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PROPOS DE PRESSE


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Une actualité "commentée"

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Septembre 2018


    En 2019, 6 milliards d’euros d’impôts en moins

    Les mesures annoncées avant l’élection d’Emmanuel Macron sur la fiscalité des ménages seront inscrites dans le budget présenté lundi.

    Les ménages seront les grands ­gagnants du projet de loi de finances 2019, présenté lundi à Bercy par Bruno Le Maire et Gérald ­Darmanin. Au total, ils bénéficieront de 6 milliards d’euros de réductions d’impôts, comme l’a indiqué samedi le site des Échos. "C’est la plus forte baisse depuis la loi Tepa mise en place par Nicolas Sarkozy pour défiscaliser les heures supplémentaires", insiste-t-on à Matignon. "C’est une injection forte de cash en direction des ménages", renchérit-on à Bercy. Le ton est donné. Le gouvernement veut clairement profiter de cette annonce budgétaire pour diffuser un message positif aux Français et rompre avec le climat négatif qui s’est installé cet été. Comment l’exécutif parvient-il au chiffre de 6 milliards ? Habilement, il additionne et soustrait l’impact des différentes dispositions fiscales déjà connues.

    Coup de pouce accordé à 300.000 petits retraités

    Le plus gros de la baisse s’explique par l’effet en année pleine de deux pierres angulaires de la politique économique d’Emmanuel Macron : d’une part, la baisse de la taxe d’habitation (–3,8 milliards) ; d’autre part, la suppression des cotisations sociales sur les salaires, corrigée de la hausse de la CSG (–4 milliards). Ce dernier chiffre prend en compte le coup de pouce accordé in extremis à 300.000 petits retraités qui en seront exonérés. À cela s’ajoutent 300 millions d’euros de baisse résultant de l’instauration de la "flat tax" sur les gains des produits d’épargne et au minimum 600 millions d’euros de gain pour les salariés qui feront des heures supplémentaires exonérées de cotisations à partir du 1er janvier. Une mesure annoncée par Édouard Philippe dans le JDD du 26 août.

    En contrepartie de ces bonnes nouvelles, certaines taxes vont être augmentées en 2019. Les fumeurs qui roulent en diesel seront en première ligne. Les taxes énergétiques rapporteront 1,9 milliard de plus à l’État. Et le tabac sera à nouveau mis à contribution pour un montant de 400 millions d’euros. À noter que les entreprises auront également leur part de mesures favorables : la poursuite de la baisse de l’impôt sur les sociétés leur rapportera 2 milliards d’euros et la bascule du CICE en baisse de charges se traduira par un gain de trésorerie, estimé par Bercy à 20 milliards d’euros.

    à suivre dans le JDD

    Marc Roche : « Le Brexit va permettre au Royaume-Uni de décupler ses atouts »

    Dans un essai intitulé « Le Brexit va réussir », Marc Roche, ex-correspondant du Point (1985-97) puis du Monde (1997-2014) à Londres, prend à rebours les discours catastrophistes qui prédisent le pire pour le Royaume-Uni.

    Selon vous, le Royaume-Uni, loin de s’effondrer avec le Brexit, va au contraire, grâce à lui, se renouveler. Pourquoi ?

    A court terme, le Royaume-Uni va voir son économie souffrir du Brexit , et ce quelle que soit l’issue des négociations avec Bruxelles. Mais dans 5 ou 10 ans, que va-t-il devenir ? Ma thèse est qu’il rebondira grâce à ses atouts traditionnels, qu’il va pouvoir pousser à leur maximum car il n’aura plus à respecter les limites que lui impose aujourd’hui Bruxelles. Son secteur financier sera davantage offshore, car ses paradis fiscaux - un tiers de ces territoires dans le monde sont britanniques - continueront de se montrer solidaires de la City. Le pays sera certes plus inégalitaire, mais il aura réglé son problème migratoire - qui a déjà disparu des préoccupations des Britanniques - et se sera débarrassé du populisme, le Brexit ayant privé le parti eurosceptique Ukip de sa raison d’être. Le largage des amarres va même permettre au Royaume-Uni de décupler ses atouts de toujours : sa langue, sa common law, son ouverture et son absence de patriotisme économique, son « soft power » sur les plans artistique et culturel, et enfin ses universités, qui se classent parmi les meilleures mondiales et domineront ainsi la future économie du savoir.

