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PROPOS DE PRESSE


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Août 2019


    L’économie allemande de nouveau en baisse

    Si la croissance, en diminution de 0,1% au deuxième trimestre, reste négative, l’Allemagne entrera dans une récession technique. Un ralentissement largement explicable par la conjoncture, selon les experts.

    Première économie européenne, l’Allemagne se dirige-t-elle vers une récession ? Selon les statistiques gouvernementales publiées mercredi, le produit intérieur brut s’est contracté de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Si ce chiffre reste négatif au trimestre prochain, l’Allemagne entrera dans une récession technique. « Et encore, commente Michael Grömling, de l’Institut économique allemand de Cologne, de nombreux analystes avaient envisagé un déclin encore plus important. » La presse allemande n’a pas manqué de commenter ces chiffres avec des titres alarmistes : « L’Allemagne est la lanterne rouge économique de la zone euro », lisait-on mercredi dans le quotidien conservateur Die Welt - avec cette crainte ravivée que l’Allemagne redevienne « l’homme malade de l’Europe ». Autrefois premier de la classe de tout un continent, le pays a fait moins bien ce trimestre que l’Italie (0%), la France (+ 0,2%), l’Espagne (+ 0,5%) et les Pays-Bas (+ 0,5%). Naturellement, la perspective d’une récession rend les marchés particulièrement fébriles. Mercredi, l’indice CAC 40 a lâché 2,08% à 5.251,30 points. Jeudi matin, la Bourse de Paris ouvrait toutefois en légère hausse (+0,16%), sans toutefois que les inquiétudes ne se dissipent.

    Il faut dire que le contexte est particulièrement morose. Depuis quelques mois, le gouvernement allemand mise sur 0,5% de croissance cette année – le FMI sur 0,8%. Ces chiffres sont à mettre en regard avec ceux des années précédentes : en 2017, la croissance fut de 2,2% outre-Rhin, en 2018 de 1,4%. En avril, le ministre fédéral de l’Économie, Peter Altmaier, qualifiait ces prévisions de « signal d’alarme ». Cette fois, il explique au tabloïd Bild qu’il ne voit là « aucun signe de grave récession. Ce dont nous avons besoin maintenant, ce ne sont pas des mesures instantanées, mais des politiques de croissance intelligentes garantissant des emplois ». Mardi soir, à l’occasion d’une rencontre avec les lecteurs d’un journal local dans son fief de Stralsund – elle est députée de cette circonscription du nord de l’Allemagne depuis 1990 –, la chancelière Angela Merkel reconnaissait, avec son art consommé de la litote, que l’économie entrait « dans une phase plus difficile » – sans voir pour autant la « nécessité » d’avoir recours à un plan de soutien à l’économie, un « paquet conjoncturel ».

    Le moral des investisseurs en large baisse

    Ces chiffres de croissance s’inscrivent dans une série de nouvelles économiques moroses. La production industrielle a chuté de 1,5% entre mai et juin, alors que les économistes s’attendaient à un repli de 0,4%. Sur l’année, la chute est significative, puisqu’on constate une baisse cumulée de 5,2% entre juin 2018 et juin 2019. Mardi, on apprenait que l’indice Zew du climat économique – le moral des investisseurs – était tombé au plus bas depuis 2011 en Allemagne. En outre, les commandes de machines-outils, cruciales pour l’économie du pays, ont reculé de 22% sur un an entre avril et juin.

    Tout le monde s’accorde à dire que les facteurs de ce ralentissement sont largement conjoncturels. « Ils sont dus au protectionnisme, au Brexit, et à la situation générale en Europe », résume Michael Grömling. L’intensification de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine joue un rôle majeur ; les affres du secteur automobile allemand n’arrangent rien. Ce mercredi, Volkswagen annonçait que ses livraisons de voitures avaient baissé de 3,3% en juillet par rapport à l’année dernière. Mais, nuance Michael Grömling, « nous ne sommes pas non plus face à un désastre économique ». L’économie allemande reste tirée par sa demande intérieure, avec une progression de la consommation des ménages, des entreprises et des dépenses publiques. Le pays revendique en outre un excédent budgétaire de 59,2 milliards d’euros (soit 1,7% de son PIB), ainsi qu’un taux de chômage de 4,9%.

