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Juin 2016

Euro 2016 : Les hôteliers prennent en otage la taxe de séjour

juin 2016


Du 09/06/2016 par Paolo Garoscio pour Economie Matin

La guerre entre les hôtels et l’économie collaborative, en l’occurrence la location entre particuliers, est loin d’être terminée. Le gouvernement a encore du mal à gérer le problème malgré les quelques décisions prises pour la ville de Paris. Vendredi 10 juin 2016, jour d’ouverture de l’Euro 2016, les hôtels lancent donc une grève fiscale : ils veulent mettre la pression en ne collectant pas la taxe de séjour. Pourquoi ? Car les réservations sont loin d’être à la hauteur de l’événement.

Pas de taxe de séjour pour Airbnb, Abritel et compagnie

La question est toujours la même : la taxe de séjour. Elle est collectée par les hôteliers depuis des décennies, mais les sites de réservation entre particuliers l’ignorent. En théorie, ce devrait être le propriétaire du logement loué via ces plateformes qui doit verser, pour chaque location, la somme due pouvant aller de 84 centimes à 5 euros selon la ville et le logement.

La solution serait que les sites de location entre particuliers s’occupent de la collecte. Airbnb l’a fait mais... seulement pour Paris et Chambéry. Pour les autres villes, on repassera. Abritel, Housetrip et les autres n’ont pas fait cet effort : ils rappellent juste aux propriétaires qu’ils doivent la collecter chose que ces derniers ne font pas forcément, voire jamais.

Résultat des courses : la taxe de séjour est essentiellement payée par les hôteliers... qui commencent à en avoir marre.

Les locations en berne pour l’Euro 2016

Outre la question de la taxe de séjour, une question d’argent puisque pour Paris elle a représenté 1,2 millions d’euros durant le quatrième trimestre 2015, il y a la question de la concurrence. Les locations entre particuliers sont moins chères et les hôtels sont désertés. Alors que l’Euro 2016 devait être le grand événement qui aurait permis aux hôtels d’afficher complet, les touristes se sont tournés vers les appartements et les hôtels sont bien moins remplis que prévu. Une occasion manquée de faire remonter le chiffre d’affaires en berne depuis les attentats, surtout dans la Capitale.

Les hôteliers en ont donc marre et ont décidé de le faire savoir : dès vendredi 10 juin 2016, et pour toute la durée de l’Euro 2016, la taxe de séjour va être prise en otage. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) a annoncé que la taxe sera bien prélevée mais... qu’elle ne sera pas versée aux communes hôtes de la compétition, 9 villes au total (Lens ayant été épargnée).

Les quelques 10 millions d’euros environ que représente la taxe de séjour pour cette période seront à l’abri dans les coffres des syndicats de l’hôtellerie... en attendant que le gouvernement fasse quelque chose.

à suivre dans Economie Matin

Commentaire de CE21 :

Taxe de séjour : c’est le libre service pour tout le monde !

Chacun fait ce qu’il veut. Dans le contexte dans lequel s’ouvre l’Euro 2016, c’est la pagaille qui s’instaure à propos de la taxe de séjour. Devant la baisse des réservations, le maintien des grèves de transport, tous moyens confondus, le tourisme à Paris et en région est fragilisé. Ces jours-ci, de nombreuses réservations ont été annulées.

Depuis le temps, le problème de la perception de la taxe de séjour est toujours en suspens, comme le souligne Paolo Garoscio. Rien n’a été décidé. Que va faire le gouvernement pour appréhender intelligemment ce problème à terme ? Affaire à suivre...

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