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Mars 2016

Pour se relancer, la Chine va investir et sacrifier son déficit public

mars 2016


Du 05/03/2016 source AFP pour le Point

Le Premier ministre a expliqué que le gouvernement allait investir dans d’importantes dépenses d’infrastructures pour soutenir l’économie chinoise.

Alors que le pays est en proie à un doute économique presque historique, la Chine va "intensifier" ses mesures de relance budgétaire pour soutenir l’activité. Elle vise une croissance entre 6,5 et 7 % en 2016. Mais cet investissement a un prix : une nette aggravation de son déficit public. Le Premier ministre Li Keqiang l’a annoncé, promettant de vastes investissements publics dans les infrastructures de transport et d’énergie.

Le déficit budgétaire du pays va bondir à 3 % du PIB, contre 2,3 % en 2015 et seulement 2,1 % en 2014, a indiqué Li Keqiang (...) Ce serait le niveau le plus élevé depuis au moins deux décennies. Le déficit se creusera cette année de 560 milliards de yuans pour atteindre 2 180 milliards de yuans (304 milliards d’euros) (...) Les autorités ne ménagent pas leurs efforts pour stimuler l’activité.

La banque centrale (PBOC) a ainsi abaissé ses taux d’intérêt par six fois depuis fin 2014 pour diminuer le coût du crédit, et réduit à de multiples reprises – et encore récemment lundi dernier – les ratios de réserves obligataires imposés aux banques pour les inciter à prêter davantage aux entreprises. Cette politique monétaire très accommodante sera poursuivie, "appliquée avec la souplesse adéquate", a souligné Li Keqiang samedi.

Vastes dépenses dans les infrastructures

Sur le front budgétaire, certains rabais fiscaux déjà offerts aux petites firmes et aux exportateurs seront confortés et élargis : la TVA se substituera à l’impôt sur le chiffre d’affaires, et des exemptions de charges seront étendues à toutes les entreprises (...) Le 13e plan quinquennal (2016-2020) prévoit à nouveau de vastes dépenses dans les infrastructures.

Quelque 800 milliards de yuans seront investis dans la construction de voies ferrées, 1 650 milliards pour des routes, et les autorités "mettront en chantier vingt gros ouvrages hydrauliques", aux côtés de "grands projets dans l’électricité nucléaire" et "d’oléoducs" (...)

Des analystes tirent pourtant la sonnette d’alarme sur l’envolée de l’endettement et des risques de crédit en Chine, en particulier après une récente explosion des prêts bancaires. La dette gouvernementale pourrait s’élever cette année à 43 % du PIB, contre 32,5 % fin 2012, estime l’agence de notation Moody’s (...)

Des mesures "nécessaires, faisables et sûres"

La dette totale chinoise (endettement public et privé) approche désormais les 250 % du produit intérieur brut (PIB), selon l’agence Bloomberg. Un constat d’autant plus alarmant que le géant asiatique est confronté depuis l’an dernier à des fuites de capitaux massifs. Le gouvernement chinois s’emploie lui à rassurer tous azimuts (...)

Les mesures de relance budgétaire sont "non seulement nécessaires, mais aussi faisables et sûres" (...) L’émission d’obligations par les gouvernements locaux se poursuivra pour remplacer de façon plus sécurisée leurs créances existantes et consolider leurs budgets (...)

Pékin peut en tout cas se targuer du soutien du G20 : les grands argentiers des vingt puissances économiques mondiales s’étaient mis d’accord la semaine dernière à Shanghai pour utiliser "tous les outils" possibles, monétaires comme budgétaires, pour relancer une croissance mondiale en panne.

A suivre dans Le Point

Commentaire CE21 :

Une politique volontaire pour privilégier : investissement, activité et croissance...

S’il s’agit inévitablement d’une situation complexe pour la Chine, le gouvernement s’attelle à favoriser la relance de l’activité autour de grands projets structurels. Il importe pour les leaders de stimuler la croissance.

La Chine est un élément déterminant pour la croissance mondiale et cela n’échappe pas aux dirigeants. Les Occidentaux ne peuvent qu’encourager la consolidation économique proposée. Malgré tout, maître du jeu, la Chine peut se sortir de sa période difficile dont elle n’est pas la seule responsable !

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