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Février 2016

L’économie de la Grèce prise en tenaille entre austérité et crise des réfugiés

février 2016


Du 05/02/2016 Extraits d’un article publié par le WorldPost, traduit par Mathieu BOUQUET pour le Huffington Post

Alors que l’Europe cherche la solution face à la crise migratoire (...) La Grèce est cependant montrée du doigt par ses partenaires européens pour ses défaillances dans la gestion de la question migratoire. Le pays risque de se trouver isolée si les pays européens prolongent leurs contrôles aux frontières (...)

Venant s‘ajouter aux pressions préexistantes liées aux politiques d’austérité, la nouvelle contrainte économique qu’impose cette crise ravive les craintes, au sein du gouvernement grec, qu’une nouvelle vague xénophobe anti-réfugié prenne forme si l’Union européenne et la Turquie ne passent pas à la vitesse supérieure.

"Nouveau facteur de risque de déclin"

“La poursuite/l’aggravation que la crise [des réfugiés] fait peser sur les perspectives de l’économie grecque engendre un nouveau facteur de risque de déclin”, avance Yannis Stournaras (Gouverneur de la Banque de Grèce) (...) L’accroissement de la dépense publique pour absorber les milliers de réfugiés qui parviennent sur les côtes grecques chaque jour équivaudra à 0,3 % du PIB cette année, soit 600 millions d’euros (...)

La Grèce, principal lieu de transit pour les réfugiés qui rejoignent les côtes européennes, fait partie des pays les moins bien dotés économiquement pour faire face à cet afflux. (84 % des demandeurs d’asile qui ont gagné l’Europe par la mer en 2015, et 92 % depuis début 2016 sont passés par la Grèce, d’après les Nations unies) (...)

La patience de la Grèce est à bout

Les Grecs ont fait preuve d’une formidable hospitalité envers les réfugiés et les humanitaires présents sur l’île, mais ils se sentent abandonnés par l’Europe et pénalisés pour ce qu’ils font (...)

La Commission européenne, corps exécutif des 28 pays de l’UE, a lancé un ultimatum à la Grèce ce mardi pour qu’elle se conforme à une série de recommandations sur l’enregistrement des demandeurs d’asile présents sur son territoire et pour qu’elle sécurise ses frontières maritimes (...)

"A l’heure actuelle, les recommandations de la Commission sont mises à profit par certains à Bruxelles pour faire de la Grèce un bouc émissaire de la situation actuelle liée aux réfugiés et aux politiques migratoires", affirme un diplomate grec (...)

L’UE a donné son accord en novembre pour accorder 3,2 milliards de dollars d’aide à Ankara à destination des 2,2 millions de Syriens qui ont rejoint son territoire. En échange, l’UE a demandé à la Turquie d’agir plus fortement pour empêcher les réfugiés de migrer vers l’Europe par la mer.

Mais malgré l’accord, des milliers de réfugiés, principalement des Syriens en provenance de Turquie, arrivent chaque jour sur les côtes grecques (...)

Quelles conséquences pour les négociations sur la réduction de la dette grecque ?

Le Fonds monétaire international, prêteur institutionnel de premier plan à la Grèce, qui a selon certaines sources adopté une ligne dure dans les dernières négociations sur les réformes des retraites grecques, affirme qu’il a pour politique de ne pas commenter les discussions en cours avec ses emprunteurs (...)

(Le FMI) souligne le rôle de porte d’entrée que joue la Grèce pour les demandeurs d’asile, et conclut que les dépenses publiques additionnelles induites se sont élevées à 0,17 % de son PIB en 2015 – moins que dans de nombreux pays qui constituent des destinations finales pour ces réfugiés. Le document ne prend cependant pas en compte l’impact des dépenses grecques liées aux réfugiés dans le contexte de la crise de la dette (...)

A suivre dans Huffington Post

Commentaire CE21 :

Une frontière Schengen "sans moyen" qui pèse lourd pour la Grèce...

L’UE et la Commission de Bruxelles, sous pression de l’Allemagne, ne sont pas là pour faciliter la "tâche" de la Grèce dans l’accueil des migrants. Toute contrepartie, sur le plan économique, liée à cet afflux permanent de réfugiés est exclue.

Pour eux, il n’est pas question de mêler les négociations sur la réduction de la dette avec les problèmes générés par l’accueil des migrants. Human Rights Watch reconnaît que les difficultés économiques de la Grèce contribuent à cette situation, et réserve ses critiques les plus acerbes aux responsables européens, qui ne voient de choix qu’entre transformer la Grèce en un “entrepôt” pour demandeurs d’asile ou les refouler sans distinction.

Quant à la Turquie, elle maintenait encore ces jours-ci plus de 40.000 réfugiés syriens derrière sa frontière...

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