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Progrès et innovation

Échec prévisible des énergies renouvelables actuelles

Un choix européen douteux et plus politique que technique ?

octobre 2020


Désormais des milliers de scientifiques et de techniciens, comme d’élus et de citoyens ont remis en cause ce que d’aucuns appellent les énergies renouvelables. L’éolien, le solaire et la voiture électrique sont les plus cités et les plus encouragés par le « politique ». L’Europe se veut à la tête de ce développement, sans mise en doute d’un résultat attendu dans les trente prochaines années. Peut-être n’ont-ils pas à nouveau entendu et écouté Carlos Tavares (Peugeot) qui y va même jusqu’à imaginer que cette poursuite dans une solution sans issue pourrait s’apparenter à une sorte de complot industriel et financier. L’« hydrogène » essentiellement pour le transport deviendrait le nouveau leitmotiv de l’innovation des plans de relance, à la condition d’être en mesure d’en appréhender le stockage.

Si la France peut s’associer aux recherches, elle doit veiller à ne pas se laisser embarquer dans des dépenses inutiles au service de son voisin allemand. Celui-ci, toujours en quête de complice financier, saura la maintenir au second rang quant à la prise d’initiative. L’éolien et le photovoltaïque en sont les brillants exemple, favorisés outre-Rhin pour réduire aléatoirement la consommation du pétrole, du gaz et du charbon. Le résultat est sans appel : nos voisins allemands vont bénéficier de la mise en service de plusieurs centrales à charbon, qualifiées de « modernes » pour faire taire leurs détracteurs. Parler de réduction des émissions de gaz à effet de serre n’est pas exact. Mais « tout le monde » européen se tait…

Un simple rappel de la production d’énergie électrique en France suffit à comprendre – Club Espace 21


De nombreux auteurs et de chercheurs ont déjà insisté depuis des années pour démontrer que l’éolien et le voltaïque ne peuvent pas être considérées comme des énergies renouvelables. Le dire c’est bien, le répéter c’est nécessaire, mais le prouver c’est mieux. Michel Gay le rappelle, à partir d’un article de François-Marie Bréon, chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement. A partir de données du gestionnaire du Réseau de Transport Électrique (RTE) pour l’année 2019, il a établi des graphiques originaux de consommation et de production électrique.

En ce qui concerne l’énergie produite par le nucléaire et l’hydroélectrique, le constat journalier est éloquent, présenté en TWh. La consommation est plus importante en hiver qu’en été. Elle correspond à la production potentielle (nucléaire), parfois complétée par quelques besoins en situation de « surchauffe ».

Production nucléaire + hydraulique / consommation– source : RTE


L’éolien comme le solaire se retrouvent deux ordres de grandeur en-dessous (GW/TWh) de ces premières sources d’énergie et à peine à la hauteur de l’ensemble des autres sources complémentaires comme la biomasse, le gaz et le charbon. Les données sont sans appel.

Production / consommation électrique pour l’éolien – source : RTE


La disponibilité instantanée d’énergie n’est absolument pas garantie. La production est erratique et aléatoire. Non stockable, elle dépend des conditions atmosphériques, du vent ou de la luminosité, sans parler des pertes dans le transport de l’énergie. Ce ne sont pas ces filières énergétiques non performantes pour la production d’électricité qui réduiront les émissions de CO2.

Production / consommation électrique pour le solaire – source : RTE


Qualifier l’éolien et le solaire d’énergies renouvelables n’a pas de sens. Les « politiques », à l’échelle nationale et européenne, ont trouvé là une issue de secours pour calmer les défenseurs irréductibles du climat et de l’environnement, même si le sujet est d’une importance fondamentale et ne peut en aucun cas être laissé pour compte.

La production, la construction et la mise en place de ces grands ensembles (plusieurs dizaines de milliers d’unités) détruiront aussi les paysages et les espaces naturels tout en provoquant de graves perturbations dans les voisinages. Leur coût est déjà prohibitif. Il va dépasser celui de l’implantation du nucléaire. La majeure partie de la matière première provient de pays étrangers (Chine, Afrique, Amérique du Sud) ou d’Allemagne pour le développement technologique, même si certaines sous-traitances ou exploitations sont ou seraient laissées à la France.

Il est difficile de conclure sans rappeler que nos voisins allemands, dûment concernés, ont anticipé ces échecs annoncés. Ils ont préféré le développement de nouvelles centrales à charbon, moins polluantes à les entendre. A noter qu’à ce sujet aucun de ses partenaires ne lui en ont tenu rigueur dont la France qui a de son côté fermé Fessenheim !

Jacques Martineau

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