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Décembre 2019


    Édouard Philippe se dévoile, les syndicats se braquent

    Le premier ministre a dévoilé sa réforme des retraites, qui prévoit la fin - lointaine - des régimes spéciaux et un âge d’équilibre de 64 ans. Mécontente, la CFDT rejoint la fronde syndicale.

    Le train est lancé, le parcours balisé, les obstacles dressés. Au terme de deux ans de concertation avec les syndicats, le patronat, les organisations professionnelles et les Français, le premier ministre a présenté mercredi devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE) le contenu intégral de la réforme des retraites promise par Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle.

    « Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, commence le premier ministre. Il en refonde profondément les règles pour corriger les injustices, pour l’adapter aux nouvelles trajectoires de carrière, pour prendre en compte les nouvelles précarités. » Système universel de retraites par points. Fin des régimes spéciaux. « Âge d’équilibre » à 64 ans. Entrée dans le système pour la génération née en 1975. Pension minimum garantie à 1000 euros. Majoration de 5% dès le premier enfant. Prise en compte de la pénibilité… Tout est désormais sur la table, même le calendrier. Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 22 janvier, débattu au Parlement à partir de fin février et le « 1er janvier 2022, les nouveaux droits seront mis en place et les nouveaux entrants sur le marché du travail intégreront le régime. La réforme sera alors irréversible », selon Édouard Philippe.

    La question du bonus-malus

    Avec ce discours très attendu, il s’agissait pour le premier ministre d’exposer le fonctionnement du système de retraite universel par points, mais aussi de désamorcer la crise sociale qui paralyse le pays depuis le 5 décembre à coups de grèves et de manifestations. « Je voudrais dire que cette réforme n’est pas une bataille, assure-t-il dès le début de son propos. Je sais ce que dans notre histoire, la lutte syndicale a permis d’obtenir. Mais je ne veux pas, dans la France fragmentée d’aujourd’hui, entrer dans la logique du rapport de force. » Raté.

    À peine son discours terminé, les syndicats se ruent devant les micros et caméras pour dire tout le mal qu’ils pensent du projet de l’exécutif. Si la colère de la CGT n’est pas une surprise, celle de la CFDT en est en revanche une mauvaise. Édouard Philippe espérait obtenir le soutien du syndicat réformiste, promoteur de longue date de la retraite par points. Sauf que Laurent Berger ne voulait pas entendre parler de mesure d’âge. Et qu’Édouard Philippe en a parlé en annonçant la création d’un « âge d’équilibre » à 64 ans pour toucher sa retraite à taux plein. Un système de bonus-malus qui fait toucher moins avant mais plus après. « La seule solution est de travailler un peu plus longtemps et progressivement, comme c’est le cas partout en Europe », se justifie Édouard Philippe. Le mot de trop. « La ligne rouge a été franchie », tranche Laurent Berger. En fin d’après-midi, le syndicat a concrétisé sa menace. Il participera à la manifestation du 17 décembre.

    Les syndicats contre le gouvernement. La rue contre la réforme. Tout ce qu’Édouard Philippe voulait éviter, même si c’est lui qui a pesé pour incorporer des mesures d’économie dans la réforme. Jusqu’à réussir à convaincre Emmanuel Macron lors d’un dîner d’arbitrage à l’Élysée en compagnie des poids lourds de la majorité mardi soir. Une décision susceptible de séduire l’électorat de droite à l’aube des élections municipales, mais qui lui coûte pour l’heure l’appui de la CFDT.

    à suivre dans Le Figaro.fr

    Retraites : l’exécutif maintient le flou et la réforme

    Retranché derrière ses « discussions » avec les partenaires sociaux, le gouvernement n’a pas prévu de clarifier son projet avant le milieu de semaine prochaine, malgré la forte mobilisation de jeudi.

    Avant de lever le voile sur la toujours nébuleuse réforme des retraites, l’exécutif aura donc délibérément choisi de laisser enfler la mobilisation. Dans plus d’une soixantaine de villes, des centaines de milliers de manifestants ont bravé le froid glacial de ce premier jeudi de décembre. Les derniers arbitrages seront-ils pris en fonction des taux de grévistes et de la longueur des cortèges ? Interrogée sur ce point après le Conseil des ministres de jeudi, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a assuré qu’il n’en était rien. Selon elle, le gouvernement serait concentré sur le long processus de « discussions » engagées depuis deux ans avec les partenaires sociaux. Il doit s’achever lundi ou mardi par une dernière réunion autour du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye.

    Stratégie

    Difficile, cependant, de ne pas reconnaître l’évident rapport entre la date d’atterrissage - la réforme sera présentée en milieu de semaine par le Premier ministre - et la grève déclenchée jeudi. Certains responsables de la majorité reconnaissent en coulisse un séquençage assumé : d’abord laisser prospérer le flou et les inquiétudes des Français légitimement attachés à un système de retraite sécurisant, et mettre ensuite sur la table les clarifications censées rassurer et faire retomber la pression. Une stratégie qui suppose que le mouvement ne déborde pas, au-delà de la question des retraites, sur une contestation plus radicale de la politique et de la personne d’Emmanuel Macron - ce qui est l’objectif des nombreux appels à un acte 56 qui prétend marquer, samedi, le réveil des gilets jaunes.

