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Janvier 2020

Retraites : les détails de l’âge pivot inscrits dans le projet de loi

janvier 2020


Du 10/01/2020 par Lilian Alemagna pour Libération

Dans la version transmise jeudi soir pour avis aux différentes caisses de retraites, le gouvernement reprend en détail le dispositif décrit par Edouard Philippe il y a... un mois.

Inflexible. N’en déplaise à Laurent Berger, « l’âge d’équilibre » reste écrit noir sur blanc dans le projet de loi de réforme des retraites. Le numéro un de la CFDT a beau répéter que le « retrait » de cette mesure d’âge du texte est un préalable à la « conférence de financement » qu’il a proposée dimanche soir − qui sera l’objet de rencontres bilatérales ce vendredi entre Edouard Philippe et les partenaires sociaux − la version envoyée jeudi soir aux caisses de retraite pour qu’elles rendent rapidement un avis, contient bien le dispositif : un nouvel âge pivot entrant en vigueur dès 2022, fixé au départ à 62 ans et 4 mois et qui, chaque année, augmentera de 4 mois pour atteindre 64 ans en 2027.

Même s’ils ont validé leurs trimestres de cotisations, les actifs devront donc atteindre cette nouvelle borne d’âge pour bénéficier de leur pension à taux plein. Sinon, un « malus » s’appliquera. Pour les bénéficiaires du dispositif « carrières longues », il faudra donc atteindre 62 ans pour bénéficier d’une retraite complète alors qu’aujourd’hui certains peuvent partir à 60 ans.

L’article en question rappellera toutefois que cette solution s’appliquera « sauf présentation » par les partenaires sociaux « d’une proposition alternative permettant le retour à l’équilibre ». Réunis au sein de la nouvelle « gouvernance » du futur système universel installée au plus tard au 1er janvier 2021, les organisations syndicales et patronales auront jusqu’au 1er septembre 2021 pour se mettre d’accord sur un autre système. « Il s’agit tout simplement de la traduction de ce qu’a dit le Premier ministre le 11 décembre dans son discours au conseil économique social et environnemental (Cese) », explique une source gouvernementale.

Comme prévu, l’exécutif ne compte donc pas laisser en suspens les détails du retour (puis du maintien) à l’équilibre des caisses de l’Assurance vieillesse pour démarrer le futur système sans le moindre déficit. Système qui devra par ailleurs rester équilibré sur cinq ans. Sur cette période, précise-t-on également au sein du gouvernement, « la somme des soldes annuelles ne (pourra) pas être négative ». Une « règle d’or » elle aussi inscrite dans la loi.

Voilà qui n’est pas de nature à détendre l’atmosphère des rencontres de Matignon. Notamment celle, en début d’après-midi, entre Laurent Berger et Edouard Philippe. Le secrétaire général de la CFDT a redit jeudi qu’il « ne serait pas compris que le gouvernement n’enlève pas du projet de loi l’âge pivot » alors qu’il a « ouvert une porte avec cette conférence de financement ». « Il faut maintenant, en face, que ça réponde autour de la sortie de l’âge pivot du projet », a-t-il réclamé.

En coulisses, on explique que la version actuelle du texte n’est pas « la version finale » et que « toutes les concertations en cours […] ont vocation à faire évoluer le texte, soit avant le conseil des ministres, soit - ce qui est le plus probable - durant le débat parlementaire ». En attendant, ce que constatent les syndicats, c’est qu’entre le discours du Premier ministre il y a un mois au Cese et ces nouvelles rencontres de ce vendredi à Matignon, la position du gouvernement n’a concrètement, sur ce sujet, pas bougé.

à suivre dans Libération

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