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Février 2020

Municipales à Paris : le concours Lépine des propositions

février 2020


Du 06/02/2020 par Jacques Paugam pour Le Point

La campagne des municipales à Paris bat son plein et, avec elle, son lot d’idées plus ou moins surprenantes (et réalisables). Morceaux choisis.

D’un « Centrak Park » parisien aux « forêts urbaines », en passant par le transfert des lignes Eurostar et Thalys à Saint-Denis, le marché de l’offre électorale ne s’est jamais aussi bien porté à Paris. Avec une nette tendance à la hausse pour les mesures écologiques et d’accès au logement. Certaines de ces propositions, jugées irréalistes, auront retenu l’attention sur les réseaux sociaux – déménagement de la gare de l’Est en tête –, d’autres clivent toujours autant, comme la place accordée au vélo. Une surenchère programmatique à destination des Parisiens qui placent, pour l’instant, Anne Hidalgo en tête des sondages.

Du côté de La République en marche, la réconciliation entre Benjamin Griveaux, troisième dans les intentions de vote, et le dissident Cédric Villani ne semble pas à l’ordre du jour. Chaque candidat déploie des trésors d’inventivité en termes de propositions. Des écologistes au candidat indépendant Gaspard Gantzer, sans oublier l’inénarrable Marcel Campion, Le Point revient pour vous sur les annonces « chocs » de la bataille des municipales à Paris.

Le « manageur de rue » (Benjamin Griveaux)

Dans une interview au Parisien, le candidat LREM, en troisième position dans les intentions de vote, innove en proposant la création d’un nouveau métier : le « manageur de rue ». Celui-ci aura « en charge un pâté de maisons de cinq ou six rues et aidera à régler les problèmes de l’espace public », précise le député de Paris au Parisien. Dernière proposition d’une série de mesures qui ont agité la Toile, le « manageur de rue » a le mérite de poser la question de la gestion municipale dans une élection par arrondissements aux problématiques souvent différentes.

Un Central Park à la française (Benjamin Griveaux)

Une des propositions phares du candidat officiellement investi par La République en marche, Benjamin Griveaux. Créer, en lieu et place de l’actuelle gare de l’Est, un long corridor végétalisé de 30 hectares, « nouveau poumon vert » de la capitale, avait-il précisé dans LeJournal du dimanche en faisant référence au célèbre Central Park new-yorkais. Quid de la gare classée monument historique depuis 1984 ? Elle serait déplacée aux portes de Paris ou en banlieue par nécessité de désengorger la capitale. Interrogé sur France Info, Mounir Mahjoubi, ancien secrétaire d’État au Numérique rallié à Benjamin Griveaux, affiche son enthousiasme. « C’est autour de cet endroit que l’on va pouvoir créer un projet extrêmement vert. Dans le projet [...], vous avez une forêt urbaine dans Paris et cette gare avec du vert au-dessus, autour, et un quartier qui sera enfin vivant.  »

Eurostar, Thalys : la gare du Nord sur le départ (Cédric Villani)

La bataille du rail a commencé à Paris ou presque. Ex-Marcheur et candidat sous l’étiquette « Villani, le nouveau Paris », le mathématicien et député Cédric Villani dégaine, lui aussi, son projet ferroviaire pour la capitale. Si l’objectif est le même – le désengorgement des flux de voyageurs à l’arrivée ou au départ de Paris –, c’est la gare du Nord qui est concernée. Le projet ? Déplacer le trafic des trains Thalys et Eurostar en banlieue pour « assurer le développement économique de la Seine-Saint-Denis », a-t-il déclaré à l’AFP. Et de tacler au passage son principal concurrent en estimant que « la gare de l’Est n’est pas le sujet prioritaire ».

« 100 000 euros pour l’achat d’un logement » (Benjamin Griveaux)

À environ 10 000 euros le prix du mètre carré, c’est peu dire que l’immobilier est devenu un enjeu pour les Parisiens. À la question de l’accès au logement, l’ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux répond par une mesure qui promet de faire débat. « Je propose que la Ville de Paris crée un organisme qui apportera jusqu’à 100 000 euros pour un achat en résidence principale », a-t-il déclaré samedi dernier dans une interview au Parisien. En cas de revente, une partie du produit de la plus-value reviendra à la municipalité. Une proposition destinée aux classes moyennes désireuses d’acquérir un bien dans la capitale et qui avaient voté en 2017 pour Emmanuel Macron.

