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PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21.

Janvier 2019


    Macron ou le show de la conviction

    Le chef de l’Etat a inauguré le « grand débat national » par une performance de plus de six heures devant un parterre de maires normands. De quoi doper la majorité. Les gilets jaunes, c’est moins sûr.

    « Je vois que vous êtes fatigués, alors j’accélère ». Il est environ 20 heures, sous la tôle et les néons du gymnase Bruno Benedetti de Grand-Bourgtheroulde, dans l’Eure. Emmanuel Macron tient ferme le micro ; il tombera bientôt la veste. Le chef de l’Etat déambule au milieu d’une sorte de ring, un petit carré libre bordé par plusieurs centaines de chaises. Quelques centaines de maires normands constituent le public, encouragés à interroger le visiteur « de la manière la plus directe ». Les règles ? « Pas de règle », avait annoncé à 15h30 Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités, donnant le coup d’envoi d’une hallucinante performance, achevée seulement vers 22 heures.

    Les réseaux sociaux de l’Elysée ont diffusé jusqu’à la dernière minute cette interminable séance de questions-réponses entre Emmanuel Macron et les élus. Exposant le chef de l’Etat à la critique de nombreux internautes, mais permettant aussi à d’autre de commenter, stupéfaits, la « prestance » d’un Macron toujours alerte après sept heures d’un cet invraisemblable one-man-show ; ou sa capacité à répondre, sans hésitation et presque sans notes, aux rafales de question des édiles : plus d’une cinquantaine en tout, sur les sujets les plus divers et parfois les plus pointus.

    Les répliques d’Emmanuel Macron fourniront la matière d’innombrables articles et commentaires pour les semaines à venir. Mais l’heure tournant, l’exercice a révélé une deuxième nature, celle d’une vertigineuse mise en scène de la personne et du verbe présidentiels, à évaluer sous l’angle quantitatif : le meeting le plus long, le président le plus endurant, les sceptiques les plus complètement retournés. Chez les maires présents , aux applaudissements polis de 15h30 a succédé la standing ovation de 22 heures.

    Il y avait dans l’exercice un écho des meetings-marathons de sa campagne présidentielle d’Emmanuel Macron ; l’évident plaisir pris par l’orateur à convaincre et séduire une salle loin de lui être acquise ; une manière de poser le chef de l’Etat en athlète politique et de contester par le fait « l’épuisement » parfois évoqué dans la presse par des proches du président. Sept heures de meeting, enfin, sont aussi un défi lancé aux commentateurs : journalistes fatigués et affamés, spectateurs passifs de la performance présidentielle, dont ils commenteront platement le lendemain le caractère « interminable » - justifiant ainsi le mépris que leur dispense volontiers le camp présidentiel.

    Aussi spectaculaire soit l’exercice, on était mercredi soir dans un monde parallèle. De l’autre côté des murs du gymnase, quidams et manifestants étaient maintenus à distance par les forces de l’ordre, qui transformaient le village en camp retranché. A quelques fenêtres, sur quelques balançoires, étaient suspendus des gilets jaunes. Ils seront, eux, toujours là demain.

    à suivre dans Libération

    Macron : une lettre pour ouvrir le grand débat

    Avec cette missive, diffusée dans la presse et sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron interpelle les Français pour qu’ils participent à la consultation nationale qui s’ouvre ce mardi.

    Deux jours enfermés dans son bureau élyséen. Et prière de ne pas déranger. « Il travaille sa lettre, peaufine le moindre détail. Chaque mot compte », explique en plein cœur du week-end un proche d’Emmanuel Macron. Ce dimanche soir, le chef de l’Etat a fini par envoyer sa « lettre aux Français » aux rédactions. Nous en dévoilons l’intégralité : 2335 mots précisément, pour justifier son projet présidentiel, réaffirmer sa capacité à réformer. Et inviter chacun à prendre la parole.

    Deux jours enfermés dans son bureau élyséen. Et prière de ne pas déranger. « Il travaille sa lettre, peaufine le moindre détail. Chaque mot compte », explique en plein cœur du week-end un proche d’Emmanuel Macron. Ce dimanche soir, le chef de l’Etat a fini par envoyer sa « lettre aux Français » aux rédactions. Nous en dévoilons l’intégralité : 2335 mots précisément, pour justifier son projet présidentiel, réaffirmer sa capacité à réformer. Et inviter chacun à prendre la parole.

