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PROPOS DE PRESSE


L’actualité, accessible à tous, envahit la toile et les médias dans leur ensemble, Radio, TV et Net confondus. Hebdomadaires et magazines offrent de leur côté des synthèses orientées, destinées à interpeller.

Club Espace 21 pour sa part n’intervient qu’occasionnellement en proposant une revue de presse "choisie et parfois commentée", en lien avec les sujets et les thèmes abordés par Club Espace 21, présentée dans cette rubrique.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut alors nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21 dans la rubrique « les avis des lecteurs ».

Octobre 2020


    Véran : l’état d’urgence sanitaire prolongé pour une "période longue et difficile"

    Le ministre de la Santé Olivier Véran a défendu samedi devant l’Assemblée nationale la prolongation jusqu’au 16 février de l’état d’urgence sanitaire pour faire face à un "période qui sera longue et difficile".

    Les députés examinent ce week-end le projet de loi qui vise à proroger ce régime d’exception, redéclenché samedi dernier et qui permet notamment les couvre-feux dans une partie du pays. "Nous avons besoin de ce texte pour être efficace dans la période" de deuxième vague du coronavirus, a déclaré le ministre, au coup d’envoi des débats.

    Ce n’est "pas un texte de conviction" mais "un texte de responsabilité pour nous permettre de protéger activement les Français dans cette période qui sera longue et difficile", a-t-il ajouté.

    M. Véran a rappelé les derniers chiffres : 42.000 Français diagnostiqués en 24 heures, 2.000 patients hospitalisés, 300 admis en réanimation, près de 300 morts à l’hôpital et dans les Ephad. La situation va "s’alourdir dans les prochains jours et semaines, quoi que nous fassions", a-t-il pronostiqué, du fait de la dynamique du virus.

    Le groupe LR a défendu une motion de rejet préalable, contre un "état d’exception, qui banalise les atteintes aux libertés".

    à suivre dans Challenges.fr

    Professeur décapité dans les Yvelines : « Les enseignants eux aussi sont désormais en danger ! »

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - L’expert en sécurité intérieure Éric Delbecque réagit après le meurtre sauvage d’un enseignant dans le Val d’Oise. La victime aurait montré, en classe, des caricatures de Mahomet à ses élèves. Des dessinateurs et des journalistes ne sont pas les seuls à être exposés à la barbarie, souligne Eric Delbecque.

    Éric Delbecque est expert en sécurité intérieure, ancien directeur de la sûreté de Charlie Hebdo après l’attentat de 2015, et auteur des Silencieux. Ne nous y trompons pas, les Salafistes menacent la République (Plon).

    FIGAROVOX - Un homme a été décapité dans le Val d’Oise, le parquet anti-terroriste a été saisi. La menace terroriste est donc toujours aussi vive sur le sol français ?

    Éric DELBECQUE - Indiscutablement. Elle n’a jamais vraiment baissé. On ne voit d’ailleurs pas pourquoi elle diminuerait dans les prochains temps. Notre pays souffre d’être la proie d’un certain nombre d’enclaves salafistes dans lesquelles se propage l’islam politique, le salafisme, qui constitue le carburant du djihadisme. Une fois de plus, on peut constater que nous luttons contre une idéologie qui aboutit, fatalement, à ce que les plus barbares et les plus carencés finissent par opter pour la violence.

    FIGAROVOX - Le professeur assassiné avait montré à ses élèves les caricatures de Mahomet. En plein procès « Charlie », la possibilité de caricaturer l’islam n’est donc toujours pas acquise en France ?

    Éric DELBECQUE - C’est d’abord la liberté d’expression qui est en danger. Quant à la liberté de se moquer, ou de critiquer une religion, elle semble effectivement toujours fortement menacée. Et elle ne l’est plus seulement lorsque l’on exerce la profession de journaliste. Les enseignants sont désormais en danger lorsqu’ils se contentent d’exposer les débats qui existent au sein de notre société. Le procès Charlie démontre abondamment que des efforts demeurent à faire pour venir à bout du navrant syndrome du « oui, mais… ». La liberté d’expression ne doit pas vivre en résidence surveillée. C’est à chacun, quelles que soient ses convictions philosophiques ou religieuses, d’admettre le droit des autres à ne pas partager ses croyances, y compris en s’en moquant. La laïcité républicaine suppose cette distance entre soi et ses valeurs personnelles. Une loi commune régit les relations entre les citoyens, elle s’articule sur des libertés individuelles et le respect d’un socle de tranquillité, que l’on appelle l’ordre public. Certains veulent aujourd’hui promouvoir un régime totalitaire (les salafistes) et d’autres (les « oui mais ») sont prêts à toutes les compromissions et accommodements déraisonnables. L’esprit munichois n’est pas mort.

