Un espace de communication... Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, l’avis des lecteurs, c’est au quotidien..., la “Lettre” mensuelle...

ARTICLES DE PRESSE


L’actualité, accessible à tous, envahit la toile et les médias dans leur ensemble, Radio, TV et Net confondus. Hebdomadaires et magazines offrent de leur côté des synthèses orientées, destinées à interpeller.

Club Espace 21 pour sa part n’intervient qu’occasionnellement en proposant une revue de presse "choisie et parfois commentée", en lien avec les sujets et les thèmes abordés par Club Espace 21, présentée dans cette rubrique.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut alors nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21 dans la rubrique « les avis des lecteurs ».

Janvier 2021


    « Quand Le Maire affirme qu’il n’augmentera pas les impôts, il ment »

    ENTRETIEN. Spécialiste des finances, la députée Émilie Cariou, en rupture avec le macronisme, démonte le plan de relance et les choix sanitaires du gouvernement.

    Le mandat d’Émilie Cariou n’a pas été de tout repos. Venant de la gauche, la députée de la Meuse avait été élue dans la vague LREM de 2017. Mais les tensions au sein du groupe entre l’aile droite et l’aile gauche ont fini par l’éloigner des options politiques prises par Édouard Philippe et Emmanuel Macron. En mars 2020, cette spécialiste de la fiscalité, passée par Bercy, quitte son rôle de « whip » au sein de la commission des Finances.

    Premier pas vers un divorce complet avec la macronie en mai 2020 quand elle fonde, avec d’autres déçus, le groupe parlementaire Écologie, Démocratie, Solidarité. Le groupe ne survit pas aux défections. La rupture avec LREM est consommée lorsque, avec son collègue Aurélien Taché, elle crée le 16 décembre 2020 un parti politique, Les Nouveaux Démocrates (LND). Émilie Cariou est, cette semaine, notre invitée du « Grand Entretien » politique. Plan de relance, choix sanitaires, la députée de la Meuse passe au peigne fin la politique du gouvernement.

    Le Point : Depuis sa présentation, vous multipliez les critiques contre le « plan de relance » de 100 milliards d’euros. Bruno Le Maire a présenté des aménagements pour cibler les petites entreprises. Est-ce que cela va dans le bon sens ?

    Émilie Cariou : Oui, c’est bien de maintenir des aides économiques et financières à destination des entreprises, et notamment à celles qui subissent des fermetures administratives. Mais des manques subsistent encore. Déjà, parce que les mesures de soutien ne sont pas ou très peu ciblées vers les entreprises qui en auraient le plus besoin, à savoir les petits commerçants, les bars, les restaurants, mais aussi l’écosystème des petites et moyennes entreprises qui ne sont pas frappées par les mesures de fermeture mais subissent indirectement les effets des chutes d’activité économique.

    Le plan de relance adopté à l’automne est déjà très ciblé sur les grandes entreprises qui seront bénéficiaires des baisses de 2 milliards d’euros d’impôt. La contribution sur la valeur ajoutée des entreprises n’est en effet pas payée par les commerçants et artisans, et très peu payée par les PME. L’aide de 20 milliards d’euros va donc irriguer les grandes entreprises, dont les entreprises de la finance. La nouvelle annonce du gouvernement concernant la couverture des charges fixes, mesure que nous avions réclamée lors de l’examen de la loi de finances, va, elle aussi, exclure de nombreuses PME qui ne sont pas dans le champ des fermetures administratives, mais subissent bien des pertes d’activité. Je déplore aussi une perte de temps inutile sur fond de jeu d’oppositions avec la majorité…

    Bruno Le Maire a annoncé le 15 janvier que les entreprises pourraient retarder leurs charges d’amortissement. C’est une mesure que j’ai proposée quatre fois, pendant l’examen des lois de finances rectificatives et du projet de loi de finances pour l’État. Je crois surtout que je commence à m’interroger sur l’idéologie qui nourrit ce plan de relance… En économie, il y a l’offre, et puis il y a la demande. La relance, cela passe aussi par le soutien de la demande, à savoir des ménages. Dans une crise, de surcroît, soutenir les ménages les plus fragiles permettrait également de lutter contre la paupérisation. Pourtant, il n’y a aucune aide directe dans ce plan de relance. Aucune. Pourquoi ? Par crainte de l’assistanat ? C’est d’un mépris pour les Français.