    Pas de quoi remettre en question la doxa du « zéro endettement »

    Reste qu’une question se pose de plus en plus ouvertement à Berlin. Faut-il investir davantage, et si oui, comment ? La réponse est loin d’être évidente dans un pays où la rigueur budgétaire est inscrite dans la Constitution (le fameux Schuldenbremse, mécanisme de frein à l’endettement, a été introduit en 2009 dans la Loi fondamentale), et où déroger à la règle politique du Schwarze Null (le « zéro noir », soit zéro endettement) est un impensé. Il s’est toutefois murmuré ces derniers jours que le gouvernement consentirait exceptionnellement à s’endetter, uniquement afin de financer une loi contre le réchauffement climatique très attendue, et dont les contours seront dessinés en septembre. Mais si de nombreux politiques sociaux-démocrates comme verts réclament un assouplissement du Schwarze Null, ils se heurtent à des oppositions, et pas des moindres : le ministre des Finances SPD Olaf Scholz, la cheffe de la CDU Annegret Kramp-Karrenbauer ainsi qu’Angela Merkel s’y refusent. Le porte-monnaie fédéral n’est pas près de s’ouvrir…

    à suivre dans Libération

    France - Allemagne : deux modèles économiques aux fortunes diverses

    Les économistes de la Commission européenne jugent que la divergence des économies française et allemande s’explique d’abord par le fonctionnement du marché du travail. Mais s’il a réussi depuis dix ans, le modèle de nos voisins est attaqué.

    Depuis la crise de 2008, c’est la grande divergence des économies française et allemande, les deux plus importantes de la zone euro. Alors que la différence entre le PIB par habitant dans les deux pays n’était que de 330 euros en 2005, celle-ci atteignait 5.800 euros l’an passé. Le constat est connu. Ce qui l’ait un peu moins, ce sont les raisons. Dans une étude, les économistes de la Commission européenne estiment que le fonctionnement du marché du travail est le premier responsable de cette différence entre les économies des deux Etats. La politique monétaire et budgétaire, la différence des structures des deux économies - l’industrie allemande pèse un poids important dans l’économie tandis qu’en France, les services et le secteur public sont prépondérants - n’auraient joué qu’un rôle secondaire ces dernières années.

    Flexibilité du modèle allemand

    Les institutions du marché du travail permettraient aux entreprises germaniques de mieux s’adapter aux soubresauts de l’activité économique, si l’on en croit la Commission. Le taux de chômage est ainsi aujourd’hui légèrement supérieur à 3 % outre-Rhin, alors qu’il est un peu plus élevé que 8 % en France.

    La première différence réside dans l’importance des accords collectifs de branche. Plus de 95 % des salariés français profitent d’accords collectifs tandis qu’ils ne sont que 48 % en Allemagne, où la négociation a d’abord lieu au sein de chaque entreprise. « Les entreprises allemandes ont un plus grand degré de flexibilité pour se soustraire aux accords négociés que leurs homologues françaises », notent les économistes. Ensuite, quand un accord est signé entre les partenaires sociaux en France, il est quasi automatiquement étendu à toutes les entreprises de la branche, sauf si le ministère du travail s’y oppose comme le prévoient les ordonnances réformant le Code du travail. En Allemagne, ce n’est pas le cas.

    « Les différences en matière de négociation collectives ont probablement conduit les salaires à évoluer de façon diverse et ont donc contribué à des dynamiques de compétitivité distinctes », jugent les économistes. D’autant que le système allemand facilite le recours au temps partiel, permettant aux entreprises de s’adapter lors des crises. Sans compter que toute hausse du Smic en France se répercute sur l’ensemble de l’échelle des salaires, contrairement à ce qui se passe de l’autre côté du Rhin, où le salaire minimum est plus bas et l’échelle des salaires beaucoup plus large. Bref, le modèle allemand permet de modérer les hausses de salaires et d’accroître la compétitivité des entreprises, au détriment toutefois de la hausse des inégalités. Ce qui s’est avéré efficace ces quinze dernières années à la vue des pléthoriques excédents commerciaux du pays.

