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PROPOS DE PRESSE


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Une actualité "commentée"

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Août 2018


    Les créations d’emplois à peine suffisantes pour faire refluer le chômage

    L’économie française n’a créé que 31.000 emplois dans le secteur privé au deuxième trimestre contre 46.000 au premier, a indiqué vendredi l’Insee. Tout juste de quoi absorber la hausse de la population active.

    Le ralentissement de la croissance est devenu le casse-tête du gouvernement pour tenir les objectifs de déficit public . Une autre équation se complique, beaucoup plus sensible politiquement, celle du chômage, comme le montrent les derniers chiffres de l’Insee publiés ce vendredi.

    Selon une estimation provisoire, l’économie française s’est enrichie de 31.000 emplois dans le secteur privé au deuxième trimestre, contre 46.000 sur les trois premiers mois de l’année. Soit une hausse de 0,2 % d’un trimestre sur l’autre. C’est le treizième trimestre consécutif de hausse de l’emploi salarié privé qui atteint un nouveau record à un peu plus de 19,4 millions (+241.000 sur un an). Les différents moteurs agissent toujours dans le même sens : progression dans les services marchands ou la construction, baisse ou au mieux stabilité dans l’industrie.

    Le hic, c’est qu’avec le tassement de la croissance du PIB - elle n’a été que de + 0,2 % sur les deux premiers trimestres contre +0,7 % sur la fin de 2017 - ces moteurs perdent de leur poussée. « L’emploi salarié privé continue de croître », analyse l’Insee, mais « modérément ».

    Un coup d’oeil dans le rétroviseur confirme que le marché de l’emploi a mangé son pain blanc. Le millésime 2017 a accumulé un trimestre à +0,3 %, deux à +0,5 % et un (le dernier) à +0,6 %. Soit en moyenne +0,47 %, a calculé Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum Asset Management. « La croissance de l’emploi a donc été divisée par deux entre 2017 et le début de 2018 », pointe-il.

    Ce coup de frein n’est pas une surprise. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee indiquait tabler sur un peu plus de 180.000 créations d’emplois sur 2018 (tous secteurs confondus), contre 340.000 l’année dernière. « On s’attendait peut-être à un ralentissement un peu moins important mais la croissance de l’emploi se poursuit », relativise Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Sur un an, elle est même la plus forte depuis 2007, souligne-t-il.

    L’économie française continue donc de créer des emplois, mais pas à un rythme suffisant pour dépasser la hausse de la population active et, ainsi, faire reculer le chômage. L’Insee prévoit un taux de chômage de 8,8 % fin 2018, contre 9 % fin 2017 et 10 % fin 2016. Pour ne rien arranger, les tensions sur le recrutement atteignent des sommets dans les PME .

    De cela, Philippe Waechter tire deux constats. Primo, le marché du travail en France reprend très lentement quand l’activité a le vent en poupe. C’est cette asymétrie que les ordonnances assouplissant le Code du travail doivent corriger, avance-t-il. A l’inverse, quand la conjoncture est moins porteuse, l’emploi s’ajuste « immédiatement ». Comme actuellement.

    Pour que le chômage baisse drastiquement, il faut donc agir sur d’autres leviers. Le gouvernement en a ciblé deux : effort massif de formation pour les chômeurs de longue durée et les jeunes non qualifiés et remise à plat des règles d’assurance-chômage jugées pas assez incitatives.

    Très bien, estime Yannick L’Horty, mais les effets positifs ne se verront qu’à moyen ou long terme. Sur le court terme, seul un coup de boost de l’économie peut faire baisser le chômage dans des proportions notables. Mais du Brexit aux menaces de guerre commerciale en passant par la hausse du prix du pétrole, les nuages s’accumulent...

    à suivre dans Les Echos

    Un printemps médiocre pour l’industrie française

    La production industrielle française a augmenté de 0,6% au mois de juin selon l’Insee. Cependant ses performances restent médiocres par rapport à l’ensemble de la zone euro.

    L’industrie française a relevé la tête en juin, avec une production en augmentation de 0,6% selon l’Insee. Néanmoins, son évolution à plus long terme est mitigée. Au deuxième trimestre, la production manufacturière affiche une progression de 0,1% seulement, en lien avec le ralentissement qui a touché l’ensemble de l’économie hexagonale. Et sur un an, la hausse est de 1,4%, une performance médiocre comparée à nos voisins : en zone euro, la production industrielle a ainsi crû de 2,4% sur un an en mai.

    La situation française est à vrai dire contrastée entre les secteurs. La fabrication de matériel de transport, qui regroupe notamment les industries automobiles et aéronautiques, a le vent en poupe, avec une croissance annuelle de 5,4%. Dans les autres industries, la pharmacie et la chimie connaissent des progressions correctes.

    L’agroalimentaire en difficulté

    En revanche, l’agroalimentaire est en difficulté : sa production diminue de 0,3% sur un an. En juin en particulier, la contre-performance s’explique par une baisse de la « transformation et conservation de viande et préparation de produits à base de viande », selon l’Insee.