    Bruno Le Maire s’est engagé à ne pas augmenter les impôts des Français. Pourquoi dites-vous que c’est faux ?

    C’est faux parce que ce gouvernement a fait le choix de faire peser le remboursement de la « dette Covid » sur les Français. Je m’explique. Pour faire face à la crise, il a fallu augmenter les dépenses de santé, et les mesures de soutien à l’économie (ciblées ou non) ont été multipliées. Cela a créé de la dette que le gouvernement entend rembourser. Une partie de cette dette Covid, soit environ 150 milliards d’euros, a été transférée à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). Ce transfert a alourdi la dette sociale et surtout a allongé sa durée de remboursement. Or, la Cades est financée par la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale), qui est ni plus ni moins qu’un impôt prélevé à la source sur le revenu de tous les ménages, y compris les plus modestes. C’est ce qu’on appelle l’art de plumer l’oie sans la faire crier. C’est un choix délibéré du gouvernement, mais c’est un choix qui n’est pas assumé. Donc, quand Bruno Le Maire affirme qu’il n’augmentera pas les impôts, il ment. C’est déjà fait.

    Oui, mais le taux de la CRDS est toujours de 0,5 %, ça n’a pas bougé. Donc, Bruno Le Maire n’a pas augmenté les impôts…

    C’est vrai, le taux de la CRDS n’a pas augmenté. Sa durée de vie en revanche, oui… La CRDS devait initialement disparaître en 2024. Or, la date d’extinction de la Cades d’abord prévue au 31 décembre 2025 a été reportée au 31 décembre 2033. De fait, la prorogation du mandat de la Cades a prolongé la durée de vie de la CRDS. Idem pour l’affectation d’une partie de la CSG.

    Le plan français est de 100 milliards d’euros, celui des Italiens atteint 222,9 milliards d’euros… Et pourtant, les deux pays sont dans des situations voisines en termes de pandémie. A-t-on vu trop juste en France ou bien l’Italie voit-elle trop grand ?

    L’Union européenne a fait le choix de soutenir massivement l’Italie dont l’économie était déjà en berne avant la crise sanitaire, avec une croissance au ralenti. Pourquoi ? Pour relancer son économie, car la dette italienne est potentiellement problématique pour l’ensemble des pays membres. Quant au plan de relance français, il pourrait effectivement être plus ambitieux. Le gouvernement a fait le choix d’une relance par la compétitivité dont l’effet éventuel ne se fera sentir qu’à moyen terme. Dans ce contexte particulier de crise sanitaire, il me semble qu’il fallait accentuer les investissements publics. Ils constituent « de la bonne dette » puisque les effets bénéfiques se confirment à très long terme. Donc, oui, le plan français aurait pu être plus élevé et permettre enfin un investissement massif dans notre système de santé qui, par sa fragilité, fragilise notre économie.

    Pourquoi avez-vous rompu avec Emmanuel Macron dont vous avez soutenu la candidature en 2017 ? En quoi est-il si différent de ce qu’il avait annoncé pendant sa campagne ?

    Emmanuel Macron, à l’origine, c’était la promesse du renouvellement démocratique. Lorsqu’il a créé En marche !, l’objectif était d’offrir un nouvel espace politique aux revendications et aux préoccupations des Français qui ne se retrouvaient plus dans les partis traditionnels. Ce renouveau n’a jamais eu lieu. En marche ! n’a jamais su tracer sa ligne idéologique, ses lignes rouges à ne pas franchir. Aucune doctrine n’a jamais été construite, et, donc, c’est un parti qui n’a jamais joué son rôle vis-à-vis de l’exécutif. À l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire suit la ligne de son gouvernement. Dans les faits, l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif n’est pas respecté. Le Parlement a arrêté de remplir sa mission de contrôle de l’action gouvernementale. Pour moi, le point de rupture se situe au moment de la réforme des retraites. À ce moment-là, le débat parlementaire a cessé d’exister. Sur l’équilibre entre libérer et protéger, l’exécutif a choisi de défendre des positions très libérales en oubliant les solidarités, qu’elles soient sociales, sociétales ou économiques. La justice et l’équité fiscale sont absentes. Et quand a été venu le temps du « virage à gauche », la réalité fut un tournant sécuritaire voire autoritaire…

    à suivre dans LE POINT

    Covid-19 : l’Allemagne n’exclut pas des contrôles entre pays de l’UE face au variant

    Angela Merkel a aussi annoncé un prolongement et un renforcement de l’arsenal anti-Covid.

