont nettement moins attractifs...

    Contrat de confiance

    Il y a ensuite les contraintes qui pèsent sur les assureurs en matière de gestion : on les force à détenir toujours plus de dettes et toujours moins d’actions. Ce qui est loin d’être idéal quand on a un horizon d’investissement lointain. Il y a enfin les coups de canifs que les autorités assènent, parfois même sans y prendre garde, dans le contrat de confiance passé entre l’assuré et l’assureur. L’an dernier, une disposition qui prévoyait un blocage des rachats « en cas de circonstances exceptionnelles » a effrayé les épargnants. Aujourd’hui, cette fameuse « flat tax » peut légitimement les inquiéter.

    Sur le papier, la taxe forfaitaire de 30% sur tous les produits financiers promise par Emmanuel Macron dès sa campagne électorale est utile et légitime. Elle doit simplifier la fiscalité de l’épargne en France, qui fonctionne à l’envers et décourage l’investissement à long terme. Elle peut aussi contribuer à réorienter l’épargne des Français vers l’économie réelle.

    Mais elle s’accorde mal avec l’assurance-vie, l’un des rares placements qui marche bien en France. Et qui offre une fiscalité régressive au fil des ans pour encourager le temps long. Le dispositif sur lequel travaille actuellement le gouvernement prévoit toute une série de seuils (au-delà des 150.000 euros) et d’exceptions (entre anciens et nouveaux versements).

    Eviter de nouvelles usines à gaz

    Bref, il va rendre complexe et opaque un régime qui était jusque-là simple et vertueux. Il faut vite clarifier tous ces points. Et éviter à tout prix de créer de nouvelles usines à gaz, pour les assurés qui devront jongler entre leurs contrats comme pour les systèmes de gestion. Auquel cas on risque de voir les Français se reporter sur les produits sans risque, comptes à vue et Livrets A, ou sur l’immobilier. Cela n’aidera ni les finances publiques, ni les entreprises du pays.

    à suivre dans Les Echos

    Code du travail : le gouvernement annonce qu’il ne fléchira pas

    Le contenu des ordonnances qui constitueront la future réforme du Code du Travail voulue pas Emmanuel Macron ont été présentées jeudi 31 août 2017. Elles ont fait beaucoup de bruit et, surtout, ne semblent guère être appréciées par les syndicats et les salariés alors que les patrons et notamment le Medef s’en réjouissent. La CGT a donc maintenu ses journées d’action prévues en septembre 2017. Malgré la menace de grève, le gouvernement reste sur ses positions.

    Une Rentrée 2017 marquée par un conflit social ?

    La CGT et plusieurs autres syndicats, mais pas Force Ouvrière, ont maintenu les deux journées de grève prévues pour le mois de septembre 2017 : le 12 et le 23 les Français opposés à la réforme du Code du Travail vont donc descendre dans la rue. Les syndicats estiment que la réforme va réduire les droits et la protection des salariés et, surtout, qu’elle ne va pas créer d’emplois alors que c’est là son but premier selon le gouvernement.

    L’effet d’annonce n’aura pas suffi : Murielle Pénicaud, ministre du Travail qui présente la réforme, a déclaré lors d’un entretien au Parisien publié le 3 septembre 2017 que le gouvernement n’avait aucun intention de faire machine arrière. Selon elle Emmanuel Macron et l’Assemblée Nationale ont été élus pour finaliser cette réforme qui était en effet une annonce de campagne du Président.

    Vers un conflit social de longue durée ?

    Reste qu’Emmanuel Macron n’avait pas, lors de sa campagne présidentielle, détaillé la réforme et que celle-ci sera menée par des ordonnances et non par un vote à l’Assemblée comme le fut la Loi Travail de Myriam El-Khomri. Là aussi la mobilisation sociale avait été très importante contraignant le gouvernement de Manuel Vals à faire une utilisation massive de l’article 49-3 de la Constitution.

    Les élus du mouvement Les Insoumis tout comme le PS se sont déjà ralliés aux deux journées de grève, surtout celle du 23 septembre 2017. La CGT, Solidaire et certaines branches de FO ont déjà commencé à distribuer des tracts et à appeler à la mobilisation sur les réseaux sociaux.

    « Toutes les craintes que nous avions sont confirmées et la crainte supplémentaire c’est évident et c’est écrit : c’est la fin du contrat de travail » avait déclaré Philippe Martinez jeudi 31 août 2017 à la sortie de la réunion à Matignon durant laquelle le contenu des ordonnances a été présenté.

    Paolo Garoscio

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