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Juin 2020

Covid-19 : Emmanuel Macron accélère le déconfinement

juin 2020


Du 15/06/2020 par Florence Méréo pour Le Parisien

La situation sanitaire est satisfaisante partout en métropole justifiant, selon les médecins, le déconfinement plus rapide que prévu annoncé par le président, avec l’ouverture des restaurants en région parisienne dès ce lundi.

La France est verte. Toute verte, à l’exception de la Guyane et de Mayotte. L’Ile-de-France, elle, est rentrée dans le rang. Cela signifie que le nombre de nouvelles contaminations et d’hospitalisations est assez bas pour gommer le rouge et l’orange qui ont restreint les Français dans leur vie quotidienne pendant trois mois pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Le vert, symbole de restaurants entièrement rouverts dès ce lundi 15 juin, du retour à l’école ou encore des visites aux aînés qui devront être, a dit Emmanuel Macron ce dimanche 14 juin, « autorisées ». Des réouvertures qui, initialement, ne devaient pas intervenir avant le 22 juin, date officielle de la « phase 3 » du plan de déconfinement.

« Il a accéléré », note l’épidémiologiste Martin Blachier. Et pour cause, selon ce médecin de santé publique, « aucune raison ne justifiait d’attendre plus longtemps. Il est inutile de maintenir de manière transitoire ce qui ne peut pas l’être durant plusieurs mois, c’est-à-dire, le temps d’avoir un vaccin. »

Une « première victoire » contre le virus

Car Emmanuel Macron n’en a pas fait mystère : si la France a obtenu « une première victoire » contre le virus, celui-ci circule toujours sur le territoire, à bas bruit. Ce dimanche, il avait causé le décès de 29 407 personnes. dont neuf sur les dernières 24 heures. Les 218 « clusters » (cas groupés), ces foyers d’épidémie, sont là pour nous rappeler à lui, tout comme les départements de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle où le nombre de contaminations a dépassé ces jours-ci le seuil de vigilance, fixé à 10 tests positifs pour 100 000 habitants.

« Certes, cela doit nous inciter à la prudence, mais ces cas sont maîtrisés et ne s’accompagnent pas d’un mouvement massif vers nos hôpitaux. Dans la Meuse, une seule personne était en réanimation ce week-end, précise Jean Rottner, médecin urgentiste et président (LR) de la région Grand Est. La situation sanitaire permet à l’activité économique de redémarrer. »

Une « relance par la santé »

« Il faut accepter que les clusters ne sont pas un drame. On ne peut pas avoir un niveau plus bas de circulation du virus que celui que l’on a connu après deux mois de confinement », renchérit Martin Blachier. L’épidémiologiste cite la Chine, où les infections repartent à la hausse, avec 57 nouveaux cas en 24 heures. « C’est un bon exemple car les règles y ont été hyperstrictes pendant des mois, mais au moindre relâchement, ça repart un peu et c’est logique, puisque le virus n’est pas mort. »

L’étape d’après : établir des plans à la hauteur pour protéger les plus fragiles, avec, en premier lieu, les personnes âgées, cibles privilégiées du SARS-CoV-2. Et assurer « la relance par la santé », comme l’a noté dimanche le président, promettant des « investissements nouveaux ». Lesquels ? Quand ? Comment ? « Il a été très évasif, regrette Jean Rottner. Prochain rendez-vous, en juillet », lance-t-il, en référence au calendrier d’une nouvelle intervention que s’est fixé Emmanuel Macron. Le mouvement de manifestation des hospitaliers est, lui, toujours prévu ce mardi.

à suivre dans lLe Parisien

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