    COVID-19 - L’Allemagne n’exclut pas de rétablir des contrôles à ses frontières avec des pays membres de l’Union européenne face danger du variant au Covid-19, a prévenu ce mardi 19 janvier Angela Merkel.

    “Si les pays devaient emprunter des voies complètement différentes, ce que je ne vois pas pour le moment mais qui peut aussi être le cas, alors il faut être prêt à l’extrême et dire alors que nous devons aussi réintroduire les contrôles aux frontières”, a déclaré lors d’une conférence de presse la chancelière, au terme de huit heures de négociations avec les dirigeants des États régionaux qui ont abouti à une prolongation et un durcissement des restrictions anti-Covid.

    “Les restrictions sévères que les gens respectent commencent à porter leurs fruits”, a salué la chancelière. Mais “nous devons agir maintenant” contre les variants, en particulier britannique, a prévenu Angela Merkel.

    Restaurants, cafés, enceintes sportives et culturelles sont fermés depuis deux mois et demi et vont ainsi le rester jusqu’au 14 février au moins.

    Masques FFP2 et télétravail

    Les rassemblements privés restent aussi très limités, avec la possibilité de n’inviter qu’une personne issue d’un autre foyer.

    À cet arsenal de restrictions s’ajoutent de nouvelles mesures. Les masques médicaux, FFP2 ou chirurgicaux, seront ainsi désormais obligatoires dans les commerces, métros, bus, train et tramways. La Bavière a déjà imposé depuis lundi le port de masques FFP2 dans les transports.

    Le télétravail va également s’imposer désormais “partout où cela est possible”, au moins jusqu’au 15 mars, et le port de masques médicaux, fournis par l’employeur, quand la présence sur le lieu de travail est indispensable.

    Ce mardi, l’institut de veille sanitaire Robert-Koch a annoncé 11.369 nouveaux cas en 24 heures, une baisse par rapport aux quelque 30.000 nouveaux cas recensés certains jours début janvier.

    Depuis la première injection le 26 décembre, quelque 1,14 million de personnes ont été vaccinées, soit 1,4% de la population allemande.

    à suivre dans HUFFPOST

    Courses, commerces, garde d’enfants ... Les questions qui se posent avec un couvre-feu à 18h

    La mise en place d’un couvre-feu national à partir de 18 heures et jusqu’à 6h est désormais effective pour quinze jours au moins. Un horaire contraignant pour de nombreux Français.

    Le gouvernement a tranché : pas de confinement mais un couvre-feu national de 18h à 6h du matin. Cette mesure déjà en vigueur dans 25 départements est en effet étendue à tout le territoire à compter de ce samedi 16 janvier. Une amende de 135 euros, et jusqu’à 3750 euros en cas de récidive, est prévue pour les contrevenants. Garde d’enfants, courses, commerces, déplacements professionnels... Ce nouveau couvre-feu pose de nombreuses questions pour les Français. Nous faisons le point.

    Pour quels motifs pourra-t-on se déplacer après 18h ?

    Le premier ministre a indiqué que les dérogations « seront très limitées ». Il s’agira en réalité des mêmes déjà applicables pour le couvre-feu à 20 heures. À savoir : les déplacements pour motifs professionnels, de santé (consultations et soins par exemple), pour motif familial impérieux, la garde d’enfants, l’assistance à personnes vulnérables ou précaires, pour répondre à une convocation judiciaire ou de l’administration, participer à une mission d’intérêt général, pour les transits sur des déplacements de longues distances ou encore se rendre sur son lieu d’enseignement et de formation.

    Pour chacun de ses déplacements effectués entre 18h et 6h du matin, il faudra se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire, téléchargeable sur le site du gouvernement. Dans le cas des déplacements professionnels, une attestation signée par l’employeur sera également nécessaire.

    Devra-t-on quitter le travail plus tôt ?

    Ce nouveau confinement inquiète beaucoup de Français qui terminent leur journée de travail après 18h. Il ne sera toutefois pas nécessaire de quitter le lieu professionnel plus tôt qu’habituellement puisque ces déplacements font partie des dérogations autorisées. Il faudra toutefois posséder une attestation. La question ne se pose évidemment pas pour les Français en télétravail, qui reste d’ailleurs la règle pour les activités professionnelles pouvant s’effectuer à distance.

    Pourra-t-on faire ses courses après 18h ?

