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PROPOS DE PRESSE


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Une actualité "commentée"

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Novembre 2017


    Allemagne : la coalition « Jamaïque » se donne encore quelques heures pour trouver un accord

    Les pourparlers entre conservateurs, libéraux et Verts n’ont pas abouti malgré 15 heures de discussion. Ils reprendront vendredi et, s’il le faut, durant le week-end. En cas d’échec, des législatives anticipées seraient convoquées.

    Faute d’accord mais refusant l’échec, les discussions vont se prolonger. À 4h15, dans la nuit de jeudi à vendredi, Angela Merkel et ses interlocuteurs d’une coalition « Jamaïque » (en référence aux couleurs associées à la CDU/CSU (noir), au FDP (jaune) et aux écologistes (vert) ont constaté l’impasse dans laquelle ils se trouvaient. Malgré 15 heures de négociations, ils ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente en vue d’un contrat de gouvernement. Angela Merkel leur avait fixé cette échéance pour conclure. Mais ils n’ont pas jeté l’éponge, ce qui aurait signifié probablement l’organisation de nouvelles élections en Allemagne, deux mois après le scrutin du 24 septembre. Les pourparlers reprendront vendredi à midi et pourront, s’il le faut, continuer durant le week-end.

    Angela Merkel, qui joue son avenir politique en tant que chancelière, est demeurée quasiment muette à la sortie. Aux journalistes, elle n’a lancé qu’un « bonjour, nous continuons aujourd’hui ». Ses proches veulent croire qu’une issue positive est encore possible. « Si nous le voulons, nous arriverons », a commenté son bras droit, le directeur de la chancellerie, Peter Altmaier. « C’est déjà un bon signe que nous ne soyons pas sortis en disant ‘tout cela n’a aucun sens’ », a déclaré Volker Boufier, un autre leader de la CDU. Le pire a effectivement été évité pour la chancelière : même si le compromis semble introuvable, elle peut encore compter sur la volonté de ses interlocuteurs.

    Des différences sur l’immigration et l’environnement

    « Nous allons aux prolongations », a déclaré le vert Cem Özdemir. « Ce projet très particulier ne doit pas échouer parce qu’il lui manque quelques heures », a assuré de son côté le président du FDP Christian Lindner en admettant qu’il restait encore « des différences de vue en particulier sur les questions d’immigration et de politique financière ». C’est un euphémisme tant les positions des libéraux, des écologistes et des conservateurs sont à l’opposé.

    Les Bavarois de la CSU, préoccupés par les élections régionales en Bavière en 2018 et furieux contre la dérive centriste d’Angela Merkel, refusent notamment toute concession sur l’accueil des migrants. Mais pour les écologistes, c’est inacceptable. Pour les deux partis, le sujet est devenu une question de principe menaçant l’ensemble des discussions. Ils s’affrontent aussi sur la question énergétique et le rythme de fermeture progressive de centrales à charbon. De leur côté, les libéraux réclament d’importants allégements d’impôts qui priveront le futur gouvernement de marges de manœuvre.

    « C’est plus difficile que je ne le pensais », a confié à Bild le ministre président de Westphalie-Rhénanie du Nord Armin Laschet. « Je suis extrêmement frustré », a commenté pour sa part le libéral Wolfgang Kubicki en constatant qu’aucun progrès n’a été réalisé malgré des semaines de discussion. De son côté, l’écologiste Katrin Göring-Eckardt plaisantait sur Twitter : « La dernière fois que je suis rentrée à cette heure à la maison, c’était après une soirée… ». Gare à la gueule de bois.

    à suivre dans Le Figaro

    Les Gafa vivement attaqués par la commissaire européenne à la Concurrence

    Lors d’un discours en marge du Web Summit à Lisbonne, Margrethe Vestager a accusé les géants américains de « détruire la démocratie ».

    L’Union européenne s’affiche largement au Web Summit, qui se tient cette semaine à Lisbonne . Plusieurs stands présentent son action. Surtout, la star du salon, qui tient la tête d’affiche des intervenants s’appelle... Margrethe Vestager.

    La Commissaire européenne à la concurrence s’est présentée mardi matin sur la grande scène, devant plusieurs milliers de personnes, introduite sous les applaudissements comme « l’une des femmes les plus puissantes du monde ».

    En robe bleue et baskets, la Commissaire s’est adressée à un public de startuppeurs, expliquant vouloir défendre leur capacité à innover et à poser la question « Pourquoi pas ? ». Ce qui lui a permis de remettre encore une fois sa lutte contre la toute-puissance des Gafa sur le tapis , et en particulier Google.

    « Nous n’avons rien à redire sur le fait que Google domine le marché de la recherche en ligne », a précisé Margrethe Vestager, mais seulement après avoir battu froid le géant californien. « Les entreprises comme Google ont une responsabilité particulière. Elles ne doivent pas affaiblir la compétition », a martelé la Commissaire. « Nous avons dû infliger une amende à Google car ils n’ont pas été à la hauteur de cette responsabilité ».

    Pour mettre l’audience de son côté, la Danoise a expliqué qu’en valorisant son propre comparateur de prix, Google avait renvoyé ses concurrents en page 4 de son moteur de recherche. « Combien d’entre vous sont déjà allé en page 4 des résultats ? Combien d’entre vous veulent que leur entreprise se retrouve en page 4 ? », s’est-elle amusée à demander, sans que beaucoup de mains se lèvent dans la salle.

    Pour défendre l’innovation, la Commissaire a également défendu sa lutte contre les règles fiscales particulières négociées par les grands groupes avec certains gouvernements. « Ce ne doit pas être la taille d’une entreprise, ni ses connexions gouvernementales qui font son succès, mais sa capacité d’innovation et la qualité de ses produits ». Les jeunes pousses ne pouvaient qu’approuver.