L’intégralité des rues de Paris converties au vélo (Anne Hidalgo)

La maire de Paris aura fait du vélo l’un des marqueurs de son mandat tout en réduisant le nombre de voitures en circulation dans la capitale. Fortement critiquée, elle réitère en campagne avec une proposition : rendre cyclable l’intégralité des rues d’ici à 2024. Mécaniquement, la place des automobiles diminuerait au profit des aménagements sécurisés, ce qui revient à se priver de « 60 000 places de stationnement », explique l’actuelle locataire de l’Hôtel de Ville. Une proposition estampillée « Paris 100 % vélo » qui séduit au-delà de son électorat, comme le relève Le Point dans un article sur « Ces gens de droite convertis au vélo… et à Hidalgo ».

« Forêts urbaines » et « rues végétales » (Anne Hidalgo)

Paris se met au vert, du moins en termes de promesses électorales. Dernière annonce en date, le souhait d’Anne Hidalgo d’implanter 170 000 arbres à Paris. « Végétalisation », « mini-forêts urbaines » ou « rues végétales » sont les termes employés pour expliquer le processus de verdissement souhaité par la maire de Paris. Une proposition « choc » à laquelle Cédric Villani ne croit pas : « Elle veut 170 000 nouveaux arbres alors qu’elle n’en a même pas planté 20 000 en six ans », explique dans un entretien avec Le Parisien. Citée par l’Agence France-Presse, Anne Hidalgo persiste et signe : « Mon rôle de maire de Paris, vu la gravité de la situation, est de rassembler le plus largement possible celles et ceux qui considèrent que l’écologie est un sujet primordial.  »

Interdiction des cars touristiques (Gaspard Gantzer)

L’ancien conseiller en communication de François Hollande, interrogé sur RMC en août dernier, pourfendait l’afflux de touristes dans la capitale. « Il y a des quartiers entiers de Paris qui ont été transformés en parcs d’attractions », et de rappeler que la première ville de France « doit d’abord être pour les Parisiennes et les Parisiens ». Sa solution pour remédier à la présence parfois envahissante de visiteurs étrangers ? Interdire la circulation des cars touristiques et réduire le nombre autorisé de nuitées Airbnb par an, rapporte l’Agence France-Presse.

Transformer le périphérique à l’horizon 2035 (Gaspard Gantzer)

Bien avant le « Central Park » de Benjamin Griveaux, l’heure était déjà à la reconversion des espaces urbains pour le candidat sans étiquette Gaspard Gantzer. Cible de ses volontés transformatrices, l’actuel périphérique parisien qui servirait plus à la circulation. Le projet, rendu public en mai dernier, aboutirait à 340 hectares aménageables en espaces urbains et « paysagers où pourraient notamment s’implanter des fermes urbaines », relate Le Parisien.

Doubler le périphérique (Marcel Campion)

Le vélo ? Très peu pour lui. Le « Roi des forains » ne cache pas son rejet de la politique municipale, quitte à en prendre le contre-pied. Sa proposition en matière de mobilité a le mérite de la simplicité : rouvrir aux voitures les voies sur berges rendues aux piétons depuis 2016. En conflit avec l’actuelle municipalité, sa liste « Libérons Paris », sur laquelle figure Jean-Marie Bigard, a un credo : se débarrasser d’Anne Hidalgo qualifiée de « hors-la-loi ».

Un tramway dans Paris (David Belliard)

Le chef de file des écologistes à Paris, David Belliard, souhaite le déploiement d’un tramway entre les principales gares parisiennes. De Montparnasse à la gare de Lyon, en passant par les gares de l’Est et du Nord. Ce moyen de transport, moins polluant, devra emmener les voyageurs en transit d’une gare à l’autre. Cité par l’Agence France-Presse sur l’impact des travaux, le candidat, crédité d’environ 14 % dans les sondages, assume le fait de vouloir « transformer, reconfigurer l’espace public ».

Annuler les Jeux olympiques (Danielle Simonnet)

La conseillère de Paris propose un référendum sur l’annulation des Jeux olympiques. Tête de liste de La France insoumise dans la capitale, l’élue dénonce une « aberration écologique » ainsi que le coût financier de la tenue des jeux prévus pour 2024. À cette occasion, le comité d’organisation prévoit la construction d’un village ainsi que celle d’une piscine olympique au nord de Paris.

à suivre dans Le Point

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