    Non. Les magasins alimentaires, y compris les supermarchés et centres commerciaux, fermeront leurs portes à 18h. Il faudra donc s’organiser pour faire ses courses avant 18h ou le week-end. Les employés des magasins seront, eux, autorisés à rentrer chez eux après 18h. Il est de la responsabilité des clients, et non du magasin, de respecter les horaires du couvre-feu.

    Le 30 décembre, plusieurs hommes politiques, dont le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Jean Leonetti, craignaient, selon Nice Matin , que cette mesure ait « un effet contre-productif car les gens vont s’agglutiner dans les grandes surfaces commerciales sur des temps plus réduits et parce que personne ne se retrouve dans ce magma de règles mouvantes ».

    Tous les magasins doivent-il fermer dès le début du couvre-feu ?

    Non, il existe quelques exceptions. « Sauf les exceptions liées aux missions de service public, tous les lieux, commerces ou service recevant du public seront fermés à 18h00 », a indiqué Jean Castex lors de sa conférence de presse. « L’achat de produit de santé » étant toutefois toujours autorisé pendant le couvre-feu, les pharmacies pourront donc rester ouvertes. D’autres établissements, dont l’activité nocturne se justifie, pourront également déroger à la règle, comme les stations-service, par exemple.

    La vente à emporter, notamment pour les restaurants, reste autorisée en journée mais sera interdite à partir de 18h. En revanche, les commerces peuvent toujours effectuer des livraisons même pendant le couvre-feu. Certains départements ont toutefois décidé de limiter cet horaire comme à Paris où les livraisons sont interrompues entre 22h et 6h du matin. Jean Castex a toutefois invité les commerçants qui le souhaitent, à ouvrir sur la pause déjeuner ou le dimanche pour compenser la contrainte d’une fermeture anticipée.

    Sera-t-il possible de faire du sport ?

    Non, les promenades, footings ou sorties à vélo ne seront plus autorisées de 18h à 6h du matin. « Les sorties indispensables à l’équilibre de chacun, le sport et l’activité physique individuels en plein air, sont autorisées en dehors des horaires du couvre-feu, dans le respect des mesures barrières et en évitant tout rassemblement », est-il ainsi indiqué sur le site du gouvernement.

    Pourra-t-on promener son chien ?

    Oui, « les déplacements brefs, dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnie » sont autorisés. Il faudra toutefois être muni d’une attestation de dérogation.

    Quid des cours ? Seront-ils maintenus après 18h ?

    Oui, les écoles font partie des exceptions. « L’avancée du couvre-feu ne remettra pas en cause l’accueil du public après 18h dans les structures où se déroulent de la garde d’enfant, de l’enseignement, des activités périscolaires ou de la formation professionnelle. Les usagers de ces structures pourront rentrer chez eux, y compris en transports collectifs, en se munissant d’une attestation de déplacement », est-il précisé sur le site du gouvernement. Les parents pourront donc venir chercher leurs enfants à l’école. Quant aux collégiens et lycéens ils pourront également rentrer chez eux en prenant les transports scolaires, munis d’une attestation.

    Les activités extrascolaires et périscolaires, en plein air ou en salle, doivent toutefois cesser à 18 heures. Les activités en intérieur, sont, elles, suspendues pour une durée d’au moins 15 jours.

    Et concernant la garde d’enfants ?

    « Les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d’enfants » sont autorisés malgré le couvre-feu. Les structures où se déroule la garde d’enfant, et les crèches pourront donc maintenir leur activité au-delà de 18h. Concernant les nourrices et baby-sitters, des dérogations sont également prévues mais « nécessitent une attestation de l’employeur », indique le gouvernement sur son site.

    Sera-t-il possible de prendre les transports après 18h ?

    Oui, les transports en commun continueront de fonctionner pendant le couvre-feu pour « permettre de répondre aux besoins des dérogations ». Les horaires pourraient toutefois être aménagés pour accueillir plus de voyageurs avant le début du couvre-feu.

    Les « déplacements liés à des transits ferroviaires, aériens ou en bus pour des déplacements de longues distances » sont également autorisés pendant le couvre-feu. Il est donc possible de prendre un train, un avion ou un bus le soir. Il faudra toutefois être muni d’une attestation, idem pour les personnes qui iraient chercher des proches. Ces dernières devront cocher « motif familial impérieux ».

    Est-il impératif d’arriver chez moi avant 18h si je me déplace en voiture ?

