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Mars 2016

Il n’y a plus assez d’inflation en zone euro

mars 2016


Du 01/03/2016 par Manon MALHERE pour le Figaro.fr économie

Le taux d’inflation de la zone euro est à nouveau en territoire négatif, ce qui devrait accentuer la pression sur la Banque centrale européenne (BCE) pour assouplir davantage sa politique monétaire déjà accomodante.

À nouveau, c’est une mauvaise nouvelle pour le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui ne devait toutefois pas l’ignorer. Dans la zone euro, l’indice des prix est négatif pour la première fois depuis septembre 2015. Selon l’Institut des statistiques européen, le taux annuel d’inflation est tombé à -0,2% en février alors qu’il s’était établi à 0,3% en janvier.

Sans grande surprise, ce sont les prix de l’énergie qui sont responsables, avec une baisse de 8% sur un an contre 5,4 en janvier. Mais la baisse des prix s’observe dans d’autres secteurs, ce qui suscite davantage d’inquiétudes. Les prix de l’alimentation, de l’alcool et du tabac ont augmenté de 0,7% le mois dernier au lieu de 1% en janvier, tout comme ceux des biens industriels (0,3% au lieu de 0,7%) et, surtout, ceux des services (1% au lieu de 1,3%).

Craintes sur les salaires

« La baisse de l’inflation dans les services, qui est la composante la moins volatile, est la plus problématique », explique Thibault Mercier, économiste à la BNP Paribas. En outre, il avertit que « le repli des anticipations d’inflation augmente les risques d’effets de second tour », autrement dit, une répercussion sur les salaires dans la zone euro.

Nul doute que ces résultats accentuent davantage la pression sur la BCE. Cette dernière a beau pratiquer une politique monétaire ultra-accommodante (rachats massifs de dette publique, taux de dépôt négatif pour les banques) pour relancer la demande et ainsi l’inflation à un niveau proche de 2% sur le moyen terme, force est de constater qu’elle en est loin. Mario Draghi l’a répété en février : si les risques pèsent plus sur la stabilité des prix, la BCE « n’hésitera pas à agir » lors de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs qui se tiendra le 10 mars. Il reste que l’effet de sa politique ultra-accomodante semble de plus en plus limité.

A suivre dans Le Figaro.fr - économie

Commentaire CE21 :

Ralentissement de l’activité mondiale et taux d’intérêt négatifs

Les taux d’intérêt négatifs semblent gagner du terrain sur les marchés obligataires. La moitié des emprunts d’État français affichent des taux négatifs. Au delà de six ans, ils sont positifs.

La Banque centrale européenne (BCE) et son homologue américaine, la Fed, font la même analyse. Aussi le ralentissement de l’activité mondiale et les incertitudes sur les marchés les inquiètent de plus en plus.

Si l’euro joue la valeur refuge en attirant des fonds étrangers, sa cote sur les marchés ne facilite pas la tâche de la BCE car elle contribue à affaiblir encore un peu plus l’inflation.

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