    La City sera donc à vos yeux la grande gagnante du Brexit ?

    Non seulement c’est la deuxième place financière au monde et elle le restera, les banques n’ayant pas d’autre choix, mais alors qu’elle a déjà la masse critique en nombre de professionnels et le savoir-faire en matière d’ingénierie financière, elle va pouvoir attirer davantage de talents dès lors que leurs bonus ne seront plus encadrés par la réglementation européenne. Et elle pourra capitaliser sur les liens privilégiés qu’elle entretient, via Hong Kong, avec la Chine, mais aussi avec le Proche orient et le sous-continent indien.

    Et l’industrie ?

    L’industrie automobile, par exemple, est certes très vulnérable aux retombées d’un « mauvais » Brexit car elle exporte beaucoup vers l’UE. Mais le marché britannique compte aussi pour les constructeurs européens. L’Allemagne, notamment, ne voudra pas se priver de son premier marché d’exportation. Et les 27 vendent plus de voitures au Royaume-Uni que l’inverse !

    N’est-il pas paradoxal pour le Royaume-Uni de se détourner d’une Europe aussi proche, ne serait-ce que géographiquement, pour choisir « le grand large » ?

    Le vote a montré que les Britanniques ne voulaient plus d’un Royaume-Uni un pied en Europe, un pied dehors. On devrait désormais revenir aux trois cercles d’importance égale que décrivait Churchill : le Commonwealth, les Etats-Unis et évidemment l’Europe, premier partenaire commercial du Royaume-Uni. Le pays devrait s’appuyer sur cette relation tripartite, retrouvant avec le Brexit sa vocation à la fois insulaire et planétaire.

    La plus grande fragilité du pays ne tient-elle pas à ses divisions, qui deux ans après le vote sur le Brexit restent profondes ?

    Le Royaume-Uni a toujours été un pays divisé : entre l’industrie du Nord et les services du Sud, entre Londres et les régions aux pouvoirs décentralisés, et entre les classes sociales. Ces cassures étaient déjà là avant, le Brexit n’a fait que les exacerber. Mais une fois un accord conclu avec Bruxelles, on devrait à mon avis revenir à la situation ex ante.

    Alexandre Counis

    Fisc : baisse des contrôles et hausse de la fraude

    Le syndicat Solidaires Finances Publiques s’inquiète de la baisse du nombre de contrôles en cinq ans, dans un rapport publié ce jeudi.

    A ce rythme-là, vous aurez plus de chances de gagner au Loto que de subir un contrôle fiscal. Dans un rapport publié ce jeudi, le syndicat Solidaire-Finances publiques s’inquiètent de la "chute" du taux de "couverture du tissu fiscal". Autrement dit, d’une baisse significative du nombre de contrôles fiscaux, "quel que soit le mode de contrôle", c’est-à-dire "dans les locaux de l’entreprise ou depuis les bureaux" du fisc.

    "Le rapport entre d’une part le nombre de contrôles et d’autre part l’évolution du tissu économique (nombre d’entreprises et de contribuables) est très loin de montrer une administration omniprésente et inquisitoriale", regrette dans ce document le premier syndicat de l’administration fiscale.

    3100 emplois perdus depuis 2010

    Selon les données récoltées par le syndicat, une entreprise pouvait faire l’objet en moyenne d’un contrôle sur l’impôt sur les sociétés tous les 31 ans en 2008, contre tous les 50 ans aujourd’hui. Les particuliers pouvaient quant à eux subir un "contrôle sur pièce" tous les 44 ans en moyenne en 2008, et tous les 66 ans en 2016, ajoute le rapport, qui assure par ailleurs que le nombre d’examens de la situation fiscale personnelle est passé de 4166 en 2008 à 3613 en 2017.

    Pour Solidaire-Finances publiques, cette chute est la conséquence directe des "suppressions d’emplois", de la baisse des moyens budgétaires et "des restructurations successives". "La DGFIP perd de nombreux emplois année après année, y compris au sein des services de contrôle fiscal qui a perdu 3 100 emplois ’en équivalent temps plein’ depuis 2010 et connu de nombreuses restructurations", alerte le syndicat dans son rapport.

