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Septembre 2015

Zone euro : les trois (gros) problèmes de Mario Draghi et de la BCE

septembre 2015


du 03/09/2015, par BF. publié pour L’Expansion

La Banque Centrale européenne laisse ce jeudi son principal taux directeur inchangé à un niveau historiquement bas (0,05%). Mais son patron a révisé nettement à la baisse ses prévisions de croissance et d’inflation pour la zone euro.

Dans un contexte économique mondial tourmenté notamment par la Chine, Mario Draghi s’est appliqué ce jeudi à rassurer lors de sa conférence de presse de rentrée au siège de la Banque centrale européenne à Francfort. Sa méthode : stabilité dans la politique monétaire menée et constance dans les efforts déployés pour accompagner la fragile reprise économique en zone euro. Si les marchés ont semblé apprécier, trois problèmes de taille continuent de boucher l’horizon économique européen.

1. Le ralentissement mondial se précise

Le ralentissement de l’économie chinoise, sur fond de déroute boursière, est bien en passe d’impacter le reste du monde. L’activité manufacturière en Chine s’est violemment contractée en août, donnant une nouvelle preuve de l’essoufflement de l’économie du pays ce qui a alimente depuis mardi les craintes sur la croissance mondiale.

En zone euro, la crainte d’un ralentissement se propage. C’est le cas en Espagne, mais également en France où la croissance du secteur privé a nettement ralenti en août, selon l’indice PMI final du cabinet Markit publié ce jeudi. En phase avec ces signaux, la BCE a révisé à la baisse ses perspectives de croissance pour la zone euro, passant notamment de 1,5 à 1,4% en 2015 et de 2 à 1,8% en 2017.

2. L’efficacité du QE interroge

Actuellement, la BCE rachète pour 60 milliards d’euros de titres sur les marchés chaque mois, dont 50 sont adossés à de la dette publique. Initié en mars dernier, le programme doit se poursuivre sur le même rythme jusqu’en septembre 2016. Le QE doit avoir pour effet de favoriser l’investissement et donc la croissance, de favoriser l’inflation qui affiche un niveau dangereusement bas depuis 2013 et (même si ce n’est pas officiellement un objectif de la BCE) de contribuer à affaiblir l’euro pour favoriser les exportations. Dans les deux premiers cas, les effets de cette politique, contrariés par la conjoncture, tardent à se faire sentir. Et si l’euro est toujours face au dollar très en dessous du niveau observé en 2014, il aurait plutôt ces temps-ci tendance à remonter même si les mots de Super Mario ont contribué ce jeudi à le refaire plonger.

Pour remédier à ces contrariétés, Mario Draghi a confirmé ce jeudi que la BCE que s’il n’est "pas question aujourd’hui de changer la taille du QE" qui "se déroule de manière satisfaisante", selon lui, il n’hésitera pas selon les circonstances à prolonger le programme au-delà de septembre 2016, voire à en modifier le volume, pour atteindre les objectifs fixés et notamment une inflation proche mais inférieure à 2%.

3. La déflation menace à nouveau

La hausse des prix alimentaires étant largement compensée par la chute récente du prix des matières premières et de l’énergie, le retour à une inflation raisonnable est largement compromis à court terme, comme l’a concédé ce jeudi Mario Draghi.

La BCE a sévèrement révisé ses projections initiales, tablant désormais sur une inflation quasi-nulle en 2015 (0,1% contre 0,3%). Selon le patron de l’institution, qui a également souligné les effets bénéfiques pour les ménages et les entreprises de faibles prix du pétrole et de l’énergie, on peut même s’attendre à un retour ponctuel de la déflation en zone euro dans les prochains mois.

Dans deux semaines, ce sera au tour de la Réserve fédérale américaine (Fed) de prendre la parole. Les mêmes causes (notamment chinoises) produisant les mêmes effets sur les deux rives de l’Atlantique Nord, il est très peu probable qu’elle décide de relever ses propres taux d’intérêt comme elle s’était engagé à le faire cette année. Ils sont au plus bas depuis 2008.

A suivre dans L’Express/L’Expansion

Commentaire CE21 :

Mario Draghi face à la réalité économique dans la zone l’euro...

La réalité économique en ce début septembre est inquiétante. La Chine a montré son vrai visage et les difficultés qu’elle rencontre. Les conséquences au plan mondial se feront sentir progressivement. Les Américains cherchent à s’en prévenir. La croissance sera en baisse.

L’UE et la zone euro piétinent. Après la crise grecque qui n’est pas résolue, Elles sont aujourd’hui en priorité préoccupés depuis le début de l’été par l’arrivée de centaines de milliers réfugiés, dans un milieu hétérogène de pays, non solidaires et qui favorisent le "chacun pour soi".

Club Espace 21

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