    L’exercice est inédit sous la Ve République, à l’exception de François Mitterrand (1988) et Nicolas Sarkozy (2012), qui eux l’avaient fait dans un cadre purement électoral. Aujourd’hui, le contexte est tout autre : empêtré depuis des semaines dans la crise des Gilets jaunes, le président de la République entend reprendre la main en s’adressant donc directement aux Français par cette missive. Et il veut donner les contours du grand débat national qu’il lance ce mardi et pour deux mois.

    Car c’est bien là l’objectif. « Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines », insiste le chef de l’Etat, sans pour autant en dévoiler les modalités pratiques. Au préalable, il a rappelé en guise d’introduction les préceptes de liberté, d’égalité et de fraternité qui guident notre nation. Et « la fierté d’être Français ». Comme pour mieux poser sa première condition : « n’accepter aucune forme de violence. […] Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait ! », sermonne ainsi Macron, marqué par les heurts qui ont encore émaillé les rassemblements de Gilets jaunes ce week-end.

    33 questions pour débattre. Alors ce grand débat, qui commencera pour lui par un déplacement ce mardi dans l’Eure, doit être l’occasion d’une grande remise à plat. « Pas de questions interdites », assure-t-il. « Pas de sujet tabou, on n’a peur d’aucun sujet », enfonce son entourage, même si les débats seront contenus autour de quatre thèmes : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, l’organisation de l’État et des services publics. Dans sa lettre, Macron ne se prive pas d’apporter en creux sa propre contribution, tout en interpellant régulièrement le lecteur par des questions ( 33 au total). Manière de montrer qu’il prendra en compte leur jugement, tout en prévenant que ce débat ne sera « ni une élection, ni un référendum ».

    Un pas de deux sur l’écologie. La hausse sur la taxe carbone avait déclenché le mouvement des Gilets jaunes, et c’est tout naturellement que la transition écologique avait été placée par Édouard Philippe comme le premier thème du débat. Mais en lisant Emmanuel Macron, on note un petit changement : la question environnementale est désormais reléguée au troisième rang, au profit de la fiscalité et de l’organisation de l’Etat. « La lecture des cahiers de doléances ouverts en mairie depuis trois semaines a montré que l’écologie arrivait très loin après les sujets de pouvoir d’achat. Il en a tenu compte », explique tout simplement un proche. « Aujourd’hui, personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir plus vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses », se rattrape néanmoins le président pour donner des garanties de son volontarisme aux écologistes.

    Pas de remise en cause de l’ISF. Malgré les coups de boutoir de l’opposition, et même de quelques membres du gouvernement, le chef de l’Etat n’entend pas remettre en cause la suppression partielle de l’impôt sur la fortune. « Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage », s’arc-boute-t-il. Et tant pis si les Gilets jaunes ont fait de ce sujet un de leurs totems. On peut parier que le sujet sera largement abordé lors des débats.

    Vers une immigration choisie ? Édouard Philippe s’était refusé à mettre un cinquième thème, celui de l’immigration et de la laïcité, sur la table des discussions, car potentiellement trop clivant et trop explosif. Emmanuel Macron, lui, revient à la charge : « En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asiles remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? », interroge-t-il, en laissant planer l’hypothèse d’éventuels quotas d’immigration. Un clin d’œil, peut-être, aux électeurs de Marine Le Pen, sa principale adversaire en vue des prochaines européennes.

    à suivre dans le Parisien

    Augmentation de la prime d’activité : une solution à court terme

    LE MACRONOMÈTRE - Pour répondre à la grogne des « gilets jaunes », le gouvernement a annoncé une hausse de la prime d’activité. Si cette prime a des avantages, elle laisse néanmoins des questions en suspens. Cette mesure est notée 5/10 par l’iFRAP. Chaque semaine, le think-tank libéral publie sur Le Figaro.fr une évaluation d’une des mesures d’Emmanuel Macron.

