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Des idées et des hommes

C’est l’activité qui crée la croissance et non l’inverse…

Faut-il encore faire l’effort de le comprendre ?

mars 2015


En rapprochant l’attente et le besoin potentiel, il est possible de recréer de la richesse grâce à cette activité utile que nos inactifs contraints d’aujourd’hui seront capables d’induire demain. Pour y parvenir, toutes les énergies doivent se mobiliser pour favoriser ce retour à l’emploi par l’activité. Tous nos dirigeants qu’ils soient politiques ou non, doivent s’en persuader. L’Etat pour être bénéficiaire jouera un rôle déterminant de facilitateur et de catalyseur.

Le cercle vertueux de la réussite : une leçon à retenir

En résumé :

« C’est l’activité marchande par le travail utile qu’elle engendre qui produit de la richesse ; la richesse stimule la croissance ; la croissance permet de créer de l’emploi ; et enfin, l’activité et l’emploi vont favoriser l’investissement et la consommation qui elle-même régénère l’activité ».

On découvre ici le principe d’un cercle vertueux de la réussite : réduire en masse les dépenses passives de l’Etat en aidant le secteur marchand de l’économie à se développer au bénéfice de l’ensemble des demandeurs d’emplois. Ce développement redonnera à chacun la dignité, la confiance et l’espoir dans le respect de soi. L’accès à « un droit à l’activité marchande pour tous » est le sens même de la solidarité avec un contrat « gagnant-gagnant ».

Source : Commission européenne et gouvernement français



Il revient à la France et en particulier à l’Etat la pleine responsabilité d’intervenir pour relancer l’activité en s’appuyant sur une proposition forte et simple. En effet, en stimulant avec discernement le retour à l’activité dans les TPE, les PE et ME, c’est de la création possible de plus d’un million d’emplois marchands dont il s’agit. Les recettes sociales et fiscales qui en résulteront dépasseront les 10 milliards d’euros par an.

Quelques chiffres pour mieux comprendre…

2014 a été une année difficile pour tous. Le PIB de la France ne progresse que de 0,4%. Le déficit est estimé à 4,3%. La dette publique a dépassée les 2023 Md€ (95,1% du PIB) fin juin. Les impôts et les taxes continuent d’augmenter, il en sera probablement de même en 2015 et 2016. La consommation est en baisse constante. Le budget de l’an prochain prévoit 21 Md€ d’économies publiques. Mais qu’en sera-t-il vraiment ? Le taux de chômage en France est de 10,4%, incluant les DOM, (11,4% en zone euro). Le chômage continuera à croître en 2015. Aujourd’hui, on compte 3,48 millions de chômeurs indemnisés et plus de 2,3 millions de « sans emploi » non indemnisés sans compter les emplois précaires. Pour 2015, les prévisions de croissance, à hauteur de 1%, sont trop faibles et peu fiables en terme de création d’emplois pour commencer à imaginer résorber un taux de chômage aussi élevé et créer de l’emploi marchand. Les licenciements économiques se multiplient, toutes raisons confondues à hauteur de 672.000 en 2013. Les créations d’emplois sont loin de compenser ce déficit.

Source : Dares – Pôle emploi



Pour 2015, les prévisions de croissance à hauteur du 1% sont encore trop faibles et peu fiables pour commencer à résorber de façon pérenne un taux de chômage aussi élevé et créer de l’emploi marchand. Cette baisse d’activité contribue à diminuer les recettes fiscales qui deviennent de fait insuffisantes. Ce cercle vicieux entre rigueur, austérité et croissance est un exercice d’équilibriste. Dès lors, les investissements privés se font plus hésitants et sont moins importants. Ce recul contribue à l’asphyxie progressive de l’économie.

Le paradoxe, c’est que les marchés financiers et les agences de notations qui prônaient l’austérité et la rigueur, sont maintenant les premiers à critiquer les gouvernements pour souligner leur incapacité à surmonter le problème du chômage et de la croissance ! Le décor est ainsi planté. Si la crise est mondiale et surtout européenne, la situation en France est très délicate. En l’absence de marché actif, il n’y a pas de clients et de ce fait, l’emploi et les entreprises sont en danger.

Jacques Martineau

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