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Août 2020

Covid-19 : Paris, Madrid, Bruxelles… des capitales européennes en alerte

août 2020


Du 12/08/20 par Aurélie Sipos pour Le Parisien

A l’image de Paris, plusieurs métropoles européennes font face à une résurgence du virus. Tout sauf un hasard, selon les spécialistes.

Paris, ville des Lumières… et du coronavirus ? La capitale est désormais l’un des épicentres de l’épidémie de Covid-19 en France. Lundi, le taux d’incidence -le nombre de nouveaux cas durant la semaine écoulée pour 100 000 habitants- y a atteint les 50, dépassant le seuil d’alerte. Une situation qui fait écho à celle d’autres pays européens où la principale métropole suit une trajectoire similaire.

L’Espagne affiche par exemple les pires chiffres de contagion d’Europe occidentale avec 4923 nouveaux cas quotidiens en moyenne enregistrés durant les sept derniers jours. Et c’est dans la capitale et plus grande ville du pays, Madrid, que la situation est la plus préoccupante. Selon le rapport du 11 août du réseau de surveillance épidémiologique de la Communauté de Madrid, un rebond des infections se produit dans neuf des dix municipalités principales du nord de Madrid, Alcobendas et Sanse en tête, avec 131 et 102 nouvelles infections confirmées la semaine dernière. En conséquence, la ville a été placée par l’Allemagne « en zone à risque », en même temps que le Pays basque espagnol.

Bruxelles a, comme son homologue française, franchi le cap des 50 contaminations au Covid-19 par 100 000 habitants sur les sept derniers jours, ont indiqué les autorités, qui imposent le masque dans les rues de la ville depuis ce mercredi. Du 2 au 8 août, 54,4 nouveaux cas de Covid-19 par 100 000 habitants ont été recensés à Bruxelles. Selon le journal le Soir, la veille, cette valeur était de 47,1. Sur cette même période du 2 au 8 août, 663 nouvelles contaminations ont été confirmées dans la capitale, soit une augmentation de 242 cas par rapport aux sept jours précédents. La Belgique compte au total 75 000 personnes atteintes du coronavirus, dont 11 % rien qu’à Bruxelles, selon le dernier rapport de l’institut belge de santé Sciensano.

Des villes attractives

Comment expliquer ces chiffres ? Par le nombre de tests réalisés, d’abord. Mais pas seulement. « Les grandes métropoles ont de fortes densités de population, cela signifie que les risques de contacts interindividuels sont plus élevés. Par ailleurs, les gens vivent dans des endroits plus confinés et donc le risque de contamination de base est plus important dans ces métropoles. Ça peut expliquer en partie pourquoi on voit tout de suite un nombre de reproduction plus important », analyse pour le Parisien l’épidémiologiste Pascal Crépey.

Autre facteur, l’attractivité de ces villes. « Lorsque le virus circule quelque part, assez rapidement il va être réimporté dans ces pôles d’attraction. Cela explique cette pression épidémique car ces villes sont des concentrateurs de population. Pour se déplacer en France, on est souvent obligé de passer par Paris, c’est aussi un carrefour pour le virus », poursuit Pascal Crépey.

Mais toutes les métropoles européennes ne suivent pas ce chemin. Rome a compté onze nouveaux cas le 11 août. Si les chiffres pour l’ensemble de l’Italie sont moins bons -plus 463 contaminations en 24 heures dans tout le pays-, la situation « reste sous contrôle », selon les autorités, qui craignent surtout des contaminations extérieures.

« L’épidémie est en train de nous échapper »

Du côté de l’Allemagne, à Berlin, le nombre de nouvelles infections reste important, avec 111 nouveaux cas mardi. Mais de nombreux indicateurs repassent au vert. « Le nombre de nouvelles infections par semaine pour 100 000 habitants serait de 10,1, soit bien en deçà du seuil critique de 20 », peut-on lire sur le site officiel de la ville. La valeur R, le nombre de personnes qu’un individu infecté va contaminer en moyenne, a quant à elle diminué de 1,27 à 1,09.

« Il faut être prudent sur les comparaisons précises entre villes, note Pascal Crépey. Mais pour moi, les situations européennes sont relativement similaires, à savoir qu’on a eu le contrôle sur l’épidémie en Europe, et depuis début juillet ce contrôle est en train de nous échapper. L’épidémie est en train de nous échapper. C’est globalement ce qu’il se passe en Europe de l’Ouest. »

à suivre dans Le Parisien

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