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PROPOS DE PRESSE


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Avril 2018


    Réforme de la SNCF : le gouvernement fonce en ignorant les syndicats

    Le gouvernement a annoncé mercredi la fin du recrutement au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020. Les centrales syndicales dénoncent « un passage en force ».

    Le mouvement de grève faiblit, la réforme passe tranquillement et les syndicats de la SNCF restent à quai. Mercredi 18 avril, alors que la grève paralysait encore près de deux trains sur trois avec un peu moins de 20 % des personnels en arrêt de travail, le gouvernement a annoncé la fin du recrutement au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020.

    A cette même date, le marché du transport sera officiellement ouvert à la concurrence pour les trajets de longue distance, et de manière expérimentale pour les trains régionaux. Enfin, au même moment, l’entreprise publique filialisera sa branche fret.

    Ce calendrier a été validé et poussé par Matignon, bousculant au passage le rythme de concertation menée par Elisabeth Borne, la ministre chargée des transports, qui souhaitait initialement temporiser. Cette série d’annonces en rafale a fortement déstabilisé les syndicats, notamment la CFDT et l’UNSA, les centrales les plus réformistes. Les syndicats accusent d’autant plus le coup que la veille, mardi 17 avril, l’Assemblée nationale avait adopté le projet de loi à une écrasante majorité (454 voix contre 80, avec 29 abstentions).

    « Aucune concertation »

    « On pouvait se douter de la date du 1er janvier 2020 pour l’arrêt du recrutement au statut, car le gouvernement a donné dix-huit mois à compter de la loi de nouveau pacte ferroviaire, qui doit être adoptée cet été, pour négocier la convention collective nationale pour la branche, déclare Roger Dillenseger, le secrétaire général de l’UNSA ferroviaire. Mais nous aurions tout de même pu être avertis de l’annonce exacte de cette date. Là, j’ai appris cela dans la presse, avant de recevoir un coup de fil du ministère. C’est quoi, ce passage en force ?! »

    « Je l’ai appris par un journaliste, confirme Didier Aubert, le secrétaire général de la CFDT cheminots. Franchement, est-ce une façon de faire, sachant qu’il s’agissait du fameux grain à moudre que vantait le gouvernement dans le cadre de la concertation… Nous n’avons donc plus rien à négocier. C’est comme l’annonce, lundi 16 avril, sur l’avenir de Fret SNCF, qui sort de nulle part ! Il n’y a plus rien à croire de ce gouvernement qui prétend mener une concertation. »

    Chez SUD Rail, le secrétaire fédéral Erik Meyer n’est pas franchement surpris de la tournure des événements. « Depuis le début des discussions avec le gouvernement, il n’y a eu strictement aucune concertation. Des réunions, oui, mais qui peut dire aujourd’hui que le texte voté à l’Assemblée nationale a été amendé grâce aux négociations avec les syndicats ? Le texte qui sort du Parlement est pire que celui qui est entré au départ ! »

    Sur Franceinfo, Elisabeth Borne rappelait, mercredi, que cette date avait bel et bien été « présentée » aux organisations syndicales. « En fixant au 1er janvier 2020 l’arrêt du recrutement au statut, on harmonise dans le temps toutes les grandes évolutions prévues par la loi. Nous faisons coïncider l’ouverture de la concurrence, le changement de statut de la SNCF, la reprise de la dette. Arrêter le recrutement au statut au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective est cohérent, sans compter la reprise de la dette. Maintenant, l’important, c’est que tous les acteurs participent à la négociation de cette nouvelle convention de branche. »

    « C’est du Sarkozy puissance 3 ! »

    Alors que SUD Rail et la CGT ne sont pas franchement pressés de se rendre à la table des négociations, les syndicats modérés hésitent pour l’instant à s’y présenter. « Nous voulons garder les modérés avec nous, confie-t-on chez SUD. Il faut conserver notre unité syndicale pour peser dans le rapport de force. » « On s’interroge, car on se sent littéralement humiliés », poursuit Didier Aubert.

