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Février 2015

Pourquoi la vente du Rafale à l’Egypte est cruciale pour Dassault

février 2015


du 12/02/2015 par L’Express avec AFP

Jusqu’à présent, l’avion de chasse, fer de lance de la défense française, n’a jamais trouvé preneur à l’étranger. Il y a donc urgence pour Dassault Aviation qui se doit d’assurer le maintien d’une cadence minimale de production, fixée à 11 appareils par an.

La signature annoncée d’un premier contrat d’exportation du Rafale à l’Egypte est une aubaine pour son constructeur Dassault Aviation. Cet accord permettra de pérenniser la chaîne de production de l’appareil dans un contexte budgétaire tendu. Si l’accord est scellé lundi comme prévu, l’Egypte pourrait devenir le premier acheteur étranger de cet appareil.

Jusque-là, l’avion de chasse, fer de lance de la défense française, n’a jamais trouvé preneur à l’étranger, en dépit des qualités dont il a fait preuve en opération (Afghanistan, Libye, Mali et Irak). Depuis une quinzaine d’années, espoirs et déconvenues dans les tentatives d’exportation de l’appareil de Dassault Aviation se son succédées.

La cadence minimale de production intenable sans l’export

Il y a donc urgence pour Dassault Aviation et l’Etat français, qui se doivent d’assurer le maintien de la cadence minimale de production du Rafale, fixée à 11 appareils par an.

L’armée française en a commandé 180 exemplaires, dont 137 ont été livrés à ce jour. Elle doit prendre livraison de 26 appareils supplémentaires aux termes de la loi de programmation militaire(LPM) couvrant la période 2014-2019. La différence doit revenir, aux termes de la LPM, à des livraisons à l’exportation, afin d’atteindre "une cadence de production satisfaisante".

Le patron de Dassault Eric Trappier comptait jusque-là sur la clause de révision de la LPM, prévue avant la fin 2015, pour maintenir cette cadence de production. Paris prévoit une cinquième tranche de production du Rafale, mais celle-ci ne devrait pas dépasser 45 exemplaires, soit une flotte de 225 avions au total pour l’Armée de l’air et la Marine.

Un enjeu crucial pour Dassault, Thalès, safran et 500 sous-traitants

Mais pour Philippe Plouvier, du Boston Consulting Group, "cette solution n’est pas totalement pérenne, car on n’achètera pas plus de Rafale que ce dont on a besoin à terme. La solution la meilleure et la plus pertinente est bien de le vendre à l’export de façon à pérenniser dans la durée la production du Rafale".

"Le fait d’avoir une vente à l’export est important car cela ouvrira la porte à d’autres ventes" à l’étranger, souligne Philippe Plouvier.

L’enjeu est crucial pour Dassault et les groupes associés à la production de l’appareil, l’électronicien de défense Thales et le motoriste aéronautique Safran, ainsi que les 500 entreprises françaises sous-traitantes. Car une fois arrêtée, la chaîne de production ne peut être facilement relancée.

A lire dans L’Express/L’Expansion

Commentaire CE21 :

Au-delà de l’aspect politique de la transaction, sur le plan économique, c’est une nouvelle importante pour l’industrie de l’armement. Dans la situation actuelle pour l’emploi et le développement, il faut en prendre note.

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