    Néanmoins, du côté de Bercy, qui ne confirme pas la baisse du nombre de contrôles avancée par le syndicat, on insiste sur l’évolution des méthodes de travail, basées sur des contrôles plus "qualitatifs" et "mieux ciblés", par le biais du "datamining" (exploration de données). Les contrôles exhaustifs ne sont "pas forcément la façon la plus efficace de couvrir le tissu fiscal" : "il vaut mieux se dire qu’on fait des contrôles ciblés" grâce à des anomalies détectées "en amont", qui permettent des contrôles "plus courts" et "moins intrusifs", insiste-t-on.

    Entre 80 et 100 milliards de fraude

    Pour le syndicat, cette situation est "d’autant plus préoccupante que la fraude a atteint des niveaux records : elle affaiblit le consentement à l’impôt, plombe les budgets publics et fausse l’activité économique au détriment des acteurs économiques honnêtes qui subissent tout à la fois un rapport d’imposition et les conséquences d’une politique de rigueur privée de recettes suffisantes".

    À en croire Solidaires-Finances publiques, dont le rapport a été publié dans Marianne, entre 80 et 100 milliards d’euros d’impôts échappent chaque année à l’Etat à cause de la fraude. Mais aucune estimation officielle n’existe pour corroborer cette fourchette, jugée surévaluée par Bercy.

    à suivre dans L’EXPRESS-L’EXPANSION

    Le gouvernement ne vise plus que 1,7% de croissance en 2018

    INFOGRAPHIE - Après deux premiers trimestres décevants, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, est contraint de revoir ses objectifs à la baisse. Le déficit sera donc lui aussi plus fort que prévu, à 2,6%.

    L’objectif était intenable. Le gouvernement, qui prévoyait en avril dernier une croissance de 2% pour 2018, a été contraint de revoir ses ambitions à la baisse après un début d’année décevant. Sur les deux premiers trimestres, le PIB n’a augmenté que de 0,2%. Par conséquent, la croissance n’atteindra finalement que 1,7% sur l’ensemble de l’année, annonce le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ce lundi sur France Inter. « Il y a des aléas dans la conjoncture », explique-t-il, mettant en avant des facteurs connus comme la hausse du prix du pétrole, « notre dépendance aux importations » ou encore les grèves « qui ont joué pour 0,1 point de croissance ». Mais le ministre rappelle que « la moyenne des dix dernières années c’est 0,8%. Donc, ce n’est pas si mal ».

    Cette annonce témoigne de la prudence grandissante du gouvernement qui début août, par la voix du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, assurait que la croissance en 2018 « ne serait pas inférieure à 1,8%, quoi qu’il arrive ». Finalement, Bercy se range du côté de l’Insee. En juin dernier, l’institut avait revu à la baisse sa prévision pour cette année, à 1,7%. Cette estimation est légèrement moins optimiste que celle de la Banque de France qui prévoit une croissance de 1,8% cette année. D’après cette dernière, l’économie devrait rebondir en deuxième partie d’année, avec une augmentation du PIB de 0,4% au troisième trimestre.

    Mais même avec une légère accélération en fin d’année, impossible d’atteindre les objectifs initialement fixés pour le déficit public. Au lieu des 2,3% visés, le déficit sera autour de 2,6% en 2018, confirme ce matin Bruno Le Maire. Mais « pour 2019, nous resterons sous la barre des 3%. Nous continuerons à respecter nos engagements européens », assure-t-il. Concernant la dette, le ministre de l’Économie assure qu’elle n’a pas encore touché le seuil symbolique des 100% du PIB. « On flirte avec les 100%, mais c’est l’héritage de choix faits il y a plusieurs années qui ont amené le niveau de dette française autour de 90-95% et toute la politique que nous menons vise à réudire cette dette en créant de la croissance », a-t-il commenté. Le ministre de l’Économie insiste : « ce qui compte, c’est de tenir un cap clair : libérer la croissance des entreprises, mieux rémunérer les salariés et viser une nouvelle prospérité française, bâtie sur la capacité d’innovation et d’investissement des entreprises ».

    à suivre dans Le Figaro

    « La Chine s’appuie sur l’Afrique pour construire une muraille face aux pays occidentaux »

    Notre chroniqueur explique en quoi les 60 milliards de dollars promis par Pékin au continent sont stratégiques pour le géant asiatique.

