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Juillet 2015

Dette grecque : la nécessité de l’allègement est «  indiscutable  », pour Draghi

juillet 2015


du 16/07/2015 source AFP et Reuters

La BCE a aussi annoncé le relèvement du montant des liquidités d’urgence (ELA) accordées aux banques grecques, de 900 millions d’euros pour une semaine.

La nécessité d’un allègement de la dette grecque est «  indiscutable  », selon Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), alors que celle-ci représente 180 % du PIB du pays. «  Est-ce-qu’un allègement de la dette est nécessaire ? c’est indiscutable  », a-t-il répondu lors d’une conférence de presse à Francfort (ouest), «  la question sera quelle est la meilleure forme d’allègement  ».

C’est sur ce point que devront porter les discussions des prochaines semaines entre la Grèce et ses créanciers, a-t-il ajouté. Mario Draghi a également affirmé qu’il s’attendait à ce que la Grèce rembourse la BCE au 20 juillet, de même que le FMI. Le président de la BCE a cependant indiqué que des doutes subsistaient sur la «  volonté et la capacité  » d’Athènes à faire les réformes.

La BCE a aussi annoncé le relèvement du montant des liquidités d’urgence (ELA) accordées aux banques grecques, de 900 millions d’euros pour une semaine. «  Nous avons décidé aujourd’hui de relever ELA  » - acronyme pour ses financements d’urgence qui étaient plafonnés depuis fin juin à près de 89 milliards d’euros - a précisé le président de la BCE. qui a ajouté que les conditions avaient été rétablies pour le relever, après l’accord conclu entre Athènes et la zone euro sur un troisième plan de sauvetage financier.

Draghi refuse de commenter les propos de Schäuble

«  Les choses ont changé maintenant. Nous avons eu une série de nouvelles avec l’approbation du crédit-relais, avec les votes, les différents votes des différents parlements, qui ont à présent rétabli les conditions d’un relèvement de l’ELA  », a-t-il dit.

Interrogé sur les propos de Schäuble - le ministre allemand des Finances qui continue de plaider pour une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro - Mario Draghi a refusé de commenter et a seulement déclaré que le « la BCE a agi conformément à son mandat et continue de le faire en partant du principe que la Grèce restera un membre de la zone euro... Donc, la BCE continue d’agir en partant du principe que la Grèce est et restera membre de la zone euro  ».

Taux directeur inchangé

Sans surprise, l’institut monétaire de Francfort a, par ailleurs, laissé inchangé son principal taux directeur à 0,05%, son plus bas niveau historique auquel il a été amené en septembre 2014. La BCE n’a pas non plus touché à son taux de prêt marginal, abaissé à 0,3% en septembre dernier, ni à son taux de dépôt, porté en territoire négatif pour la première fois de son histoire en juin et qui stationne désormais à -0,2%.

Les analystes attendaient avec impatience la conférence de presse du président de la BCE Mario Draghi. Il risque d’être soumis à un feu nourri de questions concernant la Grèce, toujours dans l’attente d’une bouffée d’air pour faire face à ses besoins financiers immédiats.

A suivre dans Les Echos

Commentaire CE21 :

FMI et BCE, décidés à voir la vérité en face ?

Le FMI s’est enfin exprimé à nouveau à propos de la dette de la Grèce : "Il faut l’alléger, la réduire de manière drastique". Après avoir traité les Grecs d’"enfants", Christine Lagarde modifie son point de vue ! Le président de la BCE, Mario Draghi a jugé qu’un fort allègement était "indiscutable". A lui d’apprécier la meilleure forme d’allègement possible...

Au fait, l’Eurogroupe s’est distingué. Après 14 réunions de la "dernière chance", celle-ci s’est déroulée pendant 17 heures. Dix huit pays ont examiné la situation de la Grèce pour lui faire signer un accord de "propositions de négociations pour envisager la suite..." Cela évitait de parler dans l’immédiat de la restructuration de la dette ! En définitive, cet accord, obtenu à l’arraché, est interprété comme une mise sous tutelle ! Il y a de quoi avoir honte devant cet immobilisme européen purement politique !

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