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Juin 2015

L’absence d’accord avec la Grèce signera le début de la fin de la zone euro

juin 2015


du 09/06/2015 par Paolo Garoscio (Economie Matin)

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras hausse le ton dans le journal italien "Il Corriere della Sera" auquel il a donné une interview publiée ce mardi 9 juin 2015. Et il ose même une prophétie qui ne risque pas de faire plaisir : selon lui, si l’UE, les créanciers et la Grèce ne trouvent pas un accord ce sera "le début de la fin de la zone euro". La faute, bien entendu, aux marchés financiers.

La menace de la dette publique de certains pays du sud

La Grèce, dans la zone euro, est un petit pays. Elle ne représente que "2% de son économie" selon le Premier ministre grec et pourtant elle risque la faillite faute d’accord sur sa dette et son échéancier. Et la dette grecque n’est pas énorme comparée à celle d’autres pays européens : si elle représente plus de 110% de son PIB, le montant n’est "que" de 321 milliards d’euros.

En Europe, notamment dans le sud de la Zone Euro, certains pays ont des situations bien plus critiques mais ne sont pas encore menacés. L’Italie, par exemple, a une dette publique de 2000 milliards d’euros, soit 6 fois plus que la Grèce.

La France n’est pas en reste avec une dette qui dépasse les 2000 milliards d’euros et représente 93,5% du PIB du pays en 2014. L’endettement, d’ailleurs, continue et devrait atteindre 98% du PIB en 2015. Tous ces pays sont de potentielles victimes selon Tsipras.

Un accord ou la fin de la zone euro

Car selon le Premier ministre grec, la situation est simple et inquiétante : "Si la Grèce fait faillite, les marchés iront immédiatement chercher une autre proie" a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien italien.

Mais Alexis Tsipras reste confiant : "je pense que nous sommes proches d’un accord" alors que le pays a fait des propositions aux principaux concernés, notamment le FMI auquel la Grèce doit rembourser 1,6 milliards d’euros fin juin 2015. Mais ces propositions fâchent car "l’Europe et les institutions doivent reconnaître que l’austérité a échoué".

Et c’est difficile pour elles de l’admettre puisqu’elles l’ont prônée des années durant, entraînant les problèmes qu’on connaît aujourd’hui.

A suivre dans Economie Matin

Commentaire CE21 :

Quelques chiffres pour situer l’absurdité de la situation. Au début de la crise, en Grèce la dette représentait 120% de son PIB. L’UE après des hésitations intervient financièrement (surtout pour soutenir les banques européennes impliquée dans le redressement). Le résultat 6 ans plus tard est en 2015 une dette supérieure à 180% du PIB !

A la fois la dette s’est fortement accrue et en même temps, le PIB a diminué, d’où sa forte augmentation en %. L’UE aura-t-elle l’intelligence de comprendre la situation en Grèce et de donner une chance à Alexis Tsipras ? En valeur absolue, comme le souligne Paolo Garoscio, l’économie grecque ne représente que 2% de la zone euro !

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