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Novembre 2020

Présidentielle américaine : une « Kamala-mania » s’empare des États-Unis

novembre 2020


Du 10/11/2020 avec AFP pour le FIGARO

Dès les premières heures qui ont suivi l’annonce de la victoire de Joe Biden, l’enthousiasme s’est très vite reporté sur sa colistière, première femme noire à accéder à la vice-présidence des États-Unis.

Première femme vice-présidente, symbole de la diversité, Kamala Harris électrise la gauche américaine, qui y voit l’avenir bien plus qu’en Joe Biden. Dès les premières heures qui ont suivi l’annonce de la victoire du démocrate à la présidentielle par les principaux médias américains samedi, l’enthousiasme s’est très vite reporté sur sa colistière, première femme noire à accéder à la vice-présidence des États-Unis. « La victoire de Kamala est féministe (...) elle vient de porter un sérieux coup à l’un des monuments les plus durables du patriarcat, l’establishment jusqu’ici exclusivement blanc qui a occupé la vice-présidence des États-Unis », se félicite la militante et autrice noire Brittney Cooper dans le Time Magazine . Sur Fox News, Donna Brazile, ex-responsable démocrate, n’a pas pu retenir sur larmes : « Je suis tellement heureuse que ce moment soit arrivé. »

« Madame la vice-présidente n’est plus un personnage de fiction », s’est amusée la comédienne Julia Louis-Dreyfus, qui a occupé cette fonction dans la série « Veep », de HBO. Dans les rues, les pancartes « Harris 2024 » ou « Harris-Biden 2024 » fleurissent depuis plusieurs semaines déjà. Kamala Harris fait déjà figure favorite pour le prochain scrutin présidentiel chez les bookmakers britanniques.

« Je suis peut-être la première femme à accéder à ce poste, mais je ne serai pas la dernière », a lancé Kamala Harris samedi soir, à l’occasion de sa première allocution suivant l’annonce des résultats de l’élection présidentielle. Pour mieux souligner le symbole, Kamala Harris s’était parée d’une tenue toute symbolique : un tailleur-pantalon blanc, hommage aux militantes qui se sont battues, il y a cent ans, pour que les femmes obtiennent le droit de vote aux États-Unis. L’avocate de formation a au passage salué la mémoire de sa mère, décédée d’un cancer en 2009, et de « générations de femmes, noires, asiatiques, blanches, hispaniques, amérindiennes, qui ont tracé le chemin ». Née en Californie d’un père jamaïcain et d’une mère indienne, Kamala Devi Harris, de son nom complet, est, plus encore que Barack Obama, le symbole du multiculturalisme américain. Pour beaucoup de femmes, le succès de Kamala Harris est d’autant plus réjouissant que la défaite d’Hillary Clinton, passée près de devenir la première femme présidente des États-Unis, avait été brutale il y a quatre ans.

« Une dose d’enthousiasme »

Aux yeux de Kelly Dittmar, directrice de recherche au Centre sur les femmes et la politique à l’université Rutgers, la sénatrice va apporter à la Maison-Blanche « le point de vue et l’histoire d’une femme noire et originaire d’Asie du Sud-Est qui a passé sa vie aux États-Unis ». C’est là, explique-t-elle à l’AFP, que réside le pouvoir de la « représentation », qui « amène à de meilleures décisions, plus inclusives. » Bien avant l’élection, le choix de Joe Biden d’en faire sa colistière a « amené une certaine dose d’enthousiasme qui a aidé » le candidat démocrate lors de sa campagne à mobiliser l’électorat démocrate, féminin en particulier, selon Kelly Dittmar. Sa désignation les a aussi rassurées, analyse l’universitaire, car se faisaient jour « des craintes d’un retour en arrière, à la domination des hommes blancs » avec un duel annoncé entre les deux septuagénaires Joe Biden et Donald Trump.

Si l’heure était samedi à la célébration, plusieurs voix progressistes se sont par le passé montrées très critiques à son égard lors de sa désignation par Joe Biden comme colistière, début août. Certains, comme l’ancienne porte-parole de Bernie Sanders, Briahna Joy Gray, voyaient en elles avant tout un « flic », coupable, selon eux, d’avoir fait le choix d’une politique répressive lorsqu’elle était procureure de San Francisco (2004-2011), qui a particulièrement touché les minorités.

Lors de la primaire démocrate, Kamala Harris n’était pas non plus parvenue à convertir les espoirs placés en elle. Après avoir un temps rivalisé avec les favoris, au gré d’une prestation remarquée lors du premier débat fin juin 2019, elle avait été contrainte à l’abandon quelques mois plus tard avant même le début des primaires en Iowa. Reste à savoir si cette fois la future vice-présidente convertira l’essai.

à suivre dans le FIGARO

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