Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, c’est au quotidien..., la “Lettre” est bimensuelle...
Accueil du site > PROPOS DE PRESSE > Janvier 2016> Formation des chômeurs : les partenaires sociaux prêts à un effort

Janvier 2016

Formation des chômeurs : les partenaires sociaux prêts à un effort

janvier 2016


Du 16/01/2016 par Challenges avec AFP

Les partenaires sociaux sont prêts à affecter 958 millions d’euros aux différents dispositifs de formation des demandeurs d’emploi (80 millions de plus qu’en 2015) si l’Etat confirme son propre investissement financier.

Les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour financer davantage les formations des demandeurs d’emploi en 2016, à hauteur de près d’un milliard d’euros, à condition que l’Etat confirme son propre investissement financier, ont souligné samedi 16 janvier des sources syndicales à l’AFP.

Les organisations syndicales et patronales sont prêtes à affecter 958 millions d’euros du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) aux différents dispositifs de formation des demandeurs d’emploi, soit un effort supplémentaire de 80 millions d’euros par rapport à 2015, selon "l’annexe financière 2016" du Fonds, dont l’AFP a obtenu copie.

Une partie de cette somme devrait contribuer au financement du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, que François Hollande doit détailler lundi au Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Mais avant de s’engager définitivement, "plusieurs organisations, dont la CFDT, souhaitent entendre le président de la République pour avoir confirmation de l’engagement de l’Etat", a déclaré à l’AFP Philippe Couteux (CFDT). Maxime Dumont, de la CFTC, a posé la même condition.

Le FPSPP, géré par les partenaires sociaux, est alimenté par 13% des cotisations formation des entreprises. Tous les ans, les organisations syndicales et patronales négocient avec l’Etat une annexe financière qui détermine l’affectation de ces ressources.

Répartition

Les partenaires sociaux et l’Etat se sont mis d’accord vendredi matin, après deux mois de tractations, sur l’annexe financière pour 2016 du FPSPP, qui dispose cette année d’une enveloppe globale de 1,49 milliard d’euros.

Les 958 millions affectés à la formation des chômeurs sont répartis entre plusieurs dispositifs : 305 millions d’euros pour le compte personnel de formation (CPF), 350 millions pour les contrats de professionnalisation, 130 millions pour les préparations opérationnelles à l’emploi (POE) ou encore 100 millions pour la rémunération de fin de formation (RFF), destinée aux chômeurs en formation qui arrivent en fin de droit.

Les partenaires sociaux consentent également un effort supplémentaire de 103 millions d’euros pour la formation des salariés, avec une enveloppe de 495 millions.

Ils mobiliseront notamment 315 millions d’euros pour la formation dans les entreprises de moins de 50 salariés, 105 millions pour les congés individuels de formation (CIF) et 70 millions pour financer des formations qualifiantes dans les entreprises confrontées par des mutations économiques.

A suivre dans Challenges.fr

Commentaire CE21 :

Aller jusqu’au bout pour créer 1 million d’emplois !

Dans un système empêtré dans ses contradictions, des solutions existent. Oui, il est possible de mettre ou de remettre en activité "marchande" des centaines de milliers de personnes, d’autant que le besoin au niveau des TPE, PE et ME existe. Il y a de nombreux gisements d’activités, équivalents à plus d’un million et demi d’emplois potentiels.

La formation professionnelle est un outil indispensable pour satisfaire les besoins, mais ce n’est pas une fin en soi. Cette formation professionnelle n’a de sens qu’en relation directe avec l’activité et l’emploi proposé. C’est pourquoi, elle doit être liée à un CDD de 18 mois, contrat d’activité tripartite : employeur-assurance chômage-formation. Ce serait enfin l’occasion de négociations lourdes entre syndicats, patronat et gouvernement. Le coût d’une telle opération est masqué, réparti entre l’employeur (35%), l’assurance chômage (40%) et les partenaires sociaux (25%). Ce contrat n’est pas un contrat aidé.

Une partie de cette approche est actuellement reprise par Jacques Attali en ce qui concerne la contribution financière des partenaires sociaux à la formation professionnelle dans l’entreprise pour le retour à l’emploi. Mais c’est insuffisant. Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ?

Pour prendre en compte l’apprentissage, il faut ajouter à cela les Centres de Préqualification à l’Emploi (CPQE) qui sont aussi expliqués dans l’éditorial "un enjeu capital pour l’emploi : la formation professionnelle" de Jacques Martineau. Il faut insister pour que les partenaires sociaux (syndicats et patronat) et le gouvernement revoient entièrement leur copie !

Club Espace 21

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012