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Juin 2019

Parce que l’économie va de moins en moins bien, la Bourse monte

juin 2019


du 07/06/2019 par Marjorie Encelot pour Les Echos.fr

Ce vendredi, le Cac 40 a gagné jusqu’à plus de 2%, et cela parce qu’un nouvel indicateur confirme le net coup de frein de l’économie des Etats-Unis, en pleine escalade de la guerre commerciale. Les espoirs d’une baisse des taux rapide s’en trouvent renforcés.

Chez Capital Economics comme ailleurs, on croyait mercredi que les chiffres « lamentables » des créations d’emplois dans le secteur privé en mai (27.000) n’étaient en rien annonciateurs d’une très mauvaise surprise pour vendredi, date de la publication des données officielles, synthèse des ouvertures de postes dans le public et le privé. Eh bien, c’est loupé. Au lieu des 175.000 espérées par le consensus Bloomberg (un peu révisées à la baisse après les chiffres de l’ADP), le département du Travail a fait savoir que les Etats-Unis avaient créé, en net, 75.000 emplois non agricoles le mois dernier. « Avec les révisions à la baisse des mois précédents, c’est un autre signe que la croissance économique ralentit, commente Andrew Hunter, économiste spécialiste des Etats-Unis.

La faiblesse du mois de mai a été générale. Les services aux entreprises, l’éducation [et la santé], les loisirs [soit les secteurs qui embauchent le plus] ont tous enregistré des créations relativement faibles, de l’ordre de 30.000. L’emploi dans le secteur manufacturier n’a augmenté que de 3.000, ce qui souligne les difficultés auxquelles le secteur est confronté dans un contexte de faible demande mondiale. » La Fed de New York, qui anticipait avant ces chiffres une croissance économique de près de 1,5% pour les Etats-Unis au deuxième trimestre, voit maintenant son modèle mathématique de prévision pointer une croissance de 1,01% (3,1% au premier trimestre).

En juin, ce sera pire encore ?

S’il reconnaît que le rapport sur l’emploi est décevant, Kevin Hasset, le président du conseil économique de la Maison-Blanche, a justifié ces mauvais chiffres par les inondations qui ont perturbé l’économie du pays. A la chaîne de télévision financière CNBC, il a indiqué qu’elles avaient coûté aux Etats-Unis environ 40.000 emplois. Rien à voir avec la guerre commerciale ? Les chiffres par secteurs attestent du contraire. L’industrie, la construction, les mines sont ceux où les créations de postes ont le plus ralenti. Pour Michael Feroli, économiste chez JPMorgan Chase, le rapport sur l’emploi est « décourageant, d’autant plus qu’on peut y voir les effets de la guerre commerciale. » Depuis que le ministère a bouclé, mi-mai, sa collecte de données, les tensions entre les Etats-Unis et la Chine sont encore montées d’un cran. Sur le front mexicain, si les discussions entre Washington et Mexico se poursuivent ce vendredi, la Maison-Blanche avertit que l’entrée en vigueur des surtaxes douanières est toujours prévue pour lundi.

Dans ce contexte, les investisseurs sont encore plus nombreux qu’hier à parier que la Fed, la banque centrale américaine, abaissera son principal taux de refinancement en juillet. D’après le prix des futures sur Fed Funds, l’agence Bloomberg en déduit, par des calculs de probabilités implicites, que désormais 76% des intervenants sur le marché monétaire tablent sur une baisse d’un quart de point du « Repo », à 2 - 2,25%. Ce serait la première fois en trois ans et demi que la Réserve fédérale relâche les conditions du crédit ; entre la fin 2015 et la fin 2018, la Fed les a resserrées par neuf fois.

Ovations pour le nouveau patron de Sanofi

La perspective d’un nouvel afflux de liquidités fait s’enthousiasmer les boursiers. Le Cac 40 finit en hausse de 1,62%, à 5.364,05 points, dans un marché vide (pas beaucoup de volumes d’échanges), qui reste par ailleurs très technique (rebonds sur support, ventes sur résistance). L’euro, déjà en progression hier après les décisions monétaires de la BCE, a connu un nouvel élan, avec une poussée à 1,135 environ (au plus haut depuis un peu moins de trois mois), porté par la faiblesse du dollar. A Wall Street, le Dow Jones et le S&P 500 montent de plus de 1%, portant leurs gains sur la semaine à quasiment 5%. Sur le marché secondaire de la dette, le taux souverain à dix ans des Etats-Unis est tombé sous 2,06% pour la première fois depuis septembre 2017.

Du côté des valeurs, à Paris, on retiendra surtout la belle envolée de plus de 4% de Sanofi sur le Cac 40. Le groupe pharmaceutique a annoncé la nomination de Paul Hudson, actuellement responsable de la division pharmaceutique de Novartis, au poste de directeur général en remplacement d’Olivier Brandicourt, le 1er septembre.

à suivre dans Les Echos.fr

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