Avec " Actualité et Propos de presse" , l’information, c’est au quotidien..., la “Lettre” est bimensuelle...
Accueil du site > PROPOS DE PRESSE > Octobre 2015> Toujours dans le brouillard, la BCE devrait s’en tenir au statu (...)

Octobre 2015

Toujours dans le brouillard, la BCE devrait s’en tenir au statu quo

octobre 2015


Du 22/10/2105 par Challenges avec AFP

Renchérissement de l’euro, inflation en berne, craintes sur l’économie mondiale : les motifs d’inquiétude sont légion pour la Banque centrale européenne (BCE), qui devrait toutefois s’en tenir au statu quo jeudi 22 octobre, faute de visibilité sur l’état réel des dangers menaçant la zone euro.

Le président de l’institution monétaire européenne, Mario Draghi, doit s’exprimer devant la presse à 12H30 GMT depuis Malte, où se réunit dans la matinée le conseil des gouverneurs, à savoir les six membres de son directoire et les 19 présidents des banques centrales de la zone euro.

Mario Draghi devrait "livrer un message rassurant, indiquant que la BCE est extrêmement attentive à l’augmentation des risques sur l’inflation en zone euro et qu’elle est prête" à agir encore davantage en faveur de l’économie européenne, anticipe Howard Archer, chef économiste chez IHS Global Insight. "La BCE va confirmer sa volonté d’étendre son programme d’achat d’obligations si cela s’avérait nécessaire", complète Lutz Karpowitz, de Commerzbank.

"Difficultés techniques"

La banque centrale, qui tente par tous les moyens de faire repartir les prix en zone euro, a lancé en mars une vaste opération de rachats de dettes, baptisée "assouplissement quantitatif" ou "QE", qui la voit débourser 60 milliards d’euros par mois jusque septembre 2016 au moins.

"Les difficultés techniques que pose une intensification du QE et les trop nombreuses incertitudes entourant l’évolution de la croissance et de l’inflation devraient inciter la BCE à reporter toute décision visant à élargir ce programme", estime Carsten Brzeski, chef économiste chez ING.

La perspective d’un ralentissement des économies émergentes, notamment la Chine, nourrit bien des inquiétudes à la BCE, mais elle veut se donner plus de temps pour évaluer la nature réelle des risques avant toute nouvelle intervention, avait révélé le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire début septembre.

Discuter d’un élargissement du QE est "prématuré", a insisté la semaine dernière Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution monétaire. Lundi le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a lui aussi jugé qu’il n’y avait pas encore matière à recalibrer les rachats de la BCE.

Officiellement, l’institution monétaire se dit toujours confiante quant à l’efficacité de sa politique. Le QE "a comblé et même surpassé nos attentes initiales", a récemment déclaré M. Draghi.

L’Italien s’est félicité de la baisse du coût et des conditions des prêts consentis par les banques au secteur privé européen. La faiblesse du crédit a longtemps été considérée comme l’un des freins à la croissance dans la région.

Inflation en berne

La croissance reste néanmoins faible et l’inflation dans la région ne redécolle pas. En septembre, les prix à la consommation se sont repliés de 0,1% sur un an, loin de l’objectif de la BCE d’une inflation légèrement inférieure à 2%.

Autre motif d’inquiétude à Francfort, le taux de change de l’euro face au dollar, qui était tombé à 1,05 en mars, s’apprécie depuis plusieurs mois. En fin de semaine dernière, la monnaie unique s’est rapprochée du seuil de 1,15 dollar.

Qui dit euro plus cher, dit baisse de la compétitivité des entreprises européenne à l’étranger et baisse du prix des produits importés. Surtout, le renchérissement de la monnaie européenne remet en question l’efficacité des rachats de dette conduits par la BCE. L’un des effets collatéraux du "QE" devrait au contraire être une baisse de la monnaie unique.

Pour Marco Valli, économiste d’Unicredit, "il semble qu’un taux de change euro-dollar à 1,15 - 1,20 représente une sorte de seuil de tolérance (pour la BCE). Cela implique que la rhétorique accommodante de l’institution va se poursuivre, voire même s’intensifier". Si les perspectives d’inflation de l’institution continuent à se dégrader, "la BCE va élargir le montant mensuel et la durée de ses rachats d’actifs. Nous attendons cette annonce pour le mois de décembre", affirme Johannes Mayr, de BayernLB.

A suivre dans Challenges

Commentaire CE21 :

La zone euro fait du surplace quand elle ne recule pas !

A force de répéter ce message, à savoir que la zone euro va être menacée et que nous sommes dans le brouillard, Mario Draghi est contraint de livrer un message rassurant de poursuite de son mécanisme de rachat de dettes dans un contexte confirmé d’incertitude économique et politique sur fond de ralentissement des économies des pays émergents.

Mais que font nos dirigeants ? Incapables de s’entendre sur des problèmes de fond, migrants et réfugiés par exemple ou TAFTA, ils se contentent d’accords ou de compromis secondaires, proposés par la Commission. Le stimuli n’est que comparatif au travers de statistiques trompeuses. Ils encouragent le statu-quo en poussant l’UE et la zone euro à faire du surplace !

Club Espace 21

Retour
Contact / Plan du site / Mentions légales    © P.RO COM - 2012