    FIGAROVOX - Ce climat de terreur risque-t-il d’intimider un peu plus encore ceux qui veulent parler librement de l’islam ?

    Éric DELBECQUE - En tout état de cause, cela favorise un climat extrêmement anxiogène. Il existe de nombreuses voix qui s’élèvent de nos jours contre la barbarie islamiste, mais faire ce choix, nécessite dorénavant de prendre conscience que l’esprit critique peut avoir un prix terrible.

    FIGAROVOX - Cet acte barbare fait-il craindre pour la sécurité de tous les enseignants en France ? Certains journalistes vivent déjà sous protection policière, les professeurs d’histoire devront-ils bientôt en faire autant ?

    Éric DELBECQUE - La situation diffère selon les lieux. Certaines zones s’avèrent plus difficiles que d’autres. Il n’en reste pas moins que la mission d’instruire devient de plus en plus compliquée, voire risquée. Sur notre sol, dans les « territoires perdus de la République » des élèves contestent la légitimité de la République, de la liberté de conscience et de la raison. Tout cela en s’appuyant sur des théories complotistes ou des vulgates fondamentalistes, et même carrément anti-démocratiques et violentes.

    FIGAROVOX - Le discours de ceux qui parlent d’une « guerre contre les musulmans », suite notamment aux annonces sur le séparatisme, a-t-il participé à jeter de l’huile sur le feu ?

    Éric DELBECQUE - Sans nul doute. Ce n’est pas la cause de cet acte horrible, mais ce type de discours fortifie le climat mental délétère entretenu par les idéologues salafistes. Se battre contre le « séparatisme », c’est combattre des fascistes, des totalitaires, en aucun cas exclure nos concitoyens musulmans. J’estime que ceux qui entretiennent, de façon délibérée, cette absurde confusion, s’apparentent à des collaborateurs du fascisme du XXIe siècle.

    à suivre dans Le Figaro

    Macron : couvre-feu à partir de 21h pendant au moins 4 semaines en IDF et huit métropoles

    Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne et la région Ile-de-France sont concernées par un couvre-feu de 21h à 6h du matin.

    Comme un goût de printemps en plein automne. Emmanuel Macron a pris de nouvelles mesures drastiques face à la propagation du Covid-19 sur le territoire. Le président de la République a annoncé la mise en place d’un couvre-feu dès samedi et pendant au moins quatre semaines, en Ile-de-France ainsi que dans huit métropoles pour nombre d’entre elles situées en zone d’alerte maximale : Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne. Soit 19 millions de personnes concernées. Si le Parlement l’autorise, cette mesure pourrait être étendue jusqu’au 1er décembre.

    Concrètement, la circulation sur la voie publique sera interdite dans ces zones entre 21h et 6h du matin. Sauf exceptions, notamment liées au travail. Il s’agit "de mesures plus strictes pour reprendre le contrôle", a déclaré le président lors d’un entretien télévisé, jugeant la seconde vague de Covid-19 "préoccupante". "Nous n’avons pas de lits (de réanimation) cachés, nous n’avons pas de réserve". Pour autant, a rassuré Emmanuel Macron, il serait "disproportionné de reconfiner". Ce couvre-feu sert à "protéger les autres, parfois nous-même" car "freiner le virus, c’est protéger ma santé", a insisté le chef de l’Etat. Cette mesure a été "pertinente" en Guyane, a-t-il insisté.