    S’il s’agit d’un motif dérogatoire oui, sinon non. Pour les vacances ou un week-end, par exemple, il faudra veiller à arriver avant 18h. Attention au trafic routier, par ailleurs, fortement perturbé dans les départements qui ont déjà expérimenté le couvre-feu à 18h, comme à Strasbourg ou à Marseille.

    à suivre dans LE FIGARO

    Comment l’éolien veut rattraper son retard

    L’essor des éoliennes en France n’est pas suffisant pour respecter les engagements de l’État. La profession a des solutions pour aller plus vite.

    Bénédicte Coste a au moins deux particularités. D’abord, elle est la petite-fille du maréchal Leclerc de Hauteclocque ; ensuite, elle est à la tête d’une association qui a fait annuler un projet de huit éoliennes destinées à s’élever près de chez elle, dans la Somme. On fera évidemment le lien entre ces deux caractéristiques : « La va-t-en-guerre des éoliennes », titre Le Parisien-Aujourd’hui en France. On notera surtout que la victoire de Bénédicte Coste est très rare. Elle a fait reconnaître par la justice un « état d’encerclement : il y a déjà 50 éoliennes sur 6 kilomètres de circonférence à la ronde…

    Les opposants aux éoliennes se dressent un peu partout en France, dans l’estuaire de la Gironde comme dans l’Ouest ou les Hauts-de-France. Le résultat, c’est que les projets de parcs éoliens prennent beaucoup de temps à éclore (environ sept années, deux fois plus qu’en Allemagne). Mais le temps presse. La France s’est fixé des objectifs dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), sorte d’agenda des énergies renouvelables pour le pays. Selon cet échéancier, la puissance installée en éolien terrestre devrait atteindre 24,1 GW en 2023, et une fourchette comprise entre 33,2 et 34,7 GW en 2028. Converti en nombre de mâts, cet objectif signifie 6 500 éoliennes en plus en 2028 par rapport à aujourd’hui, soit pas loin d’un doublement.

    Le pays compte, à la fin 2020, 17,3 GW de puissance éolienne. Or, ce rythme est insuffisant pour atteindre le Graal de l’éolien fixé par le gouvernement. Selon un rapport publié il y a quelques jours par Observ’ER, qui étudie le rythme de l’essor des énergies renouvelables en France, « l’éolien s’écarte de sa feuille de route ». Si l’année 2019 a été plutôt bonne, les neuf premiers mois de 2020 ont connu un fléchissement de 17 % des capacités installées, avec un trou d’air au printemps (- 45 % entre le premier trimestre 2020 et la même période en 2019). Au total, l’an passé, 1,4 GW d’énergie éolienne aura été installé, alors que 2 GW auraient été nécessaires pour tenir le cap de la PPE.

    « Wind deal »

    Les frondes locales contre l’éolien expliquent une partie du retard. Mais elles ne sont pas propres à 2020. La crise sanitaire, en revanche, est une particularité de l’an dernier. Les chantiers ont été retardés, voire arrêtés, tout comme les appels d’offres auxquels répondent les acteurs de l’éolien (les autorités les ont étalés dans le temps). La filière entend lever plusieurs obstacles pour reprendre le bon rythme. Elle souhaite un « wind deal », grâce auquel elle pourrait plus aisément planter ses mâts.

    Il s’agirait, d’abord, de mieux répartir les parcs d’éoliennes, afin de limiter leur impact sur les paysages et donc d’améliorer leur accueil par les riverains. Deux régions concentrent pour l’heure près de la moitié des éoliennes du pays : les Hauts-de-France (environ 27 %) et le Grand Est (un peu plus de 22 %). Les professionnels aimeraient que les appels d’offres prennent en compte la qualité du vent dans chaque région, afin d’adapter les tarifs de vente de l’électricité produite (les éoliennes situées dans des zones mal ventées sont évidemment moins compétitives). « Cela permettrait d’ouvrir plus largement les prospections à d’autres territoires que ceux de la partie nord-est du pays », écrit le rapport d’Observ’ER. La filière de l’éolien demande aussi que les autorités libèrent des terrains : aujourd’hui, près de la moitié du territoire français leur est interdit, notamment parce que les zones en question sont militaires ou couvertes par des radars.

