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ÉDITORIAL

Mondialisation : quand la Chine s’endormira…

Le point de vue de Paolo Garoscio (Economie matin)

septembre 2015


Dans la Newsletter d’Economie matin, Paolo Garoscio a souligné avec précision les conséquences au plan mondial de cette situation et aussi dans la zone euro, en particulier pour l’Allemagne et la France. Nous avons jugé utile de vous faire partager cette information après ce lundi noir. Club Espace 21 complète cette description par « Un regard prévisible sur une Chine perturbée et perturbante… »

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Avec la courtoisie d’Economie matin


Au lendemain de ce qui a été un "lundi noir", le lundi 24 août 2015 qui a connu une chute mémorable de l’ensemble des places boursières mondiales, il est l’heure de se poser des questions : vu que toute cette panique en Bourse est liée à la Chine, que va-t-il se passer lorsque le pays connaîtra une croissance « normale », similaire à celle des pays occidentaux ? Si ce qu’on a vu ce lundi 24 août 2015 est un avant-goût, on n’est pas sortis de l’auberge...

Toute la Bourse chute... à cause de la Chine

En quelques heures, ce fut la panique : la Bourse s’est écroulée avec des pertes record. Paris, par exemple, a perdu plus de 6%, Shanghai, à l’origine de la tempête, plus de 8%. Et selon Goldman Sachs, c’est simple : cette panique ne va pas se calmer de sitôt. Elle va durer au moins 6 mois suivant les analystes

Source : Shutterstock (via Economie matin)


Pourquoi ? Car la Chine est stratégique pour un grand nombre de pays et surtout d’entreprises. On remarquera, par exemple, que ce sont les valeurs high-tech qui ont énormément souffert ce lundi 24 août 2015 avec une chute de plus de 10% par endroits pour Twitter ou Amazon... même Apple et Google n’ont pas résisté à l’ouragan.

La Chine est en effet un pays importateur (outre être le pays où tout le monde délocalise) et la forte croissance supposée du pays en fait un marché en pleine expansion. Sauf que, comme le supposent les analystes, si cette croissance est moins élevée que prévu... le marché est moins en expansion que prévu. Et quand un marché croît moins, il achète moins...

Moins d’achats, moins d’exportations... et tout le monde coule

Tous les pays occidentaux vont souffrir si la Chine ralenti : le Japon, par exemple, exporte un cinquième de sa production en Chine, la Corée du Sud un quart. Avec l’idée que le marché croissant va tout acheter. Si ce n’est pas le cas la Chine va réduire ses importations et le Japon va moins vendre... son économie va donc encore ralentir, le stock se cumuler... et on connaît la suite.

Source : Shutterstock (via Economie matin)


La France, ou plutôt l’Europe, ne sont pas à l’abri. Certes, la Chine ne représente que 0,6% des exportations de la Zone Euro mais, par exemple, les exportations allemandes en Chine représentent 2,5% du PIB de l’Allemagne qui, soi-disant, va économiquement bien. Le pays se retrouverait en récession... Les Etats-Unis perdraient aussi une bonne tranche de leur PIB.

Et pour ce faire, pas besoin que la Chine se retrouve dans une situation de récession ou de croissance nulle... il suffirait que sa croissance freine et atteigne 3,5% par an selon Bank of America. 3,5%... une croissance que de nombreux pays occidentaux rêveraient de pouvoir afficher.

Paolo Garoscio

Cet article a été publié le 25 août dernier dans Economie matin

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