    « Faire revenir la démocratie »

    « Je ne me sens jamais autant européenne que lorsque je suis aux Etats-Unis », a-t-elle également lancé, citée par le « Financial Times ». « Parce que nous sommes différents. » Car, selon elle, l’Europe reconnaît et respecte les limites du marché libre.

    Nous voulons tous un marché libre mais nous intégrons ce paradoxe d’un marché libre où il est parfois nécessaire d’intervenir », a défendu Margrethe Vestager, dénonçant « la loi de la jungle » imposée par les géants américains.

    « Les motivations qui poussent à briser les règles de la concurrence sont aussi vieilles qu’Adam et Eve », a-t-elle ajouté. « Il s’agit de l’avidité. De la peur. Et lorsque vous associez ça avec le pouvoir, vous obtenez un cocktail empoisonné. »

    Face aux géants du Web qui « détruisent la démocratie » en « adoptant des comportements de concurrence déloyale », la commissaire européenne appelle donc à « faire revenir notre démocratie et la renouveler parce que la société, c’est d’abord des gens, pas des technologies. »

    Optimisation fiscale dénoncée

    Faire revenir la démocratie, c’est déjà, selon elle, contraindre les mastodontes américains à payer les impôts européens.

    Ce qu’elle a d’ailleurs commencé à faire, avec l’exécutif européen, en forçant l’Irlande à récupérer 13 milliards d’euros de taxes qu’Apple aurait dû payer.

    Mais Bruxelles ne s’est pas arrêtée là. L’UE a aussi exigé d’Amazon de rembourser 250 millions d’euros d’arriérés d’impôt au Luxembourg pour avoir bénéficié de subventions publiques illégales.

    Autre affaire : l’amende de 2,42 milliards d’euros que Google doit payer pour avoir abusé de sa position dominante pour privilégier son comparateur de prix, Google Shopping.

    Il faut dire que les géants de la tech sont de plus en plus scrutés, tant les impôts qu’ils versent paraissent dérisoires comparés à leurs chiffres d’affaires. L’opinion publique incite donc les gouvernements européens à sévir, même lorsqu’il s’agit d’optimisation fiscale et non de fraude .

    Pour la commissaire européenne, la faute ne vient pas seulement des entreprises mais aussi des Etats. Elle estime notamment que les Etats-Unis ne vont pas assez loin dans la régulation des grands groupes tech. Le message est envoyé.

    à suivre dans Les Echos

    Nouvelle-Calédonie : un « accord politique » conclu sur le futur référendum

    Réunis jeudi à Matignon, les acteurs du processus d’autodétermination ont notamment tranché la conflictuelle question de la liste électorale.

    L’outre-mer s’incruste dans l’agenda de l’exécutif. Une semaine après le déplacement d’Emmanuel Macron en Guyane, et à deux jours d’une visite d’Edouard Philippe dans les Antilles, c’est la Nouvelle-Calédonie qui occupait ce jeudi le Premier ministre. A un an du référendum d’autodétermination dans l’archipel, les acteurs du processus étaient réunis jeudi à Matignon, pour un comité des signataires de l’accord de Nouméa. Conclues tard dans la soirée, les discussions ont abouti à un « accord politique », a annoncé Edouard Philippe avec satisfaction, estimant en outre qu’« au-delà de cet accord politique, nous avons une confiance : c’est au moins aussi important ».

    Réunissant, entre autres, les représentants de formations locales favorables ou opposées à l’indépendance, la réunion avait débuté dans la matinée. Plusieurs sujets sensibles restaient à trancher d’ici au scrutin de novembre 2018, et avant tout celui de la liste électorale. Plus restrictive que celle des élections nationales, celle-ci ne comprend, chez les non-natifs de l’île, que les personnes installées en Nouvelle-Calédonie avant le 31 décembre 1994, et y ayant vécu vingt ans en continu. Les indépendantistes réclamaient toutefois l’inscription d’office d’un certain nombre de natifs passés entre les mailles du filet. Un point réglé jeudi : 11 000 personnes supplémentaires rejoindront la liste électorale spéciale de la consultation.

    « Avancer »

    Autre sujet d’accord : la présence sur place d’experts de l’ONU, pour contrôler la bonne tenue du vote. La formulation exacte de la question posée aux électeurs, elle, reste à déterminer. Elle fera l’objet d’une nouvelle réunion, au printemps. Dans l’immédiat, les participants se sont déclarés satisfaits par ce premier accord : « C’est la preuve que lorsqu’on redevient un acteur majeur de l’accord de Nouméa, ça peut avancer », a jugé le sénateur Pierre Frogier (Rassemblement-LR, non indépendantiste). L’indépendantiste Paul Néaoutyine s’est, lui, félicité « qu’on ait pris le temps de faire évoluer des positions divergentes ».

    Un déplacement sur l’archipel, prévu pour la fin novembre, donnera à Edouard Philippe une nouvelle occasion de sonder l’opinion locale. L’ex-maire du Havre prolonge ainsi l’usage donnant à Matignon la main sur le dossier néocalédonien. Michel Rocard, en 1988, et Lionel Jospin, dix ans plus tard, avaient respectivement patronné les accords de Matignon et de Nouméa. Le premier avait mis fin à une situation de quasi-guerre civile, le second prévoyait l’organisation du référendum de 2018. Plus récemment, c’est Manuel Valls qui s’est vu confier la présidence de la mission parlementaire sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

    à suivre dans Libération

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