    En fin d’après-midi, on comptait 806 000 manifestants dans toute la France, dont environ 740 000 en province, selon le ministère de l’Intérieur. Avocats, gilets jaunes, soignants, enseignants, pompiers… Jeudi, à Bordeaux comme à Toulouse, Marseille ou Lyon, ils étaient entre 20 000 et 30 000 à manifester selon les chiffres des préfectures. A Paris, où 65 000 personnes ont battu le pavé, le patron de la CGT, Philippe Martinez, a salué « une très forte mobilisation dans le public comme dans le privé ». Selon le secrétaire général de la CGT Fonction publique, Jean-Marc Canon, « entre 40 et 45 %» des fonctionnaires se seraient mis en grève, soit un niveau de mobilisation « exceptionnel ».

    Les manifestations « se sont bien passées car elles ont été bien organisées », s’est félicité Edouard Philippe. Sur la foi des premières remontées de l’Intérieur, on se rassurait au sommet de l’Etat : en ce jeudi noir, le niveau de mobilisation serait « plutôt inférieur à celui de 2003 et assez proche de celui de 2010 avec, à l’époque, une surreprésentation des enseignants », assurait un conseiller ministériel, prenant pour référence les mouvements contre les réformes des retraites portées par François Fillon (2003) puis par Eric Woerth (2010).

    à suivre dans Libération

    Ouverture à la concurrence : quelles entreprises pourraient défier la SNCF ?

    Les régions qui le souhaitent vont pouvoir choisir une autre compagnie que la SNCF pour exploiter certaines lignes.

    L’ouverture à la concurrence devient concrète. À partir de ce mardi, les régions qui le souhaitent vont pouvoir choisir une autre compagnie que la SNCF pour exploiter certaines lignes. Plusieurs compagnies pourraient répondre aux appels d’offres de l’État et des régions, ou lancer directement leurs trains sur les rails français. En voici quelques-unes.


    - Transdev

    Fruit de la fusion en 2011 de Transdev et de Veolia Transport, Transdev a hérité de Veolia ses ambitions de venir concurrencer la SNCF sur les rails français. Filiale de la Caisse des dépôts (66%) et du groupe allemand Rethmann (34%), Transdev fait déjà rouler des trains depuis longtemps, notamment en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas et en Suède. En France, le groupe co-exploite déjà le tram-train de Mulhouse et exploite le petit train à crémaillère du Puy-de-Dôme, ainsi que - en sous-traitance de la SNCF - deux lignes locales en Bretagne.

    À force d’attendre depuis des années l’arrivée de la concurrence, Transdev avait commencé à douter de la réalité de l’ouverture du marché. Et son récent échec devant la SNCF et la RATP pour exploiter le futur CDG Express, la liaison rapide devant relier en 2025 Paris à l’aéroport de Roissy, ne l’a pas encouragé.

    Le groupe est reparti au combat pour l’exploitation des TER, mettant surtout en avant son expérience en Allemagne, et proposant une organisation décentralisée.


    - La RATP

    Les régions vont-elles passer de la SNCF à la RATP, un autre groupe public ? Exploitant plusieurs lignes de RER dans la région parisienne et le Gautrain - un train régional reliant Johannesburg à Pretoria en Afrique du Sud - la RATP s’intéresse ouvertement aux TER.

    Elle-même menacée par l’arrivée prochaine de la concurrence sur son marché historique, la RATP a déjà répondu présent à l’appel à manifestation d’intérêts de la région PACA. Elle vient de s’allier à Getlink (l’ancien Eurotunnel) pour répondre aux appels d’offres dans le Grand Est et les Hauts-de-France.


    - Trenitalia

    Trenitalia est déjà un opérateur ferroviaire en France via sa filiale Thello (une ancienne coentreprise avec Veolia/Transdev), qui fait rouler un aller-retour par nuit entre Paris et Venise et une poignée de trains entre Marseille, Nice et Milan.

    Échaudée par l’arrivée sur ses terres du concurrent Italo (dont la SNCF était un actionnaire important à son lancement en 2012), la compagnie publique italienne a déjà indiqué qu’elle souhaitait participer aux appels d’offres des TER et se lancer sur le marché de la grande vitesse en France.


    - Arriva (Deutsche Bahn)

    La Deutsche Bahn (DB) et sa filiale Arriva exploitent des trains régionaux en Allemagne, au Danemark, au Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, au Royaume-Uni, en Suède et en République tchèque.


    - Abellio

    Moins connue, Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais NS exploite des trains régionaux en Allemagne et au Royaume-Uni.


    - MTR

    Opérateur du métro de Hong Kong, MTR a fait son entrée en Europe en 2009 en reprenant l’exploitation du métro de Stockholm, et fait actuellement rouler des trains en Australie, au Royaume-Uni et en Suède.


    - FlixTrain

    FlixTrain, société-soeur de l’opérateur allemand d’autocars FlixBus, propose trois liaisons en Allemagne (Hambourg-Cologne, Berlin-Cologne et Berlin-Francfort-Stuttgart) de même qu’un train de nuit hebdomadaire de Hambourg à Lörrach (près de Bâle). Particularité : FlixTrain sous-traite l’exploitation à des compagnies spécialisées, dont l’opérateur tchèque LeoExpress.

    En France, FlixTrain a notifié en juin son intention de faire circuler des trains classiques sur les liaisons Paris-Bruxelles, Paris-Lyon, Paris-Nice, Paris-Toulouse et Paris-Bordeaux, après l’ouverture à la concurrence des grandes lignes fin 2020.

    - ... et la SNCF elle-même, via Keolis

    Keolis, filiale de transports publics de la SNCF (à 70%), exploite des trains en Allemagne, aux États-Unis, au Pays-Bas et au Royaume-Uni. La SNCF pourrait la faire répondre à des appels d’offres pour des lignes suburbaines, afin de présenter une offre moins chère.

    à suivre dans L’Express/L’Expansion

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