    Amende à 135 euros mais pas de restriction de déplacement

    Face aux Français, Macron a fait de la pédagogie, en expliquant qu’il fallait "réduire les contacts privés, les moments de relâchement avec des gens qui ne sont pas de notre cellule familiale", comme cela a été fait en Mayenne et en Guadeloupe, avec succès. Actuellement, il y a environ 20 000 cas par jour et l’objectif est de revenir entre "3000 et 5000" cas par jour, pour maîtriser l’épidémie. Le taux d’occupation des lits en réanimation se situe à 32%.

    Il n’y aura pas de restriction de déplacement en journée et les transports circuleront normalement, a précisé le président de la République. Pour autant, toute personne qui ne respecterait pas ce couvre-feu est passible d’une amende de 135 euros, 1500 euros en cas de récidive.

    A noter, enfin, que l’Etat d’urgence sanitaire fait son retour à partir de samedi minuit sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement a rétabli par décret cette mesure qui avait pris fin cet été, quand le Covid s’était calmé.

    à suivre dans l’EXPRESS

    Suez : la justice suspend le projet de fusion de Veolia

    Nouveau rebondissement dans le tumultueux dossier du rachat de Suez par Veolia. Alors que le groupe dirigé par Antoine Frérot a réussi à acquérir le 5 octobre les 29,9 % qu’Engie détenait dans Suez, déclenchant les grandes manoeuvres préparatoires à une offre publique d’achat (OPA) sur le reste du capital, Suez a remporté vendredi une victoire juridique.

    Les deux comités sociaux et économiques (CSE) représentant respectivement l’union économique et sociale Suez et l’établissement Suez Eau France, qui avaient saisi la justice en référé pour s’opposer à cette cession, ont obtenu gain de cause auprès du tribunal judiciaire de Paris.

    Ce dernier a ordonné, vendredi, la suspension des opérations de prise de contrôle. Engie a annoncé son intention de faire appel, tout comme Veolia pour qui « cette décision ne remet pas en cause la propriété des actions acquises par Veolia ».

    La vente des actions pas remise en cause

    Veolia conserve ses 29,9 % de Suez mais les phases suivantes du rapprochement sont suspendues « tant que les CSE concernés n’auront pas été informés et consultés sur les décisions déjà prises et annoncées publiquement par voie de presse le 30 août », a tranché le jugement. Veolia, lui estime que « cette décision est incompréhensible car seul le management de Suez est compétent pour organiser une information-consultation de ses CSE » et que le groupe d’Antoine Frérot n’a donc pas à en porter la responsabilité.

    « L’absence d’information-consultation des CSE sur le projet de Veolia de rachat des 29,9 % des parts détenues par Engie au capital de Suez constitue un trouble manifestement illicite qu’il convient de faire cesser, poursuit le jugement. Veolia et Suez, en ayant placé les sociétés du groupe Suez devant le fait accompli, les ont mis dans l’incapacité de respecter leurs obligations légales ; ce qui constitue un trouble également manifestement illicite ».

    Trouble manifestement illicite

    Cette décision de justice ne remet pas en cause la transaction mais elle décale le processus de plusieurs mois (au moins deux). Une fois les informations transmises aux CSE, ces derniers doivent rendre un avis. Ce dernier est obligatoire mais pas contraignant.

    « Le tribunal remet en place Jean-Pierre Clamadieu (président d’Engie) et Antoine Frérot (PDG de Veolia) et leur montre qu’ils ne sont pas au-dessus de la justice et du code du travail », a estimé Franck Reinhold von Essen, secrétaire (CGT) du comité d’entreprise européen de Suez, à l’AFP. Les syndicats ont rappelé, dans un communiqué commun, que « l’OPA de Veolia, on n’en veut pas ».

    Donner du temps

    Dans l’entourage de Suez, on est évidemment soulagé. Cette décision donne du temps pour la suite des opérations. D’autant que les syndicats ont également intenté des actions devant le juge civil et pénal pour contester la cession du bloc de titres par Engie.

    Le 30 septembre, l’intersyndicale du groupe Suez a indiqué « étudier la possibilité de solliciter le procureur du Parquet National Financier de Paris pour demander l’ouverture d’une enquête ». Car la procédure de l’éventuelle cession de la participation dans Suez d’Engie à Veolia « nous apparaît sans aucune transparence, confidentielle, voire pré-orchestrée », soulignait l’intersyndicale. Pas de nouvelle à ce stade sur ce front mais sur le premier référé intenté, les procédures requises d’information des instances représentatives du personnel vont devoir se faire avant que Veolia puisse remettre son projet sur les rails.

