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PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21.

Novembre 2018


    Blocage des « gilets jaunes » : Ce qu’il faut retenir de la journée de mobilisation

    MANIFESTATION Près de 283.000 « gilets jaunes » ont protesté ce samedi dans toute la France contre la hausse des taxes sur le carburant et la baisse du pouvoir d’achat… 20 Minutes revient sur les principales informations à retenir de cette journée de mobilisation.

    Une journée de mobilisation, hors norme et parfois hors de contrôle. Ce samedi, près de 283.000 « gilets jaunes » ont protesté dans toute la France contre la hausse des taxes sur le carburant et la baisse du pouvoir d’achat, au sein de 2.000 rassemblements parfois tendus.

    Une mobilisation difficile à chiffrer

    Selon les chiffres communiqués vers 19 heures par le ministère de l’Intérieur, au total 282.710 personnes ont participé aux manifestations, sur quelque 2.000 points de blocages recensés. Des chiffres difficiles à vérifier et contestés par certains manifestants et responsables politiques.

    En début de soirée, plus 200 points de blocages n’avaient pas encore été levés et des manifestants étaient toujours présents sur plus de 1.400 lieux de rassemblement.

    Des manifestants ont annoncé qu’ils comptaient camper et passer la nuit sur leurs barrages et certains souhaitaient poursuivre le mouvement dimanche. L’accès à certaines autoroutes restait coupé ou difficile en début de soirée. Des barrages filtrants perturbaient notamment encore fortement la circulation sur le périphérique de Caen.

    Des dérapages et plus de 220 blessés

    Les blocages ont fait plus de 227 blessés, dont 7 graves au cours de la journée. L’incident le plus grave s’est déroulé dans la matinée au Pont-de-Beauvoisin (Savoie), où une conductrice qui emmenait sa fille chez le médecin a été prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture. Elle a foncé alors sur eux, percutant mortellement une femme de 63 ans.

    En France, il y a eu 117 interpellations, suivies de 73 garde-à-vue, selon le ministère de l’Intérieur.

    Des tensions à Paris mais pas de dégradation

    Dans la capitale, les gilets jaunes ont tenté d’accéder à la place de la Bastille et aux Champs-Elysée à la mi-journée. Après plusieurs heures de tensions entre manifestants et forces de l’ordre dans le quartier du Palais de l’Élysée, la majorité des « gilets jaunes » s’est dispersée. Il n’y a eu aucun blessé, aucune dégradation, d’après le préfet de police de Paris, Michel Delpuech.

    Appel à la responsabilité

    (...) Les autorités s’inquiètent de la poursuite du mouvement malgré la nuit : « Les manifestations aujourd’hui bon enfant, ce soir se transforment avec l’arrivée de casseurs » (...) Et « la nuit, le danger c’est d’être percuté par un véhicule » 5.000 patrouilles resteront mobilisées jusqu’à dimanche matin.

    L’opposition demande au gouvernement d’entendre les Français

    Dans l’opposition, certains sont descendus dans la rue : Laurent Wauquiez, le chef de LR, a appelé Emmanuel Macron à comprendre et « corriger ses erreurs ». Des élus du Rassemblement national étaient également présents aux côtés des « gilets jaunes », mais pas Marine Le Pen. Des Insoumis participaient aussi aux manifestations. Leur leader Jean-Luc Mélenchon a critiqué sur Twitter une « manipulation des chiffres de participation » et une « dramatisation » de la part du gouvernement. Il s’est rendu place de la Concorde mais sans porter de gilet jaune.

    Sur les réseaux sociaux et dans les médias, de nombreux élus de gauche et de droite ont appelé le gouvernement à ententre la colère des Français.

    Le gouvernement maintient le cap

    Samedi soir un conseiller de l’exécutif a reconnu qu’il y avait « une mobilisation qui est là, il ne faut pas la nier ». Mais « elle n’était pas au niveau attendu. Ce n’est pas le raz-de-marée attendu, malgré un battage médiatique parfois surprenant ».

    Dans un entretien au Parisien, publié samedi soir, le ministre de la transiition écologique a toutefois exclu de renoncer à la hausse de la taxe carbone le 1er janvier 2019 : Dans un entretien exclusif au Parisien, le ministre de la Transition écologique confirme la hausse de la taxe carbone le 1er janvier 2019 : « en matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue (…) Si la France a élu Emmanuel Macron, c’est bien pour qu’on en finisse avec le statu quo », explique-t-il.

