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Juin 2016

Inondations, crues... Quel impact pour l’économie francilienne ?

juin 2016


Du 03/06/2016 par O.P-V. avec l’AFP (20 minutes)

INTEMPERIES : Transport fluvial et terrestre, agriculture, entreprises du BTP, plusieurs secteurs subissent les inondations en Ile-de-France…

Le manque à gagner n’est pas encore évalué, mais l’économie francilienne va subir des dégâts à cause des inondations dans la région. Avec un niveau de la Seine à presque 6 mètres, le premier secteur concerné est le transport fluvial, en pleine haute saison touristique.

« On a de la perte de chiffre d’affaires qui est liée à l’annulation à la fois des événements sur les embarcations, des promenades avec restauration. C’est un coup dur commercialement, d’autant plus que la crue fait suite aux attentats qui avaient entraîné une baisse d’activité entre 30 et 50 %. A Paris, on transporte chaque année huit millions de touristes sur nos bateaux. Le chiffre d’affaires généré sur la capitale dans la filière est de l’ordre de 500 millions d’euros par an, c’est une activité économique non négligeable », explique le président du Comité des armateurs fluviaux, Didier Léandri.

Crue de la Seine à Paris (2016) – source : 20 minutes


Des difficultés d’approvisionnement

Le secteur du transport de marchandises est aussi impacté par la fermeture de la Seine à la navigation. Didier Léandri évoque notamment les matériaux de construction mais aussi des produits de la grande distribution, certains magasins Franprix, du groupe Casino, ayant recours aux approvisionnements par voie fluviale en région parisienne.

« Des entreprises se retrouvent face à des difficultés économiques en raison de l’enchaînement des événements », a-t-il ajouté, en évoquant les blocages et les difficultés d’approvisionnement en carburant liés aux mouvements sociaux de ces dernières semaines.

Le trafic ferroviaire fortement impacté

Des difficultés sur l’eau, et sur terre également. L’association des utilisateurs de transport de fret abonde : « C’est une accumulation, ces inondations viennent s’ajouter aux grèves et à la pénurie de carburant. Nos adhérents subissent ces préjudices, même si nous ne pouvons pas encore les chiffrer. Actuellement, autant dire que quand des communes sont sous 1,50 mètre d’eau, cela stoppe toute activité. » Le plus important dépôt fret d’Ile-de-France, situé à Valenton, est rendu inaccessible à cause d’inondations, « impactant le trafic ferroviaire de marchandises », explique la SNCF Réseau.

La Fédération française du bâtiment signale également des problèmes de routes coupées et des difficultés d’approvisionnement, notamment en Seine-et-Marne. Le représentant local du BTP précise « qu’il n’y a rien de catastrophique pour les entreprises elles-mêmes, aucune n’est bloquée. Mais certains entrepôts ont été inondés, donc nous avons mis en place un numéro d’appel et plusieurs directeurs nous ont signalé être sur le qui-vive depuis cette nuit. »

Des entreprises métallurgiques à l’arrêt

Dans le même département, ce sont les entreprises de métallurgie qui inquiète. L’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie de la Seine-et-Marne manque encore d’informations chiffrées, mais « plusieurs entreprises sont à l’arrêt à cause de l’eau qui s’est infiltrée dans les outils de production ».

Enfin, toujours dans le 77, en alerte rouge jeudi et toujours en alerte orange ce vendredi, la Chambre de commerce et d’industrie a mis en place une cellule de crise « SOS Inondations » afin de venir en aide aux commerçants et restaurateurs sinistrés : « Nous aurons une vision plus claire des besoins et attentes des entreprises en début d’après-midi », indique l’organisme. La CCI du Val-de-Marne a également mis en place un dispositif d’urgence.

L’agriculture et l’élevage concernés

La Chambre interdépartementale d’Agriculture, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs d’Ile-de-France ont indiqué dans un communiqué que dans les grandes cultures de blé, d’orge ou d’avoine, « de nombreux hectares de céréales sont versés ». Le pois de printemps « est asphyxié et devient jaune », tandis que des maladies se développent notamment dans la féverole, selon la profession. Les producteurs situés dans les vallées de la Mauldre, de l’Yvette et de la Seine ont été les plus touchés.

« Les arboriculteurs comme à Vernouillet, dans les Yvelines, subissent une perte totale de leur production », soulignent les organisations professionnelles. Enfin, les éleveurs subissent eux aussi les conséquences des intempéries avec de « fortes pertes de fourrages, des pâtures d’été aux foins de cet hiver », ce qui va les contraindre à acheter de la nourriture pour leurs bêtes.

à suivre dans 20 minutes

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