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Août 2020

Le plan de relance de Jean Castex est-il bien calibré ?

août 2020


Du 27/08/2020 par David Bensoussan et Vincent Beaufils pour Challenges.fr

Le Premier ministre a choisi de mettre la priorité sur l’offre plutôt que sur la demande. Sans toutefois aller jusqu’à la suppression pure et simple des impôts de production, très critiqués par les patrons et les économistes.

Au moment de terminer son intervention devant les patrons rassemblés par le Medef le 26 août à l’hippodrome de Longchamp, le Premier ministre a rappelé cette vérité basique en économie : "La psychologie collective est un des principaux déterminants dans l’art d’investir et de consommer", a lancé Jean Castex avec son accent chantant. Le discours servi flattait effectivement la psychologie de l’auditoire. Mais le choix d’un plan de relance de 100 milliards d’euros axé quasi-exclusivement sur l’"offre", plutôt que sur la "demande", (à l’exception des 100 euros supplémentaires octroyés à l’allocation de rentrée scolaire) est-il la bonne option ?

Pour défendre sa ligne économique, le Premier ministre a avancé que "c’est en France que le revenu des ménages a été le mieux préservé", avec l’aide massive que représente le dispositif de chômage partiel, pour lequel 31 milliards d’euros ont déjà été budgétés.

Un effort effectivement parmi les plus importants au sein des pays de l’OCDE, avec le Royaume-Uni. Il a d’ailleurs précisé que ce mécanisme serait prolongé d’un mois jusqu’au 1er novembre pour toutes les entreprises et jusqu’à la fin de l’année pour les secteurs les plus touchés (culture, sport, tourisme, événementiel).

Pas de baisse de TVA

Pas question donc de se lancer dans une baisse de la TVA, réclamée par certains partis de gauche et syndicats, et mise en œuvre en Allemagne au second semestre. Le gouvernement en est donc réduit à espérer que les Français investissent rapidement dans l’économie les 100 milliards d’euros épargnés dans la crise, comme les y a encouragés le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, dans un entretien aux Echos. Encore faut-il que leur confiance reparte, alors que l’indicateur de l’Insee pour le mois d’août, publié hier, reste défavorable...

à suivre dans Challenges.fr

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