    Afin d’atteindre le sacro-saint objectif fixé par la loi, mais aussi pour éviter de braquer les opposants potentiels, les acteurs de l’éolien misent sur une parade prometteuse, baptisée « repowering ». L’anglicisme peut se traduire par l’expression « faire du neuf avec du vieux ». Il s’agit, en gros, de réutiliser les mâts déjà plantés pour accroître leur puissance, grâce à des turbines plus efficaces. Dans la Drôme, sur le site de Gravières, un lifting fera en 2021 passer la puissance du parc de 10,5 à 13,8 GW, avec des rotors de 70 mètres contre 66 aujourd’hui.

    L’ennui, souligne l’Ademe (partenaire d’Observ’ER), c’est que le « repowering » est plus aisé sur des installations récentes. Les plus anciennes ont en effet été érigées alors que la réglementation était encore balbutiante, au début des années 2000. Depuis, tout un tas de normes se sont ajoutées, auxquelles le « repowering » doit se conformer. Là encore, la filière aimerait que ces règles administratives soient simplifiées.

    La petite-fille de Leclerc ne désarme pas

    Elle devra aussi faire un effort. De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la pollution qu’engendrent, elles aussi, les éoliennes. Sur tout leur cycle de vie, elles produisent des déchets : l’intégralité des pales n’est pas recyclable, et une partie des fondations en béton reste dans le sol une fois le mât démonté (seuls deux mètres de béton sont excavés). La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a demandé au gouvernement de prendre en compte la production de carbone dans les critères d’évolution des parcs, ainsi que la facilité à recycler les pales. Selon le rapport d’Observ’ER, le gouvernement devrait imposer, entre autres, que l’ensemble des fondations en béton soit ôté lorsque les mâts sont démontés, et que 50 % de la masse des pales soient recyclables d’ici à 2040.

    Ce décret suffira-t-il à calmer les ardeurs des anti-éoliennes. Dans la Somme, pour l’instant, la petite-fille du maréchal Leclerc ne désarme pas. Elle attend qu’un projet de six autres éoliennes soit bel et bien refusé, comme l’a prévu le préfet : elles seraient trop proches du mémorial dédié à son grand-père à Tailly-l’Arbre-à-Mouches, pas très loin du château familial.

    à suivre dans LE POINT Économie

    Vaccin Moderna, nouveaux centres, vaccination mobile... Ce qui change dans la lutte anti-Covid

    Le gouvernement prend cette semaine de nouvelles mesures afin de mettre en oeuvre l’accélération de la campagne de vaccination. Au programme notamment : l’arrivée d’un nouveau vaccin ce lundi.

    La campagne de vaccination s’accélère. Après avoir été largement critiqué pour sa lenteur, et notamment en comparaison à ses voisins européens, le gouvernement met un coup d’accélérateur dans sa lutte contre le Covid-19.

    Après le feu vert vendredi de la Haute autorité de Santé concernant le vaccin de Moderna, 50 000 doses sont attendues dans l’Hexagone ce lundi. Par ailleurs, afin de pouvoir vacciner à un rythme supérieur, de nouveaux centres de vaccination vont ouvrir dans différentes régions. Enfin, des bus pour faire de la vaccination mobile vont être déployés. Petit tour d’horizon des changements attendus ce lundi et dans les prochains jours.

    50 000 doses de Moderna

    Plus de 50 000 doses du vaccin Moderna contre le Covid-19, qui vient d’être autorisé en Europe, vont être livrées ce lundi pour être acheminées dans le Grand Est, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Paca afin d’être utilisées dans la semaine, a annoncé dimanche le ministère de la Santé.

    L’autorisation de ce deuxième vaccin, après celui de BioNTech/Pfizer, "ouvre la voie à une première livraison de doses dès ce lundi, pour un volume de 5160 flacons contenant chacun 10 doses de vaccin, qui s’ajoute aux livraisons hebdomadaires du vaccin Pfizer", a précisé le ministère dans un communiqué.

    Ces doses, a souligné le ministre Olivier Véran sur Europe 1, seront "dispatchées" d’ici à mercredi dans les zones où le virus circule le plus, c’est-à-dire à Mulhouse, Colmar, Strasbourg, Reims, Nancy, Metz, Lons-le-Saunier, Besançon, Dijon, Moulins, Nice et Toulon, selon les précisions fournies par son cabinet. Les établissements de santé de ces villes seront "approvisionnés dans la semaine, et à travers eux les centres de vaccination" des régions concernées.

