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Mai 2019

Union européenne : cinq postes clefs à pourvoir

mai 2019


29/05/2019 par Catherine Chatignoux pour Les Echos.fr

Les dirigeants européens et dans une certaine mesure le Parlement vont devoir renouveler dans les prochaines semaines les responsables des cinq postes clefs de l’Union. Un subtil jeu d’arbitrage entre forces politiques, sexes et géographie.

La Commission européenne

C’est la mère de toutes les nominations auxquelles les dirigeants européens et le Parlement vont devoir procéder , celle qui va donner la tonalité de l’action européenne pendant les cinq prochaines années. En 2014, le choix s’était porté sans trop de contestations sur Jean-Claude Juncker qui était le « spitzenkandidat » de la famille conservatrice du Parlement, le PPE mais dont la personnalité avait séduit les socialistes - y compris François Hollande. Cette fois, aucun candidat - de Manfred Weber, le candidat du PPE à Frans Timmermans, celui des sociaux-démocrates en passant par Margrethe Vestager et Michel Barnier ne disposent d’une majorité automatique et il leur faudra en rassembler une pour espérer s’asseoir dans le fauteuil de Jean-Claude Juncker, au dernier étage du Berlaymont.

Le Parlement européen

En 2014, tout était simple. Les conservateurs du PPE et les sociaux-démocrates du S & D détenaient, à eux seuls, la majorité au Parlement européen. Ils s’étaient partagé la présidence du Parlement : deux ans et demi pour les socialistes, puis autant pour le PPE. Cette fois, rien de semblable. Avec une coalition qui nécessitera trois, voire quatre familles politiques, impossible d’y voir clair. Seule certitude : certains convoitent déjà le poste, à l’image du Belge Guy Verhofstadt, pour la famille centriste et libérale que vient de rejoindre Emmanuel Macron.

La Banque centrale européenne

Qui va remplacer « Super Mario » ? Avec son « whatever it takes » et les liquidités qu’il a décidé de déverser sur l’économie européenne, l’Italien Mario Draghi s’est construit, chez beaucoup, une image de sauveur de l’économie européenne. Sauf dans le nord de l’Europe et en Allemagne où il lui a été reproché un trop grand laxisme financier. L’Allemagne pourrait être tentée de pousser Jens Weidmann - mais à condition de renoncer à d’autres postes stratégiques comme la présidence de la Commission européenne. Les Français Benoît Coeuré, François Villeroy de Galhau, mais aussi les Finlandais Olli Rehn et Erkki Liikanen sont également pressentis.

Le Conseil européen

Le poste est moins recherché que la présidence de la Commission car il est moins central dans les institutions européennes. Il existe depuis que le traité de Lisbonne a consacré le club des dirigeants de l’Union en tant qu’institution à part entière et l’a doté d’une présidence de longue durée. Son rôle consiste à beaucoup écouter et à défendre la position des Etats membres face à la Commission et au Parlement. Parmi les candidats possibles à la succession du Polonais Donald Tusk , les Premiers ministres néerlandais Mark Rutte et belge, Charles Michel.

Le haut-représentant pour les Affaires étrangères

Dernière pièce du puzzle institutionnel européen, le plus haut poste diplomatique de l’Union doit également être renouvelé. Il est actuellement occupé par l’Italienne Federica Mogherini. Le poste, quoiqu’essentiel, est moins recherché que les autres. Il est pourtant l’emblème de la capacité des Européens à parler d’une seule voix sur la scène internationale. Pas de candidat déclaré à ce stade.

à suivre dans Les Echos

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