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Septembre 2020

"Le président de la République n’a pas vocation à commenter" : Macron tente de justifier son silence après l’attaque de Paris

septembre 2020


Du 29/09/20 par Robin Serradeil pour LA DEPECHE.fr

Emmanuel Macron s’est exprimé pour la première fois depuis l’attaque au hachoir qui s’est déroulée vendredi 25 septembre dernier, en plein cœur de Paris. En déplacement en Lituanie et en Lettonie, le président a tenté de justifier son silence depuis les faits.

C’était un silence pour le moins assourdissant auquel s’était prêté le chef de l’État français. Pour la première fois depuis l’attaque terroriste qui a eu lieu à Paris vendredi 25 septembre dernier, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, et qui a fait deux blessés graves, Emmanuel Macron a pris la parole sur le sujet. Ce lundi 28 septembre, le chef de l’Etat était interrogé par un journaliste lors d’une conférence de presse à Vilnius, où il a entamé lundi une visite de trois jours en Lituanie et en Lettonie. "Le président de la République n’a pas vocation à commenter mais à agir", s’est défendu Emmanuel Macron, interpellé sur son absence de réaction publique.

Le chef de l’Etat est par la suite revenu sur les premiers instants qui ont suivi l’attaque. "Dans les heures qui ont suivi" l’identification des deux personnes blessées dans l’attaque, ses "proches collaborateurs ont pu prendre attache" avec leurs familles. "J’ai ensuite laissé l’enquête se mener et le gouvernement intervenir, je pense que c’est comme ça qu’il fallait faire les choses, mon rôle n’est pas de me précipiter et de participer à toutes les réactions", a-t-il poursuivi.

32 attentats déjoués en trois ans

Emmanuel Macron a assuré de son "plein soutien aux victimes et de la volonté déterminée que nous continuons d’agir et de nous mobiliser, comme nous le faisons depuis le premier jour contre le terrorisme sous toutes ses formes". L’Élysée avait indiqué avoir contacté les familles des deux victimes dimanche 27 septembre. "Je reste très prudent, parce que l’enquête est en cours (...) mais les faits établis ces dernières heures nous permettent de dire que l’individu qui a été appréhendé dans les heures qui ont suivi avait bien des visées terroristes islamistes", a-t-il ajouté, souhaitant que "l’enquête se mène le plus rapidement possible". "Comme à chaque fois, nous en tirerons les conséquences", a-t-il encore dit, rappelant que "plus de 32 attentats" avaient été déjoués depuis trois ans "par le travail de nos services de renseignement, de notre justice, de nos forces de sécurité intérieure".

Trois jours après l’attaque, les enquêteurs tentaient lundi de faire la lumière sur la véritable identité de l’assaillant présumé, dont la garde à vue a été prolongée et qui s’est présenté jusqu’à présent comme un Pakistanais de 18 ans. Cet homme a reconnu avoir blessé gravement vendredi deux salariés de l’agence de presse Premières Lignes en pensant s’en prendre à des journalistes de Charlie Hebdo.

Par ailleurs, le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, a indiqué qu’il allait s’exprimer mardi 29 septembre à 14 heures sur le sujet. La conférence de presse se tiendra au tribunal de Paris dans le XVIIe arrondissement.

à suivre dans LA DEPECHE.fr

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