    Création de nouveaux centres de vaccination

    Si les pharmacies sont encore exclues du plan de vaccination, les doses peuvent désormais être attribuées dans des établissements hospitaliers, des maisons de santé ou encore des centres de dépistage... Selon le Journal du Dimanche, 200 nouveaux centres de vaccination doivent ainsi être créés, en plus des 170 déjà présents sur le territoire pour atteindre l’objectif des 600 centres d’ici la fin janvier, fixé par Jean Castex lors de sa conférence de presse jeudi dernier.

    Dans le détail, quatre nouveaux centres pour la vaccination des professionnels de santé vont s’ouvrir à Paris, selon l’ARS Ile-de-France, qui en dénombre une quarantaine dans la région. La Normandie va aussi accueillir cette semaine quinze nouveaux centres de vaccination selon l’ARS Normandie, citée par La Manche Libre. Jeudi, Olivier Véran a indiqué que "six centres de vaccination seront ouverts dans chaque département".

    Des bus de vaccination

    Lors de la conférence de presse de jeudi, Olivier Véran a également assuré que des bus pour permettre une vaccination mobile, à l’image de ce qui se fait en Allemagne, vont être mis en place.

    "Il n’y aura pas seulement des centres de vaccination, il y aura aussi des innovations comme des bus qui se rendront dans les territoires", a ainsi révélé Olivier Véran sur BFMTV, invité après la conférence de presse.

    Rendez-vous sur Internet

    L’autre nouveauté qui devrait voir le jour, c’est la possibilité de prendre rendez-vous pour se faire vacciner. Cette prise de rendez-vous n’est pour le moment ouverte qu’aux personnes âgées de plus de 75 ans et aux personnes à risques, davantage exposées aux formes graves du Covid-19. Elle se fera vraisemblablement via le site Santé.fr, selon le JDD.

    à suivre dans L’EXPRESS

    Vaccination : que sait-on du collectif de 35 citoyens, tirés au sort ce lundi ?

    35 Français sont tirés au sort ce lundi 4 janvier dans le cadre de la mise en place d’un collectif de citoyens qui accompagneront la campagne de vaccination.

    Emmanuel Macron avait annoncé le 24 novembre la mise en place d’un collectif "pour associer plus largement la population" à la stratégie vaccinale, ce groupe citoyen prend forme. Ce lundi 4 janvier, en fin de journée, le tirage au sort des 35 Français qui accompagneront la campagne de vaccination aura lieu, comme l’a indiqué le Conseil économique, social et environnemental (Cese) chargé de sa mise en place par le chef de l’Etat.

    Ces 35 personnes seront tirées au sort selon des critères d’âge, de genre, de région, de niveau de diplôme, de catégorie socioprofessionnelle et du type d’habitation, a détaillé le Cese.

    Autre critère important : il leur sera également demandé s’ils ont l’intention de vous faire vacciner dans l’année 2021 contre le Covid-19, et devront classer leur réponse sur une échelle de 1 à 5, comme l’a précisé L’Express. L’objectif : "avoir des avis et recommandations reflétant les positions en présence au sein de la société française", a ajouté le Cese.

    "Leurs membres pourront poser toutes les questions, faire toutes les observations et interpeller Olivier Véran ou le professeur Alain Fischer", le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale anti Covid-19, a expliqué Gabriel Attal dans les colonnes du Parisien samedi 2 janvier.

    La moitié des Français prêts à se faire vacciner

    Les travaux du groupe citoyen devraient commencer le 16 janvier et durer jusqu’au bilan de la campagne de vaccination. Mise en place par le Cese, il s’accompagne d’une commission temporaire au sein du Cese (mise en place mi-décembre) et d’une plateforme de consultation ouverte à tous (qui devrait voir le jour mi-janvier).

    Seuls la moitié des Français sont prêts à se faire vacciner contre le Covid-19, selon plusieurs sondages.

    Démarchage téléphonique

    Selon Le Parisien, les Français tirés au sort recevront un appel téléphonique leur demandant s’ils souhaitent "faire partie du conseil de citoyens qui suivra la campagne de vaccination". Le panel devrait ainsi être constitué d’ici dimanche prochain afin d’être opérationnel dès le 16 janvier. "Il ne s’agit pas de formuler un avis et des préconisations mais de faire un suivi au fil de l’eau", a précisé Patrick Bernasconi, le président du CESE, d’après le quotidien.