    Chefs d’Etat et de gouvernement africains, ministres et conseillers, tous ont fait le déplacement à Pékin, lundi 3 et mardi 4 septembre, pour le Forum Chine-Afrique. Cinquante-trois pays africains sont représentés. Il ne manque que le Swaziland, seul Etat à ne pas avoir prêté allégeance à la République populaire. « Si on compare avec les sommets France-Afrique et Royaume-Uni-Afrique, cela donne une idée de la force de frappe chinoise », commente David Bénazéraf, spécialiste des relations sino-africaines à l’Agence internationale de l’énergie.

    Créé en 2000, le Forum sur la coopération sino-africaine (Focac) est devenu un immense guichet pour le continent africain. Les slogans « Destin commun » et « Amitié entre les peuples » se déploient le long des sept périphériques de la capitale chinoise, mais le rendez-vous est avant tout voué à la distribution de bons sentiments et, surtout, de beaucoup d’argent.

    Pour résumer : 60 milliards de dollars (près de 52 milliards d’euros) promis par la Chine, soit autant qu’il y a trois ans lors du sommet de Johannesburg. Différence majeure : cette fois, il n’est plus seulement question de distribuer des prêts concessionnels, mais de faire des affaires. Quelque 15 milliards de dollars (soit trois fois plus qu’en 2015) sont des prêts sans intérêts, 20 milliards sont des lignes de crédit, 10 milliards iront à un fonds de financement des projets de développement et 5 milliards devront soutenir les exportations africaines.

    Le président chinois, Xi Jinping, a aussi promis d’effacer la dette des pays les plus pauvres. Chose rare, il semble avoir répondu aux inquiétudes des pays occidentaux, notamment en ce qui concerne le poids de la dette.

    Base militaire à Djibouti

    L’industrialisation du continent est en tête des huit axes de coopération, devant les infrastructures. « Le continent reste plus que jamais une zone de délocalisation des entreprises chinoises pour les industries à forte demande en main-d’œuvre », explique David Bénazéraf, qui voit là un bon moyen de contourner la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

    Car dans ce jeu de go qui oppose la Chine aux pays occidentaux, l’Afrique occupe une part de plus en plus importante. Alors que les « nouvelles routes de la soie » sont critiquées en Asie (notamment en Malaisie, en Birmanie et au Sri Lanka), elles ont désormais leur « extension » africaine, selon les mots de Xi Jinping. Sur le continent, elles déroulent sans trop de heurts leur lot d’investissements dans les infrastructures et rallient de plus en plus de pays : Egypte, Kenya, Afrique du Sud, Sénégal, Maroc… La base militaire chinoise de Djibouti marque de son empreinte cette Chinafrique dessinée par Xi Jinping.

    « Ces cinq dernières années, le président chinois a visité le continent africain quatre fois. Ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de la diplomatie chinoise et c’est le signe d’une relation très forte entre la Chine et l’Afrique », estime Zeng Aiping, de l’Institut chinois des études internationales. Pékin s’appuie sur l’Afrique pour construire une muraille face aux pays occidentaux. Un mur de « Brics » (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) se dresse devant les Etats-Unis, éternel ennemi de la puissance chinoise.

    C’est du « gagnant-gagnant »

    Alors, mariage de raison ou de circonstance ? Pour les deux parties, c’est du « gagnant-gagnant », selon la terminologie officielle. « Pour l’Afrique, la Chine est une opportunité phénoménale qui lui permet de ne plus être dans un face-à-face avec les puissances occidentales », explique le sinologue Thierry Pairault, directeur de recherche au CNRS. Et pour la Chine, cet élan africain sert de soupape à une économie longtemps portée par les exportations et qui a besoin d’un relais face aux accents protectionnistes de Donald Trump et aux barrières européennes.

    Face aux critiques, Xi Jinping a déclaré : « Seuls les peuples de Chine et d’Afrique ont le droit de dire si la coopération Chine-Afrique se porte bien. Personne ne devrait nier les réalisations significatives de la coopération sino-africaine sur la base d’hypothèses et de spéculations. » La remise en cause par Pékin de la gouvernance mondiale et du poids historique de l’Occident n’a pas encore livré tous ses secrets. Mais une chose est sûre : l’Afrique est une carte majeure dans le jeu stratégique de Xi Jinping.

    à suivre dans Le Monde

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