    Un avantage en voie de disparition

    Mais les temps changent et la modération salariale pourrait être moins efficace à l’avenir., avouent les experts de Bruxelles. La dépendance de l’économie allemande aux exportations, c’est-à-dire à la demande étrangère au moment où la guerre commerciale fait rage, et l’importance pour le pays de deux industries aujourd’hui fragilisées - l’automobile et les machines outils qui représentaient à elles seules 425 milliards d’euros d’exportations en 2018 - pourraient bien désormais constituer un désavantage pour notre voisin.

    à suivre dans Les Echos>

    Les États-Unis et la Chine font la guerre des devises et entraînent les bourses mondiales

    Washington a accusé la Chine d’avoir manipulé sa devise. Pékin "s’oppose fermement" à ces accusations.

    GUERRE COMMERCIALE - Après l’escalade, la dégringolade. Les tensions commerciales entre Washington et Pékin ont été portées à ébullition lundi 5 août, éloignant la perspective d’un accord rapide entre les deux géants et faisant craindre un effet délétère sur une croissance mondiale déjà fragile.

    La Chine, qui contrôle étroitement le cours de sa monnaie, l’a laissée chuter face au dollar lundi et une douzaine d’heures plus tard, les Etats-Unis ont officiellement accusé Pékin de manipuler sa monnaie pour s’arroger un avantage indu en rendant ses produits moins chers à l’exportation.

    Après l’action de Pékin, le yuan a franchi dans la journée le seuil symbolique des 7 yuans pour un dollar, le niveau le plus bas depuis 11 ans. Chute généralisée des places financières

    La nouvelle -vue comme une escalade dans la guerre commerciale entre les deux premières économies mondiales- a provoqué une chute généralisée sur les places financières en Asie, en Europe et finalement aux Etats-Unis.

    Les trois grands indices de Wall Street ont enregistré leur pire journée de l’année : le Dow Jones Industrial Average a perdu 2,90%, le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 3,47%, et l’indice élargi S&P 500 a lâché 2,98%.

    La monnaie chinoise n’est pas entièrement convertible et la Banque centrale chinoise fixe chaque jour un taux pivot, qui s’inscrivait lundi en repli de 0,33% par rapport à vendredi.

    Toutefois, les mouvements de la devise laissent à penser que la Banque centrale serait intervenue pour calmer les marchés. Dans un communiqué, l’institution a assuré avoir “l’expérience, la confiance et la capacité de maintenir le taux de change du yuan à un niveau raisonnable et équilibré”.

    Chute de devise et abandon de l’espoir d’un accord commercial

    Une baisse du yuan favorise les exportations chinoises et atténuerait l’impact de la hausse des droits de douane américains sur les produits chinois.

    “Le gouvernement chinois peut être tenté d’autoriser une dépréciation supplémentaire du yuan pour soutenir sa croissance” au moment où les perspectives économiques du géant asiatique s’assombrissent du fait de la guerre commerciale, estime Ken Cheung, stratège à Mizuho Bank.

    Pékin s’efforçait jusqu’ici de soutenir sa monnaie “pour ne pas compromettre” les pourparlers commerciaux avec les Etats-Unis, relève Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics.

    Laisser filer la devise sous les 7 yuans montre que les autorités chinoises “ont pratiquement abandonné tout espoir d’un accord commercial” avec Washington, estime-t-il.

    Contre-attaque américaine

    Washington a contre-attaqué lundi soir. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, “sous les ordres du président Donald Trump, a conclu que la Chine avait manipulé sa devise”, peut-on lire dans un communiqué.

    “Résultant de cette détermination (que la Chine manipule sa devise), le secrétaire Mnuchin va discuter avec le Fonds monétaire international pour éliminer l’avantage compétitif créé par les récentes décisions chinoises”, poursuit le texte.

    Dans la matinée, sur Twitter, le président américain avait déjà dénoncé la Chine, qui “a l’intention de continuer à toucher des milliards de dollars pris aux Etats-Unis grâce aux pratiques commerciales déloyales et à la manipulation de la monnaie”.

    Ce mardi 6 août au matin, la Chine s’est “fermement opposée” aux accusations américaines, a annoncé la banque centrale.