    Au 1er janvier 2019, les taxes sur le gazole doivent augmenter de 6,5 centimes d’euro par litre et celles sur l’essence de 2,9 centimes.

    La France compte moins d’entreprises en forte croissance que la moyenne européenne

    Selon une étude de l’Insee publiée ce mercredi, 8,6 % des entreprises en France étaient des entreprises en forte croissance en 2015, contre 9,9 % en moyenne en Europe. Mais les effectifs de ces entreprises ont bondi dans l’Hexagone depuis 2012.

    La France compte un peu moins d’entreprises en forte croissance que les autres pays européens. Selon une étude de l’Insee, publiée ce mercredi, en 2015, dans les pays de l’Union européenne, en moyenne 9,9 % des entreprises étaient des sociétés en forte croissance, contre seulement 8,6 % dans l’Hexagone.

    La France comptait à cette date 15.000 entreprises en forte croissance. Par ce terme, l’Insee entend les entreprises dont le taux de croissance annuel moyen sur trois ans des effectifs salariés est supérieur à 10 % et qui avaient un effectif de 10 salariés ou plus au début de la période étudiée. Il ne s’agit donc pas uniquement de « start-up », même si les entreprises en forte croissance sont majoritairement de jeunes structures.

    540.000 emplois en plus en trois ans

    Ainsi, 45 % d’entre elles avaient moins de dix ans d’ancienneté en 2012, contre 26 % dans l’ensemble des entreprises de 10 salariés ou plus des secteurs marchands hors agriculture dans l’Hexagone. Et les entreprises en forte croissance n’appartiennent pas toutes au secteur de l’Internet. Certes, 16,6 % d’entre elles avaient une activité liée à l’information et la communication mais 10 % faisaient partie du secteur du transport et des entrepôts, et autant appartenaient aux activités financières et immobilières.

    En 2015, les entreprises en forte croissance en France employaient 1,17 million de salariés, un chiffre en hausse de 85 % par rapport à 2012 ! La hausse du nombre de postes atteint donc 540.000 en seulement trois ans. Il s’agit d’emplois créés ou faisant partie de sociétés rachetées par ces entreprises. Pas mal quand on sait que, lors de ces trois années, l’ensemble des entreprises de plus de 10 salariés ont vu, elles, leur nombre d’emplois grimper de 100.000 postes.

    Le concept utilisé par l’Insee le plus proche des « start-up » est celui de « gazelles ». Ce sont des entreprises en forte croissance, âgées de quatre ou cinq ans en 2015. Elles employaient cette année-là 60.000 salariés, soit le double du nombre de travailleurs trois ans auparavant.

    à suivre dans Les Echos

    Brexit : Londres "optimiste" sur un accord, mais pas tout de suite

    Le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt s’est dit jeudi « optimiste » quant à la conclusion d’un accord sur le Brexit, tout en jugeant improbable une percée rapide.

    Au terme d’un discours à Paris visant à apaiser les tensions avec la France autour de la prochaine sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le ministre britannique a été interrogé sur la possibilité de conclure un accord dans la semaine à venir.

    « Sept jours, ça paraît un peu juste. Je suis optimiste sur la conclusion d’un accord sur le Brexit mais je ne m’avancerais pas sur un calendrier précis », a-t-il répondu, lors d’une allocution à l’ambassade de Grande-Bretagne.

    Les négociateurs ont mis les bouchées doubles dans l’espoir de boucler un accord pouvant être approuvé lors d’un sommet extraordinaire en novembre, mais cette perspective s’éloigne.

    « Du travail reste nécessaire », a estimé mercredi le négociateur européen Michel Barnier, jugeant insuffisantes les avancées avec Londres.

    Dans une visible entreprise de séduction, Jeremy Hunt a vanté - dans un français parfait - les « liens d’amitié et de commerce » et « les histoires entrelacées » entre la Grande-Bretagne et la France.

    « Nous ne cherchons pas (...) à avoir le beurre et l’argent du beurre », a-t-il lancé, alors que Paris insiste depuis le début des négociations pour que le Royaume-Uni ne tire pas avantage de sa sortie de l’UE.

    Cette ligne de fermeté plusieurs fois rappelée par le président Emmanuel Macron, a suscité des tensions avec Londres.

