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Novembre 2015

Grande-Bretagne : David Cameron pose ses conditions pour rester dans l’UE

novembre 2015


Du 10/11/15 par le Parisien avec AFP

Les grandes lignes sont déjà connues. Le maître-mot aussi : plus de flexibilité. Le Premier ministre britannique David Cameron doit officiellement dévoiler ce mardi sa liste de conditions pour garder le Royaume-Uni dans l’Union européenne.

Réclamée à cor et à cri par ses partenaires, la « shopping list » britannique doit enfin atterrir dans la boîte aux lettres du président du Conseil européen, Donald Tusk, pour être discutée ensuite par les 28 en décembre à Bruxelles. Les deux leaders se sont déjà entretenus au téléphone lundi pour préparer le terrain (...)

Ce que demande Cameron

« Je ne me satisfais pas du statu quo en Europe. Les changements que je veux sont de taille et il est vital qu’on les obtienne », a martelé David Cameron devant le patronat britannique avant d’énumérer les quatre grands axes de réforme : « une Europe plus compétitive, une exemption de la nation d’union toujours plus étroite, plus d’égalité entre membres et non-membres de la zone euro et une réduction de la pression migratoire ».

Dans la pratique, cela signifie libéraliser le marché commun en y intégrant les secteurs numériques et les services, mais aussi y réduire les réglementations et se tourner vers les Etats-Unis, la Chine et le Japon explique Le Monde. Pour la souveraineté, David Cameron veut pouvoir « mener sa vie » et veut renforcer la possibilité de bloquer certaines décisions de l’UE grâce à un regroupement de pays membres. Pour ce qui est de l’égalité avec les non-membres de la zone euro, l’idée est de protéger la City et le livre sterling en interdisant la discrimination sur la base de la monnaie.

Si les spécialistes s’accordent à dire que « le diable sera dans les détails », ils jugent possible un accord sur les trois premières revendications. Elles servent d’abord à graver dans le marbre le statut spécial dont le Royaume-Uni bénéficie déjà dans les faits en ne participant pas à l’euro ou à l’espace Schengen. La quatrième condition, qui consiste à priver les immigrés de l’UE de certaines prestations sociales, risque en revanche de rencontrer une franche hostilité (...)

Référendum d’ici 2017

Pour accompagner son courrier, David Cameron a par ailleurs prévu un discours dans la matinée à Londres, alors que son lieutenant, le ministre des Finances George Osborne, ira à la rencontre du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans la capitale belge. Cette offensive coordonnée lance la dernière ligne droite menant au référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE promis d’ici la fin 2017. Les prévisions les plus hardies évoquant le mois de juin 2016.

Les sondages promettent un certain suspense avec un électorat divisé entre pro et anti-UE, alors que les deux camps ont intensifié leur campagne depuis la rentrée. David Cameron, qui dit n’avoir « aucun attachement sentimental à l’UE », prône pour sa part un maintien dans une union réformée. Mais s’il n’obtient pas les changements voulus, il n’exclut « rien », comme il l’a répété lundi devant le patronat.

Les Britanniques s’interrogent

Selon David Cameron, les quatre revendications peuvent « se résumer en un seul mot : flexibilité ». Si « cette organisation », comme il aime appeler l’UE, est « suffisamment flexible, nous allons rester. Sinon, il faudra sérieusement se poser la question de savoir si le Royaume-Uni y est à sa place », a-t-il souligné. En attendant, les Britanniques continuent à s’interroger sur les chances de leur Premier ministre d’obtenir mieux que quelques retouches cosmétiques (...)

Du côté de l’Europe, les autres pays membres souhaitent que la Grande-Bretagne reste dans l’Euro. Mais François Hollande ne veut pas une réouverture des traités alors que l’Allemagne ne s’y oppose pas car « cela permettra d’approfondir la zone euro, de faire passer dans le communautaire ce qui est du domaine intergouvernemental » rapporte Liberation. Autre problème, celui du timing : 2017 coïncide avec des élections en France et en Allemagne, pas sûr que cela motive Paris et Berlin à entamer les négociations. Par ailleurs, avec la crise migratoire et la situation tendue en Ukraine, le sort de la Grande-Bretagne n’est pas forcément une priorité.

A suivre sur Le Parisien.fr

Commentaire CE21 :

Cameron : 4 conditions, et c’est tout...?

Le premier ministre britannique, David Cameron pose ses conditions pour que Londres reste dans l’UE ! Il s’exprime sur 4 thèmes : la gouvernance économique, la compétitivité, la souveraineté et l’immigration.

Déjà dans l’UE et en dehors de la zone euro, le Royaume-Uni, proche des Etats-Unis, intéressé par les accords bilatéraux, met la commission de Bruxelles et le Conseil européen au pied du mur.

Comme Jacques Martineau avait eu l’occasion de le souligner c’est bien à un duel entre une Europe sans euro et un Euro sans europe auquel on assiste. Affaire à suivre...

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