    Elle existe depuis 2016, en remplacement de l’addition de la prime pour l’emploi et du RSA activité. Contrairement à ses prédécesseurs, la prime d’activité a eu un succès rapide, n’ayant pas besoin d’être demandée pour être accordée. Son objectif ? Que le travail paye et qu’avant tout, que ceux qui travaillent au SMIC gagnent (un peu) plus que ceux qui cumulent les aides sociales en ne travaillant pas. Pour cela, le montant de la prime dépend de la totalité des ressources du foyer (plus les prestations familiales et les aides au logement) et de sa composition. Dès 2016, les 4 milliards d’euros prévus se sont révélés insuffisants : fin 2017, les 2,7 millions de bénéficiaires de la prime d’activité portent le coût du dispositif à 5,1 milliards, un coût en constante augmentation.

    Nous sommes dans un véritable paradoxe : le smic horaire est élevé en France et il faut néanmoins ajouter des aides de l’État pour inciter à travailler. L’État est parvenu à un stade où il est contraint de couvrir une partie importante de la rémunération du salarié, non seulement en annulant les charges sociales aussi bien patronales que salariales et, notamment cette année, en prenant en charge un complément important de salaire qui ne supporte déjà, ni charges salariales, ni impôts sur le revenu.

    Peu à peu, on oppose deux catégories de salariés : ceux proches du SMIC qu’il faut aider, et ceux à partir du milieu de l’échelle des salaires, qui paient leurs cotisations à leur maximum, et doivent en outre compenser le déficit de cotisations des premiers.

    Pour répondre à la crise des gilets jaunes, le gouvernement a donc préféré l’élargissement de la prime d’activité à la hausse du smic. Les conditions ont été modifiées avec le passage du plafond de ressources à 1,5 smic contre 1,2 précédemment. Ainsi, le montant de la prime devrait être d’au minimum 100 euros au niveau du SMIC et jusqu’à 200 euros. Le coût de la prime d’activité pour l’État était estimé à près de 6 milliards pour 2018… Le coût de l’augmentation de la prime d’activité serait d’environ 2,7 milliards d’euros. La prime d’activité en 2019 va donc atteindre au total 8 milliards d’euros.

    Plusieurs avantages

    Néanmoins, la mesure prime d’activité a plusieurs avantages : elle répond bien à la problématique du moment, qui est celle des fins de mois difficiles avec un smic qu’il n’est pas possible d’augmenter davantage pour l’employeur qui le paie (le smic français à 10,06 € brut de l’heure début 2019, le salaire minimum 8,84 € en Allemagne) ; elle est efficace dans la mesure où elle est accordée automatiquement et elle est censée s’adapter en temps réel à la situation de famille du bénéficiaire. Enfin, elle éloigne la situation financière du non-travailleur de celle du travailleur au smic.

    Cela dit, la problématique du smic, de la prime d’activité et des aides sociales doit être pensée dans sa globalité.

    à suivre dans Le Figaro.fr

    L’économie américaine envoie une série de signaux rassurants

    Les créations d’emplois ont été deux fois élevées que prévu en décembre, balayant les craintes d’une récession en 2019. Le président de la Fed a de son côté promis d’être « patient ».

    Après une journée calamiteuse jeudi sur les marchés suite à l’ avertissement d’Apple , les investisseurs devraient retrouver le sommeil ce weekend. En l’espace de quelques heures vendredi, de nouveaux éléments sont en effet venus éclairer les perspectives pour l’économie américaine en 2019, semblant balayer momentanément les craintes de ralentissement, voire de récession en 2019.

    Annoncées vendredi matin, les créations d’emplois aux Etats-Unis en décembre ont ainsi battu toutes les prévisions, s’établissant à 312.000, selon le ministère du travail , soit près de deux fois plus que les 175.000 anticipés par Reuters. C’est le chiffre le plus élevé depuis près d’un an.

    « Le chiffre bien plus élevé qu’attendu (...) fait passer les craintes de récession pour une plaisanterie, a écrit Paul Ashworth, chef économiste de Capital Economics. Ces données montrent que l’économie en a encore sous le pied ». « La forte croissance de l’emploi montre que les craintes de récession sont prématurées », a abondé Gad Levanon, chef économiste pour The Conference Board.