    Début octobre, Jeremy Hunt avait fait polémique en accusant l’Union européenne de chercher à "punir" le Royaume-Uni pour avoir décidé de la quitter, établissant un parallèle avec l’Union soviétique qui tentait d’empêcher ses citoyens de partir.

    Il a adouci le ton jeudi, se disant « absolument certain que la France souhaite parvenir à un accord ». « Ne pas obtenir d’accord n’est dans l’intérêt de personne », a-t-il insisté.

    Le Royaume-Uni quittera l’UE, son marché unique et son union douanière le 29 mars 2019, et les 27 veulent éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande et la province d’Irlande du Nord, partie intégrante du Royaume-Uni, afin de préserver les Accords de paix de 1998.

    Le sujet sera au menu des discussions entre le président Macron et le Premier ministre britannique Theresa May, qui se retrouveront vendredi dans le nord de la France pour une cérémonie marquant la fin de la Première guerre mondiale.

    Londres -comme Paris- souhaite préserver la relation bilatérale en dépit des épineuses négociations autour du Brexit.

    Le Royaume-Uni et la France sont les deux principales puissances militaires du continent et ses deuxième et troisième économies, derrière l’Allemagne.

    à suivre sur CNEWS

    Fiscalité des carburants : la voiture pollue-t-elle tant que ça ?

    Les gouvernements successifs ont mis en place une fiscalité frappant les carburants et les véhicules les plus polluants. Mais quelle est la part exacte de l’automobile dans la pollution atmosphérique ? Réponse.

    La pollution de l’air est responsable de 48 000 décès chaque année dans l’Hexagone, selon une étude de l’organisme Santé publique France. Les principaux responsables ? Les particules fines (PM10), le dioxyde d’azote (NOx) et le CO2 (gaz à effet de serre). L’exposition chronique à ces substances provoque « une perte d’espérance de vie pour une personne âgée de 30 ans pouvant dépasser deux ans ».

    Au nom de la santé publique et de la protection de l’environnement, les gouvernements successifs ont donc mis en place une fiscalité frappant les carburants et les véhicules les plus polluants. De quoi alimenter la colère d’une partie des automobilistes, aujourd’hui excédés par la hausse des prix à la pompe et des taxes.

    Mais quelle est la part réelle de l’automobile dans la pollution de l’air en France ? Éléments de réponse.

    Le chauffage émet plus de particules fines. D’après les chiffres du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), l’activité humaine qui produit le plus de particules fines en France n’est pas le trafic routier mais… le chauffage résidentiel ! Une journée de chauffage au bois équivaut à 3500 kilomètres parcourus par un véhicule particulier diesel ou 10 500 km par une voiture essence. D’ailleurs sur le plan national, l’automobile ne produit que 15 % des particules fines.

    Mais prudence ! Les chiffres globaux ne traduisent pas la réalité de la pollution de l’air dans les agglomérations. En Ile-de-France, l’organisme Airparif évalue depuis 1979 la qualité de l’air grâce son réseau de capteurs. En prenant en compte les facteurs météo et l’intensité du trafic automobile « nos mesures montrent qu’environ un quart des particules fines proviennent directement du trafic routier, rapporte Charlotte Songeur, ingénieur chez Airparif. La proportion peut même doubler lors des pics de pollution ».

    Les diesel, plus gros pollueurs. Quel que soit le mode de calcul, l’automobile est de très loin le mode de transport le plus polluant. L’aérien ne représente que 1,3 % des NOx et 1,1 % du C02 émis en France, selon l’étude Citepa. Mais localement, là encore, la donne peut changer. Selon Airparif, les plateformes aéroportuaires représentent 7 % des NOx rejetés dans l’air du Bassin parisien.

    Sans surprise, les deux organismes décernent la palme du plus gros pollueur aux véhicules diesel. En Ile-de-France, les voitures, poids lourds et utilitaires roulant au gazole, sont à l’origine de 85 % des NOx. Et apportent la grande majorité des particules fines liées au trafic routier. Sauf que les pots d’échappement ne sont pas les seuls responsables. 40 % de ces NOx proviennent de l’abrasion des routes, pneus et freins. Une proportion étonnamment élevée. « Des solutions techniques existent pour limiter ces particules par abrasion, mais il faudrait les généraliser », remarque Charlotte Songeur.