    Grâce au CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) et aux baisses de cotisations sociales mises en place sous le quinquennat Hollande, le coût de la main-d’œuvre dans l’industrie est désormais plus faible en France (39,1 euros de l’heure) qu’en Allemagne (42 euros de l’heure). Néanmoins, cela ne suffit pas à résorber le déficit de compétitivité des produits hexagonaux qui est lié à des problèmes de gamme, de qualité, d’innovation. Au premier semestre, la balance commerciale française a été déficitaire de 33,5 milliards d’euros.

    à suivre dans le Figaro

    Faut-il craindre une nouvelle bulle technologique ?

    La domination de la tech sur les marchés est-elle dangereuse ? C’est la question qui se pose après qu’Apple a atteint une valorisation historique en Bourse.

    Que représente le secteur de la « teck » à Wall Street ?

    Si Apple est la première entreprise à avoir franchi le cap des 1 000 milliards de dollars, d’autres stars de la « teck » sont prêtes à lui emboîter le pas : Amazon valait vendredi soir 889 milliards de dollars, Alphabet (la maison mère de Google) 856 milliards, Microsoft 828 milliards et Facebook 513 milliards. À elles cinq, ces entreprises représentent environ 20 % du PIB américain et plus que le PIB de l’Allemagne. L’ensemble des valeurs techs concentrent quant à elles plus de 25 % de la valeur du S&P 500, l’indice qui regroupe les 500 plus grosses entreprises cotées aux États-Unis.

    Cette domination est-elle inquiétante ?

    Fin 1999, quelques mois avant l’éclatement de la bulle internet, les cinq plus grandes entreprises en Bourse (Microsoft, General Electric, Cisco, Walmart et Intel) représentaient 15,5 % du PIB américain, rappelle Russ Mould, responsable des investissements pour AJ Bell. « Tous ceux qui possédaient ces actions au plus fort de la bulle ont sérieusement souffert puisqu’ils ont perdu de l’argent sur ces cinq titres au cours des dix années suivantes », note-t-il. Sans prédire un arrêt brutal à l’ascension des stars actuelles du marché, « il est dangereux de penser que ce qui fonctionne actuellement va toujours marcher », affirme-t-il. Pas question pour autant de laisser tomber le secteur de la « tech », encore moins de parier sur sa baisse, selon Nate Thooft de la société de gestion d’actifs Manulife Asset Management : les bénéfices y sont élevés et réguliers, les comptes sont équilibrés, et les actionnaires régulièrement récompensés par des dividendes importants.

    Quelle est la différence avec le début des années 2000 ?

    Nombre de jeunes pousses avaient à l’époque levé beaucoup d’argent en Bourse alors même que leur stratégie était à peine arrêtée, qu’elles ne dégageaient pas de profits et parfois même ne vendaient rien du tout. « Elles pariaient alors sur les perspectives d’Internet et de la technologie, elles sont arrivées vingt ans trop tôt », estime Maris Ogg, gestionnaire de portefeuille pour Tower Bridge Advisors. « Toutes ces promesses se sont aujourd’hui transformées en bénéfices sonnants et trébuchants. » Échaudés par l’éclatement de la bulle internet, les investisseurs ont aussi fait preuve selon elle d’un « scepticisme sain » face aux plus grosses entreprises du secteur. Leur valorisation sur les marchés, mesurée par le rapport entre le prix de l’action d’une société et les bénéfices qu’elles dégagent, n’a plus rien à voir avec le début des années 2000. Principale exception, le prix élevé de l’action du géant du commerce en ligne Amazon fait parfois tiquer. « Mais en même temps, à chaque fois qu’Amazon décide de se lancer dans une nouvelle activité, celle-ci s’en trouve totalement bouleversée », remarque-t-elle.

    Quels sont les principaux risques menaçant le secteur ?

    Certaines des entreprises comme Google sont devenues tellement prédominantes sur le marché qu’elles s’approchent d’une situation de monopole et suscitent une surveillance accrue de la part des régulateurs, « ce qui finira par ralentir leur croissance », estime Maris Ogg. Les investisseurs doivent aussi, selon elle, rééquilibrer régulièrement leur portefeuille afin que les groupes du secteur tech, qui grandissent plus vite que les autres, y conservent toujours à peu près la même proportion. Par ailleurs, « toute entreprise technologique peut à tout moment être dépassée par une version un peu meilleure du produit qu’elle propose », relève Russ Koesterich de BlackRock. « Juste avant la crise financière, Nokia représentait 45 % sur le marché des smartphones, l’iPhone avait moins d’un an et Facebook venait à peine d’être inventé dans un dortoir », rappelle-t-il. L’innovation est imprévisible. Mais, « le secteur dans son ensemble continue d’être incroyablement rentable », insiste-t-il.

    à suivre dans Le Point

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