    « Le problème, c’est que le gouvernement n’a cure des syndicats. Il avance en écrasant tout sur son passage, juge Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de la CFDT cheminots. Pour cela, c’est pire qu’avant. J’ai l’impression que c’est du Sarkozy puissance 3 ! » « Je n’ai jamais vu une telle méthode de négociation, si on peut appeler cela ainsi », complète M. Dillenseger, encore sonné de la séquence actuelle.

    Et pourtant, les syndicats modérés ont fait des propositions pour sortir de l’impasse. « Nous avons proposé des amendements, confirme M. Aufrère. Le gouvernement n’y a répondu que partiellement, en en reprenant trois, en en adoubant d’autres, mais sans nous donner aucune garantie. » Or, avec un certain nombre de garanties, les syndicats réformistes pourraient convaincre leurs troupes du bien-fondé de la réforme, et donc sortir progressivement de la grève. « Mais le gouvernement cherche son succès en rase campagne. C’est contre-productif à long terme », pense M. Aubert.

    Aujourd’hui, tous les syndicats demandent à l’Etat des garanties sur la future convention collective, comme pour le futur accord d’entreprise, qui prendra la relève du statut pour les quelque 131 000 cheminots concernés aujourd’hui. « La direction de la SNCF cherche d’ores et déjà à rogner sur la grille salariale actuelle et son évolution. Sans cela, on ne peut pas dire que les cheminots en poste conserveront, après 2020, leur statut, souligne M. Aufrère. On veut des garanties de l’Etat ! »

    Cela précise le calendrier global du projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire ». Ce big bang devrait avoir lieu dans tout juste un an et demi. A cette date, les établissements publics SNCF et ses deux filiales SNCF Réseau et SNCF Mobilités adopteront le statut de société anonyme. Ils seront détenus à 100 % par des capitaux publics et l’Etat reprendra, progressivement, la dette de SNCF Réseau.

    à suivre dans Le Monde

    Ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement européen

    Pour son premier discours devant les députés européens, le chef de l’État a livré sa vision de la démocratie et de la souveraineté européenne. Principale annonce : sa volonté de mettre en place un programme européen pour financer les collectivités accueillant des réfugiés.

    ● « La démocratie européenne est notre meilleure chance »

    Dénonçant une fois de plus les risques du « repli nationaliste », le chef de l’État a exprimé une réflexion plus personnelle. « J’appartiens à une génération qui n’a pas connu la guerre, (…) qui s’offre le luxe d’oublier ce que ses prédécesseurs ont vécu », a-t-il déclaré, se revendiquant d’une terre « qui a connu toutes les saignées » de l’Histoire. Emmanuel Macron a appelé à défendre « fermement » la démocratie, « un mot qui a tout son sens parce qu’il est le fruit de batailles passées ». « Je ne céderai à aucune fascination pour la souveraineté autoritaire », a-t-il prévenu, refusant d’appartenir « à une génération de somnambules », expression qu’il a déjà utilisée à plusieurs reprises. « Je souhaite que nous parvenions à dépasser les clivages entre le nord et le sud, entre l’est et l’ouest. » Et le président français de fustiger ceux qui nourrissent les « confrontations habituelles » et les « divisions bien connues et concertées ». « La démocratie européenne est notre meilleure chance », a-t-il assuré. « Nous devons faire vivre le débat, créer cet espace public européen », a-t-il poursuivi, évoquant les « consultations citoyennes », qu’il lance dès ce soir, à Épinal (Vosges).