    Et pourtant, la pollution automobile est en baisse. Face aux critiques, les défenseurs des automobilistes rappellent que l’amélioration des technologies a permis de réduire les volumes de polluants de façon importante. Les filtres à particules sont généralisés depuis 2011 et les dispositifs anti-NOx depuis 2015. Résultat : les émissions de particules et de NOx liées au transport routier ont baissé respectivement de plus de 60 % et de 57 % entre 1995 et 2015. Un progrès mais qui ne réduit pas pour autant la dangerosité du diesel. « On a longtemps privilégié ce carburant, moins producteur de CO2, mais on connaît aujourd’hui le caractère cancérigène des particules fines, même avec les nouveaux filtres », relève Airparif.

    La modernisation du chauffage, autre chantier prioritaire. En attendant, l’amélioration de la qualité de l’air en ville se joue sur d’autres fronts, comme la modernisation des chauffages à bois. « Avec des inserts adaptés pour les cheminées, on pourrait diviser le volume de particules par 50 ! », confie-t-on chez Airparif.

    à suivre dans le Parisien

    Les Français massivement opposés à la hausse des taxes sur les carburants

    SONDAGE - Selon les résultats de notre sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, 76 % des Français estiment que la hausse des taxes sur les carburants est « une mauvaise chose ».

    Le pouvoir d’achat avant tout. Les vacances s’achèvent, la grogne monte. Deux semaines durant, en famille ou entre amis, les Français se sont énervés sur la hausse des taxes sur les carburants ou le fioul domestique. Si bien qu’à l’heure de retourner au travail, c’est une gifle cinglante qu’ils adressent au gouvernement. Selon les résultats de notre sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, ils sont ainsi 76 % à juger que la hausse des taxes « est une mauvaise chose car il faut avant tout favoriser le pouvoir d’achat des Français, quitte à ce qu’ils utilisent plus longtemps des produits pétroliers ».

    Voici donc la lutte contre le réchauffement climatique sauvagement sacrifiée sur l’autel du plein de gazole. Signe de la complexité de la fiscalité écologique, le rejet de la hausse des taxes sur les carburants est extrêmement fort chez les Français se disant proches de partis à coloration verte. Les sympathisants de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon - qui ne cesse de vitupérer le libéralisme, qu’il juge incompatible avec l’écologie - sont ainsi 92 % à préférer le gazole bon marché à la défense de l’environnement. À l’opposé, c’est chez les sympathisants de LaREM que l’on trouve le plus de personnes favorables à la hausse des taxes. Ce sont ainsi 43 % des soutiens du parti du président qui jugent que la hausse des taxes est « une bonne chose car il faut avant tout que les Français se déshabituent des produits pétroliers, quitte à ce que cela leur coûte plus cher de les utiliser pendant un certain temps ».

    Impact sur le pouvoir d’achat

    Parmi les Français, c’est toutefois le pessimisme qui domine largement face à ces hausses de taxes. Ils sont ainsi 80 % à estimer que l’augmentation des prix des produits pétroliers aura des conséquences importantes sur leur pouvoir d’achat.

    D’ailleurs, ils sont tout aussi nombreux (78 %) à trouver justifié l’appel lancé par des automobilistes sur les réseaux sociaux à bloquer les routes le 17 novembre prochain. Même du côté des sympathisants de LaREM, l’appel au blocage est « justifié » pour 55 % d’entre eux. Une très large majorité soutient le blocage, comme si, pour lutter contre les taxes, il n’y avait plus de frontières politiques. La proximité est d’ailleurs frappante entre les militants de La France insoumise et ceux du Rassemblement national qui soutiennent respectivement à 88 % et 91 % l’appel au blocage des routes. Il est également frappant entre les sympathisants des Républicains et ceux du Parti socialiste, qui soutiennent l’appel à 83 % et 81 %. En matière de fiscalité écologique, Emmanuel Macron fait donc l’unanimité contre lui chez ses adversaires. Voilà pour la réaction à chaud des Français. Elle témoigne d’une forme de schizophrénie du pays face aux questions environnementales. Car, dès lors qu’il s’agit de construire des nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR, les Français jugent majoritairement (53 %) qu’il s’agit là d’une « mauvaise idée ». Cela permet pourtant de produire une énergie à coût inférieur à ce qui se pratique aujourd’hui. De quoi répondre aux préoccupations des Français sur leur pouvoir d’achat. À un moment, ils vont bien devoir choisir entre la survie de la planète et le contenu du porte-monnaie. La France n’en est pas encore là.

    à suivre dans Le Figaro

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