    Mieux : le ministère s’est même offert le luxe de revoir à la hausse les chiffres d’octobre (passés de 155.000 à 176.000) et novembre (de 237.000 à 274.000), ajoutant un total de 58.000 emplois supplémentaires au décompte. « Sur l’ensemble de l’année 2018, l’économie a créé quelque 220.000 emplois par mois en moyenne, un record depuis 2015 », conclut Gregory Daco, chez Oxford Economics.

    Salaires qui progressent

    Presque tous les secteurs de l’économie ont contribué à cet exploit, mais ce sont surtout la santé, la restauration, le bâtiment, l’industrie et la distribution qui ont contribué le plus nettement aux créations. Sur l’ensemble de l’année, la santé a créé 20 % de postes de plus qu’en 2017, à 346.000. La restauration en a fourni de son côté 235.000 de plus, tandis que le BTP en a créé 280.000.

    Autre signe encourageant, les salaires, dont la faible progression alors que l’économie tourne à plein donne des maux de tête aux économistes, ont continué à grimper. En moyenne dans le secteur privé, ils ont gagné 11 centimes de l’heure en décembre, à 27,48 dollars. Sur l’année, ils ont progressé de 3,2 %.

    La Fed promet d’être « patiente »

    Le taux de chômage est légèrement remonté à 3,9 %, mais demeure à un plus bas depuis 2000. Les analystes n’y voient d’ailleurs pas de motif d’inquiétude : le taux de participation au marché du travail, qui mesure la part des adultes qui ont un emploi ou en cherchent un activement, a progressé, passant de 62,9 % en novembre, à 63,1 % en décembre. En clair : davantage d’adultes sont revenus sur le marché de l’emploi ces dernières semaines.

    Ces données vont compliquer la tâche de la Fed cette année. Celle-ci entend continuer de durcir la politique monétaire avec deux nouvelles hausses de taux en 2019, mais fait l’objet de pressions de la Maison blanche et des investisseurs en faveur d’un ralentissement dans un contexte d’incertitude. Mais Jerome Powell, qui s’exprimait lors d’une conférence à Atlanta vendredi après midi, s’est à son tour voulu rassurant, achevant de remonter le moral des marchés.

    « Nous sommes prêts à ajuster notre politique rapidement et de façon flexible, et à utiliser tous nos outils pour soutenir l’économie si cela était nécessaire », a-t-il commenté. « Nous serons patients tout en étudiant la manière dont évolue l’économie ». Au passage, il a acté la solidité des chiffres sur l’emploi, saluant tout particulièrement la hausse des salaires. « Nous avons aussi des salaires qui continuent à augmenter graduellement ce qui est bienvenu et ce qui ne soulève pas d’inquiétude du côté de l’inflation ».

    La combinaison des bons chiffres de l’emploi et des propos sécurisants de Jerome Powell a évidemment euphorisé les marchés. L’indice Dow Jones gagnait plus de 3,2% vendredi en milieu de journée, après avoir ouvert en hausse de plus de 200 points.

    à suivre dans LES ECHOS

    Au premier trimestre 2019, trois réformes à hauts risques

    La réforme des institutions, abandonnée en juillet, a été repoussée après le grand débat lancé par le gouvernement pour répondre à la crise des « gilets jaunes ». Quant à la réforme des retraites, elle n’interviendra qu’au lendemain des européennes de mai 2019.

    Au premier trimestre de l’année qui s’ouvre, le gouvernement se concentrera sur trois chantiers délicats : l’assurance chômage, la réforme de l’Etat et le toilettage de la loi de 1905.

    - L’assurance chômage, des pistes explosives

    Point central du programme social d’Emmanuel Macron, la réforme de l’assurance chômage a été officiellement lancée en novembre. Au menu : indemnisation des indépendants et des démissionnaires et mise en place d’un bonus-malus sur les cotisations patronales pour les entreprises qui abusent des contrats courts. Dans son document de cadrage, le gouvernement a également demandé de nouvelles économies drastiques aux syndicats et au patronat : 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans.