    L’annonce du Trésor ne devrait pas avoir de conséquences concrètes immédiates, mais elle devrait contribuer un peu plus à l’inquiétude des investisseurs et des entreprises qui essayent de jauger l’impact que peut avoir un affrontement durable entre Pékin et Washington sur leurs affaires.

    De menaces en menaces, l’escalade

    Autre conséquence des tensions sino-américaines, l’agence officielle Chine nouvelle a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi que les entreprises chinoises avaient cessé d’acheter des produits agricoles en provenance des Etats-Unis.

    Les décisions de Pékin venaient en réaction à la menace de Donald Trump en fin de semaine dernière d’imposer des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations chinoises à compter du 1er septembre, malgré la reprise de négociations commerciales de haut niveau entre les deux pays, qui étaient au point mort depuis le printemps.

    La Chine et les Etats-Unis sont engagés depuis plus d’un an dans un bras de fer commercial qui s’est traduit par l’imposition réciproque de droits de douane punitifs.

    Les agriculteurs américains en première ligne

    Donald Trump a relancé jeudi la guerre commerciale contre Pékin en annonçant son intention d’étendre des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations en provenance de Chine à compter du 1er septembre.

    Les Etats-Unis reprochent à la Chine d’être largement responsable de leur énorme déficit commercial. Ils réclament à Pékin des réformes structurelles pour interdire par exemple les subventions aux entreprises publiques, les transferts de technologie imposés aux entreprises étrangères et le “vol” de la propriété intellectuelle américaine. Ils exigent aussi l’achat de davantage de produits américains, notamment agricoles.

    Mais en représailles aux dernières menaces de Donald Trump, Pékin a demandé à ses entreprises publiques de cesser l’achat de produits agricoles américains.

    Dans sa riposte à Washington, la Chine viserait ainsi les agriculteurs américains, très dépendants du marché chinois et qui constituent une importante base électorale pour Donald Trump à l’approche de la présidentielle de 2020.

    à suivre dans HUFFPOST

    La croissance française plafonne à 0,2% au deuxième trimestre (Insee)

    La croissance économique a plafonné à 0,2% en France au deuxième trimestre, en raison principalement d’un ralentissement de la consommation des ménages, selon une première estimation publiée mardi 20 juillet, par l’Insee.

    Une forte baisse des achats alimentaires

    Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont reculé de 0,1% en juin, après avoir augmenté de 0,3% en mai, en raison principalement d’une forte baisse des achats alimentaires, a annoncé mardi 30 juillet, l’Insee dans un communiqué. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, la consommation de biens est restée atone (0%), selon des chiffres publiés un peu plus tôt par l’institut de statistiques. En incluant les achats de service, la consommation a augmenté de 0,2%, contre +0,4% au premier trimestre.

    Selon l’Insee, le recul de la consommation en juin est dû principalement à la baisse des achats alimentaires : ces derniers ont chuté de 1,1%, alors qu’ils avaient augmenté de 0,2% entre janvier et mars. "Cette baisse porte sur la consommation de biens directement issus de l’agriculture (fruits et légumes frais) mais aussi sur les achats d’aliments transformés de l’industrie agroalimentaire", détaille l’Insee.

    Les achats de biens durables augmentent

    Les achats de biens fabriqués ont quant à eux de nouveau augmenté (+0,7% après +0,5% en mai), soutenus notamment par les achats de biens durables (+0,8% après +0,4%). D’après l’organisme public, les ventes de matériels de transport ont ainsi progressé de 2,5% et les achats d’habillement-textile de 0,7%. La consommation en biens d’équipement du logement, à l’inverse, a reculé de 1,6%.

    Les dépenses d’énergie, enfin, n’ont que légèrement augmenté (+0,2%), la hausse des dépenses en carburants (+2,9%) ayant été partiellement compensée par la diminution de la consommation de gaz et d’électricité (-2,1%). Les chiffres de la consommation sont une donnée importante pour la croissance française, traditionnellement stimulée par les achats des ménages.

    Un chiffre conforme à la dernière estimation de la Banque de France

    Ce chiffre est inférieur à la prévision publiée le 20 juin par l’organisme public, qui pariait sur une croissance de 0,3%, identique à celle du premier trimestre. Il est conforme en revanche à la dernière estimation de la Banque de France.

    à suivre dans Challenges

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