    "Plus les citoyens, élus et non élus, seront entendus, impliqués et mobilisés dans cette phase cruciale, mieux ce sera. L’essentiel est que la vaccination se déroule en bon ordre et que les sceptiques comprennent peu à peu que le vaccin préserve, quand le Covid, lui, peut tuer, handicaper, faire souffrir", a assuré, toujours auprès du Parisien, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

    à suivre sur actu.Orange

    _

    Coronavirus : le point sur la pandémie

    Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants : un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.


    - Première homologation de l’OMS -

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accordé jeudi sa première homologation d’urgence depuis le début de la pandémie de Covid-19 au vaccin Pfizer-BioNTech, facilitant ainsi la voie aux pays qui souhaitent utiliser rapidement le vaccin.

    "C’est un pas très positif pour assurer un accès universel aux vaccins anti Covid-19", a déclaré Mariangela Simao, directrice en charge de l’accès aux médicament au sein de l’OMS.

    Le vaccin Pfizer-BioNTech est déjà administré depuis plusieurs semaines au Royaume-Uni, dans l’Union européenne, aux Etats-Unis ou encore en Suisse.


    - Pékin approuve un vaccin -

    La Chine a annoncé jeudi avoir approuvé "sous conditions" la mise sur le marché d’un premier vaccin anti-Covid, précisant que près de 5 millions de personnes à risque se sont déjà vu administrer différentes doses.

    Ce premier feu vert pour un vaccin produit par Sinopharm avec l’Institut des produits biologiques de Pékin et qui est efficace à plus de 79% selon ce groupe pharmaceutique, permettra de généraliser la vaccination des groupes à risque, à savoir les plus âgés et les personnes souffrant de maladies sous-jacentes.


    - France : détection du variant sud-africain

    Un premier cas de contamination au variant du virus du Covid-19 identifié en Afrique du Sud a été détecté en France, a annoncé le ministère de la Santé, quelques jours après le premier cas confirmé du variant britannique.


    - Macron : la vaccination va "accélérer" -

    Le président français Emmanuel Macron a affirmé jeudi lors de ses voeux pour 2021 qu’il "ne laisserai(t) pas, pour de mauvaises raisons, une lenteur injustifiée s’installer" dans la campagne de vaccination qui vient de démarrer au compte-goutte en France.

    La campagne de vaccination va "accélérer" en France, avec la possibilité pour les soignants de 50 ans et plus de se faire vacciner "dès lundi", a affirmé le ministre de la Santé Olivier Véran. L’Académie de médecine avait regretté le démarrage "très lent" de cette campagne, jugeant "excessives" les précautions prises dans les maisons de retraite.


    - Un million de vaccinations en GB -

    Près de 950.000 personnes ont reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 au Royaume-Uni, selon le ministère de la Santé. Deux vaccins ont été autorisés dans le pays, celui de Pfizer/BioNTech, qui est administré depuis le 8 décembre, tandis que le vaccin d’Oxford/AstraZeneca sera utilisé à partir de la semaine prochaine.

    Le service de santé britannique (NHS), en difficultés face à l’afflux de malades du Covid-19, a annoncé réactiver l’hôpital de campagne géant de Londres qui avait été créé en urgence début avril lors de la première vague épidémique.


    - Test obligatoire pour toute entrée en Norvège -

    La Norvège, où le taux de contamination au Covid-19 est l’un des plus faibles d’Europe, a annoncé qu’elle rendait obligatoires les tests de dépistage à l’entrée sur son territoire à partir du 2 janvier 2021.


    - Plus de 1,8 million de morts -

    La pandémie a fait plus de 1,8 million de morts dans le monde pour plus de 82 millions de personnes contaminées, selon un bilan établi par l’AFP jeudi en milieu de journée d’après des chiffres officiels.

    Les Etats-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès (345.271) et de cas (19,94 millions), devant le Brésil (194.949 morts pour 7,67 millions de cas) et l’Inde (148.738 morts pour 10,26 millions de cas). Ces chiffres ne tiennent pas compte des révisions réalisées a posteriori par des organismes statistiques, comme en Russie, en Espagne et au Royaume-Uni.


    - Tweets à Los Angeles -

    Un mort toutes les dix minutes : c’est la fréquence à laquelle les autorités sanitaires du comté de Los Angeles publiaient jeudi sur Twitter des messages pour rendre hommage aux victimes du coronavirus et inciter la population à s’abstenir de tout rassemblement pour le réveillon du Nouvel An.

    à suivre sur actu.Orange

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012