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Septembre 2015

Chômage de longue durée : et si l’Europe avait des solutions ?

septembre 2015


du 16/09/2015 par Alexia Eychenne (L’Express)

23 millions d’actifs européens sont privés de travail, dont 12 millions depuis plus d’un an. Si aucun pays n’a trouvé la solution miracle, certaines recettes méritent d’être testées.

Certains, comme l’Allemagne, n’y verront peut-être bientôt qu’un mauvais souvenir. D’autres, comme la Grèce, l’Espagne et la France dans une moindre mesure, sont encore englués dedans. Entre 2007 et 2014, le chômage de longue durée a doublé dans les pays de l’Union européenne. Sur les 23 millions de chômeurs laissés sur le carreau dans les 28 Etats-membres, 12,1 millions le sont depuis plus d’un an, les deux-tiers depuis plus de deux ans.

La Commission européenne présente ce mercredi des propositions pour inciter les pays à aider plus efficacement ces demandeurs d’emploi qui s’enfoncent dans la précarité. Très générales, à budget constant et plus ou moins pertinentes selon les Etats, les recommandations ont toutefois le mérite de braquer le projecteur sur un phénomène qui ne décline que lentement, y compris dans les économies sorties du marasme (...)

Les peu qualifiés, les jeunes et les étrangers

Le profil type des victimes européennes ? (...) Plus les personnes passent de temps au chômage, plus elles peinent à décrocher un poste. Les jeunes et les étrangers sont aussi en première ligne. Ces derniers ont parfois un problème de langue et se heurtent à des discriminations sur le marché du travail.

D’après les données de la Commission, les chômeurs de longue durée sont plus nombreux à bénéficier d’une formation qu’au début de la crise, mais avec d’énormes variations entre les Etats : de 54% en Suède à 2,6% en Slovaquie (...) Par ailleurs, moins de 25% des Européens sans emploi depuis plus d’un an touchent des allocations chômage. Ils sont 89,5% en Finlande, contre... 0,4% en République tchèque. De quoi contredire l’idée que le chômage perdure à cause d’indemnités trop généreuses (...)

Des chômeurs fantômes

Face au chômage de longue durée, aucun pays n’a trouvé la recette miracle, mais la Commission pointe trois étapes sur lesquelles les Etats devraient, selon elle, concentrer leurs efforts. L’enregistrement de tous les chômeurs, d’abord, inégal selon les pays. En France comme chez beaucoup de ses voisins, les demandeurs d’emploi doivent s’inscrire pour être indemnisés ; le problème ne se pose donc qu’à la marge. Mais au Royaume-Uni, en Roumanie ou en Estonie, moins de 40% d’entre eux sont inscrits auprès des services de l’emploi, soit parce qu’ils touchent des minima sociaux d’autres institutions, soit par défiance envers l’Etat ou par peur de la stigmatisation associée au chômage.

La Commission réclame non seulement des inscriptions précoces, mais aussi une évaluation individuelle de chaque chômeur. Un bilan "en profondeur" pour faire le point sur ses perspectives et ses obstacles (...) Cette étape devrait déboucher sur un "contrat d’intégration dans l’emploi", sorte de plan d’attaque sur 18 mois maximum (...)

La Commission n’accompagne ses recommandations d’aucun budget supplémentaire. Ses porte-paroles incitent les pays membres à puiser dans le Fonds social européen. La création d’activités et d’emplois est déjà le premier poste d’affectation des crédits du FSE en France, avec 8,3 milliards d’euros dépensés dans 24611 projets.

Les employeurs épaulés par le public

Mais surtout, les employeurs sont-ils prêts à embaucher des candidats qui ont passé ces dernières années loin des entreprises ? (...) Pour les plus petits employeurs, publier une offre d’emploi puis gérer les candidatures devient vite un fardeau (...)

A suivre dans L’Express

Commentaire CE21 :

S’il est temps d’y penser, on est loin du passage à l’action...

L’UE est en train de se préoccuper d’identifier ses "chômeurs", "vrais et faux", de le trier et de les classer ! Peut-être d’obtenir de "vraies statistiques" ? Alexia Eychenne insiste en rappelant qu’au Royaume-Uni, moins de 40% des "sans-emploi" sont déclarés ! On peut alors afficher des performances ! En mai 2013, nous avions déjà dénonçé la politique de l’UE austérité : un vrai faux remède ?. Puis en avril 2014, nous avions eu à nouveau l’occasion de donner notre point de vue face à une situation qui ne progressait pas : austérité et chômage : stop ou encore ?. Le choix est clair. L’Union européenne continue à faire du surplace...

Club Espace 21

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