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Février 2015

La zone euro impose à la Grèce ses conditions pour prolonger son aide

février 2015


du 21/02/2015 par Capital.fr avec Reuters

Un compromis a finalement été trouvé. Les ministres des Finances de la zone euro ont abouti vendredi à un accord permettant de prolonger de quatre mois l’aide financière à la Grèce. En échange, le gouvernement Tsipras s’est engagé à ne remettre en cause aucune réforme clé et surtout à honorer ses engagements financiers.

Avec cet accord de principe, qui doit encore être ratifié, la Grèce écarte tout risque de se retrouver dès le mois prochain en cessation de paiement. Le scénario d’une sortie de la zone euro est également évité.

Le gouvernement d’Alexis Tsipras dispose désormais de délai supplémentaire pour tenter de négocier avec les créanciers internationaux. Reste que ce nouveau compromis place inévitablement l’exécutif grec dans une situation délicate (…)

Dans ce contexte, le gouvernement grec doit désormais adresser d’ici lundi soir à ses partenaires une liste des réformes qu’il entend mettre en oeuvre d’ici la fin du plan d’aide, afin que les institutions concernées puissent vérifier qu’elles remplissent les critères prévus. Si la Commission européenne, la BCE et le FMI jugent cette liste satisfaisante, chacun des Etats membres de la zone euro pourra ratifier la prolongation du plan d’aide.

Alors que le plan d’aide de 240 milliards d’euros de l’UE et du FMI devait arriver à son terme le 28 février, Alexis Tsipras avait déclaré à Reuters avant l’Eurogroupe : "Je suis certain que la lettre grecque en vue d’une prolongation de six mois de l’accord de prêt, avec les conditions qui l’accompagnent, sera acceptée."

Les partenaires de la Grèce ont exigé que la prolongation soit moins étendue et que le versement des aides prévues soit lié au jugement final rendu sur les réformes. Ils ont aussi obtenu qu’Athènes s’engage à financer intégralement toute nouvelle dépense publique.

L’accord de vendredi soir est arrivé, alors que la situation était des plus critique. Vendredi, avant l’ouverture de la réunion ministérielle de Bruxelles, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel rapportait que la BCE préparait en interne des plans d’urgence en cas de sortie de la Grèce de la zone euro pour parer un éventuel échec des pourparlers de Bruxelles.

Après l’annonce du compromis, une source au sein de la BCE a toutefois déclaré que l’institution ne jugeait pas nécessaires des mesures de contrôle des capitaux en Grèce et qu’elle envisageait d’accepter de nouveau les obligations d’Etat grecques comme garantie pour ses opérations de refinancement, une fois les mesures nécessaires adoptées.

A suivre sur Capital.fr

Commentaire CE21 :

Un compromis a été trouvé au terme d’une réunion « difficile », la troisième en moins de dix jours pour les 19 ministres de la zone euro. Le gouvernement grec a reculé. L’Allemagne a nuancé ses exigences. Une liste de réformes présentées par Alexis Tsipras devra être approuvée par ses créanciers, désignés sous le terme d’« institutions » (UE, BCE et FMI). Les Grecs ne veulent plus entendre parler de la « troïka » ! Mais ce sont les mêmes. La suite mardi…

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