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Octobre 2020

École, associations, services publics... Les annonces de Macron sur les séparatismes

octobre 2020


Du 02/10/2020 pour L’Express.fr

Le contrôle des associations va être renforcé et l’instruction scolaire à domicile sera "strictement limitée", a notamment annoncé ce vendredi Emmanuel Macron.

Le sujet est sensible, et son discours était particulièrement attendu. Dans un discours de plus d’une heure, Emmanuel Macron a présenté ce vendredi lors d’un déplacement aux Mureaux, dans les Yvelines, sa stratégie de lutte contre les séparatismes. Ce plan d’action vise principalement celui de l’islamisme radical, un dossier sur lequel il est taxé d’inaction par la droite et l’extrême droite.

"Le problème, ce n’est pas la laïcité" a insisté le président en préambule de son discours. "La laïcité, c’est la neutralité de l’Etat, et en aucun cas l’effacement des religions dans la société." Emmanuel Macron a nommé sa cible : "Nous devons nous attaquer au séparatisme islamiste" qui "se traduit souvent par la constitution d’une contre-société".

L’instruction scolaire à domicile sera "strictement limitée"

Première grande annonce du chef de l’État : l’instruction scolaire à domicile sera, à partir de la rentrée 2021, "strictement limitée, notamment aux impératifs de santé". L’instruction deviendra donc obligatoire au sein de l’école dès l’âge de 3 ans. "C’est une nécessité. J’ai pris une décision sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 et celles assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969", a-t-il déclaré.

"Aujourd’hui, plus de 50 000 enfants suivent l’instruction à domicile, un chiffre qui augmente chaque année", a précisé le chef de l’Etat. "Chaque semaine des recteurs et rectrices trouvent des cas d’enfants totalement hors système". Le président a entre autres évoqué des parents d’élèves qui refusent de mettre leurs enfants au cours de musique ou à la piscine, entraînant "la déscolarisation".

Emmanuel Macron a aussi confirmé que les dispositifs de cours facultatifs en langues étrangères dispensés par des enseignants désignés par les gouvernements d’autres pays (Elco) allaient être supprimés - comme cela avait été annoncé en février dernier. Enfin, les écoles hors contrat qui sont "davantage contrôlées grâce à la loi Gatel feront l’objet d’un encadrement encore renforcé", a assuré Emmanuel Macron, insistant sur la nécessité de "procéder à des fermetures administratives quand elles s’imposent".

Neutralité renforcée dans les services publics

Le président a fait le constat des "dérives" qui s’étaient installées "lorsque le service public était concédé" - en donnant l’exemple des entreprises de transports - le président a annoncé que "l’obligation de neutralité sera applicable aux agents publics dans le cadre évidemment de leur action, mais surtout elle sera étendue aux salariés des entreprises délégataires, ce qui n’était pas clairement le cas" jusqu’à présent.

Une charte de la laïcité pour les associations

Emmanuel Macron a affirmé que "toute association sollicitant une subvention auprès de l’État ou d’une collectivité territoriale" devrait signer un "contrat de respect des valeurs de la République" représentant une "charte de la laïcité".

De plus, les motifs de dissolution des associations, jusque-là "très limités" selon Emmanuel Macron, seront "étendus". Ils comprendront ainsi l’"atteinte à la dignité de la personne" et les "pressions psychologiques ou physiques".

Formation d’imams et enseignement de l’arabe

"Libérer l’islam de France des influences étrangères" : c’est également l’un des objectifs ce plan d’action, en mettant fin "de manière apaisée" au système de formation des imams à l’étranger et en renforçant le contrôle sur son financement.

Emmanuel Macron a aussi plaidé pour "enseigner davantage la langue arabe à l’école" ou "dans un périscolaire que nous maîtrisons" car "notre jeunesse est aussi riche de cette culture plurielle". L’État doit également "s’engager et soutenir ce qui doit, dans notre pays, permettre de faire émerger une meilleure compréhension de l’islam", a ajouté le chef de l’Etat en annonçant la création d’un "institut scientifique d’islamologie" et de "postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur".

Sur la "ghettoïsation" des quartiers

"Nous avons concentré des populations en fonction de leurs origines, nous n’avons pas suffisamment recréé de mixité, pas assez de mobilité économique et sociale" et, "sur nos reculs, nos lâchetés, ils ont construit leur projet", a souligné le président, dénonçant la "ghettoïsation" des quartiers, un "terreau" sur lequel prospère ce "séparatisme islamiste".

Il a évoqué "les insuffisances de notre politique d’intégration" et affirmé que "la promesse de la République n’a plus été tenue" dans ces quartiers. Quant au "passé colonial" de la France, certains "traumatismes" n’ont "toujours pas été réglés avec des faits fondateurs dans la psyché collective", a-t-il estimé.

à suivre dans L’Express.fr

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