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ÉDITORIAL

Un autre monde ou la vision d’un expert…

avril 2012


S’il est une loi implicite qui revient en toute occasion, au détour des conversations, dès lors que l’on parle d’économie, c’est bien celle du marché. Joseph E. Stiglitz, Prix Nobel d’économie 2001, conseiller auprès de la Maison Blanche, à l’époque où Bill Clinton était Président des États-Unis, s’est penché sur les problèmes de la mondialisation. Après une série d’ouvrages, comme La grande désillusion (Fayard, 2003), best-seller mondial ou encore Quand le capitalisme perd la tête (Fayard, 2003), Il a parcouru le monde entier, visitant des dizaines de pays industrialisés et en développement pour se forger une opinion, confortant son point de vue qu’il développe dans Un autre monde (Fayard, 2006), avant de mettre un point d’orgue pour confirmer ses points de vue dans son dernier ouvrage Le triomphe de la cupidité (LLL, 2010).

Dans un premier constat, il montre qu’il existe une multitude de formes de capitalismes, qui, pour la plupart, concourent à développer des systèmes inégalitaires difficiles à maîtriser. "Aujourd’hui, dit-il, il existe un début de prise de conscience de la limite du marché. La finance et le capitalisme de style américain doivent évoluer..." Il ajoute : "La perspective de Wall Street à courte vue doit céder la place au développement qui exige une réflexion et une planification à long terme."

Toutes les sociétés sont face à un choix difficile en ce qui concerne le rôle de l’État. L’équilibre à trouver est le juste milieu entre la puissance publique et celle du marché. Ce point de vue qui peut surprendre les partisans du tout libéral, voyant dans la mondialisation, en général subie, une issue profitable que l’on veut aussi faire passée comme salutaire. Joseph E. Stiglitz va démontrer que cette mondialisation empêche l’équilibre requis, réduisant le rôle des États, alors qu’une autre façon de l’appréhender pourrait permettre d’aborder les vrais problèmes d’un monde moderne qui doit aussi se préoccuper des plus faibles et de son environnement, sans nuire à la croissance des pays développés.

La crise mondiale, Joseph E. Stiglitz l’avait annoncée. Aujourd’hui il démontre qu’elle est au système néolibéral ce que la chute du mur de Berlin, en 1989, fut à l’économie soviétique. Il ne s’agit donc pas d’y répondre dans le cadre exigu de nos références mais de faire un pas de côté et de la considérer globalement, jusqu’à la remise en cause des fondations qui l’ont rendue possible.

Un point de vue d’expert d’exception qui méritait d’être rappelé…

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