    Pas la première fois : le cas GDF

    Ce n’est pas la première fois que des syndicats tentent de bloquer un projet de fusion. En 2006, les comités d’entreprise de GDF ont joué la montre pour éviter un rapprochement avec Suez. Et ce, avec succès. A maintes reprises, ils ont saisi les juges des référés du tribunal de grande instance de Paris et la cour d’appel, qui leur ont donné raison, arguant manquer d’informations suffisantes pour rendre leur avis. Ils ont ainsi réussi à décaler la fusion de plusieurs mois. Pas à l’éviter.

    à suivre dans Les Echos.fr

    Paris en zone d’alerte maximale : restaurants ouverts, bars fermés et télétravail encouragé

    Les restaurants pourront rester ouverts à condition de respecter un protocole sanitaire renforcé. Les bars, eux, doivent baisser le rideau.

    La capitale et sa petite ceinture passent ce dimanche soir en zone d’alerte maximale. Dès lundi, de nouvelles mesures contraignantes seront annoncées pour les 15 prochains jours par la maire de Paris, Anne Hidalgo.

    Entre la fermeture des bars et l’adoption d’un protocole sanitaire permettant aux restaurants de rester ouverts, de premiers éléments ont d’ores et déjà été communiqués par Matignon.

    Pas de fermeture pour les restaurants

    Suivi par le gouvernement, le Haut Conseil de Santé Publique a validé dimanche le protocole sanitaire renforcé proposé par les professionnels du secteur de la restauration et qui sera applicable dans les zones d’alerte maximale ainsi que dans les zones d’alerte renforcée. Les établissements le respectant pourront rester ouverts.

    En fin de journée, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) avait déjà révélé que les restaurants d’Aix-en-Provence et Marseille allaient pouvoir rouvrir dès lundi sous conditions. Selon le syndicat, les mesures en question devraient imposer la mise en place d’un cahier de rappel, une distance d’un mètre et demi entre chaque table et une fermeture des établissements à 22 heures.

    Fermeture des bars

    Déjà contraints depuis une semaine de baisser le rideau à partir de 22 heures, les bars parisiens vont avoir pour obligation de fermer totalement. Les élus parisiens avaient indiqué qu’ils se plieraient à toute décision de fermeture, ce qui semble exclure un vent de fronde comme celui qui avait soufflé à Marseille la semaine dernière.

    À terme, « on ne peut pas être dans un stop-and-go permanent », a cependant souligné la maire de Paris, qui mise sur des mesures sanitaires renforcées dans les établissements, y compris les cafés. Accueil réduit à l’université

    Matignon a également annoncé que les salles ou amphithéâtres des universités ne pourront, à partir de mardi, être remplis qu’à 50 % de leur capacité au maximum en zones d’alerte renforcée et maximale. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait déclaré avoir été « choqué » par les images d’amphis bondés.

    Télétravail encouragé

    Paris a franchi, depuis plusieurs jours, « les trois seuils qui correspondent à la zone d’alerte maximale et cette tendance s’est confirmée pendant le week-end », analyse Matignon.

    Le taux d’incidence dépasse toujours la barre des 250 pour 100 000 habitants à Paris, tandis que plus de 30 % des lits en réanimation sont occupés par des patients atteints de Covid-19, au-dessus du seuil d’alerte maximale de 30 % en Ile-de-France. Pour faire face à un regain de circulation du Covid-19, le télétravail est « plus que jamais » privilégié.

    à suivre dans Le Parisien

    École, associations, services publics... Les annonces de Macron sur les séparatismes

    Le contrôle des associations va être renforcé et l’instruction scolaire à domicile sera "strictement limitée", a notamment annoncé ce vendredi Emmanuel Macron.

    Le sujet est sensible, et son discours était particulièrement attendu. Dans un discours de plus d’une heure, Emmanuel Macron a présenté ce vendredi lors d’un déplacement aux Mureaux, dans les Yvelines, sa stratégie de lutte contre les séparatismes. Ce plan d’action vise principalement celui de l’islamisme radical, un dossier sur lequel il est taxé d’inaction par la droite et l’extrême droite.