    ● Une « souveraineté réinventée » et « complémentaire » en cinq points

    Face à la tentation « autoritaire » qui menace en Europe, Emmanuel Macron a appelé à une « souveraineté réinventée ». Bien que « pleine et entière » à l’échelle du continent, celle-ci serait « complémentaire et pas de substitution » par rapport à celle des États. Elle reposerait sur cinq piliers, dont le premier serait « la sécurité intérieure, extérieure, et de défense ». Viendrait ensuite une « position unie dans le domaine commercial », qui permettrait d’avoir une économie « protectrice des intérêts légitimes, des travailleurs comme des consommateurs ». Pour qu’il y ait « aussi une souveraineté climatique et énergétique », le chef de l’État a affirmé que « la France poussera pour un prix minimum et une taxe aux frontières sur le CO2 ». « La quatrième souveraineté » porte selon le président sur « la santé et l’alimentation ». « Nous devons soutenir une souveraineté alimentaire de qualité. (…) C’est bon pour nos économies et nos territoires, bon pour nos concitoyens, et c’est un choix cohérent avec nos engagements dans la durée ». Enfin, le locataire de l’Élysée a cité « la souveraineté numérique » : « Nous sommes en train de devenir un espace géographique unique au monde où nous favorisons l’innovation de rupture, (…) et en même temps, nous nous mettons en capacité de protéger les libertés individuelles ».

    ● Une taxe sur le numérique pour financer des projets européens

    Emmanuel Macron a annoncé que la France était « prête à augmenter sa contribution » à l’Union Européenne, à condition que le budget soit remodelé. Le chef de l’État souhaite en effet « définir une feuille de route par étapes sur l’union bancaire pour favoriser la convergence [des pays] sur la zone euro ». Évoquant le numérique, Emmanuel Macron a également demandé l’instauration d’« une taxe à court terme qui permette de mettre fin aux excès les plus choquants ». « Essentielle » à ses yeux, celle-ci constituerait selon lui « une piste de ressource propre pour le budget à venir ». Pour le dirigeant français, cette réforme du budget permettrait de « financer dignement l’action européenne », notamment pour répondre aux questions liées à la « défense » et aux « migrations ».

    ● Un programme pour financer les collectivités qui accueillent des réfugiés

    Le président de la République a ouvert une piste de réflexion sur le sujet de l’immigration. Souhaitant que l’Union européenne obtienne des « résultats tangibles » en la matière, Emmanuel Macron a appelé les eurodéputés à « dépasser » le débat sur les « dublinés », ces étrangers déjà enregistrés dans un premier pays européen et contraints d’y retourner pour formuler leur demande d’asile. « Nous devons créer un programme pour financer les collectivités locales [européennes] qui accueillent et intègrent des réfugiés », a lancé le chef de l’État, appelant plus globalement à renforcer les « solidarités internes et externes » à l’Europe.

    à suivre dans Le Figaro.fr

    Guerre commerciale : Christine Lagarde et le FMI inquiets pour la croissance

    La directrice du FMI a mis en garde Pékin et Washington contre les tentations protectionnistes, qui risquent d’avoir un impact sur la croissance mondiale.

    La perspective d’une guerre commerciale sino-américaine est une source d’inquiétude pour Christine Lagarde. Tout en assurant que « le tableau général est actuellement lumineux », la directrice générale du Fonds monétaire international a déclaré mercredi à Hong Kong voir « des nuages plus sombres » à l’horizon de la croissance économique mondiale.

    L’ancienne ministre française de l’Economie a ainsi invité les gouvernements à réformer pendant que le contexte économique demeure favorable. « La fenêtre d’opportunité est ouverte. Il y a désormais une nouvelle urgence parce que les incertitudes se sont accrues de manière significative », a-t-elle indiqué, citant les tensions commerciales, les risques budgétaires et financiers accrus, ainsi que l’incertitude géopolitique.

    Avertissement

    En signe d’avertissement, Christine Lagarde a également estimé que la première des priorités, pour soutenir la croissance économique, était de « se tenir à l’écart du protectionnisme sous toutes ses formes ». Une façon, là aussi, d’inviter Washington et Pékin à la désescalade.

    La Française a cependant souligné que le FMI restait optimiste, alors que « les économies avancées devraient s’accroître au-dessus de leur potentiel de croissance moyenne cette année et l’année prochaine » et que les Etats-Unis sont au plein-emploi. Parallèlement, en Asie, les perspectives restent solides, « ce qui est bon pour tout le monde puisque cette région contribue à près des deux tiers à la croissance mondiale », a-t-elle insisté.

