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Mars 2015

Fini le French bashing ? La France attire de nouveau l’investissement des étrangers

mars 2015


du 16/03/2015 par Cécile Crouzel

Les investissements étrangers en France ont augmenté de 8% en 2014, après trois années de baisses consécutives. Les investisseurs louent l’état d’esprit très créatif des Français.

Depuis la réception à l’Élysée, en février 2014, de patrons de groupes internationaux, l’exécutif français cherche à redorer le blason de l’économie française à l’international, en vantant notamment les 40 milliards d’allégements de prélèvements du pacte de responsabilité. François Hollande va ainsi réunir de nouveau ce lundi une dizaine de patrons d’entreprises étrangères investissant en France. Quant à Manuel Valls, il ne cesse de répéter, au Royaume-Uni comme en Chine, que son gouvernement est « pro-business ». Cette politique commence-t-elle à payer ? En tous cas, les résultats se redressent.

n 2014, la France a accueilli 740 investissements d’entreprises étrangères pour des projets de plus de 10 salariés, une performance en hausse de 8% et qui constitue une rupture après trois années de repli. Le chiffre grimpe même à 1014 en y ajoutant les projets à moins de dix salariés, recensés pour la première fois l’an passé. C’est ce que montre le bilan annuel réalisé par Business France, l’agence chargée de développer l’attractivité française. La moitié de ces investissements sont des créations, le solde étant constituté d’extensions de sites et de reprises. « La France a profité du regain d’investissements vers l’Europe. Les Américains ont nettement plus investis dans l’Hexagone l’an passé (+7%). Ils sont les premiers investisseurs en France, devant les Allemands et les Britanniques. Ce qui montre le décalage entre les discours de French Bashing et la réalité des choix », explique Muriel Pénicaud, la patronne de Business France. Un autre indicateur, celui de l’étude KPMG pour l’association Paris-Ile de France Capitale économique, montre la même tendance : en 2014, Paris est redevenue la troisième métropole mondiale la plus attractive, derrière Londres et Shanghai.

Si les entreprises étrangères ont d’abord investi dans des activités de production (30% des projets), la recherche, l’ingénierie et le design ont fait une percée en 2014 (+19%). « Les dirigeants étrangers nous disent qu’ils trouvent dans l’Hexagone d’excellentes qualifications et un état d’esprit très créatif », souligne Muriel Pénicaud. A cela s’ajoute l’avantage fiscal du Crédit Impôt Recherche (CIR). La hausse est également notable sur l’implantation de quartiers généraux pour le monde ou l’Europe (16, soit une multiplication par trois). « La France est de plus en plus une tête d’entrée pour l’Afrique », remarque Muriel Pénicaud.

Revers de la médaille, les activités de recherche et direction créent moins d’emplois à court terme que l’implantation ou l’extension d’un site de production. Le nombre d’emplois générés par les investissements étrangers a diminué, passant, pour les projets à plus de dix salariés, de 29.631 en 2013 à 25.478 en 2014 (26.533 en incluant les projets à moins de dix salariés). « Toutefois, les projets en R & D et fonctions centrales entraînent des emplois induits, notamment dans le conseil. Et une entreprise ayant installé un centre de R & D en France sera plus encline à y implanter par la suite un site de production », insiste Muriel Pénicaud.

Si la patronne de Business France est optimiste pour l’avenir - elle note que l’image de la France s’améliore depuis quelques mois grâce à la mise en œuvre des premières mesures du pacte -, elle reste vigilante. « Selon des résultats d’observatoires, il semblerait que dans une Europe qui a attiré davantage d’investissements étrangers, l’Hexagone ait simplement maintenu ses parts de marché », souligne-t-on à France Business. La France est toujours à la traîne pour attirer les entreprises des pays émergents. La Chine n’est ainsi que le huitième investisseur en France : à peine 3,7% des projets émanent de ce pays. Business France va donc renforcer ses implantations en Amérique du Nord, en Asie du Sud-Est, dans le Golfe et en Afrique.

Déjà publié sur Le Figaro.fr

Commentaire CE21 :

La France a fait ses preuves depuis longtemps dans les domaines de hautes technologies. A titre d’exemples : Airbus est une vraie réussite. La baisse du dollar consolide son plan de charge. C’est une référence. De même : Les chantiers de Saint Nazaire sont désormais au premier rang. Avec STX et les dernières commandes, le carnet est plein jusqu’en 2020, avec la construction des plus grands paquebots du monde.

L’investissement étranger en France dans la R&D finira par créer de l’emploi à la fois dans la réalisation et dans la sous-traitance. La France le fait déjà dans bien des secteurs avancés. Au 4ème rang mondial pour le dépôt des brevets, nous n’avons pas à avoir honte. Si rien n’est parfait assez de faire semblant d’ignorer les capacités françaises. Parallèlement, il est urgent de stimuler l’activité dans les PE et TPE. C’est une obligation pour sortir la France de sa léthargie.

Club Espace 21

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