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Février 2015

Les Européens lancent un ultimatum à la Grèce

février 2015


du 17/02/2015 par Marc VIGNAUD

Athènes est priée de demander une extension de son plan d’ajustement avant vendredi, faute de quoi elle perdrait les financements attachés au programme.

Autant la réunion exceptionnelle des ministres des Finances s’était éternisée jusque tard dans la soirée, mercredi dernier, autant celle de lundi a été plutôt courte. Mais le constat d’échec est, au final, le même (…)

Les négociations ont achoppé sur l’avenir du programme d’ajustement économique imposé aux Grecs en échange du financement européen et du FMI. (…) Les ministres des Finances sont tombés d’accord pour exiger de leur homologue grec, Yanis Varoufakis, qu’il demande une extension de ce cadre au-delà du 28 février (…)

Varoufakis résiste encore

(…) Le gouvernement issu de la gauche radicale Syriza, qui a promis aux électeurs d’en terminer avec la cure d’austérité, demandait au contraire l’élaboration d’un programme intermédiaire, le temps de passer un nouvel accord avec ses créanciers européens d’ici au mois de juin.

La nuance entre ce programme intermédiaire ("bridging program") et "l’extension du programme" actuel voulue par les Européens n’est pas seulement un problème de vocabulaire.

Pas d’accord sur le fond des réformes à effectuer

Yanis Varoufakis s’était dit prêt à endosser 70 % des mesures imposées par les Européens depuis 2012. Mais pas plus. Et proposait de remplacer les 30 % restants par des réformes différentes comme la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale. Il n’est pas parvenu à convaincre ses partenaires de l’efficacité économique de ce plan alternatif (…)

"Il n’y avait pas de base commune solide pour savoir à quoi cet ajustement du programme pouvait ressembler et quelle proportion du programme serait effectivement appliquée", a résumé Jeroen Dijsselbloem. Dans ces conditions, les Européens ont refusé de lâcher le programme actuel, le seul à même de garantir la poursuite des efforts qu’ils jugent indispensables.

Respect des règles exigé

Ils ont fermement renvoyé la balle dans le camp des Grecs en affirmant être prêts à se montrer flexibles et à adapter le détail des mesures, à condition qu’Athènes fasse un geste de bonne volonté et soumette au préalable une demande de prolongation, conformément aux règles européennes en pareil cas (…) Pierre Moscovici, le commissaire européen aux affaires économiques, a enfoncé le clou : "Il n’y a pas d’alternative à la demande d’extension du programme. L’union comme les institutions fonctionnent à partir de règles et ces règles doivent être respectées."

La contre-attaque de Varoufakis

Yanis Varoufakis a pourtant fait semblant de ne pas comprendre, lors d’une conférence de presse séparée. "Je n’ai aucun doute que dans les prochaines 48 heures, l’Europe va réussir à nous soumettre [un document] afin que nous commencions le vrai travail et mettions sur pied un nouveau contrat", a affirmé le ministre à forte tête (…)

En échange, le gouvernement de gauche radicale aurait été prêt à "se retenir d’appliquer pendant six mois son propre programme", à condition "de ne pas se voir imposer de mesures créant de la récession" comme une hausse de la TVA ou une baisse des petites retraites (…)

"Nous ne demanderons pas d’extension" (ministre de la Défense)

Sans nouvelle réunion de l’Eurogroupe vendredi pour conclure un accord, la situation deviendrait très délicate pour Athènes. Le financement de la Grèce dépend du programme de liquidité d’urgence de la banque centrale du pays, qui alimente ses banques. Faute d’accord politique entre le pays et ses partenaires, la BCE pourrait menacer de retirer cette bouée de sauvetage à vocation temporaire. Très rapidement, l’État grec se retrouverait alors incapable de payer ses factures. De quoi le ramener rapidement à la raison ou le pousser vers une sortie de l’euro...

A lire dans Le Point

Commentaire CE21 :

L’Eurogroupe est impénétrable. Que le gouvernement grec soit contraint à préciser et à consolider ses engagements peut se comprendre, au-delà cela peut friser le ridicule. La Grèce demande un sursis pour pouvoir remettre le pays au travail et récupérer les taxes et impôts qui jusque là n’ont pas eu cours dans le pays. Alors, ayant retrouver la confiance, elle continuera à s’acquitter de sa dette…

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