    Ralentissement

    Pour autant, la dirigeante du Fonds monétaire international, dont les propos avaient été diffusés au préalable par le FMI, estime que le rythme de « la croissance attendue pour 2018 et 2019 va finir par ralentir » dans la mesure où les politiques pour soutenir l’économie vont s’estomper, notamment aux Etats-Unis et en Chine. En janvier, l’institution basée à Washington avait révisé à la hausse ses prévisions de croissance économique mondiale à 3,9 % pour 2018 et 2019.

    à suivre dans Les Echos

    SNCF : la dette inquiète Bruxelles

    Si l’Etat reprend la dette de la SNCF, il ne pourra respecter sa promesse faite à Bruxelles de baisser le déficit public.

    C’était un élément clé de la négociation, une sorte de donnant-donnant imaginé il y a des mois déjà par Emmanuel Macron : la fin du statut des cheminots contre la reprise de la dette de la SNCF par l’Etat et l’assainissement financier du groupe. Sauf que cette promesse - qui figure dans le rapport Spinetta du 15 février dernier - est en train de tourner au casse-tête statistique pour le chef de l’Etat. Le gouvernement noie aujourd’hui le poisson. "Je ne veux pas prendre un engagement alors même qu’à ce stade rien n’a changé dans le fonctionnement de la SNCF (...). Je ne veux pas dire aux Français qu’(ils) vont payer cette dette et la reprendre alors qu’ils n’ont aucun élément leur permettant de penser qu’à l’avenir, on ne va pas tomber dans 3 milliards (d’euros) de déficit" supplémentaire chaque année, affirmait hier matin, au micro de France Inter, le premier ministre Edouard Philippe. Une déclaration qui a fait bondir le leader de la CGT Philippe Martinez accusant le gouvernement de chantage.

    Dans ce big-bang ferroviaire, la question de la dette est en train de devenir un vrai point de friction. Il faut dire qu’on ne parle pas de quelques millions mais d’un fardeau de 46,6 milliards d’euros, soit un peu plus de 2 % du produit intérieur brut. Une dette qui progresse mécaniquement d’un peu plus de 1 milliard d’euros chaque année, en raison du poids des intérêts.

    Le point noir du déficit public

    Mais qu’est ce qui coince au fond ? Une autre promesse d’Emmanuel Macron, faite cette fois à Bruxelles. Il s’agit de l’engagement de la France de ramener les comptes publics quasiment à l’équilibre à la fin du mandat en 2022. En septembre dernier, lors de la présentation du projet de loi de Finances pour 2018, Bercy avait également publié la trajectoire à moyen terme des finances de l’Etat. Un document envoyé aux comptables d’Eurostat, l’organisme de statistiques de l’Union Européenne. On y découvre que le déficit public doit théoriquement redescendre à 1,5 % du PIB en 2020, 0.9 % en 2021 et 0.2 % en 2022...

    Si l’Etat reprend tout ou partie des 46,6 milliards d’euros de dette de la SNCF, cette somme viendrait s’ajouter mécaniquement aux quelques 2 218 milliards d’euros d’endettement total de la France. Rien de très surprenant à ce stade. "Mais si l’on suit à la lettre les règles de comptabilité européenne, cette somme serait également considérée l’année du transfert comme une dépense publique supplémentaire", décortique François Ecalle, un ancien de la Cour des Comptes et fondateur de Fipeco. Et c’est bien là que le bât blesse. Automatiquement, le transfert à l’Etat de la dette de la SNCF rendrait caduque la fameuse trajectoire de Bercy alors que le déficit public risquerait de repasser au-dessus de la fameuse barre des 3 % du PIB. Certes, ça ne serait pas la première fois que la France ne respecterait pas ses engagements. Sauf qu’Emmanuel Macron a promis à ses partenaires européens et notamment à l’Allemagne, de changer de pratiques. Un gage de sérieux qui sous-tend également son projet de réforme de la zone euro.

    Coincé, le gouvernement envisagerait selon une information du quotidien Les Echos de transférer une partie de cette dette dans une structure de défaisance logée au sein même du groupe ferroviaire. Un tour de passe-passe qui ne convainc guère les cheminots.

    à suivre dans l’Express-L’Expansion

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