    Ce faisant, l’exécutif a ouvert un nouveau front avec des syndicats qui se sentaient déjà mal aimés par le pouvoir. Ils l’ont dit et répété : hors de question pour eux de rogner les indemnités des chômeurs pour trouver l’argent demandé. Quant au patronat, il est hostile à une hausse des cotisations sur les contrats courts, préférant une baisse des indemnités pour les cadres ou encore une diminution des droits de retraite engrangés par les demandeurs d’emploi.

    Des pistes jugées explosives. Lancées en novembre, les discussions se sont révélées plus compliquées que prévu. Mais, crise des « gilets jaunes » oblige, le gouvernement a consenti à desserrer l’étau en ajoutant deux séances supplémentaires de négociation aux partenaires sociaux. Car sans accord, c’est le ministère du travail qui reprendrait la main, au risque de remettre une pièce dans la machine de la contestation sociale.

    - La réforme de l’Etat, « la mère des batailles »

    Ceux qui travaillent sur le vaste chantier de la réforme de l’Etat ont poussé un « ouf » de soulagement après le discours d’Emmanuel Macron, le 10 décembre. « Vous avez entendu le président de la République : la réforme de l’Etat est à l’agenda », confiait l’un d’eux le lendemain. Pour le chef de l’Etat, ce tentaculaire processus de changement est « la mère des batailles ». « C’est un enjeu fondamental pour agir plus vite et obtenir plus rapidement des résultats concrets », poursuit la même source.

    La réforme de la fonction publique devrait déboucher, sans doute en février, sur un projet de loi. Les principales dispositions sont connues. Il s’agit de rénover les instances de dialogue social en en supprimant certaines. Le gouvernement souhaite également recourir plus largement au contrat dans le recrutement des fonctionnaires et développer la rémunération de ceux-ci au mérite. Enfin, des plans de départ volontaire seront proposés à ceux qui veulent partir, notamment les hauts fonctionnaires sans poste.

    Il sera aussi question de réformer les grands corps (Cour des comptes, inspection générale des finances, Conseil d’Etat). Mais la réforme de l’Etat, ce sera aussi une nouvelle organisation territoriale : le gouvernement souhaite clarifier les compétences, chasser les doublons, tout en rendant l’Etat plus présent sur le terrain. Les hauts cadres de l’Etat devraient aussi bénéficier de davantage d’autonomie. Le tout en tenant la promesse de campagne de réduire le nombre de fonctionnaires de 120 000 et de baisser la dépense publique.

    - Réformer la loi de 1905, pour prévenir les dérives

    Le chef de l’Etat est attendu sur la retouche des lois qui encadrent l’exercice des cultes, singulièrement la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. C’est la voie que semble avoir choisie le président pour répondre aux attentes concernant la régulation du culte musulman. Un texte en préparation vise à pousser les acteurs de ce culte à se couler dans le régime associatif établi par la loi de 1905, alors que la très grande majorité d’entre eux ont choisi le régime de la loi de 1901 sur la liberté d’association, moins contraignant mais qui ne donne pas droit aux mêmes avantages fiscaux.

    Les contrôles seraient renforcés pour améliorer la transparence des associations qui gèrent des mosquées, s’assurer qu’elles respectent les impératifs de l’ordre public, clarifier leur gouvernance et vérifier l’innocuité d’éventuels financements étrangers. Le texte devrait rapprocher les exigences imposées aux associations « loi 1901 » qui gèrent un lieu de culte de celles relevant de la loi de 1905 pour créer un socle d’obligations communes. A l’avenir, toutes les associations loi de 1901 à objet cultuel seraient tenues de publier leurs comptes annuels, comme leurs homologues de la loi de 1905. Elles devraient aussi faire certifier leurs comptes par un commissaire aux comptes, même lorsqu’elles perçoivent moins de 153 000 euros de dons (seuil actuellement en vigueur).

    Les deux types d’associations devraient être tenues de déclarer les dons provenant de l’étranger. Les associations « loi de 1905 » devront faire renouveler tous les cinq ans, auprès de la préfecture, leur agrément comme association cultuelle. Les appels à la haine formulés dans un lieu de culte pourraient être réprimés plus sévèrement.

    à suivre dans LE MONDE.fr

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