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Février 2016

L’Allemagne prévoit l’arrivée de 2,5 millions de réfugiés en 5 ans

février 2016


Du 25/02/16 par Frédéric THERIN pour le Point

Les prévisions du gouvernement inquiètent notamment Wolfgang Schäuble, qui espère que le flux va se tarir. Faute de quoi, le pays ne pourra pas faire face.

Ce chiffre a de quoi donner le tournis. L’Allemagne s’apprêterait à accueillir 2,5 millions de demandeurs d’asile d’ici à 2020. Cinq cent mille nouveaux migrants pourraient arriver chaque année d’ici à la fin de cette décennie. Ils s’ajouteront au 1,1 million déjà entrés en 2015. Ces estimations gouvernementales révélées par le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung (SZ) ne devraient pas rassurer nos voisins, qui sont de plus en plus nombreux à s’inquiéter de cet afflux massif de réfugiés.

L’intégration des migrants va également coûter très cher aux finances publiques. La République fédérale a enregistré l’an dernier un excédent public de 19,4 milliards d’euros, soit 0,6 % de son produit intérieur brut (PIB). Mais ce surplus inégalé depuis la réunification devrait fondre comme neige au soleil. « La loi nous oblige à l’utiliser pour financer la crise des réfugiés, prévient Jens Spahn, le secrétaire d’État chrétien-démocrate (CDU) des Finances. Nous n’aurons tout simplement pas d’argent à dépenser pour d’autres dossiers, même si les chiffres peuvent laisser penser le contraire. » Le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, a affirmé que le gouvernement ne souhaitait pas contracter de nouvelles dettes pour financer l’accueil des demandeurs d’asile. « Cela suppose une discipline budgétaire stricte, affirme le francophile et francophone septuagénaire. Nous ne pouvons plus nous permettre tout et n’importe quoi. Cela doit être clair. » Certains ministères pourraient ainsi subir une baisse de leur enveloppe. Mais « le nombre de réfugiés va devoir chuter, prévient Wolfgang Schäuble, car, dans le cas contraire, nous ne parviendrons plus à gérer » cette vague migratoire.

La remontée de l’extrême droite

Ralentir le flot de demandeurs d’asile n’est pas uniquement une priorité financière, mais aussi une obligation… politique. Les Allemands sont en effet nombreux à s’alarmer des conséquences de ce phénomène qui atteint des proportions inégalées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour preuve, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a vu sa cote de popularité passer de 3 % à… 12 % en six mois, selon l’institut TNS Emnid. Ses dirigeants ne cessent de séduire de nouveaux électeurs en radicalisant leurs discours. Sa présidente, Frauke Petry, a ainsi récemment affirmé que les policiers devaient pouvoir « faire usage de leur arme à feu en cas d’urgence » afin de protéger la frontière germano-autrichienne et empêcher l’immigration illégale. Tout est dit…

Certaines nouvelles devraient toutefois rassurer les inquiets. Un groupe de 135 Afghans, comprenant 107 hommes, 18 femmes et 10 enfants, a quitté volontairement l’Allemagne mercredi. Direction : Kaboul. Les demandeurs d’asile sont depuis quelques semaines de plus en plus nombreux à vouloir rentrer chez eux. Beaucoup ont compris que leur « rêve allemand » n’était en réalité qu’un miroir aux alouettes. Coincés pendant des mois dans des centres d’accueil, ces migrants, qui ne parlent pour la plupart d’entre eux pas un mot de la langue de Goethe, savent qu’ils auront du mal à trouver un emploi sur leur nouvelle terre d’adoption. L’ambassade d’Afghanistan à Berlin a ainsi reçu 1 000 demandes de concitoyens qui souhaitent retourner chez eux sans attendre. Trois cent quatre Afghans ont été rapatriés l’an dernier, contre 92 en 2014. Ce chiffre devrait encore augmenter rapidement. Il risque toutefois de ne représenter qu’une goutte d’eau face au « tsunami » des nouveaux arrivants.

A suivre dans Le Point

Commentaire CE21 :

Mais où va-t-on ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes...

C’est à croire que l’Europe veut se cacher les yeux ! Une provocation allemande avec un accueil exceptionnel de 1,1 million d’arrivants décidé sans concertation au niveau européen en 2015 dont elle a aujourd’hui du mal à s’affranchir. Résultat, plus de 300.000 migrants et réfugiés sont fin février en Grèce dans l’espace Schengen. Ce n’est qu’un début avant le printemps. Ce pays en grosse difficulté doit faire face seul au problème au nom de qui ? En compensation de quoi ?

Au fait savez-vous que le budget de Frontex s’élève en 2016 à environ 140 millions d’euros ? Le prix de quelques beaux appartements à Paris ! Celui de la protection des frontières maritimes des Etats-Unis est de plus de 31 Milliards d’euros soit 220 fois supérieur. Il y a de la marge pour faire mieux et être plus efficace !

Et voilà, 2,5 millions d’arrivants supplémentaires attendus pour les 5 ans à venir chez nos voisins. Est-ce un pronostic réaliste ou un souhait "masqué" d’Angela Merkel ? Elle annonce la couleur avant les élections de 2017 ou la force-t-on à le dire ? En 2015, avec des taux de natalité (8,6/oo) et de fécondité (1,4 enfant), certains y verront un "boost"démographique important. Pour information, les chiffres en France sont respectivement les suivants (12,2/oo) et (2,08 enfant).

A noter que sans création ou perte d’emplois de part et d’autre, compte-tenu du nombre d’actifs en hausse en France, en baisse en Allemagne, le taux de chômage augmente chez nous, alors qu’il baisse outre-Rhin !

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