    "Le problème, ce n’est pas la laïcité" a insisté le président en préambule de son discours. "La laïcité, c’est la neutralité de l’Etat, et en aucun cas l’effacement des religions dans la société." Emmanuel Macron a nommé sa cible : "Nous devons nous attaquer au séparatisme islamiste" qui "se traduit souvent par la constitution d’une contre-société".

    L’instruction scolaire à domicile sera "strictement limitée"

    Première grande annonce du chef de l’État : l’instruction scolaire à domicile sera, à partir de la rentrée 2021, "strictement limitée, notamment aux impératifs de santé". L’instruction deviendra donc obligatoire au sein de l’école dès l’âge de 3 ans. "C’est une nécessité. J’ai pris une décision sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 et celles assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969", a-t-il déclaré.

    "Aujourd’hui, plus de 50 000 enfants suivent l’instruction à domicile, un chiffre qui augmente chaque année", a précisé le chef de l’Etat. "Chaque semaine des recteurs et rectrices trouvent des cas d’enfants totalement hors système". Le président a entre autres évoqué des parents d’élèves qui refusent de mettre leurs enfants au cours de musique ou à la piscine, entraînant "la déscolarisation".

    Emmanuel Macron a aussi confirmé que les dispositifs de cours facultatifs en langues étrangères dispensés par des enseignants désignés par les gouvernements d’autres pays (Elco) allaient être supprimés - comme cela avait été annoncé en février dernier. Enfin, les écoles hors contrat qui sont "davantage contrôlées grâce à la loi Gatel feront l’objet d’un encadrement encore renforcé", a assuré Emmanuel Macron, insistant sur la nécessité de "procéder à des fermetures administratives quand elles s’imposent".

    Neutralité renforcée dans les services publics

    Le président a fait le constat des "dérives" qui s’étaient installées "lorsque le service public était concédé" - en donnant l’exemple des entreprises de transports - le président a annoncé que "l’obligation de neutralité sera applicable aux agents publics dans le cadre évidemment de leur action, mais surtout elle sera étendue aux salariés des entreprises délégataires, ce qui n’était pas clairement le cas" jusqu’à présent.

    Une charte de la laïcité pour les associations

    Emmanuel Macron a affirmé que "toute association sollicitant une subvention auprès de l’État ou d’une collectivité territoriale" devrait signer un "contrat de respect des valeurs de la République" représentant une "charte de la laïcité".

    De plus, les motifs de dissolution des associations, jusque-là "très limités" selon Emmanuel Macron, seront "étendus". Ils comprendront ainsi l’"atteinte à la dignité de la personne" et les "pressions psychologiques ou physiques".

    Formation d’imams et enseignement de l’arabe

    "Libérer l’islam de France des influences étrangères" : c’est également l’un des objectifs ce plan d’action, en mettant fin "de manière apaisée" au système de formation des imams à l’étranger et en renforçant le contrôle sur son financement.

    Emmanuel Macron a aussi plaidé pour "enseigner davantage la langue arabe à l’école" ou "dans un périscolaire que nous maîtrisons" car "notre jeunesse est aussi riche de cette culture plurielle". L’État doit également "s’engager et soutenir ce qui doit, dans notre pays, permettre de faire émerger une meilleure compréhension de l’islam", a ajouté le chef de l’Etat en annonçant la création d’un "institut scientifique d’islamologie" et de "postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur".

    Sur la "ghettoïsation" des quartiers

    "Nous avons concentré des populations en fonction de leurs origines, nous n’avons pas suffisamment recréé de mixité, pas assez de mobilité économique et sociale" et, "sur nos reculs, nos lâchetés, ils ont construit leur projet", a souligné le président, dénonçant la "ghettoïsation" des quartiers, un "terreau" sur lequel prospère ce "séparatisme islamiste".

    Il a évoqué "les insuffisances de notre politique d’intégration" et affirmé que "la promesse de la République n’a plus été tenue" dans ces quartiers. Quant au "passé colonial" de la France, certains "traumatismes" n’ont "toujours pas été réglés avec des faits fondateurs dans la psyché collective", a-t-il estimé.

    à suivre dans L’Express.fr

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