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Juillet 2020

Masque obligatoire dans les lieux clos : la date du 1er août critiquée

juillet 2020


Du 15/07/2020 par L’EXPRESS

Plusieurs scientifiques et politiques s’interrogent sur le délai de quinze jours annoncé par Emmanuel Macron pour rendre le masque obligatoire dans les espaces clos.

Pourquoi attendre ? C’est la question que se posent différents commentateurs, scientifiques ou politiques. Ce mardi, à l’occasion des commémorations du 14 juillet, le président français a annoncé lors de son interview télévisée que le port du masque sera obligatoire dans les espaces publics clos à partir du 1er août prochain. Soit dans quinze jours.

Le port obligatoire du masque, jusqu’alors cantonné aux seuls transports publics depuis le déconfinement le 11 mai, sera étendu à tous les lieux clos dès le 1er août, a plaidé le chef de l’État, en déplorant une situation jusqu’alors "un peu erratique".

Le président de la République a en effet affirmé que quelques signaux montrent que l’épidémie "repart un peu". Le taux de contamination par malade est à nouveau légèrement supérieur à 1.

"On pourrait aller plus rapidement"

Si Emmanuel Macron répond avec cette mesure à une demande de plusieurs médecins en faveur du port du masque obligatoire, le délai laisse perplexe Axel Kahn, scientifique et médecin généticien, signataire d’une une tribune de médecins militant pour le port du masque obligatoire dans les espaces clos.

"Je ne vois pas vraiment pourquoi on attend 15 jours", a-t-il réagi sur Franceinfo. "Je pense qu’on aurait pu aller plus rapidement en indiquant que dans les endroits clos, le port du masque est, dès lundi de la semaine prochaine, obligatoire", ajoute-t-il. Il rappelle alors que le confinement a été annoncé le lundi soir pour être mis en application le lendemain à midi.

La députée européenne du groupe Socialistes et Démocrates, Aurore Lalucq, a pour sa part jugé les propos du président "très brouillons" sur le masque. "Mais pourquoi attendre le 1er août pour rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés ?", se demande-t-elle sur Twitter.

Manuel Bompard, député européen de la France insoumise, s’interroge aussi sur la date choisie par le chef de l’Etat, et demande également la gratuité des masques "pour ne pas pénaliser les plus pauvres".

Olivier Véran se justifie

Cette période permettrait en outre de réaliser "tout le travail de logistique" nécessaire à cette mise en place. "D’où viennent les masques ? Comment s’assurer que les Français en disposent ? Nous devons pouvoir répondre à ces questions et donc cela nécessite quelques jours", a ajouté le ministre, qui croit savoir que "les Français vont être extrêmement nombreux à l’appliquer"

"Un moindre mal"

Le port du masque est un "moindre mal" pour éviter un reconfinement qui "serait catastrophique", a estimé de son côté Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Pompidou à Paris, auprès de l’AFP.

Sur BFMTV, le professeur Bruno Mégarbane, médecin à l’hôpital de Lariboisière à Paris, a également salué "une excellente" décision du chef de l’Etat. "Le but est de réduire les risques lorsque comme aujourd’hui, on a des signaux en faveur d’une augmentation du nombre de cas d’infection, afin d’éviter que l’épidémie ne reparte", explique-t-il.

à suivre dans l’EXPRESS

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