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ÉDITORIAL

Austérité et chômage : stop ou encore ?

L’UE n’est pas la France…

avril 2014


Devant ce problème complexe de la dette, du déficit, du chômage et de l’emploi, quelles sont la véritable marge de manœuvre et la capacité d’action de la France ? La Commission européenne s’appuie sur un « modèle » déjà dépassé. La seule référence c’est l’austérité qui demeure à l’ordre du jour. Les Etats-Unis et le FMI mettent en cause cette attitude.

Les données d’Eurostat sont édifiantes !

Avec le plan d’austérité imposé par Bruxelles, la Grèce, l’Espagne et l’Italie vont-elles mieux ? Les résultats sont là. De qui se moque-t-on ? Des taux de chômage fin 2013 peu encourageants : 27,8% pour la Grèce (59,2% pour les moins de 25 ans) ; 25,8% pour l’Espagne (54,3% pour les jeunes) ; 12,9% pour l’Italie (35% pour les jeunes) ! Outre-Rhin, les performances sont mises en exergue avec un taux de chômage de 5,1% (7,9% pour les jeunes) La zone euro est en récession (-0,4%) et l’UE (+0,1%). L’Allemagne s’en tient pour sa part à ses prévisions avec un taux de 0,4% ! La France avec 0,3% fait mieux que prévu. Mais la situation est néanmoins difficile.

Quant aux dettes, elles seront loin d’être résorbées. Pour simple information et remettre les points sur les « i » voici quelques chiffres à garder en mémoire en pourcentage du PIB : Allemagne (78,3%) ; Belgique (103%) ; Espagne (93,4%) ; Grèce (171,8%) ; France (92,9%) ; Irlande (124,8%) ; Italie (132,9%) ; Portugal (128,7%) et hors zone euro le Royaume-Uni (89,1%). Nul n’ignore que ces dettes cumulées dans le monde entier ont peu de chance d’être résorbées. Maîtriser les déficits est une chose, s’affranchir des dettes n’est pas pour demain ! L’Italie a décidé de réagir à sa façon…

Source : Eurostat




Et la France dans tout ça…

Avec plus de 3,3 millions de chômeurs, un total supérieur à 5 millions de sans emploi et 7 millions d’emplois précaires, la France doit choisir. Elle ne peut en rester là. Le remède proposé n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Ce n’est pas la Commission européenne qui doit fixer la ligne de conduite. On ne peut plus accepter de supporter que tous ces chômeurs et sans emploi se retrouvent pendant des années dans une sorte de léthargie contemplative d’assistés inactifs, qui vont du « flâneur » au « désespéré ». Ils appartiennent à plusieurs dizaines de catégories sociales différentes. Chacun d’entre eux est classé en fonction de multiples critères comme son origine sociale, en marge ou pas de la société, sa situation de famille, ses études, sa qualification, sa capacité d’adaptation, son expérience professionnelle, sa mobilité et son âge. Si les entrepreneurs n’étaient pas contraints par une situation économique difficile, des charges sociales et des impôts « flottants » trop élevés et un manque de soutien bancaire, l’offre existe.

On peut l’estimer à plus d’un million et demi d’emplois potentiels en France, aussi bien chez les artisans, les commerçants que dans les petites structures privées, très petites entreprises (TPE), petites entreprises (PE) ou dans les milieux associatifs. Pour peu qu’on sache les stimuler, la relance par l’activité est possible. C’est là que se situe le besoin. Ce sont elles qui créeront de l’emploi.

Contrairement aux idées reçues, les Français ne sont pas opposés au changement dès lors qu’il est expliqué. Alors pourquoi attendre ? En cette période de croissance atone ou de récession, de grande morosité, il importe à l’Etat face à lui-même de réagir. Il se doit de développer et d’encourager une vraie politique de l’offre pour aider les entreprises et les entrepreneurs, permettant dans le même temps de répondre à la demande. Cela peut contribuer à satisfaire des besoins réciproques et à redonner de la dignité, de la confiance et de la fierté de se sentir utile, à ces jeunes, à ces femmes et à ces hommes, laissés-pour-compte, que les « non concernés » n’hésiteraient pas à traiter de paresseux ou d’indignes profiteurs d’un système aux abois…

Comment retrouver le chemin de l’emploi ?

Alors décider et agir devient un « leitmotiv ». Pour aller dans le sens du progrès, l’Etat doit objecter devant la fatalité rampante et l’incapacité de répondre clairement à une question simple : Comment peut-on retrouver le chemin de l’emploi ? Il faut frapper un grand coup. Et c’est possible, grâce à une forte stimulation de l’activité. N’oublions pas que contrairement aux idées reçues : « c’est l’activité qui génère la croissance et non l’inverse ». Pourquoi l’Etat ne serait-il pas en mesure de faire sien cet enjeu ? Il pourra alors le promouvoir s’il s’affranchit à la fois de son propre « système » qui le paralyse et s’il surmonte son propre « ego » qui l’étouffe.

Source : PRO.COM




Aujourd’hui nous sommes de fait dans le contexte particulier d’un « Euro sans europe ». C’est la monnaie qui domine dans un « chacun pour soi » généralisé. Pour la France, le défi est clair. Dès lors qu’on décide d’accepter ces contraintes, à tort ou à raison, il lui faut croire en notre avenir, accepter de se réformer en profondeur pour regagner la confiance des Français par des résultats efficaces en termes d’« activité » et d’« emploi ». Notre société doit évoluer. Elle apparaît comme cristallisée, souvent bloquée par une litanie de privilèges présents à tous niveaux, et paralysée parfois par une culture abusive du principe de précaution

Tout doit être mis en œuvre pour préparer notre société, en stimulant l’activité, à un véritable retour vers une croissance économique, peut-être modeste, mais stable. Ce sont les entreprises qui vont recréer de l’emploi pourvu qu’on sache les aider à retrouver les moyens de s’y préparer pour assurer la relance. C’est la seule façon d’être compétitif. Cela ne se fera pas sans conditions et difficultés. Néanmoins à l’échelle de la France, il est possible de relever le défi. L’austérité n’est pas une fin en soi. Il existe des « solutions » à construire pour stimuler cette activité indispensable pour générer de la richesse. Il importe d’abord de les identifier, d’y croire et d’avoir du courage et de la patience. Ensuite il faut avoir de la détermination et de la volonté pour les mettre en œuvre.

C’est ce que nous propose Jacques Martineau dans son livre « L’EMPLOI… C’est tout de suite ! » qui paraît ce mois-ci. Il montre comment créer un million d’emplois « marchands » et permettre à l’Etat de faire 10 milliards de recettes par an !

Chacun peut y contribuer. Il ne faut plus attendre. Alors osons…

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