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Février 2016

Ce que comprend le « statut spécial » du Royaume-Uni

février 2016


Du 20/02/2016 par le Monde avec AFP

Après de longues heures de négociations, un accord a été trouvé entre les 28 dirigeants européens, vendredi 19 février au soir, sur les demandes de réforme exigées par le premier ministre britannique pour tenter de maintenir son pays dans l’Union européenne.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé sur le réseau social Twitter que le texte adopté avait bénéficié d’un « soutien unanime ». David Cameron, grand vainqueur de la soirée, s’est rapidement félicité sur Twitter d’un accord qui donne un « statut spécial » au Royaume-Uni dans l’Union et qu’il présentera à son gouvernement samedi.

- Immigration

Le sujet de l’immigration est celui sur lequel les Britanniques et le Parti conservateur ont fait peser le plus de pression sur David Cameron. Ce dernier a obtenu de pouvoir limiter, selon une échelle graduelle et pendant sept ans certaines aides sociales pour les nouveaux migrants issus de l’Union européenne.

Un système sera également mis en place pour indexer les allocations familiales, accordées aux parents dont les enfants sont restés dans leur pays d’origine, au niveau de vie dudit pays. Cela s’applique aux nouveaux demandeurs mais peut être étendu aux bénéficiaires actuels à partir de 2020.

- Souveraineté

C’est un point extrêmement symbolique : M. Cameron a obtenu qu’à la prochaine modification des traités, le Royaume-Uni soit explicitement dispensé de l’obligation de former avec les autres pays européens une « Union toujours plus étroite » un des piliers de construction de l’UE qui figure actuellement dans ses textes fondateurs.

Il voulait également obtenir un système de « carton rouge » qui permettrait à un groupement de parlements nationaux d’opposer un veto à toute législation européenne. Ce système sera présent sous condition d’une alliance de 55 % des votes alloués aux parlements nationaux, ce qui le rend compliqué en pratique.

- Gouvernance économique

M. Cameron s’est félicité d’avoir obtenu des protections pour la City, un des principaux centres financiers du monde, contre toute discrimination des pays utilisant la monnaie unique, estimant que l’UE reconnaissait « pour la première fois » qu’elle avait plusieurs monnaies. Mais le vocabulaire du texte reste vague sur ce point.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, parmi d’autres, a insisté sur le fait que l’accord n’accordait aucun veto à Londres en matière de décision.

David Cameron très satisfait de l’accord

Lors d’une conférence de presse, David Cameron a assuré avoir obtenu « le meilleur des deux mondes », à savoir la participation au marché commun tout en préservant la souveraineté du pays (...)

Tout en assurant que le dernier mot reviendrait aux citoyens britanniques par le biais d’un référendum, qui pourrait avoir lieu avant l’été, David Cameron leur a demandé de se prononcer en faveur d’un maintien de leur pays dans l’Union européenne (...)

David Cameron a insisté sur les « dangers » auxquels son pays doit faire face, estimant que ses concitoyens seraient « plus en sécurité à l’intérieur d’une Union européenne réformée que seuls, en dehors ».

David Cameron va désormais se lancer dans la campagne électorale en faveur du maintien de son pays dans l’UE en s’appuyant sur l’accord obtenu aujourd’hui et en espérant que l’image d’un dirigeant pugnace qu’il a construit tout au long de ces négociations joue en sa faveur.

« C’est un compromis équitable, qui ne nous a pas été facile sur chaque problème », a réagi la chancelière allemande Angela Merkel. Dans une conférence de presse, François Hollande a assuré : « avoir obtenu gain de cause sur certains points, notamment sur le poids du Royaume-Uni sur l’eurozone ».

A suivre dans Le Monde

Commentaire CE21 :

Brexit : un statu quo maquillé, vers une UE à la carte...

Plus de 30 heures de négociations pour sauver l’image d’une Union européenne sans problème ! David Cameron a obtenu un « statut spécial » pour le Royaume-Uni. L’Union européenne, unie pour la circonstance autour d’un statu quo maquillé, confirme son mal à vivre au plan social, économique et financier.

Plus que jamais, l’Union européenne à 28, avec une eurozone à 19 est profondément divisée. David Cameron ouvre la porte de l’Union européenne à la carte. Rigueur et austérité sont toujours à l’ordre du jour dans un contexte international économique en recul. La situation se dégrade dans l’indifférence au Moyen-Orient comme en Afrique, avec l’arrivée croissante des réfugiés, des migrants et le risque terroriste.

Attention, tout peut être encore remis en cause avec le prochain référendum britannique qui aura lieu le 23 juin prochain. C’est pourquoi le Brexit est toujours à l’ordre du jour avec ses conséquences...

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